MONDE

La revolution Congolaise

Changeons de mentalités : Congolais


Richard Lumumba Jr


Richard Lumumba Jr
Jeudi 6 Mai 2010

La revolution Congolaise
Il nous faut construire un nouveau espace public dans la communauté congolaise par l’intervention plurielle de chaque secteur de la société en ce qui concerne la construction d’autres valeurs dans le respect de la coutume africaine entre les générations , la structuration idéelle et les modalités d’action permettant l’amélioration de notre mode de vie ici en Europe , au Congo et en Afrique.
 
 Dès lors nous pourrons entériner par la consolidation de nos actions conjuguées, que l’espace communautaire. Espace mis en place par une société aux mœurs décadentes, société menée par des institutions bourgeoises qui ne tiennent pas compte de nos paramètres existentielles en nous transformant tous, en esclaves inconscients du système, en travailleurs réifiés, en consommateurs stupides, en une jeunesse précarisée sans valeur idéologique car ayant perdue toute racine africaine, en des étudiants individualistes formatés à la reproduction de ce système parasitaire qui est le capitalisme contre l’Afrique , en marchandises capitalisés, n’en est pas un. La communauté congolaise doit pouvoir renaitre pour se bâtir un futur.
 
 Créer une seule communauté, celui du progrès pour le Congo  
 
 Il faut recréer un nouvel espace moralisateur dans notre communauté pour nos enfants, pour nos familles et pour le respect de nous même en tant qu’homme congolais et africain. En mettant en place des projets salvateurs et vivifiants où l homme congolais et la femme congolaise forgent en harmonie leur destin et planifient leur réussite collective sans basculer dans la mégalomanie manipulatrice que dicte l’orgueil des sociétés capitalistes (phénomène présent en Angleterre où je réside). Trop souvent on a grandit dans des familles pauvres, dispersées par la complexité immorale d’une perte de valeur ancestrale détruit par le colonialisme. Le congolais doit se rebâtir une nouvelle morale, morale qui permet l’élévation sociale et communautaire.
Je ne parle en aucun cas d’une élévation sidéral (paradis), élévation dont l’impérialisme religieux nous a imposé comme seule salut à nos conditions de vie chaotique, car l’espace cosmique est vide (paradis). Je parle, d’une élévation sociale, avec des mœurs nouvelles.
L’accomplissement d’un homme congolais ou d’une communauté congolaise ou dans son sens le plus entendu, d’une nation congolaise, ne peut-être acquis que si cet homme congolais ou cette nation congolaise se fonde sur un objet précis et sensé où sa réussite ne se constitue pas sur l’instrumentalisation de son semblable, paradigme des sociétés capitalistes occidentales.
 
 Si j’ai fais cette digression vers le dogme religieux pour évoquer la place éminente des mœurs dans la réalité humaine et sociale, c’est pour marquer l’importance fondatrice et déterminante des valeurs identitaires dans toute entreprise sociétale, autre que religieuse. L’espace social, qu’une communauté est voué ou même condamner à interagir se forme avant tout par des valeurs objectifs et nos sur des dogmes subjectifs (croyances), mais objectif(le développement du bien être économico-politique de l’être, la cohésion familiale, le respect des cultures ou encore l’intégrité de la femme congolaise). Cette création de l’espace public par excellence, doit rassembler tous les congolais dans un but commun, le développement du Congo.
Cet espace doit être une communauté de penseur pour le bien être du Congo basé sur des objectifs concrets. Une communauté de scientifiques pour dépasser nos contradictions matérielles, une communauté des intellectuelles pour définir les vraies valeurs sociétales africaines, une communauté de travailleurs au service du progrès et une communauté de révolutionnaires (comme Patrice Lumumba l avait entrepris) pour donner une ligne politique et directrice à cette ligue communautaire. Cette communauté est l’objectif avoué de chairman Omali. (Membre fondateur de notre mouvement politique,
www.uhururadio.com)  
 
 Que constations-nous dans le paysage communautaire congolais ? Si ce n’est qu’une communauté de vendeurs de paradis adepte à l’obscurantisme de masse, une communauté de pilleurs, et génocidaires. Une communauté de violeurs de la femme congolaise, des politiciens opportunistes et prostitues à l’occident, une communauté de danseurs, musiciens et sapeurs. Il ne peut pas y avoir une superposition des communautés, car nos besoins seront toujours différentes, c’est qu’il faut, c’est une communauté des congolais s unissant pour bâtir un Congo pour nous tous, indépendamment de nos aspirations et besoins personnels. C’est la disparité du sens communautaire qui dépasse à mon sens par son injonction et son devoir de collaboration pour la subsistance de notre culture, identité, et histoire. Le simple vivre ensemble communautaire ancestral atomisé par l’individualisme capitaliste qui définit toute communauté humaine comme esclave économique.
 
