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La prospérité, la sécurité et la dignité du peuple algérien ne sont pas négociables.


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Vendredi 13 Septembre 2019 - 00:30 Nous sommes tous otages du 11 septembre


Il semblerait que notre général en chef va régulièrement « en consultation » à Dubaï (cf. papier joint ci-dessous).

Même s'il faut évidemment faire attention à toutes sortes de manipulations et d'intoxications (et Le Point et les BHL sont très actifs dans les coulisses), il n'est pas question que l'avenir de notre pays se discute et se décide dans les Emirats, c'est-à-dire en réalité à Tel Aviv et à Washington.

Pour remettre en scelle les parasites, les relais des vautours transnationaux qui pillent le pays depuis des décennies.



Il faut que l'armée nationale mette de l'ordre dans ses affaires et se place du côté de la seule cause qui vaille: celle du peuple algérien et de l'avenir de ses enfants.

Aucune autre cause n'est négociable.

Pour ce qui est des procédures et du protocole, il y a assez d'Algériens intelligents pour en négocier les termes de manière honorable.

Et pas avec les vieux débris, les revenants de Sant’Egidio, naguère disposés à troquer notre souveraineté contre une démocratie de pacotilles et une sécurité de lombrics.

Les Algériens ne cèderont à aucun chantage. Que les "pragmatistes" et les "réalistes" fassent leur chemin.

Djeha,
V. 24 mai 2019.

PS: Quelqu'un sait-il pourquoi le quotidien "Le Temps", après les avoir reçus longtemps, rejette systématiquement les billets de Djeha. Comme d'ailleurs l'ont fait la Commission des AE de l'Assemblée Nationale; le MESR, El Watan, El Moudjahid ou La Tribune.

Je sais que des publications algériennes, européennes ou africaines ne supportent pas Djeha, mais continuent de lire ses papiers. Même El Mouradia les reçoit. C'est dire...

D'autres me font l'honneur d'une rubrique ès qualité (je les remercie au passage).

Djeha est lu et diffusé quasiment sur 4 continents sur 5 (sans forfanterie aucune).

Tant pis pour les autistes.


Djeha
Dimanche 26 Mai 2019

Les Émirats, maîtres de la contre-révolution arabe

Sébastien Boussois (*), Le Point, J. 23/05/2019 à 17:25

De l'Algérie au Yémen, Abu Dhabi soutient par tous les moyens les pouvoirs autoritaires pour étouffer toute contestation démocratique dans le monde musulman.

À voir ce qu'il se passe depuis plusieurs semaines dans le monde méditerranéen musulman, de l'Égypte à l'Algérie en passant par le Soudan, bien mal inspiré celui qui pourrait donner un pronostic sur les chances de démocratisation de cette région en grande difficulté. Pourtant, les Émirats arabes unis s'érigent aujourd'hui en médiateur idéal dans les situations de crise et appliquent le même remède partout : l'étouffement démocratique. Au début de ce que l'on avait appelé, à tort, les « Printemps arabes », en 2011, le vent d'espoir et de liberté qui soufflait sur la Tunisie, le Maroc, la Libye, la Syrie, le Yémen et l'Égypte, notamment, pouvait laisser présager le meilleur. Aujourd'hui, à part quelques pays miraculeusement rescapés comme la Tunisie « sous assistance » et « sous influence », les espoirs soulevés dans les pays qui ont connu une révolution victorieuse ont fait long feu.

La perception que l'on a des Émirats arabes unis (EAU) comme un îlot libéral au milieu de l'archipel de monarchies conservatrices du Golfe est un mythe. Dans l'ombre des gratte-ciel clinquants et d'une image soigneusement travaillée, les EAU se sont transformés ces dernières années en un État policier – un État autoritaire qui ne cherche pas seulement à renverser les acquis des révolutions arabes, mais encore plus d'imposer son idéologie en réalité plus intransigeante et machiavélique que celle du royaume saoudien sur laquelle on a tendance à se focaliser.

Les Émirats ne font pas que préparer le lancement d'une sonde sur Mars : ils s'acharnent également à étendre leur influence dans le monde et à mener une campagne contre-révolutionnaire de plus en plus active et radicale. C'est le plan mis en place par Mohamed Ben Zayed, prince héritier d'Abu Dhabi, pour externaliser et « glocaliser » sa doctrine sécuritaire dans tous les pays qui ont espéré la démocratisation. Cette « doctrine MBZ » a déjà transformé en partie le pays en « petite Sparte » du Golfe, certes puissante sous l'Antiquité, mais bien peu réputée pour son pacifisme.

Soutien ou ingérence ?

Abu Dhabi est omniprésente dans la vie politique de l'ensemble des pays en crise de la région, de sorte que chacun des pays du Printemps arabe a quasi réglé la situation de déstabilisation qu'il a pu connaître en 2011. La Tunisie s'est stabilisée et a entamé sa transition démocratique par une nouvelle Constitution, une vie politique active et des élections fin 2019. Mais dans ce pays, Abu Dhabi soutient clairement la présidence actuelle bien mal en point et largement critiquée à l'intérieur, contre le premier parti du pays, la formation islamiste Ennahda.

Quant à la Syrie, après des années de guerre, elle est revenue à l'autoritarisme stable avec le maintien de Bachar el-Assad au pouvoir et la défaite de Daech : l'accord du 15 mars 2019 entre la Russie et les Émirats ouvre les portes de ce pays détruit à Abu Dhabi, qui est désormais son premier partenaire. L'Égypte, elle, après une révolution du 25 janvier 2011 pleine d'espoir a tout perdu avec le putsch contre le président Mohamed Morsi en 2013 et l'installation du nouveau raïs, le maréchal Abdelfattah Sissi, jusqu'à au moins… 2030. Le pays doit son retour à la dictature au soutien des Émirats arabes unis.

