Flagrant délit media-mensonges

Le Hamas, Mickey Mouse et autres histoires d'horreur : et toujours ces Palestiniens violents…


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L'histoire du Mickey Mouse palestinien est un de plus des nombreux mensonges diffusés par Israël et pris pour argent comptant par les journalistes occidentaux. La traduction des paroles de Mickey, comme ce fut le cas pour les commentaires sur Israël attribués à Ahmedinejad et dans d'autres occasions également, est fausse.

Par Agustin Velloso
Le Docteur Agustin Velloso est professeur en éducation comparée à l'université espagnole d'enseignement à distance, et il est spécialiste de l'enseignement en Palestine, Sahara Occidental et l'enseignement pour réfugiés. Il a récemment publié : "Peace/Human Rights Education in the Middle East: Comparing Jewish and Palestinian Experiences", International Review of Education, 44:4, 1998, 357-377, et "Palestinian Education: A National Curriculum Against All Odds", International Journal of Educational Development, 22:2, 2002, 145-154.


Agustin Velloso
Lundi 28 Mai 2007

 Le Hamas, Mickey Mouse et autres histoires d'horreur : et toujours ces Palestiniens violents…
Il en va de même pour la violence palestinienne que pour la démocratie aux Etats-Unis : tous les médias en parlent mais aucun ne l'a jamais réellement vu. L'abondance d'informations qui témoignent de la mauvaiseté intrinsèque des Palestiniens est impressionnante.

La semaine dernière, ce fut le bouquet : des instituteurs palestiniens de maternelle se seraient servis de Mickey Mouse pour apprendre aux gamins qu'ils devaient virer les Juifs, devenir martyrs, se battre pour s'emparer du monde, etc.

Quelle information ! Quelle profondeur d'analyse sur le conflit au Moyen-Orient !

Ces enfants, et leurs parents avant eux, sont depuis des années soumis aux constants bombardements aériens israéliens – des attaques qui sèment la mort et les blessés par milliers – et pourtant, pour les phares du journalisme, ce qui importe, ou plutôt ce qui les intéresse à diffuser, c'est qu'on apprend aux enfants de ces victimes, depuis l'enfance, à devenir des terroristes islamistes.

Peut-être l'inverse serait-il de l'information, selon l'éthique de la profession ? Pour leurs bourreaux, les enfants palestiniens écrivent des poèmes d'amour – orphelins par les bombes israéliennes qui ont tué leurs parents, crevant de faim à cause du blocus criminel d'Israël et de ses alliés, sans espoir de quitter cet enfer puisque les Nations Unies ne se pressent pas pour obliger Israël à abandonner les Territoires Occupés (après maintenant 40 ans d'occupation illégale), alors que ces mêmes Nations Unies ont forcé l'Irak a abandonné le Koweit (après 6 mois).

Dans la même semaine, un soldat israélien, lors d'une opération punitive à Naplouse, a tué un fœtus palestinien dont la mère est toujours à l'hôpital. Maha Katouri, mère palestinienne de 30 ans, a perdu son bébé dans son ventre, après sept mois de grossesse, à cause d'une balle qui lui a perforé l'abdomen et touché à la tête le bébé à naître.

Une non information est que le soldat israélien qui a tiré était dans les Territoires Occupés en toute illégalité ; une autre non information est que les ordres sont de tirer, de tuer des Palestiniens, y compris des femmes et des femmes à l'intérieur de leurs maisons, non pas parce qu'Israël fait face à l'agression arabe inexistante, mais plutôt pour contribuer, mort après mort, prisonnier après prisonnier, éviction après éviction, au génocide des Palestiniens.

Pour la communauté internationale, le dernier anniversaire de la solution finale de la question juive qui s'est terminé par la défaite totale du régime nazi, ça c'est une information. La non information est la continuation de la solution finale de la question palestinienne, qui a commencé avec l'établissement d'Israël et que chaque gouvernement israélien depuis 1948 a poursuivi, avec la bénédiction de la même communauté internationale.

Une presque information est que la même semaine, des douzaines de Palestiniens sont morts et beaucoup d'autres ont été blessés par Israël. La non information est que les survivants souffrent des effets du blocus économique international appliqué à une population sous occupation militaire par un pays membre des Nations Unies. Une autre non information est que chacune des dernières balles tirées a été payée par les Etats Unis, qui subventionnent l'armée israélienne d'occupation à hauteur de 3 billions de dollars US par an.

