Croyances et société

La perception occidentale de l'Islam entre l’objectivité et la partialité


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Dimanche 10 Septembre 2017 - 09:40 L'Imamat (Réfutations)


L'Islam est revenu de nouveau sur la sellette en occident sur le plan académique, médiatique, politique et stratégique. La campagne occidentale en faveur de l'Islam montre un degré de compréhension, outre la partialité et l’inimitié en vigueur. Le livre de Dr Muhammad Ammara, « L'Islam au travers des yeux occidentaux » est un échantillon des deux côtés et convient comme résumé pour l’intellectuel et le chercheur, pouvant lui permettre de découvrir de manière juste et équilibrée la question de l'Islam et de l’Occident, et ne pas être prisonnier de la généralisation et de la partialité.


Samedi 1 Avril 2006





Le magazine « Affaires de l’Etat » qui parait à Cambridge en Angleterre, a publié dans son n° de janvier 1991 un dossier sur l'Islam réalisé par deux spécialistes de la sociologie politique parmi les plus grands d’Angleterre, (Edouard Mortimer) et (Ernest G.).

« En vérité, beaucoup de personnes ont senti le besoin de découvrir une menace qui remplace la menace soviétique. Par rapport à cet objectif, l'Islam est à portée de main ; en effet, l'Islam résiste à la laïcité, et l’existence de traditions locales de l'Islam a eu un rôle dans l’échec de la représentation de la civilisation occidentale comme digne de vénération et de servir de modèle. L’Islam possède des éléments de la reforme de soi, et c’est cela la principale explication de la résistance remarquable de l'Islam à la laïcité. L'Islam est parmi les cultures présentes au Sud, et est la cible directe de la nouvelle campagne occidentale, cela n’a aucune raison en dehors du fait que l'Islam est la seule culture capable de lancer des défis effectifs et réels à la culture laïque occidentale ».

Parmi ce qu’on peut lire dans les publications et rapports du Congrès des experts des églises occidentales tenu en mai 1978 au Colorado, en Amérique : « l'Islam est la seule religion dont les textes fondamentaux contredisent les bases du christianisme, et le système islamique est le système religieux le plus harmonieux sur le plan social et politique et nous avons besoin de centaines de centres pour comprendre l'Islam et l’infiltrer ; pour cela, nous n’avons pas une chose plus importante et plus prioritaire que la question de l’évangélisation des musulmans ».

Cet article mettra l’accent sur des échantillons de témoignages de savants et d’intellectuels occidentaux équitables. Nous trouvons en effet parmi ces derniers, un groupe important qui ont fait des témoignages équitables et ont également rendu d’éminents services à la pensée islamique ; comme par exemple Sir Tomas Arnold (1864 – 1930) auteur des livres « L’Appel à l'Islam », « Le Califat », « La Croyance Islamique » et « La représentation imagée dans l'Islam ».

Il dit dans son livre « L’Appel à l'Islam » : « Les conjonctures de la société chrétienne elle-même ont rendu les efforts caractérisés la jalousie et l’enthousiasmes religieux dans la conquête de nouveaux musulmans plus efficaces et plus précieux. En effet, après la décadence de l’église grecque, est survenue la tyrannie dans les affaires religieuses qui a extenué la vie intellectuelle sous la décision du dirigeant qui a interdit tout débat sur la morale et la religion.

Mais nous n’avons pas appris dans l’histoire de l'Islam, qu’il y a eu une quelconque tentative organisée de forcer des groupes de non musulmans à accepter l'Islam, ni une quelconque persécution organisée visant à exterminer le christianisme.

Personne ne peut clarifier la nature logique de la croyance islamique plus que ce qu’a fait le Professeur Monti (1856 – 1907) « L'Islam dans son essence est une religion logique ; en effet, la définition de la méthode logique comme étant une voie d’évaluation des croyances religieuses sur la base de principes tirés de la raison et de la logique s’applique parfaitement à l'Islam. Et l'Islam a tous les signes qui montrent qu’il est un ensemble de croyances fondées sur la base de la logique et de la raison. Le Qur'an a préservé sa place sans subir un quelconque changement, ni modification, en tant que point essentiel d’où partent les enseignements de cette croyance. On s’attendait à ce qu’une croyance très précise, exempte des complications philosophiques, puis à la portée de la compréhension de l’individu normal possède –et elle possède effectivement- une force extraordinaire pour gagner sa place dans la conscience des gens ».

Et Sir Thomas dit : L’idée répandue selon laquelle l’épée a été le facteur de la conversion des gens à l'Islam est très invraisemblable. La théorie de la croyance islamique implique la tolérance et la liberté de la vie religieuse pour tous les adeptes des autres religions ; la simple présence d’un très grand nombre de sectes et de groupes chrétiens dans les pays qui sont restés pendant plusieurs siècles sous le régime de l'Islam est une preuve irréfutable de cette tolérance.

Parmi les témoignages impartiaux, il y a celui de l’érudit David de S. qui dit : « Le niveau moral éminent qui caractérise la plus grande partie de la législation islamique a œuvré à développer et promouvoir ses concepts contemporains, et c’est ici que se trouve le mérite de cette législation qui reste constante à travers les siècles. La législation islamique a en effet annulé les entraves austères et les différents interdits que le judaïsme a imposés à ses adeptes, a abrogé le monachisme chrétien, a annoncé son désir sincère de s’accommoder à la nature humaine et de se rabaisser à son niveau, et a répondu à tous les besoins pratiques de l’homme dans la vie ; ce sont là les caractéristiques qui marquent la législation islamique dans son essence. Nous pouvons oser la placer au plus haut niveau ; son plagiat par les juristes est le plus grand éloge que ces derniers lui font et elle est digne de cela ».

