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Le Liban se prépare à une grève générale


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Aller jusqu'au bout. Dans l'esprit des centaines de milliers de Libanais qui submergent depuis une semaine le centre ville de Beyrouth, l'heure n'est pas à la réedition. Le mercredi 6 décembre, l'opposition chrétienne et chiite a lancé à la foule de ses partisans un nouvel appel à la manifestation et à une grève générale.


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Vendredi 8 Décembre 2006

Le Liban se prépare à une grève générale

Le rendez-vous est donc pris pour dimanche prochain sur la place des martyrs à Beyrouth où le peuple libanais fera une nouvelle fois entendre sa voix. Car, de toute évidence, cette voix à laquelle viennent de se rallier celle des universitaires et des médecins libanais apparait inaudible aux oreilles du gouvernement. En dépit d'une indéniable "illégimité constitutionnelle", celui-ci s'accroche au pouvoir et à ses privilèges, quitte à se placer aux antipodes des valeurs démocratiques dont il prétend être porteur. Dans un pays où la démocratie règnerait en maitre, un tiers des 24 sièges ministériels devrait aller impérativement à l'opposition, soit 8 portes-feuilles en tout, ainsi que le prévoit l'accord de 1989 de Taef. Or, on ne le sait que fort bien, le modèle de démocratie occidentale auquel aspire Fouad Siniora, c'est un modèle à géometrie variable. Suivant un désir exlcusiviste de puissance, il refuse au Hezbollah, à Amal et aux chrétiens du parti de Liberté, une minorité de blocage et partant, le droit d'être présent sur la scène publique. Depuis une semaine, l'Occident entier s'est mis en ordre de bataille derrière Siniora dans une mise en scène qui ressemble fort à un bras de fer contre la volonté populaire. Certaines informations font même état de la distribution d'armes et de munitions parmi les militants du 14 mars que leurs dirigeants inciterait à agir, si nécessaire, à main armée contre l'opposition. Bref, le spectre d'une "polarisation confessionnelle" voire une guerre civile plane sur le Liban dont les sequelles de la récente guerre contre Israël ne sont toujours pas cicatrisées. De cette guerre civile, si jamais elle a lieu, c'est le Liban entier qui sortira perdant. Saad Hariri devra s'en souvenir, lui, qui se dit défenseur d'un Liban libre et souvrain.


Vendredi 8 Décembre 2006

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