Société

La "théorie" du genre et ses conséquences sur les relations hommes / femmes et l’éducation des enfants



Lundi 17 Février 2014

La "théorie" du genre et ses conséquences sur les relations hommes / femmes et l’éducation des enfants
« La grandeur de l’être humain tient à ce qu’il peut dépasser le stade biologique en le transformant’ mais non en ‘l’effaçant’. »
 
Diderot
 
 
MATERNITÉ - Le lait des mères a une composition différente selon qu'elles donnent naissance à un garçon ou à une fille, révèle une recherche publiée vendredi 14 février. "Les mères produisent des recettes biologiques différentes pour un garçon et pour une fille", a expliqué Katie Hinde, une biologiste de l'Université de Harvard.
 
Halte aux discriminations sexistes !  C’est comme cela que l’on construit des identités hommes et femmes  ...
 
Il est temps d’apprendre aux filles les ABCD de l’égalité ...
 
http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/15/lait-maternel-dif...
 
 
 
 
 
 
Interview de Mr. Jean Gabard sur l'idéologie du genre .
Film "Adieu Gender" /
 
http://vimeo.com/user12224338/review/83965501/9d8f362f4b   
 
 
 
La "théorie" du genre
  et ses conséquences
sur les relations hommes / femmes
et l’éducation des enfants
  
Les Etudes de Genre reprennent les travaux, entre autres, de Margaret Mead et de Simone de Beauvoir (« on ne naît pas femme on le devient »). Elles se développent d’abord aux Etats-Unis et se sont faites connaître en Europe dans les années 1960… Prolongement de la contestation débutée au XV siècle contre la société patriarcale autoritaire et sexiste, elles s’opposent aux théories naturalistes qui justifiaient la hiérarchie hommes/femmes. A la pointe d’une lutte efficace contre les discriminations, elles paraissent incontestables et se sont imposées dans nos sociétés occidentales depuis maintenant plus de 50 ans. Elles ont pénétré les universités puis l’école et servent aujourd’hui de base pour la rédaction des lois sur la famille.
 
Pour l’idéologie du genre, les différences de motivation, de comportement, de résultats entre les hommes et les femmes ne peuvent être que la conséquence de discriminations sexistes. La parité totale devient alors une exigence. De même si l’homme et la femme sans formatage et cadres sexistes sont à égalité et pas simplement à égalité en droits, il n’y a pas de différence entre un père et une mère et il n’y a pas de raison de ne pas permettre le « mariage et l’adoption pour tous ».
 
Avec la réaction et le militantisme de ses adeptes, ce que l’on appelle « la théorie du genre », mais qui n’est en fait qu’un postulat, en arrive ainsi à considérer toute différence entre les hommes et les femmes comme le résultat des discriminations dont serait coupable la domination masculine. Parce que la société patriarcale expliquait à tort toute inégalité homme / femme uniquement par la nature, la théorie du genre veut expliquer toute différence par la construction sociale. Elle balaie du revers de la main les conséquences de la différence biologique sur les comportements, que la science commence pourtant à entrevoir. Elle dénie aussi la différence de structuration du psychisme qui ne peut pas se prouver scientifiquement mais qui apparaît tellement évidente. En effet comment pourrait-il y avoir la même structuration psychique chez une petite fille née d’une personne du même sexe et ayant un corps de femme et chez un petit garçon né d’une personne du sexe opposé, et ayant un corps d’homme ? On sait pourtant que tout petit enfant, qu’il soit garçon ou fille, a pour référence première sa maman et que cette influence le marque toute sa vie.
 
Cette idéologie, devenue dominante, n’est pas sans effets dans les relations hommes/femmes et l’éducation des enfants.
 
Alors que les sociétés traditionnelles avaient réglé le problème de la gestion de la différence des sexes en décrétant que le sexe féminin était un sexe inachevé et inférieur, la théorie du genre s’évite de la gérer en la présentant comme le résultat d’une construction sociale sexiste. Elle devient donc anormale ! Si les femmes n’arrivent pas à atteindre le niveau de résultats des hommes, la faute en revient à ces derniers qui les auraient discriminées. Si les hommes n’arrivent pas à faire preuve des mêmes qualités que les femmes dans d’autres domaines, ils sont rendus responsables de leur mauvaise éducation. Dans les deux cas l’homme est coupable en face d’une femme qui ne peut être que victime
Pour l’idéologie égalitariste les hommes et les femmes, en effet, devraient pouvoir faire preuve des mêmes qualités. Aucune effectivement ne peut être exclusivement masculine ou exclusivement féminine. Les valeurs mises en avant aujourd’hui par l’idéologie féministe (la sensibilité, l’authenticité, la spontanéité, le lâcher prise, la proximité, l’harmonie…) sont pourtant toutes des qualités autrefois dites « féminines » et dénigrées par les hommes alors que les valeurs dites autrefois « masculines » (la froideur, le contrôle, la rigueur, la distance, le conflit …) sont considérés comme des défauts à corriger. De même que la femme était considérée comme un homme incomplet, l’homme est aujourd’hui sommé de les développer si ce n’est de se comporter comme une femme !
 
 Pour ne pas être accusée de sexisme, l’idéologie du genre ne dit pas que les hommes sont inférieurs s’ils n’y parviennent pas aussi bien que les femmes mais qu’ils sont mal éduqués ou malades. Avec encore plus de perversité, elle les rend même responsables de leur mauvaise éducation !
Ainsi, au lieu de permettre aux femmes et aux hommes de mieux vivre ensemble en gérant leurs différences, la théorie du genre alimente une guerre des sexes stérile ou/et « l’évaporation » de l’homme.
 
Cette « théorie du genre » a aussi de lourdes conséquences pour l’éducation des enfants et donc pour l’avenir des familles et de nos sociétés.
 
La « théorie du genre » a permis aux hommes de sortir des stéréotypes et de pouvoir beaucoup mieux qu’avant jouer leur rôle de papa. C’est ainsi qu’ils s’occupent de leurs enfants et n’hésitent plus à être dans l’affectif, le ludique.
Elle confond cependant  les rôles sociaux traditionnels et les fonctions symboliques. Déniant la différence père/mère, elle ne permet pas à ces fonctions symboliques et donc éducatrices de s’exercer.
 
Réagissant, à juste titre, contre le sexisme et l’autoritarisme des pères d’autrefois, mais se pensant semblable, la maman baignée dans l’idéologie du genre ne juge souvent plus utile de faire intervenir un homme. En effet même si elle a porté l’enfant dans son ventre et peut se sentir plus proche de lui, elle se sent tout aussi capable de lui fixer des limites.
Elle ne maîtrise cependant pas la vision que l’enfant à de l’homme et de la femme, du papa et de la maman et c’est pourtant de cette vision que va dépendre l’intégration de la loi par l’enfant.
 
L’enfant ne perçoit pas pareillement celle qui l’a mis au monde et le papa. Cet enfant passe en effet neuf mois dans le ventre de cette maman. Il est dans son monde et tout ce qu’il peut percevoir, les battements de cœur de sa maman, les paroles de sa maman et celles des autres personnes qui lui arrivent à travers le filtre de la peau, appartiennent à son univers : un univers liquide, à température constante, protégé des agressions extérieures où il reçoit tout ce dont il a besoin sans avoir à faire d’effort, sans même avoir à demander : un monde d’harmonie !
A la « chute du paradis », comme certains ont appelé la naissance, il retrouve dans les bras de sa maman les mêmes odeurs, les mêmes battements de cœur et ceci le sécurise. En s’individualisant et à plus fortes raisons en se séparant progressivement de sa maman, il réalise comment c’était bien avant, combien cette maman avec qui il se maintient encore dans la fusion est extraordinaire, combien cette maman qui lui a tout apporté et qui continue de tout lui apporter est pour lui toute-puissante et fascinante. (Cette vision de la maman et de la femme toute-puissante, capable de réaliser ce miracle, restera gravée dans son inconscient).
Parce qu’elle est fantasmée toute-puissante, la maman (la femme) ne pourra jamais jouer les mêmes fonctions symboliques que l’homme avec un petit enfant. Même si elle fait preuve des mêmes capacités, ce qu’elle fera et dira sera toujours interprété différemment par celui-ci. Si elle parle avec sévérité, elle pourra éventuellement obtenir l’obéissance de l’enfant. Celui-ci cherchera à lui plaire par crainte de perdre son amour et pour rester fusionnel, mais cédant à ce qui est pour lui un chantage affectif, il n’est pas certain qu’il apprenne à respecter la loi.  Comment d’ailleurs pourrait-il intégrer une limite venant d’une personne qu’il perçoit comme n’en ayant aucune ? Si la maman a pour but de le limiter, lui ne cherche qu’à l’imiter, à être comme il la voit et comme il est persuadé d’être : dans la toute-puissance ! C’est la raison pour laquelle la maman doit s’efforcer de  jouer la fonction de mère qui consiste à faire exister un père, un homme non fantasmé tout-puissant. L’homme valorisé sera écouté et la maman se montrant avec des limites, permettra à l’enfant de sortir de son emprise. Elle pourra, plus tard, dire elle aussi la loi, quand l’enfant l’aura intégrée. 
 