Le chercheur et historien anglais (Montgomery Watt) dit, et son témoignage est le fruit d’études comparatives entre l'Islam et les autres religions qui ont duré trois ans : « Le Qur'an noble n’est en aucune façon la parole de Muhammad, ni le produit de sa pensée. C’est la parole d’Allah seul et il ne convient pas de le considérer comme le produit du génie et du talent humains.

La plupart des chrétiens tendent à affirmer que le christianisme sera la religion du monde dans l’avenir. Cependant cela est très loin d’être vrai. Evoquons une seule preuve : certains grands peuples chrétiens souffrent sévèrement du racisme, et une religion qui ne peut pas résoudre les problèmes de racisme entre ses adeptes est très loin d’être capable d’offrir des solutions satisfaisantes aux autres problèmes du monde ».

L’éminent orientaliste allemand Schacht Joseph a dit : « Parmi les choses les plus importantes que l'Islam a léguées au monde civilisé, il y a sa législation religieuse qu’on appelle Charia. Elle diffère clairement de toutes les autres formes de législation. C’est une législation unique. La Charia islamique est en effet un ensemble de commandements divins qui organisent la vie de chaque musulman dans tous ses aspects ; et malgré que la législation islamique soit un droit religieux, de part son essence, elle ne s’oppose à la raison sous aucun aspect. La législation islamique est en effet une voie rationnelle dans la compréhension et l’explication des textes, et offre un modèle d’un phénomène unique dans lequel c’est la science juridique et non l’Etat qui joue le rôle du législateur, et où les œuvres des savants ont force de loi ».

Le très grand historien de la science internationale, George S. a dit : « Il y a un seul évènement parmi les évènements les plus riches en résultat dans l’histoire de l’humanité, et il s’agit de l’avènement de l'Islam.

La différence entre le Qur'an et les Evangiles est très grande et est due au fait que le Qur'an noble regroupe toutes les bases nécessaires de la vie islamique (la religion, la jurisprudence, la législation, le calendrier et la langue).

Les conquêtes arabes n’étaient pas le résultat d’une lutte entre des barbares affamés et des citadins qui avaient commencé à régresser dans l’échelle de la civilisation ; c’était plutôt une lutte entre une nouvelle religion et une nouvelle culture montante d’une part et d’autre part, des cultures désagrégées, ennemies les unes des autres et défaites.

Le progrès véritable, c'est-à-dire l’amélioration véritable des conditions de vie, ne peut pas être bâti sur l’idolâtrie de la matière, mais doit être fondé sur la religion et l’art et par-dessus tout, sur la science fondée sur l’amour d’Allah et l’amour de la vérité, l’amour de la beauté et l’amour de la justice. Le problème fondamental dans nos savants d’aujourd'hui est l’élévation du niveau spirituel de l’ensemble des gens, et ils dépassaient les arabes dans leur constance et dans leur amour ardent de la religion ».

L’orientaliste français K. D. dit : « L’autre raison de notre intérêt pour la science des arabes est son grand impact en Occident. Les arabes ont fait des progrès dans le domaine de la vie intellectuelle et de l’étude scientifique pour parvenir à une place éminente à une époque où le monde chrétien menait une lutte à mort pour s’émanciper des cordes et des chaînes de la barbarie. En vérité, ces savants arabes étaient des cerveaux libres et bien édifiés ».

L’orientaliste espagnol Jovan V. dit : « Si nous cherchons à être précis, nous trouverons que l’origine du progrès scientifique des mathématiques chez les musulmans commence avec le Qur'an noble, et cela dans les règles complexes du partage de l’héritage révélées dans le Qur'an. Al-Khârezmi, est considéré comme le premier mathématicien musulman. Nous lui sommes redevables d’avoir essayé de mettre sur pied une organisation méthodique en langue arabe de chaque science et le calendrier, de même que nous lui devons les mots espagnols (algoritmo et guarismo ), c'est-à-dire algorithme, chiffre…. Et l’algèbre est le deuxième domaine dans lequel Al- Khârezmi, a œuvré et c’est une branche des mathématiques qui n’était pas encore jusqu'alors organisée pour une quelconque étude sérieuse ».

L’orientaliste anglais Job dit : « Il y a ce qui justifie l’assertion qui dit que : la poésie arabe a un certain mérite sur la naissance de la nouvelle poésie en Europe, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur toute la ligne avec le professeur « Michael » qui affirme que : « L’Europe devait sa religion au judaïsme, de même, elle doit sa littérature romanesque aux arabes. Peu sont ceux qui nient que la vie, l’activité et la grandeur de l’imagination qui caractérisent les littératures du Sud proviennent du milieu culturel arabe en Andalousie pendant les siècles passés et à la pensée qu’a suscitée cette civilisation auprès de l’homme andalou ».

L’orientaliste russe G. dit : « L’architecture islamique est née en tant que phénomène unique distinct en soi qui a jailli d’un grand ensemble complexe de formes plus anciennes qu’elle ou contemporaines. Ce n’est qu’un exemple de la capacité unique chez les musulmans à changer d’autres nombreux éléments des formes ou des œuvres en une chose islamique, et la capacité énorme des musulmans à adapter les formes provenant de plusieurs régions différentes en sorte qu’elles répondent aux objectifs de l'Islam et ses principes ».

