Diplomatie et relation internationale

La réaction de l'Iran aux propos de Blair


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Le Ministère iranien des affaires étrangères, par la voix de son Porte-parole, a jugé audacieux les récents propos du Premier Ministre britannique, Tony Blair, sur le nucléaire iranien.


IRIB
Vendredi 9 Février 2007

"Les déclarations de Blair étaient contraires aux normes diplomatiques, dévoilant ses idées extrémistes et dépourvues de valeurs morales.", a ponctué Hosseini. En effet, prenant la parole, mardi dernier, devant les parlementaires britanniques, Tony Blair, a parlé, avec le culot qui le caractérise, du programme nucléaire iranien, mettant en cause la nature pacifique des activités nucléaires, en Iran. Le locataire du 10 de Downing Street a, de nouveau, accusé l'Iran d'ingérences dans les affaires du Moyen-Orient, notamment, en Irak. Blair a pointé un doigt accusateur en direction de l'Iran, l'accusant de vouloir créer des conflits inter-ethniques et inter-confessionnels, dans la région, au moment même où la stratégie des Etats colonialistes, dont le Royaume uni, consiste, uniquement, à créer des dissensions entre les peuples de la région, en vue de consolider et de poursuivre leurs politiques colonialistes. C'est ainsi que le gouvernement britannique a emboîté le pas à son allié outre-atlantique, les Etats-Unis d'Amérique, adoptant des attitudes similaires à celles du Président Bush, vis-à-vis du dossier nucléaire iranien. S'alignant sur la politique de Bush, Blair est le deuxième facteur de blocage, dans le dossier nucléaire iranien.

Auparavant, la Grande-Bretagne, aux côtés de l'Allemagne et de la France, avait constitué la Troïka européenne, dans les pourparlers nucléaires avec l'Iran. Dans le même temps, les Etats-Unis s'évertuaient à faire échouer ces négociations, et la Grande-Bretagne, en tant que partie négociatrice avec l'Iran, avait mis dans l'impasse les négociations en question.

La Grande-Bretagne et les Etats-Unis, en soutenant, totalement et inconditionnellement, le régime sioniste, dans la guerre de 33 jours du Liban, ont été, tous les deux, à l'origine des tensions, au Moyen-Orient. En ce moment même, ils s'efforcent de conduire le pays du Cèdre vers des conflits inter-confessionnels et inter-communautaires. Et dans ces circonstances, ils se permettent d'accuser l'Iran d'intervention dans les affaires de la région. Les forces d'occupation anglo-saxonnes sont impliquées dans la recrudescence des violences, en Irak, alors que le Premier ministre britannique ne cesse d'imputer ces troubles aux voisins de l'Irak, notamment, la RII. Bush et Blair sont, à présent, sur la sellette, à l'intérieur et à l'extérieur de leurs pays, car leurs politiques, au Moyen-Orient, ont, lamentablement, échoué. En fait, ils tentent, en proférant des accusations contre l'Iran, de se libérer des pressions internes et externes, mais l'échec des Républicains, aux dernières législatives américaines, et le départ imminent de Blair, à Londres, mettent, clairement, en évidence que ces deux alliés se sont, complètement, trompés.


Vendredi 9 Février 2007


Commentaires

1.Posté par ALI14 le 09/02/2007 17:50 | Alerter
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les sionistes et les necons sont les responsables des morts d innocents, de civils, d'enfants, de femmes, ils ont envahis l Irak, l afganistan, pour servir leurs intérets. L IRAN est dans son droit legitime , l onu devraient plutot s occuper de juger buch et ses compères pour crime contre l humanié et crime de guerre; à moin que l onu ne serve à rien (sauf à défendre les sionistes et leurs valets).

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