Politique Nationale/Internationale

La puissance publique est soumise au dictate des banques. La haute finance se gave sur les dos des concitoyens.


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L'association Fraternité Citoyenne
Mercredi 1 Septembre 2010

Les rouages du système monétaire actuel nous sont soigneusement cachés !

La puissance publique est soumise au dictate des banques. La haute finance se gave sur les dos des concitoyens.
Les rouages du système monétaire actuel nous sont soigneusement cachés !

L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de
l'environnement ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la
création monétaire. La plupart des gens s'imagine que notre monnaie est
créée par le gouvernement. Ce n'est pas le cas. Certes, l'État imprime la
monnaie, il est donc, officiellement et techniquement, le créateur de la
monnaie. Cela dit, les banques en prêtant de l'argent "scriptural" (chèques
et cartes de crédit) sont le créateur, de fait, des 9/10 de la masse
monétaire en circulation. Notre monnaie nous est prêtée par des cartels
bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux
banques son devoir de créer l'argent de la nation. La plus grande révolution
monétaire de tous les temps a eu lieu le 5 août 1914, soit trois jours après
la déclaration de la Grande guerre. Comme des milliers de gens veulent retirer
l'or qu'ils ont déposé dans les banques à la place des billets qu'ils
détiennent, le gouvernement français de l'époque avait décrété le
moratoire des dépôts et le "cours forcé" des billets de banques. Les
nations belligérantes et les pays neutres suivirent l'exemple. Rothschild
disait : si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation,
ils ne se soucieraient pas des lois. Une élite bancaire internationale détient
le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle - au
moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie
mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que
l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des
profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies
"gadget" alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de
la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits
nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir
politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un
territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le
premier devoir de tout gouvernement souverain.  


Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système
bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre
lui-même sans intérêt et sans dette ?  

Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées
est une trahison abominable. Le gouvernement se refuse à lui-même un
privilège que par loi il a accordé aux banques, il se fait le serviteur des
banquiers et méprise le peuple. L'objectif des banques privées n'est pas du
tout d'émettre l'argent selon les besoins de la population, mais de faire
plus de profits, et d'amener gouvernements, entreprises et individus à
s'endetter. L'oligarchie financière internationale est pour une banque
centrale européenne car c'est le meilleur moyen d'empêcher tout gouvernement
national de recouvrer sa capacité de battre monnaie. Ce tour de passe-passe,
cette escroquerie monumentale du cartel bancaire international doit cesser.
Saint-Louis, roi de France, disait :" Le premier devoir d'un roi est de
frapper l'argent lorsqu'il en manque pour la bonne vie économique de ses
sujets.". L'argent "scriptural" ou " électronique" est une bonne
invention et il ne s'agit pas de les remettre en cause, mais au lieu d'avoir
pour origine la plume du banquier à l'état de dette, ils doivent naître sous
la plume d'un organisme national à l'état d'argent serviteur. Pour qu'un
gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu'il reprenne son droit de
créer l'argent libre de dette. La royauté ayant été remplacée par
l’Etat, dans le cas d’une démocratie qui porte bien son nom, c'est-à-dire
qui permet un contrôle réellement actif de l’Etat par le peuple, l’Etat
représente le peuple, l’Etat c’est le peuple. Ainsi, indirectement, ce sont
les citoyens par l’intermédiaire de l’Etat qui exercent les droits
régaliens. Le peuple est alors souverain.  
L’économie mondialisée a toujours besoin de plus de crédits afin de se
développer. Or, chaque fois qu’une banque accorde un prêt, ce prêt est
calculé en fonction des possibilités de remboursement de l’emprunteur, et
d’un quota que la banque acquiert auprès de la banque centrale. Cela signifie
que les prêts sont des sommes mises au crédit des emprunteurs par un simple
jeu d’écritures. C’est donc de l’argent créé qui n’existait pas
auparavant. C’est la création monétaire selon le système capitaliste. Et
les citoyens par les lois, sont obligés de rembourser des dettes qui n’en
sont pas. Ce remboursement implique par ce versement de capital et des
intérêts, un enrichissement frauduleux des banques et de leurs actionnaires.
C’est devoir par son travail rembourser des dettes contractées sur de
l’argent qui n’existe pas, donc de la fausse monnaie. Ce processus de
création monétaire s'appelle la monétarisation des actifs.


Redonnons le pouvoir de création monétaire à l’Etat

Par ce moyen, tous les impôts et taxes, nationales et locales seront
supprimées. Car jusqu’avant la crise financière de 2008, ce sont des
milliards d’euros qui ont été créés par les banques par l’intermédiaire
de prêts. Ainsi, la dette de l’Etat n’existe pas vraiment, et n’est en
fait qu’une terrible supercherie.  
La création monétaire est un droit régalien du peuple souverain qui doit
lui être retourné par l’intermédiaire de son représentant, c'est-à-dire
l’Etat. Dans le cadre de l’Europe, l’Etat est alors le pouvoir central si
l’Europe se dote d’une constitution proclamant une fédération d’Etats.
Mais que ce soit au niveau national ou au niveau européen, le peuple est
souverain et a son droit régalien de création monétaire. Et tous les budgets
qu’ils soient locaux, régionaux, nationaux ou européens, doivent être
financés d’abord par la création monétaire, et ne recourir à l’impôt si
et seulement si les nécessités économiques l’obligent afin de maintenir la
stabilité des prix.  

Tel que les traités de Nice et Maastricht l’ont défini, la BCE est une
institution indépendante qui contrôle les taux directeurs, les taux
d’intérêts des prêts aux particuliers et aux entreprises. Son président
n’est pas fonctionnaire, il est un acteur privé issus du système bancaire
privé et qui défend donc les intérêts privés des banquiers. Sa nomination
par le Conseil européen n’y change rien. D’autant plus, la BCE est
totalement indépendante de toute sorte de pouvoir politique. Ainsi, non
seulement la BCE ne crée pas la monnaie, mais en plus elle sert uniquement les
intérêts privés des banquiers avant les intérêts collectifs. De ce fait, il
faut placer la BCE sous le contrôle total du pouvoir politique. Et dans le
cadre d’une fédération européenne avec un pouvoir central, c’est à la
BCE de créer la totalité de la monnaie nécessaire au bon fonctionnement de
l’économie européenne que la BCE verse en place et dû de nos impôts.  
Si nos partenaires européens refusent ce schéma, alors, la France se doit
d’en tirer les conséquences. Car il apparaît de plus en plus évident que la
construction européenne s’est faite jusqu’à présent, dans le but de
réaliser, une oligarchie des transnationales et des institutions financières.
C’est pourquoi l’Union Européenne de 2010 impose la libéralisation des
services, l’indépendance de la BCE, l’endettement des Etats et des
collectivités territoriales, la perte des droits régaliens et de la
souveraineté du peuple. Pour mettre fin à cet état de fait, il faut que les
peuples, par l'intermédiaire de leurs représentants élus, contrôlent leurs
propres énergies, et donc, aient le contrôle de leur monnaie.


Mercredi 1 Septembre 2010


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