L’orientaliste allemande S., auteure de l’important et célèbre livre «Le Soleil des Arabes Brille sur l’Occident » dit : « Les arabes œuvrent à sauver l’héritage grec de la perdition et de l’oubli seulement ; c’est le seul mérite qu’on leur reconnaît habituellement jusqu'à présent. Or ils ne l’ont pas seulement présenté, structuré et pourvu de connaissances particulières puis envoyé en Europe en sorte qu’un nombre incalculable de livres académiques arabes jusqu’aux XVI ème et XVII ème siècles ont offert aux universités les meilleurs supports de connaissances. Ils ont été –et c’est une chose qui vient rarement à l’esprit des Européens- les fondateurs de la chimie, de la physique pratique, de l’algèbre, de la comptabilité dans son concept contemporain, de la trigonométrie, de la pédologie, de la stratigraphie, de la sociologie et de la scolastique ».

Elle dit : « L’Islam est la plus grande religion sur terre en matière de tolérance, et d’équité ; nous le disons sans parti pris et sans permettre à des jugements injustes de le noircir. Si nous évitons ces méprises historiques coupables à son encontre et évitons l’ignorance à son sujet, il nous incombe d’accepter ce partenaire et ami en garantissant son droit d’être ce qu’il est ».

Ces citations des penseurs occidentaux, je les ai tirées de l’important livre de Dr Ammara. Il se peut que ce soit une présentation utile à ceux qui s’intéressent à la relation entre l'Islam et l’Occident et aux intellectuels musulmans afin qu’ils soient en contact avec le mouvement mondial qui se fonde aujourd'hui sur l’intérêt pour l'Islam et les musulmans, que se soit haineusement ou pour le dialogue.






Les musulmans et leur histoire : à la reconquête de notre passé.

Connaître son passé pour construire son avenir. Cette maxime, exprimée sous une forme ou une autre, invite sagement chaque individu à savoir d’où il vient pour savoir où il va. A l’échelle d’une communauté, la communauté musulmane notamment, elle est encore plus vraie, et d’autant plus que nous sommes dans un contexte où l’hystérie des media n’a de cesse de nous inonder chaque jour de nouvelles instantanées et foisonnantes, tout un faisceau de données nombreuses, fragmentées, et souvent fausses de surcroît. Ce phénomène n’a d’autre conséquence que de nous figer dans la prison de l’immédiat, nous interdisant le recul, la réflexion rétrospective. Les événements, aussi spectaculaires qu’ils soient dans une époque friande d’émotions grandioses seules capables de la secouer de son apathie morale, ne sont que l’écume de l’histoire, quiconque voudrait se fonder sur cela pour penser le monde, ne détient en vérité qu’un matériau fuyant, évanescent entre ses mains.

L’amnésie collective dans laquelle se complaît notre communauté aujourd’hui est d’autant plus blâmable que nous sommes plus que tous les autres, appelés à ce que l’on a popularisé sous le nom de « devoir de mémoire ». Combien de fois le Qur’an nous interpelle-t-il en nous invitant à réfléchir sur la destinée des peuples qui nous ont précédés, et qui ont péri à force d’impiété et de mécréance ? Les vestiges de leur puissance brisée sont un avertissement adressé à tous leurs successeurs. Loin des minutieuses chroniques de la Bible, le Qur’an a fait le choix de la concision, un raccourci épuré de l’histoire du monde et de l’opposition permanente où s’affrontent la mécréance (kufr) et la foi (l’iman), les Pharaons et les Prophètes. Lorsque nous lisons le Qur’an, loin de n’y voir que « les contes des anciens », nous y reconnaissons la formulation intemporelle de réalités qui transcendent la division en passé, présent, futur. Aussi nous devons-nous d’embrasser l’histoire humaine, autant que notre maigre science le permet, comme une totalité, qui ne résume pas au seul présent quotidien.

Autre raison majeure qui fonde notre devoir d’histoire : la richesse de ce qui constitue notre histoire islamique à plus proprement parler. Cette histoire inaugurée par la venue de notre saint Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), et le règne de ses dignes successeurs en la personne des quatre califes bien guidés, n’est pas l’épopée d’un peuple partant à la conquête du monde depuis la lointaine Arabie. C’est l’inscription, dans le temps et l’espace, d’une foi, l’affirmation d’une humanité consciente de son rôle dans l’économie du monde, à savoir, assurer le califat d’Allah sur terre, en prescrivant le recommandable et en proscrivant le blâmable. Cette orientation spirituelle qui a guidé le Prophète, ses compagnons, les trois premières générations et bon nombre de leurs vertueux et valeureux successeurs, donne à notre histoire une dimension qui, en plus d’être naturellement politique économique, sociale et culturelle sera surtout spirituelle, riche d’un enseignement moral et pratique dont nous avons grandement besoin.

