Géopolitique et stratégie

Le « Jihad » raciste d'Israël contre les Arabes et les peuples musulmans


Comme le monde en a été témoin au Liban et en Palestine, le Hezbollah et le Hamas ont beaucoup de chemin à faire pour rivaliser en férocité et en cruauté avec les militaires israéliens. Leurs buts sont diamétralement opposés. En dépit de la propagande et des résolutions contraires, le Hezbollah et le Hamas sont des organismes de résistance, des combattants pour la liberté, déterminés à défendre et à libérer leur peuple. La fonction militaire d'Israël est alléguée pour la sécurité de l'État Juif, mais la réalisation de ce but est fortement contestable. Son ordre du jour ou rôle caché, vu historiquement, est l'oppression et l'assujettissement des peuples arabes et musulmans de sorte que les puissances occidentales puissent violer leur terre et voler sa richesse -- la principale étant le pétrole.


Genevieve Cora Fraser
Mercredi 30 Août 2006

Le « Jihad » raciste d'Israël contre les Arabes et les peuples musulmans
par Genevieve Cora Fraser,

Traduit par Pétrus Lombard et révisé par Fausto Giudice





Bien que le pétrole suinte au Moyen-Orient depuis des milliers d'années, l'histoire de l'industrie pétrolière moderne remonte au 19ème siècle, quand les puits pétroliers de Pennsylvanie, d'Ohio, du Texas, de Pologne et d'ailleurs fournissaient les panacées médicinales, les lubrifiants et l'éclairage. Le pétrole gagna en valeur vers la fin du siècle, quand le moteur à combustion externe (à vapeur) fut remplacé par le moteur à combustion interne. Bientôt la science et l'industrie s'unirent pour étudier ses propriétés afin de l'utiliser dans la fabrication, le transport, et la jeune industrie électrique.



Le premier pipeline US souterrain fut posé en 1865. Dans les années 1870, le pétrole fut l'enjeu d'une guerre qui commença sérieusement entre les Rockefeller usaméricains, les Rothschild européens, et d'autres. Peu de temps après, les Rothschild vendirent moins cher que la Standard Oil Company des Rockefellers grâce à leur agent Marcus Samuel qui planifia les navires-citernes pétroliers, sécurisa l'accès au canal [de Suez], et créa des capacités de stockage local dans tout l'Extrême-Orient. En 1908, du pétrole jaillit en Perse et la Anglo-Persian Oil Company fut constituée l'année suivante.

En décembre 1938, écrivant pour le National Geographic Magazine dans un article intitulé, « Le changement vient des Terres Bibliques », Fredrick Simpick évoquait, « Les principaux gisements iraniens [qui] s'étendent au sud-est des montagnes Zagros, avec le pipeline principal courant en bas de la vallée de Karum. Quand j'ai vu la première fois cette satanée côte persane alors enfiévrée en 1909, les pionnier usaméricains `bons tireurs' du Texas, suant dans la terrible chaleur, traînaient des chalands chargés de canalisations sur le fleuve Karum vers ces nouveaux gisements. » En 1917, l'Anglo-Persian Oil Company possédait la majorité des participations.

Le « Jihad » raciste d'Israël contre les Arabes et les peuples musulmans
Ce n’est peut-être pas une coïncidence si, en 1917 le ministre des Affaires Étrangères britannique Balfour promit aux Juifs sionistes un foyer national en Palestine. Toutefois, la « Déclaration » ne fut présentée à aucune puissance souveraine. Comme l'historien Robert John l'explique, la lettre fut envoyée « à un financier international de l'établissement bancaire des Rothschild qui avait été fait pair du royaume. » La lettre fut postée du Foreign Office le 2 novembre 1917.

« Cher Lord Rothschild,

J'ai beaucoup de plaisir de vous transmettre au nom du gouvernement de Sa Majesté la déclaration suivante de sympathie pour les aspirations sionistes juives, la laquelle a été soumise au Cabinet et a été approuvée par lui : »

‘Le gouvernement de Sa Majesté est favorable à l'établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et il fera tout son possible pour en faciliter l'accomplissement, il est évidemment sous-entendu que rien ne sera fait qui puisse compromettre les droits civils et religieux des communautés non-juives existant en Palestine, ou les droits et les statuts politiques dont jouissent les communautés juives de tout autre pays.’

