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La pression monte sur Veolia


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Dans Jérusalem-Est Occupée, le réseau du tramway israélien actuellement en cours de construction en violation du droit international sur des terrains saisis aux Palestiniens par Veolia, une entreprise européenne, va fondamentalement modifier le paysage. Veolia et son partenaire Alstom ont poursuivi leur implication dans le projet contesté, attirant ainsi l'attention des institutions financières et de la société civile. Récemment, la Coalition Civique pour la Défense des Droits des Palestiniens à Jérusalem, représentant 18 institutions, a mis sur sa liste noire Veolia en tant que société à être visée pour son attaque contre les droits de l'homme palestiniens, car elle a délibérément ignoré les appels lui demandant de se retirer du projet de tramway.

Par Adri Nieuwhof
Adri Nieuwhof est un consultant et défenseur des droits de l'homme.


Lundi 27 Octobre 2008

Le tramway en construction à Jérusalem 10 Février 2008. (Anne PAQ/ActiveStills)
Le tramway en construction à Jérusalem 10 Février 2008. (Anne PAQ/ActiveStills)
Matthijs Bierman, le directeur de la banque néerlandaise à croissance rapide, Triodos Bank, a noté cet été dans sa publication, Triodos Nieuws, que des clients «manifestaient leur mécontentement par un boycott». A chaque fois qu'ils achètent un produit ou un service, ils votent en faveur de l'entreprise. Toutefois, les clients peuvent également émettre un vote négatif en boycottant les produits, comme ils l'ont fait avec ceux exportés par l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid.

Interrogée sur sa politique d'investissement dans Veolia et Alstom, la banque a répondu qu'elle n'a pas investi et qu’elle n’investirait pas dans les entreprises.

Triodos ne veut pas soutenir des régimes dictatoriaux en raison de leur caractère antidémocratique. En Palestine, en raison de l'occupation israélienne, la démocratie est impossible. C'est la raison pour laquelle Triodos exclut explicitement les entreprises qui contribuent à la poursuite de l'occupation, comme Veolia, Alstom, Motorola, et Caterpillar.

Dans une interview publiée récemment sur le site internet du Centre de Ressources sur les Entreprises et les Droits de l'Homme, des analystes d’un cabinet de conseil suédois qui aide les investisseurs à l'investissement responsable, Ethix, explique que les résolutions des Nations Unies sur les colonies israéliennes sont prises en compte lors de la sélection des entreprises pour ses clients.

Ethix a écarté les entreprises qui fournissent les véhicules mécanisés pour détruire des maisons palestiniennes, ou qui fabriquent et fournissent de façon répétée des armes utilisées contre des civils en violation avec les lois sur les droits de l’homme.

Ethix a appris la participation de Veolia et d’Alstom dans le projet de tramway à Jérusalem par des reportages dans les médias et a déterminé qu'elles ne répondaient pas aux normes internationales en matière d'investissement responsable.

Dans l’affaire en justice menée contre Veolia et Alstom en France, les entreprises ont soulevé une série d'objections afin de se soustraire au débat de fond devant le tribunal. Par exemple, elles ont d'abord affirmé qu'elles n’avaient jamais signé de contrat avec le gouvernement israélien.

Toutefois, le tribunal de Nanterre a décidé en Juin que Veolia et Alstom devaient présenter le contrat sur le tramway, qui a été signé le 22 Septembre 2004, y compris ses annexes, ainsi que d'une traduction légale en français.

Au début du mois de Septembre, les entreprises ont remis tous les documents requis au tribunal, et la prochaine audience a été fixée au 24 Novembre 2008 où les avocats représentant l'OLP et l'Association France Palestine Solidarité présenteront leurs cas. Le tribunal décidera de la manière de procéder après cette audience.

Les fonds de pension néerlandais ont exclu les entreprises impliquées dans la production d'armes en raison de la pression de leurs clients. Inspirés par cette politique, des militants ont demandé PGGM, l'un des principaux fonds de pension néerlandais, de céder ses investissements de Veolia, l'une des 4500 entreprises de son portefeuille.

Chaque année, l’institution indépendante, Dutch Sustainability Research, étudie toutes les sociétés à la recherche d’une possible implication dans les violations des droits de l'homme pour PGGM.

Bien que Veolia n'ait pas été signalée par Dutch Sustainability Research, PGGM a promis d’étudier les activités de l'entreprise afin de déterminer si une action est nécessaire. Dans d'autres pays européens, les activistes ont commencé à influencer les fonds de pension et les conseils municipaux pour exclure Veolia de leurs relations.

Au cours des dernières années des militants au Danemark, en France, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suède et en Suisse ont envoyé un message clair aux institutions de leur pays pour leur demander de rester à l’écart des sociétés qui profitent de l'occupation israélienne.

En ignorant les nombreux appels lancés par des militants leur demandant de se retirer du projet de tramway de Jérusalem, Veolia et Alstom n'ont fait que renforcer leur image d'entreprises qui ne s’intéressent pas aux droits de l'homme et au droit international.

Source : http://electronicintifada.net/
Traduction : MG pour ISM


Lundi 27 Octobre 2008


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