Politique Nationale/Internationale

La tournée de Rice n'a fait que tendre un peu plus la situation au Moyen-Orient



Dans la dernière étape de sa tournée, au Moyen-Orient, la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, s'est rendue, en Palestine occupée, pour s'entretenir avec les autorités israéliennes.


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Jeudi 5 Octobre 2006


Les milieux politiques de la région estiment que l'objectif de la tournée de Mlle Rice était de réduire les dommages subis, par les Etats-Unis et le régime sioniste, suite à l'intervention militaire d'Israël, au Liban.
Washington souhaite, à la fois, détruire les acquis de la résistance libanaise et empêcher la création d'un gouvernement d'Union nationale par les Palestiniens. C'est pourquoi, le Mouvement de la résistance islamique de la Palestine, le Hamas, a annoncé, dès le début, que, lors de sa tournée au Moyen-Orient, Condoleezza Rice s'efforcerait de renforcer la position du régime sioniste et de diviser les dirigeants palestiniens.

C'est ainsi que les dirigeants du Fatah disent, à présent, que la création d'un gouvernement de coalition est impossible, tandis que le Président Mahmoud Abbas propose la dissolution du parlement et du gouvernement du Hamas. En effet, les Etats-Unis et le Fatah ont fait trois demandes au Hamas: cesser de résister aux politiques expansionnistes de Tel-Aviv, reconnaître le régime sioniste, et accepter tous les accords, précédemment, conclus, entre Israël et l'OLP, accords, que les Israéliens ont, eux-mêmes, déjà, annulés. Il est clair que les dirigeants du Fatah tournent le dos aux votes démocratiques des Palestiniens, en janvier 2006, pour prendre une position similaire à celle des Etats-Unis et d'Israël.
Ce, alors que le vote des Palestiniens, en faveur du Hamas, était une réaction naturelle des électeurs à l'échec du processus de paix qui avait commencé, dans les années 1990. En effet, l'ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a annulé, unilatéralement, les Accords d'Oslo et de Gaza-Ariha.

Les dirigeants du Hamas, forts du soutien démocratique des Palestiniens, ne veulent pas du tout revenir sur leur position de principe, d'autant plus que la victoire du Hezbollah libanais sur l'armée israélienne, a redonné du tonus aux Palestiniens, pour poursuivre leur résistance à l'hégémonie du régime sioniste. Les représentants du Hamas au parlement palestinien disent que la dissolution du parlement et du gouvernement ne font pas partie des prérogatives du Président Mahmoud Abbas. Par ailleurs, les Etats-Unis, le régime sioniste et les dirigeants du Fatah savent très bien qu'en cas d'une nouvelle élection démocratique, le Hamas sera, de nouveau, élu, par les Palestiniens. Dans un tel contexte, seule, la vigilance des leaders du Fatah peut neutraliser les complots et sauver leur crédibilité, déjà, fort ébranlée, parmi les Palestiniens.


Jeudi 5 Octobre 2006

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