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Le Liban: la réaction au CS



Irib
Dimanche 30 Septembre 2007

La déclaration interventionniste du Conseil de Sécurité de ‎l'ONU sur la présidentielle libanaise a suscité les vives réactions ‎des autorités de ce pays. Le Président libanais Emile Lahoud a mis ‎en garde contre l'ingérence des étrangers dans les affaires de son ‎pays, et président du parlement Nabih Berri a qualifié ce ‎communiqué d'ingérence flagrante dans les affaires libanaises.

Le ‎Conseil de sécurité a demandé d'une un communiqué ‎interventionniste, le jeudi 27 septembre, la tenue d'une ‎présidentielle libre et transparente et sans ingérence étrangère. Ce ‎communiqué est publié dans une conjoncture où la plupart des ‎groupes et des partis libanais estiment que l'ingérence des ‎membres du Conseil de sécurité et notamment la France est la ‎principale cause de la crise de leur pays.

Nabih Berri avait ‎auparavant fixé le 25 septembre pour la présidentielle libanaise, ‎mais les ingérences américaines dans les affaires libanaises et ‎l'alignement du courant 14 mars sur la politique de Washington, ‎du parti Al-Mostaqbal de Hariri, du parti Socialiste Progressiste du ‎druze Walid Jumbalatt, des forces Libanaises de Samir Jaja et du ‎Kataëb d'Amin Gemayel ont empêché l'élection du nouveau ‎Président à cette date. Au cours de cette dernière année ce courant ‎qui manque le soutien populaire, s'est imposé au peuple libanais ‎par les soutiens financiers et militaires des Etats-Unis.

Ce courant ‎qui a dans son actif, l'internationalisation du dossier de ‎l'assassinat de Rafiq Hariri, tente cette fois-ci, d'entraver le ‎processus de la présidentielle, au Liban. Le courant 14 mars sait ‎bien qu'il ne peut pas imposer son président au parlement et ‎l'échec dans cette campagne politique signifierait sa défaite sur la ‎défaite sur la scène du pouvoir. De ce fait, le courant du 14 mars ‎tente, à l'aide des Etats-Unis, d'empêcher l'élection du nouveau ‎Président, conformément à la constitution. Car l'avenir politique de ‎ce courant dépend de l'élection du nouveau Président, parmi les ‎candidats de ce courant. Dans cette conjoncture, il semble que les ‎Etats-Unis et le groupe du 14 mars ont fomenté de nouveaux ‎complots pour réaliser leurs objectifs par le truchement du Conseil ‎de Sécurité. ‎



Dimanche 30 Septembre 2007

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