Néolibéralisme et conséquences

La presse allemande somme la City de Londres de dire adieu à la spéculation


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Mercredi 25 Mars 2009

La presse allemande somme la City de Londres de dire adieu à la spéculation
Après des décennies d’aveuglement idéologique, certains analystes finissent par donner raison (sans les mentionner) à Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade qui ont toujours souligné le rôle prépondérant de la City de Londres comme cœur de ce système spéculatif.

Le débat éclate dans le cadre d’un bras de fer mondial sur la question des « paradis fiscaux » sur lesquelles Londres, tout en prétendant vouloir les réguler, compte bien continuer à tirer profit.

Après la chronique de Marc Roche, dans Le Monde du 18 mars, c’est au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung de mettre quelques points sur les i : « Le déclin de l’Empire britannique a commencé avec la guerre d’indépendance américaine en 1775 » lance l’éditorial. « C’était le début d’un processus douloureux qui a conduit à la prise de conscience que l’Empire britannique n’est plus le centre du monde. Aujourd’hui, le déclin du capitalisme financier anglo-américain pourrait s’avérer plus rapide. Et ce processus risque d’être aussi traumatisant pour eux que pour ceux qui assistaient à l’effondrement d’un empire mondial. Un des axiomes considéré inébranlables jusqu’à ce jour, celui consistant à penser qu’il n’existe aucune limite à la spéculation sur l’argent et les produits financiers, commence à trembler sur ses fondements dans une des pires crises depuis des décennies. »

(…) « L’épicentre le plus important de cette perturbation en Europe est la place financière de Londres. Une métropole où se concentrent, bien plus qu’ailleurs sur le continent, la plus grande densité de banques, de hedge funds et de sociétés financières au bord du précipice ».

A partir du « big bang » de 1986, une orgie de dérégulation organisée à l’époque Thatcher, la City est devenu « un marché pour spéculateurs qui préféraient les primes aux vraies affaires. De ce point de vue, c’est logique que les autorités de surveillance soient conçues comme des entités superflues qui ne sont là que pour faire obstacle aux forces du marché ».

Bien que le gouvernement de Gordon Brown avance quelques textes pour légiférer, ces propositions « ratent le coche », car « elles ne traitent nullement du danger d’incendie qui menace depuis quelques années les cuisines toxiques des banques et des fonds spéculatifs. Il s’agit des dérivés de crédit, ces assurances compliquées supposées couvrir les défauts de paiement. »

(…) « La spéculation sur ces dérivés continue à tout va, en dépit des mise en garde formulées y compris par le gouvernement britannique lui-même. Dans les tours de verre de Canary Wharf siègent des spéculateurs qui parient sur la faillite d’Etats membres de la zone euro, tel la Grèce et l’Irlande. Cette menace à la zone euro pourrait devenir un test pour sa cohésion. C’est pour cela que c’est dans l’intérêt de l’Europe que la City dise au revoir à la spéculation. Ce qui est requis, c’est de réduire le secteur financier à une taille qui soit saine pour l’économie. Ce sujet sensible sera au cœur des discussions du sommet du G20, tout comme l’encadrement des paradis fiscaux », conclut l’éditorial.

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Mercredi 25 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par napooiseau le 25/03/2009 18:58 | Alerter
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Mieux vaut tard que jamais!
Mais là, je crois qu'il est vraiment tard;... pour les Allemands comme pour les Français( surtout Mr Sarko&co).
Que n'a-t-on démoli la social démocracie; pourtant n'était-il pas beau le redressement germanic après guerre?
Mais voilà, étant le premier allié des USA, l'Angleterre était nécessairement l'exemple à suivre, surtout que sa payait bien pour tous les politiques de petite et moins petite envergure (qu'ils soient de gauche, de droite ou de quelqu'endroit du milieux politique).
Place au capital roi, vive la dépénalisation des affaires: M Sarko, Mm Merkel, M Berlusconi, M Schroeder, et j'en oubli. Tous à la soupe et maintenant? Tous à la poubelle?

