Géopolitique et stratégie

La nouvelle stratégie américaine en Irak, une pomme de discorde


Les menaces proférées contre l'Iran en offrent une nouvelle illustration: tout se passe comme si la guerre au Moyen-Orient faisait désormais partie du droit commun des relations internationales.


Samedi 20 Janvier 2007

Cet haissable habitus géopolitique, on voit avec quelle application méticuleuse les émissaires de la Maison Blanche le distillent au fil de leurs navettes diplomatiques incessantes. De quelle manière, ils en acclimatent savament hypothése sous couvert d'une phraséologie tacticienne du meme acabit que celle qui précéda l'invasin de l'Irak. C'est dans cet meme état d'esprit que le numéro deux du Département d'état vient d'entamer sa tournée proche et moyen Orientale.

D'Ankara à Tel Aviv en passant par les pétromonarchies du Golfe persique, Nicolas Berns assènera les mêmes contre vérités que celles de sa supérieur hiérarchique pour rallier à sa panache blanc les pays de la région. Car de toute évidence, la stratégie de Bush a du mal à convaincre.

Aux Etats Unis, le climat politique s'envenime de jour en jour autour d'un "projet de guerre" qui risque, en cas de réalisation, de s'avérer encore plus désatreux que les précedents. Analystes et experts relèvent à bon droit le manque de preuve de l'administartion américaine quand elle accuse l'Iran d'ingérence malseine en Irak. Hier vendredi, l'un des plus respectables d'entre eux, le chroniquer Garte Porter a laissé exploser sa colère en traitant Bush de "menteur". " Après les catastrophiques expériences irako-afghane, écrit-il, il n'y a aucune raison pour tolérer les politiques d'un Président dont la mythomanie ne fait pas de doute". " Englué en Irak, c'est sur le dos de l'Iran que Bush cherche à se tailler une voie de sortie, fût-il au prix fort d'entrainer l'Amérique dans une troisième guerre injustiée et injustifiable, ajoute le Chroniquer.

Pour Porter, l'accusation gratuite d'ingérence à l'encontre de l'Iran, l'enlèvement de ses diplomates à Erbil font écho à une tentative désespérée de la Maison Blanche visant à se défaire du poids d'un échec qui restera pour longtemps dans l'esprit et la mémoire des Américains. Mais cette tentative sera-t-elle un succès? Non car comme l'a si justement souligné le ministre irakien des A.E., l'Irak ne lachera jamais la proie pour l'ombre. Le hasard de la géographie a voulu que le destin de l'Irak et de ses voisins dont l'Iran soit définitivement lié. "Les Américains quitteront tôt ou tard l'Irak et c'est avec les Iraniens entre autre que les Irakiens devront vivre".


IRIB


Samedi 20 Janvier 2007

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

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