Or, que savons-nous aujourd’hui de notre glorieux passé ? Rien, ou si peu. Pour ceux qui ont suivi l’enseignement de l’Education Nationale, nous en avons entraperçu quelques bribes, souvent déformées d’ailleurs, propageant une image de l’expansion islamique comme étant une vulgaire conquête guerrière. Dans un contexte plus religieux, nous possédons tous une ou plusieurs Siras, des livres sur la vie des compagnons, mais notre connaissance reste généralement limitée à la période des contemporains du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui). Sa succession et les problèmes qu’elle a suscités nous sont déjà plus obscurs. Si bien d’ailleurs que certains chiites s’amusent parfois à semer le doute dans l’esprit des ignorants au moyen de leur propagande bien rodée. La suite…une sorte de trou noir, une longue période oubliée, d’où émergent pêle-mêle quelques noms de héros, de dynasties, de lieux : Saladin, les Almoravides, l’Andalousie… Profitant de cette brèche, les historiens occidentaux sont donc libres de réécrire l’histoire à leur guise et de la diffuser sans craindre des contradicteurs inexistants. C’est ainsi que nous sommes plus au fait de la dynastie des Capétiens et des Bourbons, de Napoléon et de Voltaire, que des Ayoubides, des Fatimides, de Tariq ibn Ziyad ou des écrits d’Ibn Khaldun. Nous savons vaguement que nous avons eu un âge d’or il y a quelques siècles mais après ? Il ne s’agit pas de revenir vers notre histoire par esprit de passéisme, de conjurer le tableau du déclin présent par la nostalgie des temps heureux. Il s’agit de connaître notre histoire pour mieux comprendre comment une foi ferme, couplée à des valeurs de noblesse et de courage a pu s’imposer au-delà du désert des Bédouins, comment cet élan formidable s’est perdu à mesure que les biens matériels ont pris le pas sur l’authenticité de la foi, comment enfin, l’on peut y puiser des exemples et des enseignements nécessaires à la prise en main de notre futur.

L’histoire de l’islam en effet n’est pas une geste achevée, nous en écrivons actuellement l’une des pages, pas forcément la plus brillante à ce jour, il est vrai, mais il ne tient qu’à nous d’en devenir les acteurs conscients, de réveiller en nous l’émulation qui nous permettra de réformer nos intérieurs, notre communauté et enfin ce monde en pleine faillite spirituelle.






L’islam et l’équilibre de la société


Tout d’abord je voudrais dire que la pensée islamique est une pensée globale qui régit toutes les activités de la vie et se conforme à son évolution et à ses exigences. La souplesse de cette pensée émane du fait que l’islam est la dernière religion céleste, et liée à la vie humaine jusqu’à la fin du monde. Par conséquent, notre étude sur la pensée islamique ne doit pas être seulement concentrée sur les adorations, sinon nous seront contradictoires avec nous-mêmes lorsque nous affirmons que l’islam est à la fois religion et Etat.

Conscients de cette vérité, les oulémas du Salaf étaient des érudits dans la jurisprudence, le credo, la législation, la philosophie, la sociologie, la médecine, astronomie, la génie, la pharmacologie, la géologie, et dans les domaines de commerce et de l’agriculture. En effet, l’Europe a beaucoup profité des premiers savants musulmans, et ses penseurs équitables en témoignaient. Cette introduction me parait nécessaire.

Je suis en train de lire une étude ayant pour thème « l’islam et l’équilibre de la société » préparée par un économiste musulman pakistanais de Lahore, il s’agit de l’érudit Merza Mohammad Hussein, traduite en arabe par le penseur Dr Mohammad Fat’hi Othman. Il écrit dans la préface de sa traduction : « Les musulmans en Inde et au Pakistan se caractérisent d’une religiosité sincère, et d’une large culture notamment dans les études islamiques, suivant une rationalité géniale, une méthodologie avec une profondeur de la pensée, et des nouveaux horizons, ce qui donne à leurs recherches sur « le régime islamique » en particulier un nouvel esprit.
Ils ne regardent pas l’islam comme des parties dispersées, et ne jugent pas la culture occidentale selon la vision de celui qui déclenche l’hostilité à ce qu’il ignore. Par là, leurs recherches interviennent à un moment adéquat coïncidant à notre évolution intellectuelle après des siècles d’apathie, alors que les études humaines se sont évoluées sous l’ombre de la civilisation occidentale pour se déboucher sur de beaucoup de théories et d’opinions.

L’étude préparée par le penseur pakistanais est purement économique, et le système économique est le complexe de la civilisation moderne …La propriété socialiste, parue sur la scène internationale sous prétexte de panser les blessures causées par la capitalisme, recourt à l’annulation de la propriété privée par la force pour réaliser son objectif. L’islam refuse l’accumulation des biens et de la richesse d’une manière qui s’oppose à la justice sociale et porte atteinte à la société, l’islam donne en même temps un plan d’action. Il admet des images de différence socio-économique entre les individus sans porter préjudice à l’intérêt de la communauté. Allah dit : « Allah étend largement Ses dons ou(les) restreint à qui Il veut ».s 13 v 26.

L’islam autorise le fait d’acquérir et de posséder des biens et de concrétiser des entreprises privées mais il les interdit lorsqu’elles jouent un rôle agressif, ou renforcent une hégémonie irrésistible dans la société, l’islam, en bref, combat toute sorte de tricherie et de tromperie dans le commence et les transactions qui mènent au richissime exagéré.

L’Etat islamique pourra réussir dans l’accomplissement de la mission à laquelle Allah a confié si ses individus se débarrassent du mal et de l’avarice. Sans doute, l’islam coupe la route à toute personne d’obtenir des acquis par l’opportunisme et d’accumuler les biens d’une manière qui s’oppose à la justice sociale, ces agissements règnent actuellement sous l’ombre du capitalisme extrémiste.