« Je vous serais reconnaissant de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération Sioniste. »

Bien à vous,

Arthur James Balfour »



Suite à la Première Guerre Mondiale, la Ligue des Nations confia la Palestine et l'Iraq à la Grande-Bretagne, et le Liban et la Syrie à la France, en tant que Mandats de Classe « A », ce qui signifiait qu'ils devaient acquérir l'autonomie. En 1928, l'effort colonial sioniste en Palestine commença sérieusement, non sans opposition arabe. En effet, la création des Frères Musulmans, en 1928 en Egypte, paraît avoir été le contrepoint à l'arrivée et aux agissements de l'entreprise sioniste coloniale juive.

En 1934, le premier pipeline pétrolier reliant l'Iraq à Tripoli au Liban fut posé ; en 1935, une deuxième ligne vers Haïfa en Palestine fut ouverte. Tout au long des années 30, l'exploration pétrolière continua dans le désert, et plus tard en mer, dans ce qui est maintenant les Émirats Arabes Unis (EAU). En 1938, du pétrole fut découvert en Arabie Saoudite au moment où la Arabian American Oil Company (Aramco) fut fondée.

Le National Geographic de 1938 contient des photos des 995 kilomètres (618 miles) du pipeline pétrolier « posé de l'Iraq jusqu'à la Méditerranée » ainsi que des photos de Haïfa en Palestine. Une photo est sous-titrée, « Pompage d'une cargaison pétrolière depuis la canalisation sous-marine flexible de Haïfa », une autre indique : « Hélice barattant, un bateau hale à la sortie de l'extrémité de Haïfa le pipeline iraquien afin de faire une station-service pour navires-citernes ». La Palestine était devenue un port crucial pour l'industrie pétrolière. Elle était aussi placée à un endroit stratégique, un lieu idéal au Moyen-Orient pour établir un pays tourné vers l'Occident.

Bien que stratégiquement Israël soit un allié de l’Occident, sa démocratie est une façade, un faux-semblant. Jetez à bas le masque et vous trouverez un pays non pas « du peuple, pour le peuple, par le peuple », mais régi par une matrice de Lois Fondamentales méticuleusement construites pour assurer un système de superposition de castes par le racisme virulent. En dépit des meilleurs efforts des Juifs humanistes israéliens (et des Juifs du monde entier) qui croient fortement au partage de la dignité entre tous les peuples, en tant qu'État Juif colonial, Israël implose de l'intérieur, une nation d'implants - d'étrangers, en guerre avec ses citoyens indigènes et elle-même au moment où elle demande toujours l'accroissement de la pureté raciale, ethnique et religieuse. Aujourd'hui, la synergie de ce mélange déborde dans les rues et excite la virulence de ses agressions militaires.

[Le site Internet] Ynetnews.com a récemment publié une série d'articles sur les Juifs Sépharades (méditerranéens), interdits d'habiter sur place ou même d'entrer dans le voisinage des Juifs Ashkénazes (caucasiens). Un résumé des gros titres des nouvelles de Ynet rapportait, « Le comité de réception de la ville ultra-orthodoxe décide d'interdire aux familles supplémentaires descendant du Moyen-Orient d'entrer dans certaines de ses rues et bâtiments afin de 'maintenir élevé le niveau spirituel de la communauté'… »

Un autre article de Ynetnews mettait en manchette le titre suivant, « Émeute orthodoxe ; malheureux avec les voisins / Efrat Weiss. Des centaines d'ultra-orthodoxes bloquent la route dans la ville de Beit Shemesh, lançant des pierres sur les policiers pour protester contre les nouveaux résidents qui « ne sont pas assez religieux » ; cinq protestataires arrêtés… »

Récemment, une étude présentée lors d'une conférence au Van Leer Jerusalem Institute, faisait valoir que les Ashkénazes considèrent leur culture supérieure à celle des Sépharades, avec pour conséquence l'établissement d'un nouveau mouvement ashkénaze en Israël. « Les études supplémentaires en la matière indiquent que les gens d'origine ashkénaze tendent à se désigner comme des Ashkénazes, tandis que les Sépharades se définissent en général comme des Israéliens, selon le Professeur Yehuda Shenhav du Van Leer Institute.

