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La rébellion des forces US en Irak pousse le Pentagone à de rapides mesures énergiques


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Sorcha Faal
Samedi 2 Juin 2007

La rébellion des forces US en Irak pousse le Pentagone à de rapides mesures énergiques


Par Sorcha Faal, le 17 mai 2007


​​​​Des rapports d'analystes militaires Russes décrivent ce qu'ils nomment comme une « baisse rapide de la volonté de combattre » chez les combattant US en Irak, la plus grande inquiétude concernant les soldats de la 10ème Mountain Division, qui la semaine dernière auraient refusé l'ordre d'engager le combat contre des insurgés irakiens.


​​​​Selon ces rapports, une rébellion sans précédent des soldats contre leurs commandants a été provoquée par une attaque irakienne contre leurs camarade soldats dans laquelle 4 ont été tués et 3 capturés par les forces ennemies, alors que plusieurs de ces soldats pensaient que cela aurait pu être empêché s'ils avaient eu davantage de soutien.


​​​​Faisant écho aux soucis montant de ces soldats, l'un de leurs commandants, le général Benjamin R. Mixon, a conseillé la semaine dernière aux chefs de guerre aux USA d'envoyer davantage de troupes en Irak pour se battre contre l'opposition grandissante à l'occupation de la nation au Moyen-Orient.


​​​​Les soucis des soldats en Irak, qui n'ont pas les ressources dont ils ont besoin pour combattre leur ennemi, ont d'ailleurs été exposés par le journaliste Russe Dmitry Chebotayev avant qu'il soit tué en patrouille avec les force US en Irak, qui a en outre documenté la désillusion croissante des soldats US ordinaires pour la guerre.



​​​​S'ajoutant à la rébellion croissante de ces soldats contre leurs chefs de guerre, les ordres récents du Pentagones prolongent la rotation des forces dans les zones de guerre, ce qui, selon Time Magazine News Service, détruit la vie des soldats et celle de leur famille, comme nous pouvons le lire :


Le Pentagone a annoncé, le 11 avril, que la norme du déploiement de l'armée en Afghanistan et en Irak serait maintenant de 15 mois plutôt que les douze mois de la période précédente.
Les soldats se déployant à l'étranger ont toujours été confrontés à manquer la naissance d'un enfant, le mariage d'un frère ou la mort d'un parent. Ils font face à la fatigue et à la frustration quelle que soit durée de leur séjour.
Leurs conjoints souffrent à la maison, et les mariages sombrent sous la contrainte de la séparation. Et le stress du déploiement en zone de combat hostile a un effet corrosif sur la discipline. Trois mois de plus peuvent ne pas sembler longs à un civil, mais pour un soldat déjà sur le terrain, c'est encore 90 jours pendant lesquels ça pourrait tourner mal.
« C'est comme participer à une course, » dit l'aumônier Doug Weaver, du 3-71. « Plus c'est long, plus de gens tombent. »

​​​​Bien que sans précédent dans l'actuelle guerre US contre les peuples Musulmans, les soldats, face au combat dans une guerre perdue, ont auparavant recouru au refus des ordres de leurs commandants, comme nous pouvons le lire par exemple à propos des soldats qui se sont battus dans la guerre du Viêt-nam :


Les soldats refusant d'obéir aux ordres est devenu connu comme un « refus de combattre ». Dans un rapport pour Pacifica Radio, le journaliste Richard Boyle est allé sur la base interviewer une douzaine de « bidasses » de la Première Division de Cavalerie. Une mission de combat de nuit avait été ordonnée aux GIs la nuit précédente. Six des hommes avaient refusé d'y aller et plusieurs autres avaient protesté contre l'ordre.
« Ils doivent faire passer en cour martiale la compagnie entière, » a dit un soldat à Boyle. « Je dis qu'ils peuvent tout de suite commencer à taper au propre mon passage en cour martiale. »
Le GI a dit à Boyle qu'ils se sont opposés non seulement à ce qu'ils ont vu comme une mission suicide mais à l'effort de guerre lui-même. Ils se sont plaints que leur officier commandant ne veuille pas les laisser porter des t-shirts avec des symboles de paix. « Il nous appelle des hypocrites si nous portons un signe de paix, » a dit un GI. « Comme si nous avions voulu venir ici et combattre. Comme si nous ne pouvions pas croire à la paix, homme, parce que nous portons un M-16 hors d'ici. »

​​​​À la différence de leurs homologues de la guerre du Viêt-nam, cependant, les actuels soldats US ont commencé à communiquer leurs sentiments rebelles contre leurs chefs de guerre en utilisant Internet, y postant des milliers de vidéos et de blogs qui allaient à l'encontre du message de guerre « positif » donné par les organes médiatiques US.


​​​​Ce ne pourra pas durer longtemps car le Pentagone, dans une réponse rapide à la rébellion croissante de ses soldats combattant dans les guerres des États-Unis, a immédiatement interdit l'accès à Internet à toutes ses forces de combat afin d'essayer de les ramener sous contrôle.


​​​​Non content de censurer simplement la capacité des soldats à communiquer avec le monde et les autres en dehors de leurs zones de guerre, le Pentagone a pris la mesure supplémentaire d'ordonner au gouvernement irakien de ne permettre à personne de filmer les énormes bombardements survenant presque à chaque heure dans le pays, comme nous pouvons le lire dans le récit de Associated Press News Service :


La police a empêché les photographes de presse et les cameramen de filmer la scène d'un bombardement hier dans le cadre d'une nouvelle politique limitant la couverture médiatique des explosions dévastatrices qui sont devenues la marque de la violence dans le pays.
Pour imposer l'ordre de quitter la Place Tayaran à un groupe de journalistes irakiens, où s'est produit le bombardement, la police a tiré plusieurs fois en l'air, a dit un journalistes.
Le général de Brigade Abdel Karim Khalaf, directeur des opérations au ministère de l'Intérieur, a dit ce week-end que le gouvernement Irakien avait décidé d'interdire la scène des bombardements aux photographes de presse et aux cameramen.

​​​​Les actions des chefs de guerre US pour supprimer la rébellion croissante des soldats à leurs guerres, avec le public Étasunien se faisant des soucis croissants pour les maris, épouses, fils et filles combattants qui meurent chaque jour, est une étrange réminiscence de la guerre Soviétiques en Afghanistan à la manière dont elle est dirigée par le gouvernement US.



​​​​Mais, comme la guerre Soviétique en Afghanistan l'a clairement montré, quand un pays perd 15.000 de ses enfants morts pour la guerre, avec plus de 500.000 blessés, même l'effort de propagande médiatique le plus étroitement contrôlé échoue à contenir le scandale croissant d'une nation enterrant ses morts de guerre chaque jour.


​​​​Il est bien plus instructif, peut-être, pour les Étasuniens eux-mêmes de regarder la guerre de l'URSS contre l'Afghanistan dont les conséquences ont fait tomber l'ancien empire Soviétique de son état de superpuissance à celui de nation ressemblant plus à un pays du tiers monde, d'où les Russes émergent seulement maintenant.


​​​​Malheureusement, il n'y a pas de preuve que les Étasuniens ont appris ces dures leçons, plus malheureux, le coût de leur fiasco à tenir compte des avertissements de l'histoire, y compris de la leur, pourrait très bien les voir partager le même destin que l'empire Soviétique autrefois puissant....une nation qui quand tout est dit et fait, simplement et rapidement, cessera d'exister.



Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1010.htm

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info




Samedi 2 Juin 2007


Commentaires

1.Posté par lekteur le 02/06/2007 18:46 | Alerter
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thx petrus :-)

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