Cette religion rejette catégoriquement tout régime soutenu par le principe satanique qui dit : « Après moi le déluge », pour cela elle dénonce les tendances opportunistes cherchant à obtenir la richesse à tous prix. Le Coran dit : « C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre ». s 2 v 26. Ce verset coranique est plein de nobles significations, il confirme que ce qu’Allah a créé doit servir toute l’humanité, et que personne ne peut prétendre qu’elle a le droit de s’emparer de la part de lion des ressources publiques.

Le Coran ne divise pas les hommes en prolétaires et bourgeois, car l’homme est traité en tant qu’un élément actif et utile dans toutes les activités sociales et son droit de propriété privée est incontestable, et le riche peut utiliser son argent sans porter préjudice à la société. Tout en appelant cette propriété « un dépôt »confié par Allah, le Tout Puissant, l’islam annule toutes les bases utilisées par les capitalistes. L’islam était vigilent quant aux risques de la circulation des richesses parmi les membres d’un petit groupe, il autorise la propriété privée mais il interdit tout sabotage social résultant de l’exploitation de cette propriété.

Le communisme prétend qu’il lance les bases d’une fraternité mondiale, mais ses moyens barbares rendent cette prétention nulle, car il est inévitable d’écraser d’abord pour ensuite construire ! Ou comme Lénine disait : « Pour réaliser la paix, il est indispensable de briser les crânes des hommes ». Zinoviev, qui explique le dogme communiste répète le même slogan en disant : « Le cri d’indignation chargé de haine est la source de notre volupté et de notre réjouissance ». La fraternité mondiale fondée sur l’aversion et la violence ne peut que construire un édifice qui fera certainement l’objet d’effondrement !!

Le communisme s’est érigé sur des faux slogans, pour cela il s’est effondré après moins de trois quarts d’un siècle, mais dans nos pays arabes, ses cliques continuent de s’attacher aux idées les plus fragiles de cette ex-idéologie.

Il est à rappeler que l’économie et la politique ne sont pas en elles-mêmes des objectifs mais elles ne sont que des moyens utilisés pour atteindre le but noble à savoir : Servir l’intérêt public humain. En effet la propriété privée peut mener au mal ou au bien, pour cela on doit se pencher à son rôle, et seulement ceux qui s’assurent de sa pénétration profonde dans le fond de l’économie humaine peuvent apprécier son rôle bénéfique dans la philosophie sociale islamique, car seulement en islam, la propriété privée et l’intérêt public ne sont jamais contradictoires.

Dans son livre « le patrimoine de l’islam » et sous le titre « la charia et la société » Dr De Santilata écrit : Toute personne a le droit de bénéficier des jouissances et des délices qui ont été créées pour l’homme, mais à propos de l’organisation de la propriété privée, Allah a décrété des limites pour ce droit. Ces limites ont permis à tout individu de connaître tous les bienfaits abondants, et les richesses placées par Allah dans cet univers en faveur de l’homme et de son système social.

Il est faux de croire que le droit de propriété est sans limite… Les délices ont été attribués à une personne pour renforcer son identité – c'est-à-dire pour les utiliser d’une manière utile et non pour les gaspiller selon ses passions et ses caprices. En suivant les préceptes du Coran et de la Sunna, nous trouvons que la charia islamique réprouve toute mauvaise utilisation de la richesse et considère un tel comportement comme une des images du gaspillage et comme une maladie mentale . Cette charia préconise la modération et le juste- milieu dans l’utilisation de la richesse pour que le musulman puisse être plus proche de la loi divine et du but pour lequel Allah a comblé les gens de ces bienfaits et de ces délices » Fin de citation.

C’est une attestation au profit de l’islam présentée par un écrivain non musulman, qui précise que le droit de propriété privée en islam ne peut pas le pratiquer par l’exclusion des autres !

