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La morphologie du terrorisme


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Qu’est-ce que le terrorisme ? Qui est terroriste ? Quelles ont été les évolutions que ce « terme » a enregistrées au tournant du troisième millénaire ?

Quels sont les efforts sans répit de l’Occident dans le cadre du terrorisme, pour justifier les actes et attitudes logiques des pays opposés à la Maison Blanche ?

Quelle est la différence entre la « terreur » à l’époque d’antan et celui du présent ?

Sur quelle base peut-on justifier et commenter la panique qui suit de près les attentats terroristes ?


IRIB
Jeudi 20 Juillet 2006

  La morphologie du terrorisme
La morphologie du terrorisme

par Hanif Ghafârî


Pour répondre à ces questions il faut procéder à une morphologie exacte et minutieuse du terrorisme dans le monde contemporain.

Un trait saillant du comportement de l’Occident qui s’est manifestée au fil des années, consiste à formuler et à définir un lexique dans le sens de ses propres visées.

En d’autres termes, les théoriciens occidentaux à la solde de la Maison Blanche s’efforcent constamment de présenter un cadre général, cependant aux frontières malléables pour ainsi confronter ses opposants.

Dans ce droit fil la politique d’épingler une étiquette ou de « Nam Calling » a été mise en vogue par des fervents défenseurs de l’approche scientifique et réaliste envers différents phénomènes.

Ainsi la Maison Blanche et ses alliés attribuent le terme de « phalange » ou « le terroriste » à tout ce qui ne leur convient pas.

Il s’avère donc nécessaire d’expliquer ces termes définis par l’Occident pour en avoir une juste conception.

Parmi ces termes figurent aussi le »terrorisme ». Le Président américain George Bush s’efforce toujours de présenter comme terroristes des pays comme l’Iran, Cuba, la Palestine- après l’arrivée au pouvoir du Hamas- et la Syrie.

Selon les dirigeants de la Maison Blanche toute résistance devant les politiques washingtoniennes équivaut le soutien au terrorisme.

Et ceci alors que logiquement, on ne peut pas faire passer un acte pour une définition précise d’un phénomène.

Forces est de constater que le terrorisme, dans le sens propre du terme doit être étudié dans son vrai sens.

Entre-temps, des politiques comme « Name Calling » sont appliquées par l’Amérique et ses alliés, avec pour objectif de duper l’opinion publique.

Pour entrer dans le débat du « terrorisme » il s’avère nécessaire d’étudier la différence entre le terme « terreur » dans le siècle passé et ce mot dans le monde d’aujourd’hui.

Il y a une grande distance entre l’attentat menée contre la vie de « Olaf Palme » au siècle dernier et aux attentats qui secouent aujourd’hui l’Irak et l’Afghanistan.

Mais ils ont le même résultat. Pourtant leur processus et leur origine s’avèrent différents l’un de l’autre.

Dans les attentats du siècle dernier dont aujourd’hui on constate des exemples similaires (comme l’attentat contre la vie de « Anna Lind »en suède) nous pouvons constater les origines, les acquis et les réactions différents.

En d’autres termes, les motifs poussant à mener des attentats contre la vie des personnalités sont parfois individuels, parfois en soutien d’un certain nombre de personnes et d’organisateurs déterminées.

Cependant aujourd’hui le terrorisme vise à de différents objectifs :

Terrorisme en tant qu’instrument

La Maison Blanche et l’Occident s’efforcent d’instrumentaliser les attentats dans le sens de leurs propres visées.

Dans ce contexte, une telle interprétation du terrorisme s’est renforcée.

En d’autres termes le lien entre les terroristes et les victimes du terrorisme dans le passé était linéaire tandis qu’aujourd’hui un tel rapport n’est plus linéaire.

Le terrorisme en tant catalyseur

La forme la plus complexe et la plus complète de l’instrumentalisation du terrorisme se fait via ceux qui cherchent à avancer leurs visées par des attentats et pour ce faire, ils incitent les éléments du terrorisme pour éliminer un obstacle ou bien le créer dans l’Ordre international.

Les événements du 11 septembre 2001, auxquels nous reviendrons à la fin de l’article viennent à l’appui de cette affirmation.

Le terrorisme en tant que facteur de crise dans les relations de l’Ordre international

Dans le troisième cas, les partisans du terrorisme s’efforcent pratiquement en donnant une définition générale et ambiguë du terrorisme d’insérer sur leur liste, le nom de nombreux courants et des pays.

Sur ce fond, aujourd’hui dans l’Ordre international en Occident « menacer » et « éliminer la menace » s’effectuent ensemble, en l’occurrence on crée tout d’abord la menace ensuite on l’analyse d’après ses intentions et dans la dernière phase on procède à une pseudo lutte contre cette menace, avec pour objectif de parvenir à leurs propres visées dans le monde. Tout cela puise ses racines dans la Maison Blanche, en Union européenne ou à Tel-Aviv.

Le lien étroit entre le terrorisme et les doctrines religieuses par la Maison Blanche constitue l’une des différences fondamentales entre le terrorisme dans le siècle passé et le siècle actuel.

Après l’arrivée au pouvoir des néo-conservateurs extrémistes dans le monde les théoriciens américains ont fait tout leur possible conformément aux objectifs universalistes et mondialistes d’attribuer tout attentat terroriste dans le monde aux islamistes.

