Proche et Moyen-Orient

La sonnette d'alarme a été tirée au Liban



IRIB
Dimanche 9 Septembre 2007

 La sonnette d'alarme a été tirée au Liban
La date de l'élection du 12ème président libanais s'approche, alors que la question de la formation d'un gouvernement devant le gouvernement illégal de Fouad Siniora s'est transformé en un cauchemar pour les Libanais.

Dans de telles circonstances, le courant du 8 mars est en train de consulter avec les leaders des partis chrétiens et musulmans, pour persuader d'ici 25 septembre, date de la fin du mandat du président actuel, maronite Emile Lahoud, le parti au pouvoir d'accepter l'initiative, prise par le Président du parlement, Nabih Berri, initiative conformément à laquelle en cas d'élection du Président à la date prévue et de connivence avec la constitution libanaise, le courant du 8 mars accepte de renoncer à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

La proposition de Berri, accueilli par les personnalités chrétiennes et musulmanes libanaises, signifie que le gouvernement de Siniora pourrait continuer ses travaux jusqu'à l'élection du nouveau Président libanais. Le courant du 8 mars, composé du Président Lahoud, du Hezbollah libanais, du courant patriotique libre du Général Michel Aoun et même le Chef des Maronites libanais ont soutenu l'initiative du Président du parlement, tandis que le courant du 14 mars, soutien de Fouad Siniora, en disant "non" au plan de Berri, a exclu toute possibilité de sortir de la crise du pays. Jusqu'au 23 novembre, date de la fin du mandat du président actuel, Emile Lahoud, les députés devront surmonter leurs profondes divisions et s'accorder sur le nom de son successeur, faute de quoi, le Président libanais pourrait passer à l'action conformément à ses prérogatives pour mettre sur pied un gouvernement urgent avec 6 ministres et ledit gouvernement supervisera l'élection du prochain Président et gérera les affaires libanaise jusqu'à la formation du nouveau gouvernement.

Mais, la conséquence d'une telle situation pourrait être la constitution de deux gouvernements rivaux, ce qui rappelerait l'époque des deux dernières années de la guerre civile, fait planer la menace d'une partition du Liban. Il n'y a aucun doute que cela pourrait attiser la crise dont le spectre a plané sur le Liban. C'est donc que Washington exhorte le courant du 14 mars à rester encore à la tête du pouvoir et le courant du 8 mars s'inquiète sur les retombées de la formation des deux gouvernements. Le courant du 14 mars de Saad Hariri, fils du feu Rafic Hariri, partisan du Premier ministre Fouad Siniora, fait tout pour que le nouveau Président soit élu parmi les membres de son courant. Selon la constitution libanaise, le Président doit être élu à la majorité des deux-tiers des députés et les groupes libanais de tout horizon doivent s'accorder sur le nom du nouveau Chef d'Etat, alors que le courant du 14 mars, après l'échec de son candidat, Amine Gemayel, aux législatives partielles, face au candidat du courant du 8 mars, se sent inquiet de la désignation du nouveau Président.

Pour l'heure, Gemayel du courant du 14 mars et Aoun, représentant du courant du 8 mars, se portent candidats à la présidence libanaise. Les spéculations actuelles parmi les milieux politiques promettent la victoire du Général Aoun. Par conséquent, le parti au pouvoir est en train de projeter un nouveau scénario dont les artistes étrangers doivent jouer le rôle interventionniste dans l'élection du nouveau Président.


Dimanche 9 Septembre 2007

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