Mohammad Abdullah As-Samman

Vers une conception islamique de la démocratie


Le terme « démocratie » devient très attirant à la lumière de l’invasion culturelle occidentale au détriment des cultures locales et des choix des peuples. La démocratie signifie pour beaucoup de gens la liberté, le progrès, la paix, la stabilité et le bien-être social, de même, pour d’autres, elle signifie le bonheur parfait. Cette image rayonnante est due au tapage médiatique qui a lié beaucoup d’illusions à cette démocratie à tel point qu’elle représente le mélange magique capable de résoudre tous les problèmes des sociétés sous-développées. Par conséquent, des nombreux intellectuels sont tombés dans ce que nous pouvons appeler « le piège de la démocratie » qui méprise et exclut la culture locale, pour frayer le chemin devant des pratiques et des conceptions qui n’ont rien à voir avec la réalité.
Être conscient des critiques et des accusations lancées par des grands théoriciens de la démocratie contre sa défaillance soit dans la conception soit dans l’application peut nous protéger de tomber dans ce piège. En effet, la démocratie n’est ni bien pur ni mal pur, certains de ses partisans la considèrent comme une unité cohésive ayant une seule application à travers le parlement et les élections, cela donne une image fausse sur la démocratie. Pour d'autres qui rejettent la démocratie, ce qui vient à leur esprit ne dépasse le fait qu'elle n’aboutit qu’au pouvoir du peuple, par conséquent elle est absolument inacceptable, car ils envisagent le caractère despotique du pouvoir de l’individu.
En réalité et dans le concept philosophique, la démocratie a une multitude de modèles d’application, résultant de la diversité de l’arrière pensée philosophique et des circonstances sociales des sociétés dans lesquelles la démocratie a été mise en application. Il y a plus de deux mille ans, la démocratie a vu le jour à Athènes comme choix du peuple pour gérer ses affaires, se débarrasser du despotisme de l’individu et permettre aux individus d’exprimer leurs opinions sur la manière de la gestion de leur cité.
La conception de la démocratie s’est évoluée de la « démocratie directe » d’Athènes pour passer à « la démocratie représentative » dans notre époque, celle-ci a des diverses formes d’application. Beaucoup de théoriciens de la démocratie distinguent entre la philosophie et les valeurs qui constituent la base de cette démocratie d’une part, et la démocratie comme outil pour sonder l’opinion du peuple ou un moyen de pouvoir d’autre part. Ils estiment que la démocratie pure en tant qu’un instrument, elle n’est pas capable de réaliser ses propres objectifs dans la société, pour cela ils évoquent des principes indispensables de la démocratie dont la souveraineté de la loi, la liberté d’expression, la séparation entre les autorités, la transparence dans le pouvoir et la laïcité de l’Etat. Dans sa recherche sur la démocratie américaine Yoroveski cite 11 principes qui, estime-t-il, constituer l’élément principal de la compréhension de la démocratie et de son application aux Etats-Unis d’Amérique.
En dépit du fait que ces principes furent acceptés par les théoriciens de la démocratie, mais il y a toujours une polémique sur certains principes et une tentative pour les réduire ; par exemple le principe de l’acceptation de la décision prise par la majorité, est l’une des bases fondamentales de la démocratie et sans lequel celle-ci perdra les objectifs de son existence. Cependant, des nombreux théoriciens de la démocratie, comme le dit Alain Tourin dans son livre « Qu’elle est la démocratie ? » craignaient le despotisme de la majorité, et il dit : cette question était la plus urgente pour les intellectuels qui ont mis en place la constitution américaine après la guerre de l’indépendance. Pour cela on avait une tendance à limiter la liberté de l’élection aux élites et à exclure des groupes du peuple comme les femmes et les esclaves du processus électoral.
Cette large polémique sur la démocratie et ses applications doit pousser les musulmans, à faire un effort pour adapter la démocratie à la conception islamique. Dans ce domaine, je propose ce qui suit :
Premièrement : Faire une distinction entre le contenu et le moyen, alors nous pouvons accepter la démocratie comme moyen de pouvoir et de sonder l’opinion du peuple, mais j’estime qu’il est nécessaire de formuler un contenu intellectuel et des valeurs qui la régissent pour qu’ils se conforment à nos valeurs islamiques. Parmi ces valeurs, notre référence sera la charia islamique et non la volonté du peuple. Ainsi, nous pouvons dire que le pouvoir de notre démocratie a comme références la Coran et la Sunna.
Cela n’était pas une nouveauté dans la conception démocratique, car ses philosophes disent que la démocratie est un moyen qui ne peut être efficace sans philosophie qui détermine son contenu. Le penseur américain Brejenski dit : "la démocratie pourrait être la principale contribution occidentale, mais elle n'est qu'un récipient qu'on doit remplir de valeurs qui se conforment à notre religion…." Et nous, les musulmans devons le remplir de valeurs qui se conforment à notre religion.
Ceux qui appellent actuellement à la démocratie lient cette dernière au libéralisme et à la liberté de l'individu et estiment que la démocratie qui n'a pas une telle relation ne sera pas une démocratie réelle. Ils ont le droit de lier la démocratie à n'importe qu'elle philosophie qui leur est acceptable, aurons-nous le même droit de faire la même chose ?
Mais notre vision ne s'oppose-t-elle pas à l'un des principes de la démocratie, il s'agit de la laïcité de l'Etat ? On peut résumer la réponse à cette objection dans les points suivants :
a- Nous ne sommes pas obligés d'accepter tous les principes de la démocratie car nous avons notre propre vision et nous sommes capables de développer des images de la démocratie qui se conforment à notre identité.
b- Le christianisme connu ne comporte aucune législation que l'Etat doit adopter ou y revenir, pour cela, la laïcité de l'Etat n'a jamais lancé un appel pour exclure une loi divine car celle-ci n'existait pas au christianisme, et on appelait par contre à se débarrasser de l'autorité des hommes de la théologie ou les cléricaux qui prétendaient qu'ils sont les seuls qui possèdent la vérité, et qui parlaient au nom d'Allah et du Messie. Ils prétendaient qu'Allah parlait avec eux, ou ils étaient inspirés par le Messie, ils obligeaient les autres à se soumettre à eux, et ils exerçaient un pouvoir tributaire sans prendre en considération la volonté du peuple ou ses intérêts. Des tels cléricaux ont été dénoncés par l'islam qui appelle à les punir car ils recouraient aux hérésies, propageaient des mensonges contre Allah, et falsifiaient la religion.
c- Ainsi, la laïcité de l'Etat a des différents aspects. Par exemple, aux Etats-Unis la constitution porte séparation entre l'Etat et l'Eglise, alors qu'en Grande-Bretagne, la reine est le chef de l'Eglise et l'Etat parraine la religion chrétienne.
d- Le jurisconsulte ou Fakih en islam (ou ce qu'on appelle homme de religion pour l'Eglise) ne possède pas la vérité, n'importe quelle personne a le droit de discuter avec lui ou de s'opposer à ce qu'il dit, car la référence n'est pas l'avis du Fakih mais elle est totalement indépendante et se limite au coran et à la Sunna.
Par conséquent, la laïcité de l'Etat n'est pas une seule conception vonvenue pour les occidentaux eux-mêmes et s'il s'agit de la choura ou la consultation et le droit de s'exprimer et d'objecter aux autres avis- ce qui est l'essentiel de la démocratie- cela constitue pour nous, les musulmans, l'un des bases du pouvoir.
Deuxièmement : La démocratie a des principes excellents dont la souveraineté de la constitution, la transparence du jugement, l'indépendance de la justice, la séparation entre les pouvoirs, la liberté d'expression, la protection de la dignité de l'Homme, et ses droits.
Ces principes sont l'essentiel de la démocratie et son esprit, et sans lesquels elle se transforme en fausse démocratie. La charia islamique préconisent ces principes et met les gouvernants dans l'obligation de les appliquer. Celui qui veut adopter la démocratie, il doit donc tout d'abord appliquer ces principes. Il est regrettable que beaucoup de pays du monde arabe s'attachent à la forme de la démocratie et non à sa vérité.
Troisièmement : La démocratie est une culture et une pratique sociale, elle n'est pas seulement un parlement et un vote; le processus démocratique réel doit être accompagnée de la liberté d'expression et de dialogue public.
Quatrièmement : La démocratie ne peut pas être séparée de la surveillance de la nation, chaque démocratie loin de la surveillance de la société sera altérée. Cette surveillance exige la transparence dans l'administration et faire de sorte que toutes les informations soient disponibles à tous les individus de la société.
Cinquièmement : Nous devons faire tout effort possible pour développer nos moyens de pouvoir et mettre en relief notre terminologie islamique relevant de notre patrimoine et de notre référence islamique.