L’Occident avec pour but de créer des divergences de vue entre les Musulmans et les Chrétiens cherche à présenter les enseignements islamiques à l’origine des attentats dans le monde.

Cet effort néfaste de l’Occident a été voué à l’échec jusqu’à présent.

De même les caricatures blasphématoires du cher Prophète de l’Islam(Que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) divulguées par les revues occidentales montrent une telle approche de la part des pays occidentaux et de la Maison Blanche.

Après quelques différences principales entre le terrorisme dans le passé et le présent, ce terme peut être ainsi classifié :

Dans le passé les attentats terroristes étaient justifiés souvent dans le cadre des relations linéaires et directes tandis qu’aujourd’hui les regards doivent sonder derrière les coulisses des relations censées déferler la vague du terrorisme au lieu de tourner vers les auteurs du terrorisme.

Le terrorisme se faisait sur la base des facteurs comme des motifs individuels, basculer l’équilibre politique et social dans les sociétés ; tandis que le terrorisme est le provocateur de la crise dans le monde d’aujourd’hui.

Dans le monde contemporain, le terrorisme constitue un facteur de crise mais dans le passé le terrorisme était le résultat du terrorisme, fruit des crises périodiques et parfois stables.

3-Dans le monde d’aujourd’hui, l’Occident cherche de lier directement et idéologiquement le terrorisme, tandis que dans le siècle passé de tel effort ne s’effectuait pas sur une vaste échelle.

Aujourd’hui les débats tournant sur les différentes couches du terrorisme et l’examen scientifique de ces couches dans l’Ordre international constituent parmi des débats fondamentaux qui nous aident à connaître la nature du terrorisme.

Les relations entre les pays du Tiers monde après l’arrivée au pouvoir de Bush fils aux Etats-Unis ont été évoluées.

Le Conseil de 12 membres des néo conservateurs en définissant de nouveau le terme « terrorisme » et le classifiant dans le cadre des objectifs de la Maison Blanche, a fait tout son possible afin d’influer les relations en cours dans le monde.

Le partage des pays du Nord et du Sud a été éclipsé dans un processus automatique.

Les pays du Sud sont présentés par l’Amérique en tant que défenseurs du terrorisme et des pays du Nord en tant que combattants contre le terrorisme.

Mais Force est de constater que la nature falsifiée du terrorisme n’est pas stable dans le monde d’aujourd’hui et avec la moindre tension, sa structure sera ébranlée.

Pour avoir une meilleure conception de la nature du terrorisme programmé par l’Occident, la Maison Blanche et Tel Aviv, il s’avère nécessaire d’étudier en gros les différentes couches du terrorisme :

Les auteurs du terrorisme, 2- les supporters du terrorisme, 3-ceux qui complètent le terrorisme, 4- les victimes du terrorisme.

--- Les auteurs du terrorisme :

Comme nous venons de le dire, la Maison Blanche pour créer le climat de manœuvre dans l’Ordre international cherchait un prétexte.

Dans ce droit fil les théoriciens néo conservateurs de l’Amérique cherchaient à créer et à former le terrorisme dans le monde.

Entre-temps, les Etats-Unis travaillaient sur une menace en Afghanistan en l’occurrence al-Qaïda et les Taliban.

Dans le siècle passé le réseau al-Qaïda et celui des Taliban soutenus grandement par la Maison Blanche dans la guerre afghane et en Russie ont été formés.

Et de nombreux éléments à leur solde habitaient dans les montagnes en Afghanistan.

D’après les néo conservateurs américains, le meilleur moyen pour la réalisation du mondialisme est de disperser al-Qaïda dans le monde et d’intervenir dans les affaires d’autres pays de l’Ordre international sous prétexte de la lutte contre al-Qaïda et les Taliban.

Par ailleurs les Etats-Unis d’Amérique attribuaient constamment le comportement violent des membres d’al-Qaïda à l’Islam et aux prescriptions de la religion céleste.

En tout cas le terrorisme a démarré de ce point.

Dans le monde contemporain, les démarches de la Maison Blanche et le lobby sioniste constituent le terrorisme opérant. Ce terrorisme était à l’origine du vrai terrorisme.

Le terrorisme opérant a jeté les bases du terrorisme d’aujourd’hui. Le terrorisme opérant a fait que la relation linéaire entre terroriste et objectif des attentats soit perturbée donnant naissance à des relations beaucoup plus compliquées.

Les spécificités du terrorisme opérant :

Il transforme les conditions normales du monde en crises et s’infiltre ensuite dans les relations tendues pour parvenir à leurs objectifs et à leurs intérêts.

Le terrorisme opérant cherche à présenter et commenter l’apparence du terrorisme dans le cadre d’un système fermé et conformément à ce qui s’est passé dans le siècle dernier.

En d’autres termes le terrorisme opérant s’efforce de dévier l’opinion publique mondiale des véritables origines des attentats.

Dans ce droit fil, les médias constituent un appareil bien connu dont Washington et Tel Aviv usent et abusent pour éviter toute protestation de la part de l’opinion publique, canaliser ensuite vers leurs propres pensées.

Le terrorisme opérant en brouillant les termes religieux et de convictions dans un climat de crise dû à l’attentat s’efforce de semer la discorde entre les religions et les différentes écoles religieuses en envenimant l’ambiance mondiale pour les pousser vers des pensées laïques, matérialistes et athées.


Jeudi 20 Juillet 2006

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