Politique Nationale/Internationale

Le Grand Moyen-Orient en route


Au milieu du puzzle se trouve le Liban. Dans ses deux livres : l’Orient éclaté et l’Europe et l’Orient, Georges Corme nous livre les clés essentielles pour comprendre l’”anomalie” libanaise née du dépeçage anglo-américain de l’empire ottoman après la Première Guerre mondiale. Cette lecture est nécessaire pour comprendre aussi toute l’histoire récente du Moyen-Orient et la politique européenne en Méditerranée


Farid@evhr.net
Lundi 17 Juillet 2006

Pour l’heure, le Liban a joué un rôle-clé dans la résistance à la politique d’Israël.
Seul pays démocratique de la région, libre des féodalités arabes installées par l’Angleterre, il a accueilli et soutenu la résistance palestinienne puis a développé sa propre résistance infligeant à Israël le seul revers qu’il ait jamais connu en l’obligeant à évacuer son territoire à la suite d’une guerre de guérilla menée essentiellement par le Hezbollah, mais pas seulement, et soutenu par l’écrasante majorité de la population toutes confessions et toutes ethnies confondues. Au cours de cette guérilla nationaliste, le Hezbollah va nouer des alliances régionales qui lui fourniront des moyens militaires importants mais sans commune mesure avec ceux d’Israël. Il fallait quand même aux forces nationalistes libanaises contrer, à l’intérieur du pays, les courants sociaux et politiques favorables à Israël et aux Américains dont quelques figures restent célèbres. Du Hezbollah de Fadhallah aux milices pro-israéliennes, le champ politique libanais comprenait toutes les nuances : anti-israéliennes, antiaméricaines, anti-syriennes, etc. selon l’appartenance confessionnelle, ethnique, politique mais surtout en fonction de l’appartenance de classe et de l’origine des fortunes et des statuts sociaux. Car, malgré l’existence d’anciennes familles bourgeoises ou féodales très, très riches, dans ce pays aussi, le pouvoir ou le rapport au pouvoir reste un formidable moyen de promotion sociale. Or, le pacte de Taef a réglé les questions de coexistence des différents courants libanais ; il n’a pas réglé les différends politiques et sociaux. La guerre de résistance a renforcé ce processus en isolant largement les courants pro-israéliens et/ou antisyriens qui referont récemment surface et dont Siniora, l’actuel Premier ministre, est la figure de proue avec le soutien américain, et de quelques pays arabes, notamment l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Jordanie et quelques autres qui veulent en finir avec les mouvements populaires de résistance à Israël.
(A suivre)


PAR MOHAMED BOUHAMIDI
mbouhamidi2001@yahoo.fr
Le Soir d'Algerie.com




Lundi 17 Juillet 2006

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires