Géopolitique et stratégie

La stratégie américaine contre l'Iran est en train de s'effondrer



Dimanche 6 Janvier 2008

La stratégie américaine contre l'Iran est en train de s'effondrer
Le quotidien américain The Christian Science Monitora fait état de l'effondrement de la stratégie des Etats-Unis à l'encontre de la République islamique d'Iran. Dans un rapportage sur les relations de Téhéran avec les pays arabes du golfe Persique ; The Christian Science monitor a écrit que les pays arabes membres du Conseil de coopération du golfe Persique se sont perceptiblement démarqués des positions adoptées par Washington pour isoler la république islamique d'Iran à l'échelle régionale et internationale. Selon l'auteur de cet article, l'une des raisons de l'effondrement de la stratégie anti-iranienne de la Maison Blanche réside dans le fait que les pays arabes du golfe Persique ne veulent plus participer aux politiques qui visent à isoler téhéran. Evoquant les déclarations du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates qui prétend que l'Iran joue un rôle déstabilisateur dans toute la région, le quotidien a écrit que lors de sa visite d'il y a un mois à Bahreïn, Robert Gates avait dit que l'on pouvait trouver la trace de la présence des Iraniens là où il y a des troubles ou la déstabilisation dans la région du Moyen-Orient. Mais en réalité, écrit The Christian Science Monitor, dans tous les pays de la région, de l'Arabie saoudite à l'Egypte, en passant par le Qatar, on voit partout les autorités iraniennes en train de négocier avec les hauts responsables des différents pays de la région, afin de briser les anciens tabous qui existaient dans les relations entre Téhéran et ses voisins arabes dans la région. Selon l'auteur de cet article, à l'instar des gouvernements arabes qui ont cessé de poursuivre des politiques visant à déstabiliser l'Iran ou l'isoler, les Etats-Unis doivent cessez leur stratégie anti-iranienne. En effet, les pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique sont en train de s'adapter avec l'influence accrue de la République islamique d'Iran dans les équations politiques régionales. Dans une autre partie de cet article, l'auteur rappelle que le 3 décembre 2007, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait participé au sommet du Conseil de coopération du golfe Persique à Doha, capitale du Qatar. C'était la première fois, depuis la création dudit conseil en 1981 qu'un haut responsable politique iranien prenait par à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membre du Conseil de coopération du golfe Persique. Quelques semaines après le sommet, le roi d'Arabie saoudite, le roi Abdallah a invité le président Mahmoud Ahmadinejad à se rendre en Arabie saoudite pour participer aux cérémonies du pèlerinage de la maison de Dieu, le Hadj. Le roi d'Arabie a profité de cette occasion pour organiser des rencontres amicales avec le président iranien. Le quotidien The Christian Science Monitor écrit que les Iraniens se sont rendus même en Egypte. Le représentant du Guide suprême de la Révolution islamique au Conseil de la sécurité nationale iranienne, Ali Larijani s'est rendu au Caire. C'était l'une des rares visites d'un hauts responsables politiques iraniens en Egypte depuis plus de 27 ans. Au Caire, Ali Larijani a rencontré le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. AU cours de cette rencontre, Amr Moussa a déclaré qu'il n'y a aucune raison pour que les gouvernements arabes considèrent la république islamique d'Iran comme un pays ennemi. Dans une autre partie de cet article, The Christian Science Monitor a écrit que les pays arabes du golfe Persique ont ouvertement abandonné le pilier principal de la stratégie de la maison Blanche au Moyen-Orient. L'Arabie saoudite et l'Egypte, en tant que les principaux protagonistes de la scène politique du monde arabe et ses tendances anti-iraniennes et anti-chiites ont invité le président de la République islamique d'Iran à visiter leurs capitales. Les Arabes tournent le dos aux positions anti-iraniennes de Washington. Personnes ne parle plus, dans les capitales arabes du danger du « croissant chiite » et il semble que l'on y a oublié la proposition des Etats-Unis concernant la création d'un « Axe de pays sunnites modérés » pour faire front aux dangers de l'Iran chiite.

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Dimanche 6 Janvier 2008


Commentaires

1.Posté par ZORRO le 06/01/2008 16:47 | Alerter
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Voir Ahmadinejad au Hadj c est vraiment bien.Mais je doute que l offensive diplomatique et mediatique des pays sunnites n ait beaucoup d impact a l interieur de la sphere d information americaine.Les articles sur le fait que rien ne changerait si les democrates passaient commencent a pleuvoir, les elections faussent tout.Les regimes sunnites sont de tres vieux alliés de washington.Prions pour que la guerre soit evitée.

2.Posté par la souris de la nuit le 06/01/2008 21:26 | Alerter
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tout est dans la maitrise de l'outil informationnel aux Etats-unis. tout est la.

3.Posté par perceuse le 06/01/2008 22:06 | Alerter
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ouais. et la grosse erreur à propos de l'information aujourd'hui, c'est de penser qu'elle se paye et qu'il n'y a pas besoin de la chercher...

4.Posté par ZORRO le 13/01/2008 02:22 | Alerter
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La bonne ou la mauvaise information...vaste debat pretentieux d autant que le contexte peut tout changer.Meme l histoire est pleine de controverse.Le combat n est plus tant l information que l education.

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