Diplomatie et relation internationale

La réaction de Téhéran aux allégations non fondées du Président français


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Lundi 24 Mars 2008

Le Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Seyyed Mohammad-Ali Hosseini, a qualifié de non fondées les récentes allégations du Président français, Nicolas Sarkozy, à propos du programme balistique de la RII. "Ces allégations mensongères ne servent que les intérêts des néo-conservateurs américains et des milieux sionistes.", a déclaré Seyyed Mohammad-Ali Hosseini. A rappeler que, vendredi dernier, le Président Sarkozy a accusé, de nouveau, l'Iran de développer un programme nucléaire militaire, estimant que le programme balistique iranien constituait une menace pour la sécurité de l'Europe. Ce n'est pas la première fois que le Président français accuse injustement la RII de développer un programme nucléaire militaire. En effet, depuis qu'il a remporté les élections présidentielles, en France, Nicolas Sarkozy s'est aligné sur la politique belliciste de la Maison Blanche et du régime sioniste, à l'encontre de la RII. En 2007, Sarkozy avait même menacé l'Iran d'attaque nucléaire, en violation flagrante de toutes les normes internationales. Rappelons que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France ont co-parrainé la résolution 1.803 du Conseil de sécurité de l'ONU, pour alourdir les sanctions que le Conseil de sécurité avait, déjà, imposées à l'Iran avec les résolutions 1.737 et 1.747, afin d'amener Téhéran à suspendre ses opérations d'enrichissement d'uranium, pour produire du combustible nucléaire. A présent, le Président Sarkozy répète de nouveau cette même demande illégale et injuste. En effet, la répétition de telles allégations montre que, pour les grandes puissances occidentales, le rapport du Directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui a confirmé le caractère purement pacifique du programme nucléaire iranien, s'avère insuffisant. Or, la RII est un foyer de stabilité et de paix, au Moyen-Orient, et le gouvernement iranien n'a jamais menacé la sécurité de ses voisins régionaux. Suite à la publication du dernier rapport de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien, tout le monde s'attendait, naturellement, à ce que le dossier iranien soit retiré de l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l'ONU. Mais l'approbation d'une troisième résolution anti-iranienne, sous les pressions des Etats-Unis et de certains de leurs alliés européens, montre que l'Occident n'a aucunement abandonné son hostilité à l'encontre de la RII. En tout état de cause, l'Iran a réitéré une nouvelle fois, par la voix du Porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, qu'il poursuivrait, comme avant, son programme nucléaire pacifique, et que la poursuite de l'instrumentalisation de l'ONU, par les grandes puissances, mettrait sérieusement en danger la crédibilité des organisations internationales, notamment, celle de l'Agence internationale de l'Energie atomique

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Lundi 24 Mars 2008

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