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La réoccupation de Gaza: Israël et le «Gros Mensonge»


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Vendredi 9 Décembre 2016 - 11:29 THERESE MAY ET LES ROITELETS DU C.C.G


Il n’y a sans doute aucun État moderne qui utilise la technique de propagande du «Gros Mensonge» de manière aussi éhontée que ne le fait Israël. Depuis le 6 juillet, Israël a déployé ses forces militaires dans une opération pour réoccuper le nord de Gaza, tuant ainsi des dizaines de Palestiniens, incluant des civils, et en blessant beaucoup d’autres.


Dimanche 16 Juillet 2006

La réoccupation de Gaza: Israël et le «Gros Mensonge»
Par Chris Marsden

Des chars d’assaut ont avancé dans la ville de Beit Lahiya, située au nord, ravageant la terre, les arbres et les maisons. Certains résidents locaux ont fui. D’autres se cachent, apeurés. Une personne a déclaré à la BBC, «Nous vivons en pleine guerre. L’armée prend tout pour cible... À cause des chars d’assaut, il est trop dangereux de se déplacer. Je ne suis pas allé travailler aujourd’hui. J’ai compté 30 chars, séparés en deux groupes, qui avançaient durant la nuit. Des hélicoptères les couvraient. Ils ont tué deux civils ce matin.»

Israël a tenté de justifier la dernière escalade de son assaut sur Gaza comme une mesure nécessaire pour créer une «zone tampon», à la suite d’une attaque à la roquette Qassam, le 5 juillet, sur la ville de Ashkelon, au sud d’Israël.

La roquette a frappé le stationnement d’une école secondaire, qui était vide au moment de l’impact, causant ainsi de légers dégâts mais pas de blessés. Le gouvernement israélien et les médias ont aussitôt présenté cet événement comme un acte majeur d’agression de la part des Palestiniens.

La roquette a explosé à 10 kilomètres de la frontière de la Bande de Gaza, la plus grande distance d’une attaque jusqu’à maintenant, et a montré que les vies de dizaines de citoyens israéliens étaient alors menacées, a-t-on soutenu. Le scandale a pris de l’ampleur après qu’une deuxième roquette eut frappé un terrain de sport.

Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a ensuite émis une série de menaces apocalyptiques. L’attaque à la roquette, a-t-il déclaré, était «une escalade sans précédent», «une importante escalade dans la guerre au terrorisme dont l’organisation du Hamas est responsable», et une «tentative pour faire du mal à des civils israéliens qui vivent à l’intérieur des frontières souveraines d’Israël» qui aura «des conséquences très importantes». Israël «ne se retiendra pas» dans ses représailles.

Une réunion d’urgence du cabinet fut convoquée, autorisant ainsi Olmert et le ministre de la Défense et chef du Parti travailliste Amir Peretz à «poursuivre [leurs] préparatifs en vue de prolonger et faire progresser leur activité de sécurité... en mettant l’accent sur les frappes des institutions et des infrastructures qui servent le terrorisme» et «en réduisant la liberté de mouvement des terroristes en continuant d’isoler la Bande de Gaza».

Zeev Boim, vice-ministre à la Défense, a lancé cette menace: «Pour ma part, les gens de Beit Hanoun et Beit Lahiya, peuvent commencer à faire leurs valises.»

Le ton pris par un grand nombre de commentateurs des médias était tout aussi belliqueux. Le pire fut Zeev Schiff, analyste militaire pour Hareetz, partisan du Parti travailliste, qui a décrit l’attaque à la roquette comme «une invitation sans équivoque du Hamas à la guerre».

Comme l’a affirmé de façon célèbre Goebbels, l’art de la propagande consiste à «mentir gros» et à «s’y tenir». Il n’y a pas de plus grand mensonge que de présenter la réalité à l’envers. Affirmer qu’Israël ne fait que réagir à une agression palestinienne nécessiterait plus qu’une grossière exagération de la menace posée par les roquettes rudimentaires du Hamas. Cela voudrait dire ignorer tout ce qui s’est passé avant le 4 juillet.

Israël mène une campagne inégale et de plus en plus sanglante contre les Palestiniens depuis qu’il a envahit le sud de Gaza le 28 juin, sous prétexte d’obtenir la libération du caporal Shalit. L’attaque à la roquette sur Ashkalon est survenue une semaine après qu’Israël eut affirmé clairement son intention de provoquer la chute de l’Autorité palestinienne, dirigée par le Hama, et d’infliger un châtiment collectif aux Palestiniens afin de mettre un terme à toute résistance au plan d’Olmert d’annexer près de la moitié de la rive ouest.

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont rassemblé huit ministres du Hamas, au moins un tiers du conseil des ministres palestinien, et près de deux douzaines de législateurs sur la rive ouest. Le vice-premier ministre Shimon Peres a affirmé qu’ils seraient jugés pour terrorisme.

Les FDI ont bombardé à deux reprises l


Lundi 17 Juillet 2006

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