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Larijani en Turquie


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Jeudi 15 Janvier 2009

Larijani en Turquie
Il y a dans cette obstination sioniste à vouloir ‎détruire tout, une pulsion mortifère sur laquelle devraient ‎bien se pencher un jour historiens et politologues. Après la ‎‎"shoah" de Gaza, il est plus qu'évident que rares en Israël ‎sont ceux qui désirent vraiment la paix, sinon celle ‎‎"formatée" que leurs stratèges auront pris soin de tailler à ‎leur mesure, au fil des guerres petites et grandes ‎périodiquement enclenchées. Hier à Istanbul où se tenait à ‎l'initiative de l'Iran la session extraordinaire de l'Union ‎interparlementaire islamique, c'est cette désormais ‎inéluctable vérité qui est ressorti du discours d'Ali Larijani. ‎Le Président du Majlis islamique s'est félicité de ce que les ‎députés musulmans se soient montrés aussi sensibles au ‎sort de ces centaines de milliers de vies innocentes à Gaza ‎menacées d'extermination de masse. Il s'est félicité parce ‎qu'au contraire des régimes arabes, les députés musulmans ‎ont su transcender leurs clivages pour se recueillir, le temps ‎d'une réunion, au chevet de Gaza qui, 20 jours après le ‎déchaînement aveugle des hordes sauvages, tient toujours ‎bien qu'il saigne à mort. C'est un Gaza en ruine et en pleur ‎qui appelle "notre conscience collective à prendre ses ‎responsabilités" et à "agir pour sortir la tête haute d'une ‎difficile et incroyable épreuve". Car à Gaza, c'est tout ‎l'héritage humain en terme de valeurs qui est en péril. Ce ‎qui s'y passe en ce moment même, est symptomatique d'une ‎profonde crise de relations humaines qui a éclaté en 2001 ‎au pied de l'Hindu kuch, qui s'est poursuivi deux ans plus ‎tard sur les bords de l'Euphrate, une crise que ‎l'administration Bush a volontairement étendu jusqu'aux ‎frontière même du Liban où en 2006 l'armée sioniste, ‎équipée et échaudée par l'Amérique, a mis autant de ‎barbarie à tuer les civils. Et toujours impunément. La ‎guerre de Gaza est un test grandeur nature pour toute ‎conscience digne de ce nom afin qu'elle se montre à la ‎hauteur des valeurs auxquelles elle se réfère et dont elle ‎s'inspire. Se montrer indifférent à la tragédie que vivent les ‎Gazaouis signifie au mieux "la non assistance aux ‎personnes en danger" au pire "la complicité de crime". ‎C'est en ce sens que les parlements des pays islamiques ‎devront voter au plus vite des lois qui les autoriseront à ‎juger sur leur propre territoire des "criminels de guerre", ‎quel que soit le pays d'où ils viennent. Il est grand temps ‎que "le monde de l'islam se ressaisisse" et qu'elle "finisse ‎d'avoir toujours un regard vers la "rachitique" cour de la ‎Haye. Après tout, l'Islam est l'unique religion au monde à ‎avoir réglementé dans ces moindres détails un système ‎judiciaire efficient et équitable. ‎

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Jeudi 15 Janvier 2009


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