Le meurtre à sang froid !


L'histoire humaine est pleine de scènes d'agression menée par un homme contre un autre, depuis le récit des deux fils d'Adam cité par le Saint Coran dans la sourate – la Table servie- Allah dit :" Son âme l'incita à tuer son frère. Il le tua donc et devient du nombre des perdants"S 5 V 30. Il y a donc deux sanctions contre les assassins, la première stipulée par la charia c'est la perdition qui comporte l'application de la loi du talion, le blâme dans la vie d'ici-bas et le châtiment dans l'au-delà. Allah dit :"Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment" S 4 V 93. La deuxième sanction, qui dépend du décret divin, c'est le sentiment d'être bourrelé de remords, et de se sentir coupable après l'apaisement de la colère et le retour au calme et à la raison.

On recourt souvent au meurtre dans le cadre du conflit pour obtenir les intérêts de la vie présente, l'argent, les femmes, ou l'autorité; pour cela Ibn As-Sammak disait :" Sans trois chose, on ne commettrait pas d'injustice et on ne recourait pas à la force, il s'agit d'une vie plus douce qu'une autre, une face plus jolie qu'une autre et un aliment plus bon qu'un autre". Les pédagogues sincères s'efforcent de circonscrire ou de réduire la rigueur de ce conflit par l'éducation, les bonnes orientations et la réforme, alors que les régimes tentent d'y faire face par les sanctions, la dissuasion et les tribunaux.

Mais le meurtre qui a plus d'agressivité c'est le meurtre perpétré par certaines personnes zélées qui tombent dans l'erreur tout en prétendant que la charia soutient leurs actes. C'est une sorte de meurtre le plus réprouvée car l'auteur de ce crime agit sous le couvert de la religion qui préconise la justice, la protection de la vie humaine et la préservation des nécessités humaines. Ce comportement, totalement contraire à ces buts nobles, permet à un groupe de personnes censées épargner le sang des autres de commettre délibérément ces crimes.

En effet, ce comportement serait incorrigible car une récitation des versets coraniques et des hadiths du Prophète, paix et bénédiction d'Allah soient sur lui, portant sur le grand châtiment préparé contre celui qui verse le sang sans droit, pour dissuader celui qui a commis ce crime par fanatisme tribal ou pour obtenir des gains séculaires, à ce moment-là il craindra Allah, commencera à regretter avant de suivre la voie de la repentance qui le poussera à ne jamais récidiver.

Quant au meurtre sous prétexte religieux illusoire, l'auteur s'attache à des soupçons inspirés par son âme très incitatrice au mal, et enjolivés par le Satan et des mauvais compagnons qui recourent à des paroles sans fondement, pour le détourner des préceptes du Livre d'Allah, alors le tueur se permet de mépriser ou altérer délibérément l'interprétation des textes religieux, à tel point que lui-même ne pourrait pas accepter ces faux prétextes si quelqu'un les lui rapportait auparavant. Certains gens expriment leur admiration pour l'audace de ce tueur, qui est un courage similaire à celui de l'époque antéislamique. Par Allah, Abou Jahl était plus courageux dans la bataille de Badr lorsqu'il était grièvement blessé et agonisant, quant il demandait " qui a gagné le combat aujourd'hui" ! Il déshonore Ibn Masoud le compagnon du Prophète, paix et bénédiction soient sur lui, en lui disant : Tu est difficilement monté ma poitrine ô petit berger des troupeaux !

Toute morale qui ne se conforme aux règles de l'islam aboutira à un renoncement des constantes ou à une exagération. Le fait de viser les lieux publics comme les marchés, les trains, et les hôtels est un acte le plus abominable, car dans ces lieux il y a des musulmans pieux, des passagers, des musulmans désobéis et des mécréants dont le sang est rendu sacré par Allah. Se faire exploser dans des tels lieux, est- par Allah – un grand crime, un grand péché, un mépris envers son âme et des hardiesses face aux lois divines . Combien est-t-il odieux le fait de déclarer cet acte Jihad d’autoriser le meurtre du musulmans innocent !

