Palestine occupée

La mosquée d'Al Aqsa menacée


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Irib
Dimanche 5 Août 2007

La mosquée d'Al Aqsa menacée
Quel est le pays où la politique se pratique au bulldozer, où l'entente se conclut au bazooka? Pour trouver la réponse, voici une petite indication: qu'il vous vienne à l'esprit de vous en étonner, de balbutier la moindre protestation, ce serait là une atteinte flagrante à la "Démocratie", aux Droits de l'homme, et à tout ce qu'étale l'Occident sous les yeux du monde, à titre de ses grands acquis civilisationnels.

N'allez surtout pas trop loin pour trouver la réponse. Ce pays, que les aléas des intérêts d'anciennes puissances colonialistes ont placé au coeur du Moyen-Orient, n'est autre qu'Israël. Le vendredi 3 août, le député de la Knesset, David Rotem, a fourni la plus belle preuve aux assertions que nous venons de formuler: du haut de sa tribune, Rotem s'est dit être prêt à faire exploser de ses propres mains le dôme doré de la sainte mosquée d'Al Aqsa. Ses déclarations guerrières faisaient, en vérité, écho à celles de son compère américain, le Congressiste, Tom Tankerdo qui, échaudé, par la campagne présidentielle de 2008, aux Etats Unis, appelle ça et là et trop complaisemment au bombardement de la Mecque et de Médine.

Cette démonstartion verbale de tant de rancune, de tant d'animosité, ne doit rien au hasard ; ce n'est, ni coincidence, ni accident, si autant de voix hostiles venues de Tel-Aviv et de Washington demandent, à la fois et au même moment, la démolition totale des plus grands lieux de culte musulmans.

Depuis 60 ans, Israël poursuit à la lettre une politique de destruction massive visant les Musulmans et les lieux qu'ils chérissent, parce qu'ils sont les vestiges d'une croyance sacrée. La mosquée d'Al Aqsa en est un. Visé, jadis, par des incendies, aujourd'hui, par des fouilles, cet emblème d'islamité de Beitolmoghadas n'a jamais cessé de constituer une cible favorite.

Or, sans cette mosquée, c'est toute la résistance d'un peuple à une criminelle et scandaleuse occupation qui se verra amputée de sa charge symbolique. Cette terrible chose ne doit, en aucun cas, se produire, et elle ne se produira pas, car la profanation d'Al Aqsa est une offense faite, non pas, aux seuls Palestiniens, mais à plus d'un milliard d'êtres humains qui se réclament de l'Islam, une religion, qui recommande au plus stricte respect des croyances, mais qui ne tolère, ni insultes, ni offenses.

La cohésion islamique au centre d'un entretien entre le Président iranien et le roi saoudien

Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et le Roi Abdallah d'Arabie saoudite ont plaidé, samedi, pour le renforcement de l'unité et de la cohésion inter-islamique, lors d'un entretien téléphonique. Le souverain saoudien a insisté sur la nécessité d'identifier les ennemis des nations musulmanes. "Il ne faut pas permettre aux ennemis, a-t-il affirmé, de comploter et de s'ingérer dans les relations entre les pays islamiques, l'Iran et l'Arabie saoudite, entre autres. Le Président iranien a, pour sa part, rappelé le rôle commun de Téhéran et de Riyad, pour neutraliser les complots contre les Musulmans. Les relations, entre la RII et l'Arabie saoudite, deux grands pays islamiques, qui demeurent influents sur la scène régionale et dans le monde musulman, revêtent une importance particulière.

C'est la raison, pour laquelle, les ennemis de l'Islam tentent de saper les liens irano-saoudiens et d'empêcher leur consolidation. Les évolutions de ces derniers mois montrent que les Etats-Unis se sont lancés dans un battage médiatique, pour exploiter les points de vue des courants extrémistes et wahhabites, en Arabie saoudite, et lier certains développements, en Irak, à Riyad, en vue d'exercer des pressions sur les dirigeants saoudiens. Or, ces derniers condamnent, fermement, les déclarations provocatrices attribuées aux Wahhabites, au sujet de la destruction des lieux saints des Chiites. Ils ont, même, exprimé leurs préoccupations, face aux dimensions de ce complot.

Par ailleurs, les contrats de vente d'armes américaines à Israël et à certains pays arabes de la région, y compris, l'Arabie saoudite, considérés, par Washington, comme des alliés stratégiques, se sont heurtés à une vague de critiques, sur la scène régionale et internationale. La dernière tournée de la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dans quelques pays arabes de la région, met davantage en exergue la nouvelle ligne politique de la Maison Blanche, qui cherche à diviser les pays islamiques et à y créer des tensions. Ceci étant, Mme Rice n'a pas réussi à remplir les objectifs américains, lors de sa tournée moyen-orientale. L'ensemble de ces évolutions dévoile un complot que les Etats-Unis et Israël ont fomenté. La seule voie, pour le contrer, c'est de rester vigilant et de renforcer la cohésion et l'unité inter-islamique, une réaction, qu'ont exprimé les dirigeants iraniens et saoudiens. Cependant, tout laisse à penser que l'Arabie saoudite se trouve au centre des complots que les Etats-Unis préparent pour la région, compte tenu de l'insécurité grandissante, en Irak, et des problèmes auxquels est confronté Washington dans cette partie du monde.


Dimanche 5 Août 2007

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