 Il nous faut bâtir avant tout une communauté de droits (droit d’utiliser nos ressources pour reproduire la vie pour nous-mêmes et nos enfants) et de devoirs (de défendre ces droits par tous les moyens nécessaires) ponctuant la communauté supérieure d’essence et de destin social et national. Il s’agit au prime abord de reconstruire notre être existentiel africain, en fonction de notre réalité ; et ensuite, de se réapproprier une nouvelle réalité matérielle, qu’immatérielle (culturelles, éducationnelles, juridico-légales totalement différente de celle que
l’impérialisme(colonialisme) nous a imposée, qui favorisent l’accomplissement de tout un chacun malgré sa diversité ethniques, l’échange communautaire où l’individu dans toute sa complexité se simplifie pour participer à l’enrichissement collectif pour un autre Congo.
Il faut donc réformer la structure même du mode d’existence sociale du congolais et des secteurs d’intérêts. Avoir les institutions garantes des droits mais aussi disposer de toutes les structures de protection juste pour toute la société pour isoler la classe politique affairiste minoritaire et égoïste qui font des biens collectifs des congolais , leurs biens privés en pillant la nation. Les visions bornées et mesquines, et suicidaire des élites politique bêtes congolais et africains en général qui, jusque là, ne voient que leur petits intérêts immédiats en oubliant la nation.  
 
 Ainsi donc, c’est une nouvelle culture congolaise qui doit faire place, une élite de progressiste qui doit aujourd’hui prévaloir, et non plus nos parents (la génération passée) (ou nos vieux comme on n’aime le dire).
Habités par la nostalgie colonialiste et fataliste, où leur seul sujet de conversation concerne le nouvel album de JB, werrason, Koffi et consorts ou le transfert mirobolant d’un tel ou tel joueur de football, triste réalité d’une communauté insouciante de son destin et de son déclin. Les orgueils sots, les jalousies et méchancetés interpersonnelles que notre communauté ici en Europe pratique ; les vrais amis de l’auto-détermination doivent entreprendre la nouvelle croisade des mentalités et comportement en élaborant une autre axiologie loin de ces ostracismes manichéens voire idéologiques, générateurs des polarisations ( les différents types de communautés au sein de notre communautés , comme cité plus haut) destructrice dans notre communauté, tous des victimes de la prétendue société dite démocratique.
Polarisation qui fragmente notre communauté en plusieurs sous communautés, incapable de se réunir pour discuter d’autres choses, (comme des vrais problèmes et contradictions que rencontrent notre pays), si ce n’est que de la prochaine venue du christ sur terre, ou de leur pantalon à griffe couleur zébré sorti tout droit d’un film de science fiction, ou encore du dernier clip de Koffi, exhibant le corps graisseux d’une pauvre fille voulant faire succès dans un milieu sale.
 
  C’est une jeunesse active qui doit reprendre l’initiative sans se contenter simplement de réagir (car en fait le congolais réagit beaucoup plus qu’il n’agit), pour engendrer des nouvelles valeurs créatrice d’une autre communauté. Réapprendre à penser et agir, se réapproprier son imaginaire et abolir les mythes négatifs mis en place par occident puisque le mythe (de L homme blanc civilisateur, car certains d’entre nous en sont encore convaincu).
L’imaginaire est un composant aussi influent dans la politique et l’histoire que l’action réelle. (cfr mon article sur le rêve) Et parmi les mythes, il en est de purs défaitistes pour le peuple africain. Le mythe de l’impérialisme religieux qui fait vivre notre communauté en est un d’asservissement idéologique des mentalités.  
 
 Contre les ferments d’aliénation collective.
 
 Aujourd’hui, par delà le narcissisme des politiciens opportunistes qui cherchent le plébiscite et des flatteurs, par-delà le journalisme( grand lac, le jeune Afrique et toute la presse nationale) menteur relayant les escobarderies de ces bandes de voyous en cravates, sorte de singe habillé par Lhomme blanc (Obama, Sassou ,Kabila, Bongo ,Kagamé, Mugabe, zuma , Mandela, etc.), par-delà le sectarisme qui s’exprime dans les préjugés minables entre nous même les africains. Les orgueils sots, les jalousies et méchancetés interpersonnelles que notre communauté ici en Europe pratique ; les vrais amis de l’auto-détermination doivent entreprendre la nouvelle croisade des mentalités et comportement en élaborant une autre axiologie loin de ces ostracismes manichéens voire idéologiques, générateurs des polarisations ( les différents types de communautés au sein de notre communautés , comme cité plus haut) désastreuses parmi notre communauté, tous des victimes de la prétendue société dite démocratique.
 