Dans un article sur les Juifs arabes, alias Misrahim (ceux de l'Égypte), Adam Hanieh déclare, « L'idéologie officielle d'Israël, le sionisme, s'est toujours décrit comme un mouvement de libération pour tous les Juifs. Mais bien que le Sionisme prétende offrir une maison à tous les Juifs, cette maison n'a jamais été offerte à part égale. »

« La question des Juifs arabes frappe au cœur de la contradiction sioniste - une tentative de construire un État anti-arabe et exclusivement juif sur les terres arabes. »

« Aux premiers jours du projet sioniste, un grand nombre de Juifs des pays arabes voisins furent amenés en Palestine.

En apparence ils `retournaient à la maison', mais en réalité ils vinrent en tant que main d'œuvre à prix réduit pour leurs homologues européens (les Juifs ashkénazes), » affirme Hanieh.

Du racisme inhérent au système de castes israélien résultèrent les possibilités d'emploi et d'éducation inférieures, la pauvreté et la tension dans la société juive. Selon Hanieh, « Aujourd'hui les Misrahim constituent environ 50% de la population israélienne. Les Arabes palestiniens en constituent encore 20%, ainsi la population non-européenne totale est d'environ 70%. Cela monte à 90% avec l'inclusion des Palestiniens des Territoires Occupés, mettant en évidence la nature coloniale d'Israël. »

S'ajoutent à la tension les comportements adoptés par les Juifs adhérents au Talmud , qui vilipendent les goyim, les non-Juifs. De tous les groupes envers lesquels les Israéliens devraient ressentir de la gratitude, les défenseurs sionistes chrétiens d'Israël devrait être en tête de liste. Mais ce n'est pas toujours le cas. « Les Juifs ultra-orthodoxes attaquent des touristes chrétiens à Jérusalem », titrait le 28 un article de Jonathan Lis, un correspondant de Haaretz. Apparemment, 100 résidents du quartier ultra-orthodoxe de Mea She'arim à Jérusalem ont été exaspérés à la vue de 50 touristes chrétiens pro-Israéliens dans leur voisinage. Leur délit ? Ils sont arrivés « portant des tee-shirts oranges avec les mots `Aimez votre prochain comme vous-même ' imprimé dessus. »

Dans le livre, « Histoire juive, religion juive, le poids de trois mille ans », le Professeur Israel Shahak interroge la vision utopique et la réalité de l'État juif. Il fait remarquer que la création du système étatique moderne libéra les Juifs les plus éclairés pour rompre le confinement de leurs ghettos et pour participer pleinement comme citoyens à la vie des pays où ils vivaient. Il soutient que le sionisme fut une réaction à cette liberté, qui offrit une chance aux rabbins de réaffirmer leur contrôle sur la communauté juive.


Dans le chapitre 5, « Les lois contre les non-Juifs », Shahak explique que le Halakhah, « le système légal du judaïsme classique - pratiqué virtuellement par tous les Juifs du 9ème siècle à la fin du l8ème et maintenu à ce jour sous la forme de judaïsme orthodoxe - est basé essentiellement sur le Talmud Babylonien. »

Cependant, des problèmes surgis parmi les chrétiens et les musulmans offensés par le texte, eurent pour conséquence des réactions antisémites. « Quelques-uns des passages les plus blessants furent enlevés en masse de toutes les éditions imprimées en Europe après le milieu du 16ème siècle. Dans tous autres passages, les expressions « Gentil », « non-Juif », « étranger » (goy, eino yehudi, nokhri) - qui apparaissent dans tous les premiers manuscrits et les imprimés aussi bien que dans toutes les éditions publiées dans les pays musulmans - furent remplacés par des termes comme « idolâtre », « païen » ou même « Cananéen » ou « Samaritain », des termes qui pourraient être expliqués de façon satisfaisante mais dans lesquels un lecteur juif pourrait reconnaître comme un euphémismes des anciennes expressions. »

« Durant certaines périodes la censure tsariste russe devint plus stricte et, voyant les euphémismes mentionnés ci-dessus pour ce qu'ils étaient, les interdit également. Sur quoi les autorités rabbiniques leur substituèrent les termes « arabes » ou « musulmans » (Yishma'eli en hébreu - signifiant tous les deux) ou de temps en temps « égyptien » (misrahi), supposant bien que les autorités tsaristes ne s'opposeraient pas à ce genre d'usage abusif. » Cependant, une fois solidement installés en Israël, les rabbins rétablirent les passages les plus blessants.