L'information, c'est le mensonge que Condi Rice va à Jérusalem pour promouvoir la paix. La non information, c'est que l'Union Européenne approuve la politique génocidaire d'Israël, puisqu'elle ne fait rien pour obliger Israël à respecter les résolutions des Nations Unies et la loi humanitaire internationale. L'information, c'est que l'Union Européenne ne parle pas au gouvernement Hamas (qui n'a ni occupé Israël ni violé les lois internationales) parce qu'il est présenté comme étant constitué d'extrémistes.

La non information, c'est que des centaines de milliers d'enfants palestiniens reçoivent tous les jours le Mickey Mouse israélien dans tous les aspects de leurs vies, un enseignement bien plus efficace que celui que même le plus intelligent des instituteurs palestiniens pourrait inventer : l'enseignement de l'occupation. Celle-ci leur enseigne que l'occupant est plus fort que l'occupé et qu'il doit lui abandonner la terre qu'il convoite ou en tirer les conséquences, qui ne sont ni des non informations, ni de vieilles infos : un mur qui les condamne à vivre dans une prison, la démolition maison par maison pour faire de la place aux colonies pour Juifs exclusivement, la perte des moyens de faire sa vie de telle sorte qu'ils émigrent et, par-dessus tout, la prison (les prisons israéliennes détiennent 11.000 palestiniens) et la mort (5.000 palestiniens sont morts depuis 2000) pour avoir résisté à tout ce qui précède.

La non information, c'est que des centaines de milliers d'enfants palestiniens grandissent traumatisés par la violence extrême à laquelle ils sont soumis par la 4ème plus puissante armée du monde, équipée de F-16, de chars Merkava et de snipers qu'Israël envoient tous les jours dans les Territoires occupés pour tirer sur une population civile non armée.

L'information, d'un autre côté, c'est que les enfants israéliens à Sdérot subissent un stress psychologique à cause des roquettes Qassam, dont les faibles capacités de destruction sont une non information. Au total, 7 personnes sont mortes en Israël à cause des 4.500 tirs de Qassam depuis 2001. La non information est qu'entre 10 et 20 palestiniens meurent en moyenne d'un seul missile israélien.

Pour ces journalistes et éditorialistes, il est normal de faire des reportages sur le stress subi par les enfants de Sdérot mais pas sur celui des enfants palestiniens. Il est difficile de croire que ces reporters et fabricants d'opinion ne puissent pas comprendre que l'atmosphère de violence dans laquelle vivent les enfants palestiniens explique pourquoi ils chantent des chansons qui les aident à supporter la terreur, et aussi que c'est le résultat inévitable des politiques criminelles d'Israël.

Il leur est impossible de comprendre que l'information, ce n'est pas le Mickey amical comme aide pédagogique pour gamins palestiniens, mais plutôt le soldat israélien terrifiant qui les vise à bout portant.

Alors pourquoi publient-ils ces informations ? Parce qu'ils soutiennent Israël, qu'ils sont racistes envers les Palestiniens et anti-islamistes, ou tout à la fois.

A part pour les aveugles, tout ceci est tellement clair qu'il n'est même pas nécessaire d'accompagner la démonstration de la mention qui semblera à certains évidente : à savoir que l'information sur Mickey Mouse est un faux.

Sa fausseté n'a d'égale que la tromperie qu'on nous a servie il y a quelques années pour justifier la première attaque contre l'Irak : les Irakiens tuaient les nouveaux-nés en les arrachant des incubateurs ! La fille de l'Ambassadeur du Koweit aux Etats-Unis avait bénéficié de la sympathie universelle à la voir, en larmes, raconter cet événement qui n'avait jamais existé que dans son imagination. Le démenti de son faux témoignage a été beaucoup plus discret.

L'histoire du Mickey Mouse palestinien est donc un de plus des nombreux mensonges diffusés par Israël et pris pour argent comptant par les journalistes occidentaux. La traduction des paroles de Mickey, comme ce fut le cas pour les commentaires sur Israël attribués à Ahmedinejad et dans d'autres occasions également, est fausse.

Mais quel organe d'information va demander une explication aux gens qui le distribuent ? Quel présentateur TV va admettre publiquement qu'il a été berné ? Quel rédacteur en chef va confesser qu'il a omis de vérifier la source – à l'évidence – israélienne ?

Source : Uruknet
Traduction : MR pour ISM


Lundi 28 Mai 2007

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