  Nous congolais devons comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir faire quelque chose de nous et pour nous. Si nous nous abandonnons nous-mêmes fatalement à la défaite par indignité, par les fausses promesses que les élections changeront nos conditions de vie, que les problèmes de nos familles sont causés par des enfants sorciers (rhétorique pastorale), du Rwandais bouc émissaires dune guerre qui lui est impossible de financer (après un génocide aussi dévastateur sans l’aide )des USA et de la Grande Bretagne, ne nous étonnons pas que l’univers entier nous abandonne, même notre cher Jésus !
Ce n’est certainement pas une petite bourgeoisie africaine prédatrice, ennemie du peuple africain, protagoniste sordide de l’inégalité de social, faiseur délétère de la manipulation de la société, qui ne favorisera jamais l’avènement du nouvel espace communautaire congolais ou africaine.
 
 Réinitialiser la communication dans son élément de base qu’est le dialogue serein entre de nouveaux clercs et de ceux-ci avec le pouvoir et le peuple pour rejeter les vices et pièges et dépasser la claustration d’une mentalité réduisant le discours public en idiolectes clientélistes et politiciens, voilà notre mission nouvelle de combattants du changement. Nous ne voulons pas de pontifes proclamant ex cathedra, urbi et orbi, les pires inepties en accusant sans cesse autrui de mésinterpréter leur répétition maladroite, véritable psittacisme grotesque de théories de la sociologie des administrations, théories inapplicables dans le contexte actuel. Car, il nous faut des créateurs, des imaginatifs au pouvoir et au timon des communications de masse pour refonder la société. L’échec des belles idées socialistes, aujourd’hui galvaudées par des vendus et des fonctionnaires du gauchisme partisan inféodé par la Droite mondiale, prouve qu’il nous faille penser la refondation de l’État et remodeler la société pour briser cette croix de la défaite où le destin des peuples semble cloué.
 
 L’espace public n’a de sens que s’il demeure le lieu du discours citoyen dépassant l’émotion des paroles partisanes pour regarder et voir objectivement afin de pouvoir les aplanir ou les combler, les pierres et aspérités maudites où les vœux du changement social et la constitution d’État-Nation au service du citoyen respecté dans sa citoyenneté ne cessent d’achopper. Car l’État-nation est resté depuis l’avènement de l’État bourgeois, une fiction moqueuse du peuple, une ironie de la société par quelques prédateurs qui s’autoproclament la Nation en pulvérisant tous en empêchant la naissance du vrai et citoyen seule pierre vivante et légitime du peuple qui, lorsqu’il est vraiment souverain, constitue la Nation, pour faire croire à une citoyenneté par procuration où le peuple est asservi et réifié.
 
 L’espace public doit être un lieu d’échanges pluriels pour les nouveaux compromis sociaux permettant aux différents composants de la société actuellement en miettes sans en avoir l’air, de se remettre ensemble selon une modalité viable et gagnante pour les majorités comme les minorités.
Minorités trop souvent réduites au stade de guignols exotiques ou de singes acrobates dans nos sociétés d’assimilation mimant l’intégration de l’immigrant ou du citoyen d’origine différente des citoyens dits de souche.
Contourner la monopolisation de tout l’espace public par le culte de la salissure propre aux dirigeants malsains de l’État et de l’économie, et briser l’incommunication voire la misologie (cette haine de la raison et du discours critique qu’elle enfante), pour repenser nos bases axiologiques :
telle est notre vocation, nous de cette génération qui avons hérité de l’horreur cumulative sévissant aujourd’hui dans nos sociétés ! Sociétés dont le soi disant espace public n’accueille que les échos humains, les perroquets de ses propres mensonges, les singes et guignols du système.
 
 Seuls les rêves forts et volontaristes deviennent monde pour entrer dans le monde et le changer. Seuls les rêveurs agissants avec la volonté forte qui excède de loin les velléités et volitions individualistes étriquées, peuvent aller au-delà du factuel et d’eux-mêmes, pour engendrer la nouvelle réalité. Seuls nos efforts et notre refus de collaborer avec les monstres qui usurpent ce qui est à tous pour leur propre enrichissement, libèrera la société des alluvions mentales et toxiques des élites économiques et politiques corrompues et corruptrices de tout.
 
 Aménageons nous-mêmes le nouvel espace public de pensée, d’action et de vrais échanges, sans faux débat, pour révolutionner le substratum socio-étatico-national des peuples souffrant sous la trique des oligarques et ploutocrates se gargarisant de démocratie par une économie liberticide à leur service. Car comme j’aime à le dire : l’économie capitaliste libérale est une ironie plouto-idéologique de la démocratie et du citoyen


Jeudi 6 Mai 2010


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