Et la situation ne fait que s'empirer : les partis de la coalition au sein du gouvernement lui claquent la porte ou menacent de se retirer du cabinet au risque de provoquer son effondrement. Le parti « Israël Bitna » d'Avigdor Liberman, ministre des affaires stratégiques du régime, a ainsi quitté le cabinet et le parti Shas a menacé de le suivre. Olmert se sent plus que jamais mis en tenaille. Les observateurs politiques estiment que le retrait d'Israël Bitna du cabinet israélien va susciter une vague de démissions ministérielles, et ce , au seuil de la publication du rapport final de Winograd, commission chargé d'étudier les failles du gouvernement sioniste, lors de sa guerre de 2006 contre le Liban. D'autant plus que la commission Winograd qui a vivement critiqué dans son premier rapport, le dysfonctionnement des décideurs de Tel-Aviv a encore haussé le ton dans son rapport final contre le gouvernement, resserrant un peu plus l'étau autour de son chef. Dans une telle situation, les partis et les ministres sionistes n'ont d'autre choix que de chercher, sous divers prétexte, à se défaire des retombées négatives et néfastes de la crise politique, sans doute l'une des plus sérieuse qu'ait jamais connu le régime factice d'Israël. Quoi de mieux qu'abandonner le politicien Olmert à son triste sort et de s'en éloigner avant qu'il ne soit trop tard. C'est un premier ministre et au-delà un régime à bord du gouffre comme le soulignent bon nombre d'analystes et même certains responsables israéliens.