Diplomatie et relation internationale

La visite, en Turquie, de Dick Cheney


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Mardi 25 Mars 2008

En tournée dans la région, le vice-Président américain, Dick Cheney, s'est rendu, aujourd'hui, à Ankara, où il doit s'entretenir avec le Président turc, Abdallah Gül, le Premier ministre, Erdogan, et le Chef d'état-major de l'armée turque, des questions liées aux évolutions du Moyen-Orient, ainsi qu'aux relations entre l'Iran et la Turquie. Ses entretiens avec ses interlocuteurs turcs porteront, également, sur la coopération entre les Etats-Unis et la Turquie, en particulier, dans le domaine de la lutte contre le PKK. Alliée traditionnelle de Washington, la Turquie a adopté, malgré tout, une politique régionale plutôt indépendante vis-à-vis des Etats-Unis, depuis l'arrivée au pouvoir du Parti pour la justice et le développement. En outre, la Turquie a maintenu ses bonnes relations avec l'Iran, en dépit des pressions de Washington, et a dénoncé les crimes commis par le régime sioniste, à l'encontre des Palestiniens, dans la Bande de Gaza. Par conséquent, le vice-Président américain s'est rendu, à Ankara, pour connaître de près les points de vue des responsables turcs, à l'égard des évolutions et des questions régionales. Ceci dit, les Etats-Unis souhaitent profiter davantage de la position particulière de la Turquie, pays islamique au Moyen-Orient, sur le plan po1itique et économique, pour stabiliser la position du régime sioniste et encourager Ankara à jouer un rôle plus actif dans le conflit israélo-palestinien. Mais les attentes des autorités turques vis-à-vis des Etats-Unis ne sont pas encore satisfaites, car, en dépit des promesses faites par les Etats-Unis d'aider l'armée turque à réprimer et à éliminer les éléments du PKK, au nord de l'Irak, ces derniers y sont toujours actifs. Les observateurs politiques estiment que le PKK ne serait pas en mesure de s'insurger contre le gouvernement turc, sans le soutien des puissances transrégionales, ce qui pourrait, indiquent les analystes politiques, attiser l'américanophobie, en Turquie. Et c'est exactement pour cette raison que les entretiens du vice-Président américain avec les autorités turques porteront, essentiellement, sur la question du PKK.

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Mardi 25 Mars 2008

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