Palestine occupée

Le Liban face à son destin




C’est le 9ème jour de sit-in national au Liban. De nombreux partis politiques, associations et simples citoyens viennent, encore, gonfler la foule des manifestants, à Beyrouth. Le pays est, désormais, face à son destin, et il attend une manifestation monstre et déterminante, demain, dimanche, à l’appel du groupe du 8 mars, composé du Hezbollah, du Mouvement Amal et du Parti chrétien, le Courant patriotique libre. Cela fait plus d’une semaine que les Libanais campent, jour et nuit, devant le siège du gouvernement, Place des martyrs, à l’invitation du Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, pour faire entendre leur voix au Premier ministre, Fouad Siniora, et à ses soutiens libanais et étrangers. Au cours de cette semaine, les Etats-Unis, l’Europe et Israël ont pris, ouvertement, position contre le peuple libanais et les opposants au gouvernement Siniora, ces mêmes Libanais, qui, pendant 33 jours d’agression israélienne, ont résisté aux bombardements et aux attaques, par missiles, offerts, par les Etats-Unis, pour défendre leur intégrité territoriale


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Samedi 9 Décembre 2006

Le Liban face à son destin
C’est, d’ailleurs, exactement ce qu’ils font ces jours-ci, devant le siège du gouvernement, dont la chute sera, sans aucun doute, un échec cuisant, pour les Etats-Unis et le régime sioniste, comme celui qu’a subi l’armée israélienne au Liban. Le gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora est le dernier bastion américano-israélien, pour contrer la résistance, incarnée, par le Hezbollah. C’est la raison pour laquelle, aussi bien, à Washington qu’à Tel-Aviv, on soutient, ouvertement, l’actuel gouvernement libanais, un soutien déclaré priorité de leur politique moyen-orientale. C’est dans une telle conjoncture que Fouad Siniora tente d’imputer la crise actuelle à des facteurs extérieurs, ce même gouvernement Siniora, qui dispose d’un bilan peu glorieux, lors de la guerre du Liban, durant l’été dernier, et qui, par son inaction, a étendu la guerre, a, pour la première fois, évoqué le désarmement du Hezbollah. Aujourd’hui, Fouad Siniora et ses partenaires font la sourde oreille aux exigences de plus d’un million de Libanais qui réclament la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Au lieu de cela, ils sont en train de mettre aux enchères la souveraineté de leur pays. Le Secrétaire général du Hezbollah a mis en garde le gouvernement de Fouad Siniora contre le bradage de la souveraineté nationale libanaise, dans le but de servir les intérêts des Etats-Unis et du régime sioniste. L’Occident cherche, aujourd’hui, à allumer la mèche de la guerre civile et inter-confessionnelle, au Liban, pour se venger de son échec. C’est la raison pour laquelle Hassan Nasrallah a affirmé qu’une guerre civile était un complot américain et qu’elle constituait la ligne rouge de la résistance. Sans nul doute, l’appel au sit-in national a neutralisé ce complot. Le Président américain, pris au piège irakien et afghan, ne sera pas en mesure de sauver le gouvernement Siniora, aux dires du Secrétaire général du Hezbollah libanais. Quant à Ehud Olmert, son gouvernement est devenu des plus fragiles, après la défaite militaire contre la résistance libanaise. Il est, par conséquent, inutile que Fouad Siniora se contente de leurs promesses impossibles à tenir. En tout état de cause, Fouad Siniora et ses partenaires politiques feraient mieux de ne pas commettre l’irréparable, car les Libanais sauront s’en souvenir.


Samedi 9 Décembre 2006

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