C'est un égarement très évident qui doit être réprouvé par nous tous, et par toute personne ayant une plume, on doit désavouer crûment et publiquement cet acte, et on ne doit jamais le mêler aux crimes dus aux agressions des américains et des juifs ou de leurs alliés. On doit dénoncer séparément cet acte conformément à la signification exacte des textes religieux et expliquer bien les intérêts religieux dans ce domaine. Les crimes commis par un autre groupe en Irak, en Palestine et autre pays doivent être évoqués dans un autre contexte.

Nous devons refuser toute justification de tels crimes sous n'importe quel prétexte. Les spécialistes dans les domaines de la politique, de la sociologie et de la sécurité doivent se pencher sur ce phénomène pour connaître ses raisons et ses motifs. La nation doit a son tour adresser un message claire pour condamner ces actes et sauver la jeunesse de tels glissements très dangereux. Les auteurs de ces crimes qui sont habituellement des individus peu nombreux, assument la responsabilité du meurtre et de son péché, ils rencontreront leur Seigneur le Très Haut en portant leur fardeaux sur leurs dos, alors que la personne tuée s'attache au tueur en disant : Ô Seigneur…Ô Seigneur… interroges cette personne, pourquoi il m'a tué sans droit..

Pour leur part; j’appelle ceux qu'Allah a protégé de verser injustement le sang des autres, à ne pas exalter, soutenir ou sympathiser avec ces actes car il s'agit d'un comportement insensé et motivé par un fanatisme pour réaliser des objectifs prétendus et illusoires, ou pour la réjouissance du malheur des parties officielles ou non officielles. Tous cela est interdit et qu’on ne doit pas évoquer ces actes dans le contexte de justification ou de n'importe quel prétexte. Chaque personne doit imaginer que son père ou son fils se trouve dans les endroits visés et trouve la mort à cause de ces actes. Il n'est pas autorisé de fermer les yeux sur le crime ou attendre jusqu'à ce qu'on le commette contre nos parents.

Allah le Créateur et le Tout Puissant a indiqué qu'on demandera dans l'au-delà à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée ! Elle sera interrogée à titre de menace contre celui qui l'a tuée dans la période préislamique. Si Allah, Gloire à Lui soutiendra cette fillette tuée injustement avant l'islam, Que peut-on dire à propos des personnes pubères, à propos des musulmans, et concernant des massacres et des meurtres aveugles ?
Un jeune frère zélé me dira : qu’est-ce que vous allez dire donc à propos des agressions commises par les juifs et les américains ? Et des scandales des sévices qui se renouvellent en Irak ? et les violations des droits de l’Homme à Guantanamo ? Etc.

Sans doute, nous ne devons pas traiter une question en la mêlant à une autre car chacune doit être examinée séparément cependant nous rejetons la politique de deux poids deux mesures qui dénonce les crimes commis au nom de l’islam et justifie en même temps les crimes commis sur le plan international. Nous refusons également la politique qui condamne le terrorisme international et ferme en même temps les yeux sur les agressions et les assassinats commis au nom de l’islam et du Jihad.

Il est sage de dire que l’homme raisonnable doit comprendre que le fait de se permettre certaines hardiesses à propos de l’effusion du sang constitue une tentation qui, au cas de son extension, pourrait détruire tout, ouvrir la porte à deux battants aux interprétations et aux prétextes, ensuite les passions et les penchants se mêlent aux intérêts privés, après quoi, ces prétextes et les évènements qui en découlent seraient exploités par des divers milieux.

Cette porte doit être toujours fermée, pour épargner le sang, sans être audacieux sur ce plan, car ceux qui pensent que le fait de brouiller les cartes sera dans leur intérêt, n’ont pas bien lu les pages de l’histoire et ont ignoré les lois d’Allah car ils n’ont pas une vision claire sur ce qu’ils voudraient faire, les évènements les maîtriseront et leurs actes de violence deviendront un but final.

Quant à l’ennemi occupant et envahisseur, on doit recourir à toutes les possibilités pour résister à son occupation, conformément à des conditions et des critères bien déterminés, et sous la conduite des dirigeants sages et clairvoyants qui connaissent bien les intérêts, jaugent la situation et saisissent les moments adéquats pour avancer ou reculer, et les moments opportuns pour recourir aux armes ou à la sagesse et à la politique.

Ô Allah ! Combien des telles actions injustes nuissent à la religion de Ton Messager, envoyé comme miséricorde pour l’univers, car elles ne sont que des agressions contre Tes serviteurs.

Ô Allah protègent les musulmans contre telle conduite, contre des penchants maléfiques et contre des transgressions. Ô Allah guide-les au bon chemin et accorde-leur la clairvoyance pour qu’ils n’aiment jamais ce que Tu détestes et ne détestent jamais ce que Tu aimes, et fasse descendre sur eux la tranquillité et la miséricorde.


Islamtoday


Samedi 1 Avril 2006


Commentaires

1.Posté par Jean le 24/11/2008 15:34 | Alerter
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N'importe quoi tes articles, l'Islam est en constant élargissement et presque tout ce que tu a a dis au début d'avait aucun sens. J'ai lu le Coran et l'Islam confirme tout a fait les bases du Christianisme sauf quelque petits trucs comme la crusifixion et le lien de parenté entre Dieu et Jesus le messager.

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