Politique Nationale/Internationale

La politique israélienne remise en cause au sein de la Commission pour la politique étrangère de l'Assemblée nationale française



Mardi 20 Avril 2010

La politique israélienne remise en cause au sein de la Commission pour la politique étrangère de l'Assemblée nationale française
La politique israélienne a été, sérieusement, remise en cause, lors d'une récente réunion de la Commission pour la politique étrangère de l'Assemblée nationale française. Cette réunion a eu lieu, en présence de l'ambassadeur israélien, à Paris, et avant la visite en France du Président régime sioniste, Shimon Peres. Certains membres de la Commission, tout en se présentant comme des amis d'Israël, se sont adressés à l'ambassadeur israélien, à Paris, pour critiquer le refus de Tel-Aviv de geler la colonisation, en dépit des appels pressants des Etats-Unis et de la France. Certains membres de la commission ont eu un ton critique, à l'égard de la politique nucléaire israélienne, et du refus de ce régime de reconnaître qu'il possède l'arme nucléaire, malgré les révélations faites en la matière. Ils ont critiqué, également, le mutisme observé, face aux capacités nucléaires israéliennes, qui représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale. Ils s'en sont pris, également, à la politique de Paris, visant à ménager et à courtiser le régime israélien. Membre de la commission, Henri Plagnol s'est dit désorienté, face à la politique israélienne, notamment, en ce qui concerne la poursuite de la colonisation. Tout en déclarant qu'il était, toujours, un ami d'Israël, ce dernier s'est adressé à l'ambassadeur du régime israélien, pour lui demandet comment pouvait-on, avec la poursuite de la politique de  colonisation, s'attendre à la création d'un gouvernement palestinien? "J'ai, toujours, été un ami d'Israël. Je le suis, toujours. Cependant, j'avoue que je suis déboussolé, face à la politique israélienne.", a-t-il ajouté. Il a dit ne pas pouvoir comprendre la raison de la politique de ses amis israéliens, quant à la poursuite de la colonisation. "Avec de telles politiques, je suis désorienté, quant à la sincérité d'Israël, au sujet de la création de deux Etats.", a-t-il déploré. Il faisait allusion à la création d'un gouvernement palestinien, à côté du gouvernement israélien, politique que soutient la France. En fait, il a donné, indirectement, raison aux Palestiniens de ne pas faire confiance aux occupants sionistes. Ce député de l'UMP, à l'Assemblée nationale, a précisé: "Je ne sais comment les autorités israéliennes peuvent se présenter à la table des négociations, alors qu'Israël n'a pas pris une décision transparente concernant l'arrêt de la colonisation." Un autre député, présent à cette réunion, Jacques Mayer, a déclaré qu'Israël devait annoncer avoir en sa possession l'arme nucléaire. S'adressant à l'ambassadeur israélien, il a dit: "En raison du soutien qu'elle vous a apporté, la France sait mieux que quiconque que vous possédez l'arme nucléaire. Reconnaissez-le donc. Tous les experts savent que vous disposez d'au moins 200 ogives nucléaires." Il a, néanmoins reconnu que c'est la France qui a transformé Israël en une puissance nucléaire. La France sait mieux que tout autre pays qu'Israël possède l'arme nucléaire, car elle l'a aidé à s'en doter. Faisant allusion au fait que l'objectif de la France est d'assurer la sécurité d'Israël, il a indiqué qu'Israël s'est orienté dans une direction qui risque d'aboutir à une impasse. Un autre membre de la Commission pour la politique étrangère de l'Assemblée nationale française, Jean Luc Reitzer,  a, aussi, critiqué la politique israélienne de colonisation, une politique qui a poussé les Palestiniens à refuser de s'engager dans les négociations. "Cette politique est le prolongement de celle de la construction du mur de séparation. Israël veut mettre la communauté internationale devant un fait accompli.", a-t-il précisé. "Le retour des réfugiés, a-t-il indiqué, est l'une des questions dont Israël ne veut pas entendre parler, ce, alors qu'il poursuit la politique de colonisation." S'adressant à l'ambassadeur israélien en poste à Paris, Reitzer a ajouté: "Avec la poursuite de la politique de colonisation, comment voulez-vous créer un Etat Palestinien, car cette politique équivaut à étouffer dans l'œuf l'Etat palestinien." Un autre membre de la Commission pour la sécurité étrangère de l'Assemblée nationale, Hervé de Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères, a critiqué l'attitude de l'actuel Chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, vis-à-vis