 
Ces fonctions symboliques de père et de mère, différentes, non interchangeables avec un petit enfant sont nécessaires pour que l’enfant intègre la loi, assume les frustrations et devienne autonome. Les parents ont le devoir de les jouer sérieusement, sans se prendre au sérieux.
 
Aujourd’hui, la croyance dans l’idéologie égalitariste dominante, empêche ces fonctions de se jouer et nous constatons la multiplication d’enfants-rois plus ou moins « hors la loi » qui deviennent difficiles à gérer dans la famille, en société, à l’école ?  Comment en effet pouvoir vivre en société dans le respect des autres, suivre les règles de l’écriture, de l’orthographe, du calcul … à l’école, si l’on n’a pas intégré, très jeune, les limites et si l’on reste dans la toute-puissance ?


Lundi 17 Février 2014


Commentaires

1.Posté par joszik le 17/02/2014 09:17 | Alerter
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Ce que ne dis pas la théorie du Genre c'est que c'est aussi et avant tout une lutte de classe, qui va permettre à la bourgeoisie d'accéder comme au siècle précédent et déjà dans d'autres pays comme aux states, à une basse de jeune pousses fabriquées par les classes laborieuses et dont elle pourra à long terme faire utilisation pour révéler d(autres pratiques encore cachées. Personne n'est dupe sauf le connard.

2.Posté par Obiwan le 17/02/2014 11:49 | Alerter
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http://www.planete-islam.com/showthread.php?76397-La-th%E9orie-du-genre



L'aspect du sujet qui m'intéresse, c'est qu'après le déclin du catholicisme, et de la logique formelle péripatéticienne, en pleine révolution copernicienne qui déboucha sur 1789 (j'extrapole), les grands gagnants furent les protestants anglo-saxons et les pères des philosophies rationalistes et libéralistes

et plaçant désormais l'homme au centre de la quête philosophique, en le libérant de son surmoi et des contraintes du déterminisme imposé par le Clergé et l’église !

le libre-arbitre est l'un des piliers de l'humanisme de l'après révolution française !

ce moi sera traité de deux façons :

du point de vue individuel et unitaire : le capitalisme (à l'Ouest)

du point de vue collectif et social : le communisme (à l'Est)

cette émancipation des religions laisse libre court à toutes les dérives intellectuelles basées sur le moi (darwinisme, freudisme)...

Je ne parlerais pas de l'influence juive, car étant en réalité un phénomène extrêmement complexe...


Ainsi, Satan exulte et exécute en partie ses plans visant à sortir l'homme de sa nature, et même de la détériorer, la mutiler, la transformer (les tatouages n'en sont qu'une expression)...


dans ce climat anti-religion, on mise sur le progrès technique qui se substitue aux religieux, avec ses propres codes...

Ainsi, il y toujours cette adéquation entre la morale (les valeurs) et la liberté...

les codes de la morale évoluent au nom de la liberté, bien qu'elle répond souvent à des nécessités économiques,

Soral développe très bien cette idée :

http://www.planete-islam.com/showthr...et-Alain-Soral


et c'est là qu'intervient la mixité et le féminisme sauvage...

Sans entrer dans les détails, et pour faire court...


le théorie du genre est le point de convergence entre cette équilibre recherché entre la morale et la liberté, les nécessités économiques, et le progrès technique, et là tout le château de carte s'écroule...

finalement, le progrès technique n'est pas le salut de l'homme,

l'homme n'est pas arrivé à maturité de son évolution

le moi (consommation, plaisirs, etc.) ne résout pas tous ses problèmes

le moi qui se substitue au surmoi et devient sa propre divinité a des problèmes de repères



et si la morale recule la liberté (comprendre libertinage) est prônée pour répondre aux intérêts d'une élite oligarchique et prédatrice...