2.Posté par blackhole le 25/03/2009 20:01 | Alerter
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Autant demander au loup de ne plus chasser l'agneau!

De tout façon, les propositions de Larouche et Cheminade font partie de l'ancien monde. Ils raisonnent toujours en parlant de système économique, de système monétaire, de système financier, de régulation/dérégulation...
En gros pour eux, tout tourne toujours et encore autour du fric.

On ne résout pas un problème avec le système de pensée qui l'a produit (A.Einstein)

3.Posté par gurdjieff le 25/03/2009 20:53 | Alerter
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Autant demander à tigre de manger des salades.
le premier paradis fiscal, la première machine à laver l'argent pourrit, la place financière qui a ruiné des pays entiers producteur de famines célèbres et de drogue en Chine et les spéculation sur les monnaies, les matières premières dont la dernière en date, la ruine des exploitants de cacao de la côte d'ivoire.
s'il vous plait messieurs les bandits de grands et petits chemins dites adieu à la spéculation, s'il vous plait.

4.Posté par ZIMIR le 25/03/2009 21:10 | Alerter
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LaRouche parle de COLLAPSUS d'un effondrement général de tout le système, exactement comme la faillite de la famille italienne les BARDI et les banquiers Vénitiens au XIV siècle.
Quand la panique va saisir tout le système quand on saura que cette masse de dette impossible à honorer = 6 PIB mondiaux, est un monceau de papier sans valeur ça va faire sauter plus d'un politicard.
Pour le moment ils sont sur la planète Mars et continuent jusqu'à crever d'appliquer comme des perroquets sans cervelles, les recettes qu'ils ont appris comme des singes savants et d'un niveau désolant de servitude envers les spéculateurs, les voleurs à qui ont demande de sauver le système.
Ce n'est un secret pour personne l'argent de la drogue est une des grande source de liquidité, alors je vois mal la City de Londres dire adieu à la spéculation sans la FORCE.

5.Posté par Les culs de pyramide le 25/03/2009 21:53 | Alerter
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Le problème avec la révolution, et tout son charme, c' est qu' elle construit du neuf sur les ruines du passé. Ca défoule, ça soulage, ça fait du bien, mais cela inove t-il vraiment dans le fond ?

Mais dans le neuf,se trouvent-ils pas cachés, malheureusement, les bons côtés et les futurs travers de la future société avec ses nouvelles règles qui, hélas, ne se verront que bien plus tard au fil d' une' expérience douloureuse ?

Or, toute cette peine et ce temps perdu à essayer de mettre au point laborieusement un autre monde auraient pu être économisés si cela avait été possible de le faire dès le départ en proffitant de l' afaiblissement de l' ancien système.

Pourquoi défaire puis refaire quand parfaire, sans perdre ni temps ni efforts, peut suffire ?

Je crois que les propositions de Larouche et de Cheminade se situent précisément dans ce contexte pragmatique et à la logique humaniste.

6.Posté par napooiseau le 26/03/2009 08:27 | Alerter
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Il est vrai qu'un changement soft serait souhaitable , mais voilà: ni Marie-Antoinette, ni aucun autre Bonze de notre époque ne voudront jamais cèder sans contreinte forte. La preuve en est des banquiers "français"qui ne répondent pas aux allusions mieleuses de notre chers président vassalisé.
D'ou la quasi certitude qu'il faudra en passer par des moyens plus persuasifs. Est-ce que nous en viendront là; la question la plus appropriée me semblerait plutôt quand?
Quand à l'Angleterre, elle n'est plus de taille pour résister à une coalition Germano-Française qui pourrait bien voir le jour avec quelques acolytes. Il faut dire que plus d'un siège pourrait savérer éjectable( cf: le gouvernement Tchèque).
La société à venir est encore incertaine, mais le déclain de l'actuelle ne fait plus aucun doute.

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