Les pays du Mouvement des non-alignés MNA présents au sein du Conseil des Gouverneurs de l'AIEA, en publiant un communiqué lors de la session de ce Conseil, ont exprimé leur inquiétude face aux pressions politiques exercées sur l'AIEA. A la troisième journée de la session saisonnière du Conseil des Gouverneurs qui se déroule à Vienne, le communiqué du MNA dénonçant les pressions ou ingérences au sujet des activités de l'AIEA, indique que toute question sur le processus de la vérification, dont celui concernant le nucléaire iranien, devait être faite sur les bases techniques et juridiques, appelant par la même occasion l'Agence viennoise à poursuivre sa tâche de régler la question nucléaire iranienne en se basant sur ses propres lois et devoirs. Ce communiqué intervient alors qu'il y a deux semaines, les Etats-Unis et certains Etats européens, en intensifiant leurs pressions politiques sur l'AIEA, avaient déclenché un nouveau tour de leur guerre psychologique contre l'Iran. Les milieux propagandistes occidentaux, sans tenir compte des points positifs du rapport présenté par El Baradai, directeur général de l'AIEA, qui faisait état de la coopération iranienne et du caractère totalement pacifique des activités nucléaires de l'Iran, avaient qualifié ce rapport d'inquiétant, prétendant que le dit rapport confirmait la nécessité d'augmenter encore les pressions sur Téhéran. Ce processus propagandiste a redoublé d'intensité notamment après l'ouverture de la session saisonnière de l'AIEA, de sorte que lors de la troisième journée de cette réunion, certains pays européens et les Etats-Unis, ont réitéré, dans des communiqués, leurs allégations infondées. Gregory Shulti, représentant US à l'AIEA a prétendu dans un communiqué que l'Iran s'approchait chaque jour davantage de la technologie nécessaire à la fabrication d'armes atomiques. L'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, en émettant à leur tour une déclaration, ont critiqué ce qu'ils appelaient le soi-disant non-respect par l'Iran des résolutions onusiennes, demandant à Téhéran de répondre aux exigences de l'AIEA sur les études présumées. Ce genre de campagnes d'intoxication anti-iraniennes n'est certes pas chose nouvelle, car, l'AIEA avait déjà par le passé, connu de telles pressions. Malheureusement, parfois, sous l'effet de cette campagne de désinformation, Mr. El Baradai a été contraint d'adopter une attitude dualiste et de prendre des positions irréalistes contre l'Iran. Lors de la précédente session du Conseil des Gouverneurs au mois de mars dernier, alors qu'El Baradai mettait l'accent dans son rapport, sur le caractère pacifique des activités nucléaires iraniennes, Washington et Londres, en mettant en avant la question des Etudes présumées et en faisant pression sur l'AIEA, avaient cherché à influer sur cette dernière au sujet de leurs allégations sans fondement. Cette même inquiétude pèse aujourd'hui sur l'AIEA, et le communiqué du MNA en est bien la preuve