Ainsi, l'homme a besoin d'un surmoi, et d'une spiritualité, c'est intrinsèque à sa nature, et en voulant s'en émanciper, il l'utilise de façon beaucoup plus violente et perverse, et il s’enchaîne dans des liens bien plus serviles que le surmoi et qui le livre démuni à un environnement prédateur et hostile..

bref, le religieux revient au premier plan...


et c'est là que mon discours intervient, et c'est là où il peut prendre à contre-pied les pro-féministes anti gender...

car, ils ont en eux les germes de leur auto-destruction, et cela remet en question tout leur système de valeur..

Si les musulmans laissent A Soral leur dicter des nouveaux codes qui comportent en eux-mêmes des contradictions destructives, ils vont droit vers une théorie du genre inversée, et qui est la formation d'un musulman hybride sans âme, asexué et profondément patriote...

Il y a donc un créneau à prendre et que les musulmans ont laissé malheureusement vacant pour des raisons, sommes toutes, très explicables...

il y a ici une opportunité inespérée à sortir de son mutisme, de son complexe et de la vindicte populaire...

3.Posté par Obiwan le 17/02/2014 18:02 | Alerter
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Cet article qui confirme que la théorie du genre est le fruit d'un long processus dont le féminisme et la mixité sont la clé de voûte

Il existe beaucoups d'autres facteurs cachés implicitement, et auquel j'ajoute, au risque de choquer le port de la barbe ;

Nous vivons dans des sociétés avec des hommes sans barbe, qui s'épilent, etc.

Nous assistons également à l'uniformisation des critères de beauté, avec les femmes aux cheveux courts, qui perdent volontiers leurs hanches et leurs formes arrondies, soit tout les contraire des grands tableaux de la Renaissance et du monde antique !

Cette évolution ressemble de plus en plus à de la science-fiction, et qui a dépassé de loin les prédictions orweliennes, avec la création d'un nouvel homme hybride et asexué, soumis à une force supérieur, le nouveau Dieu de l'Olympe, le Capital...

Bref, le sujet est long !

4.Posté par en-attendant le 18/02/2014 13:09 | Alerter
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joszik,

"Personne n'est dupe sauf le connard."

Commentaire profond! Alors, ou tu crois faire parti des élus qui ont tout compris et les autres c'est des cons (dixit toi-meme) ou tu est manipulé...

Je suis sur que comme tu crois appartenir a la premiere categorie tu va éliminer la deuxiéme posibilité.

5.Posté par Obiwan le 18/02/2014 19:26 | Alerter
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je suis tombé aujourd'hui sur un article disant que le féminisme est utilisé contre instrument islamophobe :

http://www.alterinfo.net/Selon-Majorite-Opprimee--le-feminisme-sauverait-la-France-de-l-Islam_a99823.html

La pudeur était également un rampart de façon rétroactive au gender...

En France, au début du siècle, le foulard était un signe de pudeur ou en tout cas, encore bien implanté dans les coutumes, surtout dans les campagnes...

Imaginez la progression pour la femme qui aujourd'hui porte des jeans...

Ainsi, mixité, manque de pudeur, féminisation de l'homme, femme hommasse, sont les ingrédients rétroactifs du gender...

En cela, les critiquer n'est plus un signe de radicalisation, et de rétrogradation...

Nous vivons une période très intéressante à plus d'un titre...

6.Posté par Obiwan le 19/02/2014 14:42 | Alerter
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LE compte à rebours inversé de la théorie du gender, l'acte ultime avant le nouvel ordre mondial :


Même avant que la Révolution ne se soit vraiment étendue, le fait
qu’elle était provoquée et dirigée par l’Illuminisme était connu et
public. L’acte d’accusation et l’avertissement prononcés par le marquis
de Luchet se révèlent être aujourd’hui une prédiction étonnamment
exacte, non seulement concernant le cours que la révolution prendrait
en France, mais aussi le cours ininterrompu de la révolution mondiale
jusqu’à nos jours. Déjà en 1789, il écrivait :
« Sachez qu’il existe une conspiration en faveur du despotisme contre
la liberté, de l'incompétence contre le talent ; du vice contre la vertu,
de l’ignorance contre l’instruction… Cette société vise à diriger le
monde… Son but est la domination universelle… Aucune calamité de
ce genre n’a encore jamais affligé le monde… »

