Le PDG de Fannie Mae, James A. Johnson, était
également derrière le choix en 2004 d’Edwards après
l’approbation de Bilderberg.
Traduit par WAC/Paris de Paul Joseph Watson
Prison Planet
Vendredi 23 mai 2008
Il a été annoncé que les sommités de Bilderberg et
l’élitiste James A. Johnson sélectionneront le
colistier du candidat démocrate Barack Obama pour
l’élection de 2008 ; ils agiront ainsi potentiellement
comme faiseurs de roi du futur président des
Etats-Unis.
Johnson avait également choisi John Edwards comme
colistier de John Kerry en 2004 après qu’Edwards ait
impressionné les membres du groupe Bilderberg, Henry
Kissinger et David Rockefeller, avec un discours qu’il
avait donné à la conférence du groupe en Italie cette
année.
Ces informations mettent à mal l’idée selon laquelle
Bilderberg ne serait qu’un café du commerce où aucune
décision ne serait prise. En réalité, ce groupe est en
train de forger une partie des principales évolutions
de l’arène domestique et géopolitique de nos jours, en
particulier dans le contexte actuel des prix du
pétrole qui continuent à monter vers l’objectif fixé
par Bilderberg du baril à 200 $.
Cela contredit également toute hypothèse qu’une
présidence d’Obama apporterait un changement au statu
quo selon lequel les Etats-Unis seraient dirigés par
une élite non élue issue de multinationales et du
complexe militaro-industriel.
« L’ancien PDG de Fannie Mae, Jim Johnson, a été
invité par le sénateur Barack Obama jeudi à commencer
la recherche d’un candidat viable pour la
vice-présidence, » écrit le Trans World News.
« Johnson et Obama commencent la recherche top secrète
alors qu’Obama se rapproche de l’investiture
démocrate. Johnson a fait la même chose pour le
candidat Kerry en 2004 et Walter Mondale en 1984. »
Le compte-rendu liste Johnson comme un membre des «
amis américains de Bilderberg », qui est une
ramification du groupe de Bilderberg vers l’extérieur,
et qui a accepté des donations de la fondation Ford
afin de financer les rencontres du groupe Bilderberg
dans des hôtels somptueux exclusivement réservés
pendant 3 jours à des tarifs très onéreux.
L’organisation est fondamentalement un comité de
pilotage pour le groupe Bilderberg - un secrétariat
aux avant-postes par lequel les conférences Bilderberg
sont organisées.
Johnson a également directement participé à des
réunions du groupe Bilderberg et peut donc être classé
comme une sommité du groupe. Il a assisté l’an dernier
à la réunion d’Istanbul en Turquie.
Johnson est aussi « vice-président de la banque privée
Perseus LLC, un poste qu’il occupe depuis 2001. Il est
également membre du directoire de Goldman Sachs,
Gannett Company, inc., un groupe de médias, KB Home -
une entreprise de construction de logements, Target
Corporation, Temple-Inland, et le groupe UnitedHealth.
»
Comme on pouvait s’y attendre, il est aussi membre de
la Commission Trilatérale, et du Comité aux affaires
étrangères.

Ce serait la deuxième élection présidentielle dans
laquelle le groupe Bilderberg aura joué un rôle pour
le choix du colistier du candidat démocrate.
En 2004, il a été dit que le discours de John Edwards
à la conférence de Bilderberg en Italie avait été un
facteur clef de sa sélection comme numéro deux de John
Kerry. Les participants de cette conférence de
Bilderberg ont même violé les règles du groupe en
applaudissant Edwards à la fin d’un discours qu’il a
donné aux élitistes au sujet des politiques
américaines.
Malgré le fait qu’Edwards était en concurrence féroce
avec environ une vingtaine d’autres sérieux candidats
pour la place de numéro deux, l’approbation de son
action par le groupe Bilderberg après son discours a
retourné la situation. Johnson choisit lui-même
Edwards à la faveur d’un changement de décision de
dernière minute alors que Dick Gephardt avait une
position assurée. Le New York Post avait même annoncé
que Gephardt avait été choisi comme numéro deux et que
des auto-collants étaient en train d’être installés
sur les véhicules de campagne avant qu’Edwards ne soit
nommé comme numéro 2.
Kerry s’en est allé perdre les élections contre son
confrère des Skull and Bones, George W. Bush, mais
avec Obama ayant une avance de 8 points sur le
candidat républicain John McCain, ce choix du
colistier est d’autant plus important, sachant que le
sélectionné a une chance de devenir président en 2012.
Bilderberg a prouvé par le passé avoir la capacité de
faiseurs de rois. Bill Clinton et Tony Blair ont
assisté à des réunions de Bilderberg au début des
années 90 avant de devenir respectivement président et
premier ministre.