C'est de la traduction russe, où le mot Goy avait été remplacé par le mot Arabe, que plusieurs des éléments les plus extrémistes au sein de la communauté juive dérivent la justification aux attaques sans merci sur les Palestiniens - comme celles exercées à Hébron par des colons illégaux. Lors des dernières élections, le Russe Avigdor Liberman, dirigeant du parti Israel Beteynou, arriva troisième derrière Olmert et Peretz. Il préconise le « nettoyage ethnique » total des citoyens arabes israéliens en Israël.

« Bien que le droit pénal de l'État ne fasse aucune distinction entre le Juif et le Gentil, une telle distinction est certainement faite par les rabbins orthodoxes, qui en guidant leur troupeau suivent le Halakhah. Les conseils qu'ils donnent aux soldats religieux sont d'une importance particulière », déclare Shahak.

« Puisque même l'interdiction minimale contre le meurtre de Gentils s'applique complètement seulement aux « Gentils avec qui nous [les Juifs] ne sommes pas en guerre », les divers commentateurs rabbiniques dans le passé ont tiré la conclusion logique qu'en temps de guerre tous les Gentils appartenant à une population hostile pouvaient, ou même devaient être tués. Depuis 1973 cette doctrine est publiquement propagée pour la conduite des soldats Israéliens religieux. La première exhortation officielle de ce genre fut incluse dans un livret édité par le Commandement de la région Centre de l'armée israélienne, dont le secteur inclut la Cisjordanie. Dans ce livret l'Aumônier en Chef du Commandement écrit :

« Quand nos forces trouvent des civils par hasard, pendant une guerre, soit lors d’une chasse à l’homme soit lors d’un raid, s'il n'existe aucune certitude sur leur incapacité de nuire à nos forces, alors selon le Halakhah ils peuvent et même devraient être tués… En aucune circonstance ne faire confiance à un Arabe, même si il donne l'impression d'être civilisé… Dans la guerre, quand nos forces donnent l'assaut à l'ennemi, elles sont autorisées et même encouragés par la Halakhah à tuer même les bons civils, c'est-à-dire, les civils qui sont bons en apparence. »

Selon Shahak, «une mauvaise influence encore plus grande émane des lois spéciales contre les Cananéens antiques et autres nations qui vivaient en Palestine avant sa conquête par Josué, aussi bien que contre les Amalécites. Toutes ces nations doivent être complètement exterminées, et le Talmud et la littérature talmudique réitèrent les exhortations bibliques de génocides avec une plus grande véhémence encore. Les rabbins influents, qui ont énormément de partisans parmi les officiers de l'armée israélienne, identifient les Palestiniens (ou même tous les Arabes) à ces antiques nations, de sorte que les commandements comme « Tu ne garderas vivant rien qui respire » prennent un sens d'actualité. »


Le « Jihad » raciste d'Israël contre les Arabes et les peuples musulmans
Après l'élection palestinienne en janvier, si la direction israélienne avait été disposée à considérer la réconciliation, cela aurait pu être le signe du début d'une vraie solution à deux États. Après tout, le Hamas a maintenu une trêve avec Israël pendant un an et demi en dépit des attaques directes d'Israël, par voie de terre, de mer et d'air. Le Hamas a aussi fait savoir qu'il serait disposé à prolonger la trêve pendant 50 ou 100 ans de plus. Au lieu d'utiliser cela comme une ouverture, Israël accusa la Palestine d'être « l'axe du mal » et déclara la guerre à l'Autorité palestinienne, et par là à la population palestinienne.

La mascarade a bien sûr été facilitée et encouragée par le Président Bush et le Congrès US à travers le parrainage de la législation anti-palestinienne qui est fondamentalement une politique de génocide concernant les soi-disant terroristes palestiniens - qui comme nous l'avons appris implique chaque homme, femme et enfant arabe palestinien. L'excuse étant que les Palestiniens ont voté pour le terrorisme quand ils ont démocratiquement élu le Hamas. Depuis bien trop longtemps, l'emprisonnement derrière le Mur raciste d'Apartheid, les couvre-feux et les blocus ont servi à créer la famine et la santé précaire, la plupart des financements ont été arrêtés, et l'infrastructure bombardée est tombée dans l’oubli. Des centaines de Palestiniens sont morts et des milliers ont été blessés depuis que le Hamas a été élu en janvier, et la plupart des dirigeants élus ont été emprisonnés.