En Algérie, pays qui a enfin entamé son nouveau printemps algérien, après celui de 1988, elle voit son chef d'état-major Gaïd Salah – un général qui effraie les Algériens en quête de démocratie – être en contact permanente avec le puissant Mohammed Ben Zayed. Et le militaire algérien ne cache même plus ses nombreux allers-retours à Abu Dhabi.

Quid du Yémen et de la politique « humaniste » qu'Abu Dhabi prétend mener sur place depuis cinq ans avec le concours de Riyad ? Cette guerre a provoqué la pire catastrophe humanitaire du monde avec près de 100 000 enfants morts et des millions de déplacés : tout cela pour venir à bout de la « rébellion » houthiste, soutenue par l'Iran.

Et nous arrivons enfin à la Libye, pour laquelle les Émirats arabes unis prétendent détenir la solution. Ce pays, dans lequel le renversement de Mouammar Kadhafi a provoqué un chaos quasi régional, n'est arrivé à rien en huit ans de conflit. À la décharge des Émirats, personne d'autre n'a trouvé de solution à ce jour.

La guerre comme la lutte de clans et de gouvernements entre Tripoli et Benghazi n'en finit pas et la communauté internationale gère l'ingérable : l'intrusion de tous dans une histoire politique qui devrait être réglée par les Libyens en premier et en dernier ressort. Les dernières révélations de la BBC sur les crimes de guerre pratiqués par Abu Dhabi en Libye, après celles il y a deux ans des prisons émiriennes au Yémen où seraient pratiquées la torture, n'ont pas fini de faire des remous.

Derrière le soutien émirien à une nouvelle Libye à son image, un homme : le peu commode Maréchal Khalifa Haftar. Il est accusé ces dernières semaines de crimes de guerre dans la ville de Derna, alors que les combats font toujours rage dans la capitale du pays. Basé à Tripoli, le gouvernement d'Union nationale dirigé par Fayez el Sarraj, reconnu par les Nations unies, est chaque jour menacé par celui qui n'est autre que la main des Émirats dans l'Ouest libyen. Le désastre humanitaire qui guette pourrait être, à l'image du Yémen, la prochaine grave crise à venir.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : à ce jour, près de 18 000 Libyens ont été déplacés à Tripoli, ville qui compte un million d'habitants. L'offensive d'Haftar à venir sur Tripoli, après plusieurs tirs d'intimidation à la mi-avril 2019, pourrait entraîner des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Que ce soit l'Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, l'expertise de ces deux pays en règlements de conflits depuis cinq ans s'avère douteuse, à l'image de celle de leur mentor américain. Puisque le droit international ne prévaut plus actuellement, nul besoin de gagner une guerre pour mener la danse. Mais doit-on continuer à observer, dans l'indifférence la plus totale, le redécoupage du Moyen-Orient tant rêvé par Abu Dhabi, peu importe le nombre de morts et le chaos ? Le « projet » émirien : dessiner une carte avec de nouveaux pouvoirs autoritaires partout dans la région et empêcher la démocratisation, source de bien trop d'instabilités, par tous les moyens. Mais en agissant ce la sorte, Saoudiens et Émiriens ont mis le doigt dans un engrenage infernal dont il sera difficile de sortir : celui de la contagion des pouvoirs armés contre les peuples en alerte.

*Sébastien Boussois est chercheur en sciences politiques associé à l'Université libre de Bruxelles, auteur de "Pays du Golfe : les dessous d'une crise mondiale" (Éditions Armand Colin).
La conférence sur le plan de paix américain vise à aider les Palestiniens, assure Bahreïn

AFP, mardi 21/05/2019 à 17:34
Bahreïn a assuré mardi que la conférence sur le plan de paix américain qui doit se tenir le mois prochain dans le royaume n'avait "pas d'autre objectif" que d'aider les Palestiniens, après que ceux-ci eurent déclaré ne pas avoir été consultés.

Intitulée "De la paix à la prospérité", la conférence "n'a pas d'autre objectif" que d'aider le peuple palestinien à "développer ses capacités et à accroître ses ressources", a assuré le chef de la diplomatie bahreïnie, Khaled ben Ahmed Al-Khalifa.

Le royaume de Bahreïn "continue de soutenir le peuple frère de Palestine concernant la restauration de ses droits légitimes sur son sol et la création d'un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", a-t-il affirmé dans un communiqué.

La Maison Blanche a annoncé dimanche qu'elle co-organiserait avec Manama une conférence les 25 et 26 juin sur les aspects économiques du très attendu plan de paix américain.

"Nous n'avons été informés par aucune partie de la réunion annoncée à Bahreïn", a réagi lundi Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Nous n'avons mandaté aucune partie pour négocier en notre nom", a-t-il ajouté.

Les Palestiniens boycottent l'administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017.

Ils considèrent la partie orientale de la ville comme la capitale de l'État auquel ils aspirent.

Intitulée "De la paix à la prospérité", la conférence doit réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires.

Il s'agit d'une "opportunité charnière" pour "partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix", a estimé dimanche la présidence américaine dans un communiqué commun avec Bahreïn.

Les Palestiniens y voient une contrepartie financière en échange de l'acceptation de l'occupation israélienne. "Les tentatives visant à promouvoir une normalisation économique de l'occupation israélienne de la Palestine seront rejetées", a prévenu M. Erakat.








Dimanche 26 Mai 2019


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