Conflits et guerres actuelles

Le Général Mullen à Islamabad



Jeudi 4 Décembre 2008

Le Général Mullen à Islamabad
Il y a quelque chose d'inquiétant à voir tant d'officiels américains se déplacer, en ces temps troubles, dans le sous-continent indien : le Chef d'état major interarmes, le Général Mike Mullen, vient d'atterrir, à Islamabad, pour y rencontrer son homologue pakistanais...

La secrétaire Rice y sera, à son tour, d'ici quelques heures, une fois finis ses entretiens avec les autorités de la Nouvelle Delhi. On voudrait bien croire qu'il y ait, caché, derrière tant d'engouement soudain, un zest de bonne volonté, un tantinet de louable intention, seulement, la réalité, la presque toujours décevante réalité, appelle à être plus prudents, moins enthousiastes. Le "séisme terroriste" qui vient de secouer le cœur économique de l'Inde a réuni, de façon paradoxale, les conditions nécessaires d'un règlement approprié des différends entre la Nouvelle Delhi et Islamabad, sur l'épineux dossier du terrorisme.

Le Premier ministre Man Muhan Sing et le Président Assef Ali Zardari semblent, désormais, mus par une volonté commune de débattre, point par point, des faiblesses gestionnelles, des failles sécuritaires, qui ont mené à la catastrophe.

La disponibilité d'Islamabad à mettre la main sur d'éventuels auteurs pakistanais de ce crime et à les châtier, celle de la Nouvelle Delhi à éviter l'escalade, s'inscrivent dans ce même sens. Après une si terrifiante attaque, en effet, aucun pays, fusse le plus sûr de la planète, ne peut se permettre de prendre le risque terroriste à la légère. Pour avoir été lui-même victime de ce fléau, pour s'être trop longtemps laissé à l'abandon, le Pakistan est, aujourd'hui, plus que tout autre pays, en demeure d'agir et d'agir vite et efficacement. Après tout, il s'agit d'un Etat fort, ayant une armée et des gens prêts à se sacrifier pour la bonne cause.

Seulement, ce sacrifice ne peut venir que de lui-même. Laisser les Américains bombarder une partie de son territoire ou leur ouvrir la porte pour une intervention armée serait la plus grosse erreur qu'Islamabad risquerait de commettre. Une erreur presque aussi monumentale que celle commise, dans les années 80, quand le puissant ISI a choisi, à l'instigation américaine, d'armer et d'équiper les pseudo-combattants anti-soviets de l'époque, rebaptisés, depuis, "Qaidistes".

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Jeudi 4 Décembre 2008


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