Et au Liban, avec plus de 1300 civils tués, des dizaines de milliers blessés, et plus d'un million ayant pris la fuite pour rester en vie, les attaques aériennes démoralisantes d'Israël contre les usines de propriété privée dans tout le Liban a porté un coup ravageur à une économie paralysée par des semaines de frappes sur les secteurs résidentiels et sur l'infrastructure essentielle, selon le Daily Star de Beyrouth. Les équipements de production de la plus grande exploitation laitière ont été détruits ainsi qu'une usine pharmaceutique, et l'industrie de la pêche peut être annihilée pour des décennies à cause du catastrophique pétrole répandu par le bombardement ciblé d'Israël. Dieu seul sait combien de temps il faudra pour remettre le pays sur pied. Israël a aussi bombardé les immeubles, les écoles, les églises, les hôpitaux, les orphelinats et les stations-essence bref tout ce qui était à portée de ses canons – y compris les casernes et les avant-postes militaires libanais, les convois de la Croix Rouge et les civils essayant d'échapper aux attaques.

Le précédent président de l'Association Libanaise des industriels, Jacques Sarraf, a fait remarquer que, « Israël est l'ennemi et ils font tout ce qu'ils peuvent pour détruire le pays, économiquement, socialement, politiquement. »

Louise Arbour, Haut Commissaire de l'ONU aux Droits de l'Homme, a aussi condamné les milliers de morts, d'agonisants et de blessés au Liban et critiqué les bombardements israéliens qui visaient au massacre de civils innocents. « Le droit international demande des comptes », a-t-elle dit à Genève. « L'escalade des massacres dans la région, et leur prévisibilité, pourraient engager la responsabilité criminelle personnelle de ceux impliqués, en particulier de ceux en position de commandement et de contrôle. » Elle pourrait, et devrait, mais le fera-t-elle ?

Même le Roi Abdallah, qui est proche de l'administration Bush, a publié un rapport : « Si l'option de paix échouait à cause de l'arrogance des Israéliens, alors la seule option restante serait la guerre, et Dieu seul sait ce dont la région serait témoin dans un conflit qui n'épargnerait personne. » Étant donné l'agression Israélienne et le soutien US, financier, militaire et législatif, le Roi Abdallah pourrait avoir raison. Si le cessez-le-feu actuel ne dure pas, la seule option pourrait être la guerre ouverte dans tout le Moyen-Orient.

Durant son bref séjour à Beyrouth, avant d'être rapidement amenée à la conférence internationale de Rome, Rice, la Secrétaire d'État US, est restée assez longtemps pour transmettre les conditions d'Israël à un cessez-le-feu. Il était difficile de dire si elle parlait au nom des USA ou en tant qu'émissaire d'Israël. Mais où est la différence ? En Iraq, en Palestine, au Liban, et en Afghanistan, et avec des plans pour s’en prendre à la Syrie et à l'Iran, il est évident qu'Israël et les USA poursuivent une politique de terre brûlée envers les Arabes et l'Islam, exactement comme Hitler persécuta autrefois les juifs.








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L’auteure

Genevieve Cora Fraser : « Je sais que je suis palestinienne dans mon coeur et dans mon âme»

Genevieve Cora Fraser est née au Massachusetts (USA) en 1945. Elle a passé son enfance dans une communauté d'agriculteurs dans l'État du New Hampshire. Dramaturge, metteur en scène, poète, historienne et journaliste, G. C. Fraser a étudié à l'Université du New Hampshire [UNH] à la fin des années 1960. Elle y a rencontré Salim Tamari, aujourd'hui directeur de l'Institut des Etudes Hyérosolomitaines (institution dépendant de l'Institut des Etudes Palestiniennes] et professeur associé de sociologie à l'Université de Birzeit. Il était alors étudiant en sociologie. C'est cette amitié avec Salim Tamari qui lui permit de prendre connaissance de la question palestinienne. G. C. Fraser quitta temporairement l'université en des temps où la guerre au Vietnam faisait rage. Elle travailla dans une radio publique locale, NHN ­ TV, puis elle fut rédactrice en chef du quotidien Today Paper de l'agglomération de Lawrence (Massachusetts), haut lieu d’une formidable grève d’ouvriers de la métallurgie originaires d’une vingtaine de pays en 1920.