d'Israël. Faisant allusion à la décision du régime israélien de construire 1.600 nouveaux logements, à Qods-Est, il s'est adressé à Kouchner, en son absence, pour dire: "Jusqu'à quand voulez-vous ne pas réagir à la politique rétrograde vis-à-vis des Palestiniens? " "Israël construit ces logements, dans une région qu'il occupe, illégalement, depuis 40 ans. Pouvez-vous nous dire jusqu'à quand l'Europe et la France tolèreront cette politique rétrograde d'Israël et ne manifesteront aucune réaction? ", a rappelé Hervé de Charrette, dont les propos ont été salués et applaudis par certains députés. "Ni la France, ni l'Europe, n'a eu une quelconque réaction, face à cette politique.", a-t-il déclaré, avant de déplorer la poursuite du blocus israélien de la bande de Gaza dont la population vit dans une grande prison à ciel ouvert et endure la misère et d'énormes souffrances. "Qu'ont fait l'Europe et la France?", s'est-il interrogé. "Rien! Qu'est-ce que vous avez fait pour arrêter la colonisation? Rien!" Cet homme politique français a fait remarquer que des milliers de Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, sans aucune inculpation, ni aucune procédure judiciaire. A ce propos, aussi, a-t-il précisé, l'Europe n'a rien fait. Qualifiant de sans précédent la politique de provocation d'Israël, l'ancien ministre français des Affaires étrangères a estimé que le Premier ministre israélien veut, intentionnellement, rendre impossibles les négociations avec les dirigeants palestiniens. Tout en déclarant que la politique officielle de la France consistait à assurer la paix et la sécurité d'Israël, il a déclaré: "En dépit de cela, nous n'acceptons pas le fait que la mort des Palestiniens résulte de la politique d'intolérance et aveugle d'Israël." Finalement, s'adressant à Kouchner qui se montre préoccupé par les Droits de l'Homme, il a dit: " Qu'avez-vous fait face aux politiques d'Israël? Je vous demande d'entendre le cri du peuple palestinien qui est victime d'une injustice historique."
Hervé de Charrette a quitté, à la fin de l'année dernière, le parti au pouvoir, à savoir, l'UMP, pour rejoindre le nouveau centre qui détient quelques portefeuilles ministériels. La semaine dernière, le Président du régime israélien, Shimon Peres, a visité la France, où il s'est entretenu avec les autorités françaises. Il a, également, participé à une cérémonie qui a soulevé un tollé général chez l'opinion publique. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a baptisé une place du 7ème arrondissement de la ville du nom du fondateur du régime terroriste d'Israël, Ben Gourion. Cette décision a été qualifiée par de nombreux français, de pollution, à Paris. Des rassemblements ont eu lieu, dans la capitale française, au même moment, pour protester contre la tenue d'une telle cérémonie. Les médias ont préféré passer sous silence ces mouvements de protestation. Pourtant, une telle censure, de la part des médias n,'a pas empêché la poursuite des protestations et des contestations. Le gouvernement français a pour politique de défendre et de soutenir le régime d'Israël. Une telle politique est de plus en plus critiquée par les hommes politiques et les analystes français, ce qui exprime un raz-le-bol général, face à l'expansionnisme du régime extrémiste d'Israël. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, Paris a opté pour le plein soutien à Israël.

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Mardi 20 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par damien le 20/04/2010 13:02 | Alerter
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Mais que peut et que va faire cette commission. Quelle que soit son avis, sarko et kouchner, décident seul. Il n'y a qu'à voir qui s'occupe du dossier palestinien dans le gouvernement sarko. C'est une sioniste membre de l'aipac.
Rien que cela reflète largement la position réelle de sarko. Quand à kouchner, il ne fait que s'indigner (il fait semblant) du sort des palestiniens. Cette commission fait partie de la politique spectacle de sarko. Car au final c'est le CRIF qui décide.

2.Posté par Claude le 21/04/2010 16:28 | Alerter
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Je suggère, même si on n'est pas de leur bord, d'envoyer des encouragements à ces trois "députés dépités"

Ils sont sur la bonne voie

Ils finiront peut-être par comprendre que l'existence de l'entité sioniste est éthiquement inadmissible, donc indéfendable par toute personne honnête suffisamment informée.

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