La déclaration interventionniste du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la présidentielle libanaise a suscité les vives réactions des autorités de ce pays. Le Président libanais Emile Lahoud a mis en garde contre l'ingérence des étrangers dans les affaires de son pays, et président du parlement Nabih Berri a qualifié ce communiqué d'ingérence flagrante dans les affaires libanaises.
Le Conseil de sécurité a demandé d'une un communiqué interventionniste, le jeudi 27 septembre, la tenue d'une présidentielle libre et transparente et sans ingérence étrangère. Ce communiqué est publié dans une conjoncture où la plupart des groupes et des partis libanais estiment que l'ingérence des membres du Conseil de sécurité et notamment la France est la principale cause de la crise de leur pays.
Nabih Berri avait auparavant fixé le 25 septembre pour la présidentielle libanaise, mais les ingérences américaines dans les affaires libanaises et l'alignement du courant 14 mars sur la politique de Washington, du parti Al-Mostaqbal de Hariri, du parti Socialiste Progressiste du druze Walid Jumbalatt, des forces Libanaises de Samir Jaja et du Kataëb d'Amin Gemayel ont empêché l'élection du nouveau Président à cette date. Au cours de cette dernière année ce courant qui manque le soutien populaire, s'est imposé au peuple libanais par les soutiens financiers et militaires des Etats-Unis.
Ce courant qui a dans son actif, l'internationalisation du dossier de l'assassinat de Rafiq Hariri, tente cette fois-ci, d'entraver le processus de la présidentielle, au Liban. Le courant 14 mars sait bien qu'il ne peut pas imposer son président au parlement et l'échec dans cette campagne politique signifierait sa défaite sur la défaite sur la scène du pouvoir. De ce fait, le courant du 14 mars tente, à l'aide des Etats-Unis, d'empêcher l'élection du nouveau Président, conformément à la constitution. Car l'avenir politique de ce courant dépend de l'élection du nouveau Président, parmi les candidats de ce courant. Dans cette conjoncture, il semble que les Etats-Unis et le groupe du 14 mars ont fomenté de nouveaux complots pour réaliser leurs objectifs par le truchement du Conseil de Sécurité.