Elle reprit ses études à l'UNH, obtint son diplôme en Théâtre et Communications, en 1979, et un prix de Dramaturgie, en 1981, décerné par l'Université Brandeis. Depuis longtemps, Genevieve milite pour la défense de l'environnement et les droits de l'homme. Dans les années 1970, elle milita au NAACP [National Association for the Advancement of Colored People : Association nationale pour la promotion des gens de couleur], aidant à la constitution et à l'animation d'associations de jeunes Noirs des quartiers pauvres du centre-ville. Dans les années 1980, elle reçut une distinction pour son action en faveur de la préservation de l'environnement, en particulier pour son militantisme et la création des Semaines de Lutte contre les Pluies Acides du Massachusetts.

Elle a écrit une Etude de la vie littéraire du Comté du Northern Worcester, et elle a été commissaire d'une exposition marquante consacrée aux « Indigènes Américains : une vie en harmonie avec la Nature ». Dans les années 1990, elle fut la coordinatrice de la Coopérative des Transports de Northern Tier, dont l'action aboutit au développement d'un réseau de transport public par autobus qui rayonne sur deux Comtés ruraux du Massachusetts. Engagée politiquement, et elle a été assistante parlementaire d'un Sénateur représentant son État durant cinq ans. Elle est directrice artistique du Drama Circle, qui encourage et assiste la production d'oeuvres originales pour la scène et l'écran. Écoutons ce que Genevieve nous dit de son cheminement :

« Depuis mes années d'étude, je suis profondément concernée par le sort du peuple palestinien. Toutefois, ma grand-mère paternelle était la fille de parents ashkénazes (un Allemand et une Polonaise) et, bien que baptisée catholique, je fus de plus en plus attirée par la religion juive en découvrant mon histoire familiale. Mais c'est lorsque je me suis engagée dans le mouvement contre la guerre en Iraq que j'ai commencé à réévaluer ma vision d'Israël et pris conscience de sa culpabilité dans la guerre et dans l'occupation de l'Iraq et l'aggravation du chaos dans l'ensemble du Moyen-Orient. Ayant enfin ouvert les yeux, je fus très vite plus réceptive aux idées de mes amis juifs, usaméricains et israéliens, au sujet du cauchemar que représentent tant l'occupation de la Palestine que les menées politiques du sionisme. Puis j'ai repris contact avec mon ami de longue date, Salim Tamari, qui enseignait à l'Université de New York au printemps 2003, et j'ai gardé le contact après son retour chez lui, à Ramallah, en Palestine.

Depuis lors, j'ai créé une bibliothèque d'ouvrages consacrés à cette question, j'assiste à des conférences, je participe à des meetings et je suis en permanence les événements dans les médias. Le professeur Edward Said écrivit un jour : « Nous sommes tous Palestiniens » . Je sais que je suis Palestinienne dans mon coeur et dans mon âme. J'ai écrit sur la tragédie que vivent les Palestiniens, parce que je suis si concernée émotionnellement par leur calvaire que je suis obligée de partager ma vision des choses avec d'autres, afin que nous oeuvrions ensemble, avec les gens de bonne volonté du monde entier, pour une Palestine Libre.

Je suis particulièrement heureuse de prendre connaissance du profond engagement de citoyens français oeuvrant pour la Paix et la Justice en Palestine et au Moyen-Orient. Le nom de jeune fille de ma mère est Louise Ducharme. Quant à mon prénom, Genevieve, il a été choisi afin d'honorer mes ancêtres français ».

Pour plus d'information sur Genevieve Cora Fraser, consulter son site personnel : http://www.gcorafraser.com.

Lire ses poèmes et articles en français

Courriel : gcfraser2@netzero.com

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1022&lg=fr http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1022&lg=fr



Mercredi 30 Août 2006

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