Palestine occupée

La poésie de la Résistance


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Mardi 5 Février 2008

La poésie de la Résistance
Première Qibla des Musulmans ! Terre sacrée des religions monothéistes ! Pays de l'Intifada, de l'épopée et du martyre ! Tu portes à tes flancs les stigmates d'un complot conçu au XIXe siècle par la Grande Bretagne et la France lorsqu'elles démantelaient l'empire ottoman. C'est depuis ce temps-là qu'elles ont projeté le plan de jeter les bases d'un Etat, au cœur de la Palestine, avec des habitants juifs. Au début du XXe siècle, alors que le monde était aux prises avec la première Grande Guerre, la déclaration de Balfour promit la mise en place d'un Etat juif en Palestine, donnant le feu vert aux organisations sionistes pour orchestrer l'immigration massive des juifs vers les territoires palestiniens. Et le 29 novembre 1947, sous la pression des chancelleries occidentales et du Sionisme, la Palestine fut démembrée. Les Sionistes s'accaparèrent la part du lion, et, sans tarder, les Occidentaux reconnurent officiellement le régime sioniste, jetant sur le chemin de l'exode la population palestinienne. Depuis, les Palestiniens combattent pour émanciper leur terre ancestrale du joug de l'Occupant, l'Ummah islamique dénonce cette occupation, et tout homme libre ne peut s'empêcher de protester contre tant de tyrannie. L'occupation entraîna, dans son sillage, une cohorte de massacres sauvages, d'attentats ciblés, d'exode... et commença le calvaire du peuple palestinien, ponctué de souffrances, de douleurs, de trahisons... et la terreur étendit, peu à peu, son ombre sur la terre de Palestine. Ce fut dans ces circonstances que les premières pousses de contestation de l'occupation germèrent, grandirent, et ce fut ainsi que l'arbre altier de la Résistance que les combattants palestiniens arrosaient de leur sang, enfonça ses racines profondes dans la terre des oliviers, déploya ses branches puissantes dans le ciel bleu de la Palestine et donna ses fruits. *** La Résistance palestinienne trouva dans l'art la voix qui lui fallait pour faire entendre le cri de la justice de son peuple au monde entier et quoi de plus éloquent, de plus fort que la poésie pour être l'expression, par excellence, de tant de douleurs, de souffrances, mais aussi, de courage et de sacrifice, en un mot, de résistance. En traversant les portes de la littérature et de l'art, l'épopée du peuple palestinien assura sa pérennité dans les annales de l'histoire, fit connaître au monde entier le calvaire que vit tout un peuple depuis maintenant six décennies sur sa terre natale. Qu'ils soient palestiniens, arabes ou d'autres nationalités, les artistes, les écrivains et les poètes à l'esprit libre et à l'âme noble se sont dévoués à la cause palestinienne. Et les poètes y ont eu la plus grande part. La poésie se voulut le miroir de l'épopée de la Palestine. Le poète fut, dès lors, le fidèle compagnon d'arme des combattants palestiniens, sur les champs de bataille, alimentant la résistance de son souffle vivifiant. *** Tu es mon affliction et ma joie Mon arc-en-ciel et les stigmates de mon cœur Ma liberté et mon joug Tu es le mythe Cette terre qui m'engendra Tui es à moi avec tous tes stigmates Chaque blessure sur tes flancs est un verger tu es mon soleil qui sombre dans l'horizon sanglant tu es la nuit ! mais une nuit claire et ardente tu es ma vie et ma mort. *** Le poète exilé fait son credo de la nostalgie de la terre natale, du désir du retour au pays ancestral, et Mahmoud Derviche, l'auteur du poème dont nous vous avons lu des extraits, ne fait pas exception à la règle. Quatre thèmes majeurs ponctuent les œuvres des poètes palestiniens, voire, arabes, composés durant ces 60 années de l'occupation de la Palestine. Khaled Soleiyman, auteur de « La Palestine et la poésie contemporaine arabe » note un point important. Selon lui, les poètes soudanais, libanais, tunisiens, irakiens et, bien sûr, palestiniens sont tous bouleversés par l'indifférence totale des dirigeants arabes à la crise palestinienne ; leurs œuvres reflètent les critiques et les protestations envers une telle attitude irresponsable. Le panarabisme est un autre point important qu'ont remarqué les critiques littéraires dans la poésie de la résistance. Une idéologie qui s'est pourtant avérée stérile et impuissante à remédier aux problèmes du peuple palestinien. Or, à l'orée de l'avènement de la Révolution islamique en Iran, les étincelles de l'espoir illuminèrent le cœur du peuple palestinien, tandis que l'Islamisme s'épanouissait dans le monde musulman, notamment, en Palestine occupée. La Révolution islamique d'Iran qui s'abreuvait à la source du mouvement du Prince des martyrs, l'Imam Hossein - béni soit-il - fit déferler la vague de l'engouement islamique et du martyre chez le peuple de la Palestine. La Révolution islamique remit à l'ordre du jour du monde de l'Islam la libération de la Palestine et de la sainte Qods du joug du Sionisme. Dans le sillage de l'échec des négociations de compromission entre les Arabes et les Sionistes, le mouvement de l'Intifada de la Mosquée d'Al-Aqsa vit le jour au seuil du 3ème millénaire. Cette seconde Révolution des cailloux a trouvé son garant dans la résistance et le jihad des combattants palestiniens. Au tournant de l'Intifada de Qods, la poésie eut sa part ; elle ne se laissa pas distancer, elle évolua, s'imbiba de l'épopée et du martyre. Mahmoud Derviche exprime cette même idée dans un poème où il s'adresse à sa patrie : Lorsque je te regarde Je vois Karbala... Et Ezzedin al-Manasareh reprend cette même idée : Tu sais où je me rends à la tombée de la nuit Mes pas me conduisent vers ce café dont les murs nous distillent l'affliction mais ce café est tout près de la tente de Hossein et je sollicite l'agrément de Hossein Nous sommes les voisins de Hossein. *** De telles approches augurent un nouvel élan vers la célébration de la culture du martyre ; elles viennent en prélude à l'intérêt croissant des poètes aux concepts islamiques. Ils craignent nos montagnes Qu'ils savent enceintes de mille Intifadas. Ils craignent nos maisons Qu'ils savent abrités les soldats de l'Intifada Ils craignent notre cœur Qu'ils savent palpités dans nos poitrines Ils craignent ces poèmes Qui annoncent l'Intifada.

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Mardi 5 Février 2008


Commentaires

1.Posté par gina le 29/11/2008 18:25 | Alerter
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cette poesie ma emue !!!!!!
tres poetique
BRAVO
L'ARTISTE
PARFAIT
JE
KIFFE
LOVE

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