Conflits et guerres actuelles

La violence se poursuit en Somalie


Il arrive parfois que la lutte contre le terrorisme prenne des formes encore plus odieuses que le terrorisme lui-même. Cela est vrai partout dans le monde mais plus particulièrement dans les pays où les dirigeants se distinguent par une pure servilité envers des parrains et protecteurs étrangers.


Mardi 25 Mars 2008

Le cas de la Somalie est exemplaire : voici un état dépecé qui danse depuis bientôt deux ans sur le volcan du fait des ingérences de son voisin éthiopien et dont la souveraineté est bafoué de la manière la plus éhontée qui soit au nom de lutte contre le terrorisme ; l'arrogante armée occupante y fait pluie et beau temps en violation flagrante du droit international sans que personne ne s'en émeuve, ne serait-ce que par le respect du protocole. A la campagne de bombardement éthiopienne menée férocement contre les villes et villages et les populations qui les habitent, les Américains prennent, au contraire, activement part quand ils ne fournissent pas les soldats de l'Ethiopie ou les forces gouvernementales en armes et munitions et qu'ils ne taxent pas les poches de résistance populaire de terroristes. Dans ces conditions, comment s'attendre à ce qu'un quelconque appel au dialogue puisse avoir la moindre chance d'être audible ? Lancé voici quelques jours par le chef du gouvernement transitoire « Noor Hassan Hossein », cet appel a eu en effet lieu mais il est perçu par les dissidents plutôt comme une plaisanterie de mauvais goût. Car comment discuter de la réconciliation nationale, alors que la tranche la plus solidement basée de l'opposition c'est-à-dire les forces des tribunaux islamiques, est traitée à titre de dangereux groupe terroriste et que le gouvernement, complice de l'occupant, continue à la viser de toutes ses forces ? Le 22 mars dernier, des centaines d'habitants de Mogadiscio manifestaient dans les rues de la capitale en signe de soutien au plan de réconciliation national. Manifestation commandité ou sursaut spontané ? Quelle que soit la réponse, une chose est sûre : à travers les slogans scandés par les manifestants, s'entendait l'appel de détresse des centaines de milliers de gens qui ont tout perdu, biens, argent, sécurité et surtout l'espoir dans l'avenir depuis que les Etats-Unis d'Amérique ont décidé de mettre la main sur cette partie de l'Afrique et d'en détourner les richesses à des fins géostratégiques. Faut-il les écouter ? Bien sûr que oui, mais pas en référence à un prétendu plan de réconciliation national qui n'a de réconciliation que le nom. C'est cet avis qui explique sans doute le « non » catégorique du Cheikh Waher Oweys, chef des tribunaux islamiques, à l'offre intéressée du gouvernement

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Mardi 25 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par MIJEON Amaury le 25/03/2008 18:12 | Alerter
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Par là ou beigne les manipulations américaines,
aucun espoir de liberté et de paix,
mais d'asservissement pour une élite mal pensante!

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