7.Posté par Obiwan le 20/02/2014 11:52 | Alerter
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Sur l'Europe :


: « Une
conspiration anti-chrétienne… pas seulement contre les rois, mais
contre chaque gouvernement, contre toute société civile, même contre
toute propriété quelle qu’elle soit » (abbé Baruel) ; « Une association a
été formée dans le but exprès de déraciner tous les établissements
religieux et de renverser tous les gouvernements existants d’Europe »
(prof. Robison) ; « Le but exprès est de “déraciner et supprimer le
christianisme, et de renverser tous les gouvernements civils”. » (M.
Morse).

8.Posté par Obiwan le 20/02/2014 18:43 | Alerter
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C’est au cours du XXe siècle (comme le rapporte à nouveau le Dr
Kastein), que le terme « antisémitisme » est né. Puisqu'il ne fallait plus
dire que la « persécution » existait, il fallait trouver un nouveau mot
capable d'intimider les gentils et de terrifier les juifs, le deuxième but
étant plus important que le premier, et « antisémitisme » fut inventé.
« Abracadabra » aurait pu aussi bien faire l'affaire, car le terme
« antisémitisme » est particulièrement absurde par rapport aux gens
qui ne sont manifestement pas des Sémites et dont la Loi ordonne
l'éradication des Sémites (les peuples arabes de Palestine ; toute
manifestation de sympathie envers les Arabes sémitiques, expulsés de
leur pays natal par les intrus sionistes en 1948, fut à la longue
qualifiée d'« antisémitisme »).

L'expression « antisémitisme » fut inventée à l'époque où « les
hommes de race juive », ainsi que le soulignèrent Disraeli et
Bakounine, reprirent la direction de la révolution mondiale, et l'objectif
principal de son invention était de dissuader par l'intimidation tout
débat public concernant ce développement remarquable ; les
événements du siècle présent l'ont abondamment prouvé, comme ce
livre le montrera. À une époque récente, une autorité juive, M. Bernard
Lazare, proposa une définition de « l'antisémitisme » dans un livre
intitulé ainsi. Cette définition n'avait aucun rapport avec le prophète
Sem et sa tribu, avec le sang, le discours ou la lignée sémitiques, ou
avec quoi que ce soit de sémitique ; M. Lazare associait entièrement
« l'antisémitisme » à une opinion défavorable du rôle joué par les juifs
dans la Révolution. Il écrivit :

« Voici ce qui doit distinguer l'historien impartial de l'antisémite.
L'antisémite dit : ' le juif est le préparateur, le conspirateur,
l'ingénieur en chef des révolutions ; l'historien impartial se confine à
l'étude du rôle que le juif, étant donné son esprit, son caractère, la
nature de sa philosophie et sa religion, peut avoir joué dans les
processus et les mouvements révolutionnaires. »

Ce que M. Lazare exprime clairement, c'est que seul un simple
« rôle » dans les processus révolutionnaires pourrait être attribué aux
juifs, et que celui qui disait que le juif était « le préparateur, le conspirateur, l'ingénieur en chef des révolutions », commettait un
crime de lèse-majesté et d'hérésie.
Pourtant, c'est en substance ce que disait Disraeli (qui avait
d'ailleurs peut-être une ou deux gouttes de sang sémitique coulant
dans ses veines, et en cela il était différent des juifs de l’Est auxquels il
faisait allusion) : « cette vaste révolution... se développe entièrement
sous les auspices des juifs », « l'influence des juifs peut être retracée
dans la dernière éruption du principe destructeur », « on retrouve des
hommes de race juive à la tête de chacune d'elles » (c'est-à-dire, les
sociétés secrètes).

Étant lui-même de race juive, Disraeli ne ressentit
vraisemblablement pas le besoin d'insister sur le fait que beaucoup de
juifs étaient aussi vaillamment opposés que lui « à la vaste révolution »
et « au principe destructeur ». À son époque, cela aurait paru évident
et il n'aurait pas eu à blinder ses paroles contre le propagandiste qui,
aujourd'hui, l'accuserait d'incriminer tous les Juifs par ses allusions
aux « auspices des juifs » et à « l'influence des juifs » (ce qui, selon la
définition de M. Lazare, ferait de lui un « antisémite » !).

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