Politique Nationale/Internationale

La solution du dossier nucléaire iranien, entre les mains de l’AIEA


Après s’être entretenu avec les représentants du mouvement des Non-Alignés et du groupe des 77, le Président de l’Organisation de l’Energie atomique iranienne, Gholam-Reza Aqazadeh, a indiqué que toutes les questions sur les activités nucléaires civiles iraniennes pouvaient être résolues, lors d’une réunion de l’Agence. La Communauté mondiale, elle aussi, croit à la solution du dossier nucléaire iranien, à l’AIEA, et par des négociations. Ce sont, plutôt, les Etats-Unis et un certain nombre d’Etats européens, qui, en politisant l’affaire, cherchent à la confier au Conseil de sécurité, pour, ainsi, marginaliser l’AIEA et parvenir à leurs objectifs politiques vis-à-vis de l’Iran.


IRIB
Mardi 6 Février 2007


La politisation du dossier nucléaire iranien a affaibli le TNP et conduit Téhéran à réviser le processus de ses coopérations avec l’AIEA. Certes, l’Iran poursuit, malgré tout, sa coopération avec l’Agence, dans le cadre du TNP. La visite de ses sites nucléaires, par des représentants de divers pays et des reporters, témoignent de l’importance que l’Iran accorde à l’opinion publique mondiale et de sa volonté de dissiper toute ambiguïté qui plane, encore, sur ses activités nucléaires pacifiques. Les journalistes ont constaté, de visu, que les activités nucléaires iraniennes, à Natanz, se faisaient sous la supervision des caméras de l’AIEA, fait, sans précédent, à l’échelle internationale. Jamais un pays n’a ouvert les portes de ses sites nucléaires aussi volontiers. Dans le même temps, le Président de l’Organisation iranienne de l’Energie atomique a fait état de la visite, dans un proche avenir, des sites nucléaires iraniens, par les Ambassadeurs des pays occidentaux, en poste, à Téhéran. Des centaines d’heures d’inspections des sites nucléaires iraniens montrent que Téhéran a coopéré, pleinement, avec l’AIEA, pour rendre transparent son dossier et lever les dernières ambiguïtés. Cependant, plus l’Iran a fait preuve de flexibilité, plus les Etats occidentaux ont manifesté leur hostilité à son encontre. L’insistance de la plupart des pays du monde, dont les 118 membres des Non-Alignés, de la Ligue arabe, du Conseil de coopération de golfe Persique, de l’Organisation de la Conférence islamique, ainsi que celle d’un grand nombre de milieux politiques et de personnalités, sur la solution diplomatique et pacifique de l’affaire nucléaire iranienne, mettent, clairement, en évidence l’inefficacité des démarches partiales et illégales de l’Occident envers ce dossier, d’où la demande d’un certain nombre d’alliés de Washington de reprendre les négociations nucléaires avec l’Iran.

Le journal américain, "San Francisco Chronicle", a écrit qu’aucun raisonnement logique ne pouvait justifier l’exigence de la Maison Blanche, sur l’arrêt des activités nucléaires iraniennes, et qu’il valait mieux que les Américains mettent, eux-mêmes, un terme à leurs politiques unilatérales envers l’Iran. Quant au journal britannique, "Independent", il a rappelé aux autorités américaines que la solution pacifique du dossier nucléaire iranien était possible et que Washington avait besoin d'adopter une nouvelle approche envers l’Iran. Le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a insisté, quant à lui, sur le droit légitime de l’Iran, dans le domaine du nucléaire. C’est tout cela qui a conduit le représentant du mouvement des Non-Alignés a rappeler que la seule issue à l’affaire nucléaire iraienne résidait dans des négociations avec l’AIEA.


Mardi 6 Février 2007

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