Palestine occupée

Le Hezbollah, partisan de l'entente



Dimanche 12 Octobre 2008

Le Hezbollah, partisan de l'entente
Le numéro deux du Hezbollah a apporté son soutien à une entente chrétieno-chrétienne au Liban en mettant le régime sioniste en garde contre tout nouvel aventurisme anti-libanais, aventurisme qui risque de lui coûter plus cher qu'en juillet 2006.

"Les Sionistes sont désarçonnes et tout ce qu'ils veulent, c'est de se faire remonter le moral et donner l'impression au monde qu'ils sont en position de force, a estimé le Cheikh Naim Ghassem en réaction aux menaces bellicistes proférées par Tel-Aviv. "Le régime sioniste n'a pas encore réalisé que le Liban pourrait devenir un vaste cimetière pour ses troupes, si celles-ci commettaient la folie de l'attaquer une nouvelle fois". "La résistance se tient prêt à faire face à toute éventualité même le pire. Elle le sait bien qu'Israël n'a pas besoin de prétexte pour lancer une nouvelle guerre mais elle est aussi sûre que le régime sioniste réfléchira à deux fois avant de commettre une telle folie".
Le numéro deux du Hezbollah est revenu par la suite sur la situation interne du Liban et les débats autour de la nouvelle loi électorale. "Le Hezbollah est favorable à ce que les jeunes libanais qui ont atteint l'age de 18 ans, puissent participer à la vie publique, qu'ils puissent voter pour décider de l'avenir de leur pays, a affirmé Ghassem en allusion à un amendement qui prévoit de baisser la limite d'age des électeurs à 18 ans.
S'agissant des attaques politiques dont le Hezbollah fait l'objet, le Cheikh Naim Ghassem croit en savoir la raison : " La résistance a bien réussi de s'imposer non seulement sur le plan militaire mais aussi sur le plan politique et éducatif. Notre idéologie a servi de base à une expérience directionnelle performante d'où cette vague d'hostilité, de critique et d'adversité qui le vise. Le Hezbollah ne se heurte pas à un seul défi, les obstacles qui se dressent devant lui sont nombreux mais là où ses susceptibilités sont particulièrement vivaces, c'est lorsqu'on utilise à son égard le langage de force, d'intimidation et de menace. Et c'est ce que fait en ce moment Israël".

"Nos sources font état de divers projets d'agression que les Sioniste auraient à l'étude : le plan d'attaque aérienne, terrestre , maritime, plans dont le succès semble aux sionistes presque acquis d'avance. Or Israël n'a aucune idée de l'enfer que peut être le Liban, s'il décide de se lancer dans une nouvelle aventure à son égard". Le numéro deux du Hezbollah a ainsi appelé le gouvernement libanais à adopter une ferme position devant les menaces sionistes et à ne pas y être indifférent car toute indifférence en la matière risque de désresposabiliser la communauté internationale".

Le Cheik a évoqué par la suite l'accord de Doha qui a tracé une nouvelle phase, phase qui s'étale sur une période de 10 mois jusqu'à la tenue des législatives. " Cette longue période dont une partie s'est écoulée est synonyme d'une véritable traversée du désert, vu les tensions et les crises que les Américains ont créées dans la région. Cette situation régionale s'est répercutée au niveau national et maintenant les groupes pro-occidentaux en payent le prix". Le Sous secrétaire du Hezbollah a affirmé que la sérénité durable et la paix civile ne pouvaient ressortir que du processus de réconciliation mais que cette réconciliation ne signifiait nullement l'alignement politique. "La réconciliation veut dire tout simplement dépouiller les milices de leur capacité de nuisance et de faire ne sorte que les armes ne circulent pas de manière illégale dans le pays. Personne ne devra confondre l'entente et la connivence. Pour se réconcilier, il n'est nullement besoin de créer des alliances électorales, de changer ou de fusionner les listes. Tout courant ou faction a le droit de préserver sa position et sa place dans le paysage politique libanais grâce au scrutin et aux voix que les électeurs lui consentent. Nous souhaitons du fon du cœur que les chrétiens du Liban puissent se réconcilier et nous déployons tous nos efforts pour que ce processus s'achève de la meilleur des manières car nous croyons que seule la paix et la l'entente garantiront le bon déroulement d'un scrutin sain et transparent. Nous refusons d'accorder le moindre crédit aux agissements anxiogènes et c'est le réalisme qui est notre mot d'ordre. Nous ne nous avons pas caché derrière des slogans politiques creux".

Il est inadmissible pour le Hezbollah de surfer sur les vagues de divisions et de Fitna car l'histoire l'a démontré à plus d'une reprises : les comploteurs et les conspirationnistes ne récolterons que l'échec et l'humiliation". Le Cheikh Ghassem a abordé de même la démocratie et le régime démocratique à l'occidentale. "A mesure que le temps passe, le monde assiste avec effroi aux dérives et aux conséquences désastreuses de la démocratie telle que les occidentaux la conçoivent. Je pose à ceux qui prechent une occidentalisation du Liban la question suivante : comment cette démocratie pourrait-elle un modèle à suivre alors qu'elle est pleine de contradiction? Al Manar n'a le droit d'émettre ses programmes ni en France ni aux Etats-Unis. Elle es censurée au cœur de ces "démocratie", parce qu'elle évoque les exactions sionistes, le meurtre des palestiniens, les ingérences des Etats-Unis et d'Israël, parce qu'il dénonce la discrimination nucléaire qui refuse à l'Iran l'accès au nucléaire civile et autorise Israël de posséder des centaines de bombes atomiques, des bombes tranmissibles aux terroristes et aux tueurs à gage? ".

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Dimanche 12 Octobre 2008


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