Economie

La mondialisation a ruiné l’économie mondiale


Il a simplement suffit d’une quinzaine d’années pour que la mondialisation mette l’économie mondiale à genoux. En effet, depuis la conclusion des négociations de l’Uruguay round et la création de l’OMC en 1995, les pays du monde entier se sont engagés dans une course effrénée pour réaliser le maximum de croissance et de prospérité.


L.B.A.
Samedi 8 Octobre 2011

La mondialisation a ruiné l’économie mondiale
Les multinationales, de leur côté, ont bénéficié d’avantages fiscaux et de conditions de production très favorables pour dégager des bénéfices exceptionnels. Mais cette période a également été « riche » en crises, à commencer par la chute des dragons asiatiques à partir de 1997, puis les crises russe et argentine, etc.

Et maintenant, la crise est globale. La croissance mondiale est doublement confrontée à la baisse de la demande dans les pays développés, mais aussi à la baisse des investissements, puisqu’elle est logiquement liée à la demande. Et dans l’immédiat, la relève n’est pas encore assurée par la Chine qui enregistre pourtant le taux de croissance le plus important au monde ces dernières années.

Il en résulte une sérieuse menace: si rien n’est fait pour ranimer la demande, la difficulté des multinationales à trouver des marchés pour écouler leurs marchandises risque de les ruiner et de compliquer davantage la crise de la dette et la situation financière des banques, les flux commerciaux à partir des pays en développement risquent d’accuser une baisse considérable, etc. Et c’est déjà le cas au niveau global car l’OMC, elle aussi, vient de réviser à la baisse ses prévisions de croissance pour le commerce mondial en 2011 à 5.8% contre 6.5% initialement.

C’est ainsi que le FMI et la Banque mondiale recommandent aux pays membres de rééquilibrer la demande, de renforcer la capacité des banques et de résoudre au plus vite le problème de la dette souveraine mais aussi celle des ménages, outre une multitude de solutions à caractère général.

Facile à dire !

Au fait, le pessimisme qui a gagné les opérateurs n’est pas sans justification. Il est argumenté par plusieurs paradoxes donnant des signaux négatifs qui commencent au niveau de la communauté internationale elle-même et qui finissent au niveau des solutions proposées, aussi paradoxales que les problèmes.

Paradoxes

C’est d’abord une question de leadership. Avant la libéralisation et le démantèlement des barrières tarifaires, la régulation était assurée par chaque État, les politiques de réformes étaient donc relativement plus faciles à penser et à mettre en œuvre. Aujourd’hui, les États ont cédé d’une certaine manière cette capacité de régulation. C’est le FMI et la Banque mondiale qui gèrent l’économie globale mettant à contribution tous les États membres, sans pour autant avoir un caractère contraignant, puisque chaque État est souverain quant à l’adoption des politiques économiques intérieures. Or, dans un contexte d’ouverture, toutes les politiques économiques intérieures renferment une dimension internationale.

Deuxième paradoxe : la correction de la dette par une nouvelle dette. Contrairement au principe communément connu « qu’on ne prête qu’aux riches  », la communauté internationale, en adoptant la solution de renforcement des capacités des banques pour ré-échelonner les dettes des entreprises et des ménages, voire pour octroyer de nouveaux crédits, risque d’enfoncer le clou encore plus.

Il a été prouvé dans plusieurs pays, entre autres en Tunisie, que le financement par le crédit est un investissement difficile qui risque de plonger les entreprises dans des difficultés dès les premières années d’activité, surtout si la conjoncture est défavorable. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs économistes estiment que l’investissement par une contribution dans le capital est plus judicieux, dans la mesure où il permet de partager les risques et de minimiser les frais.

Troisièmement, l’augmentation de la demande. Depuis la nuit des temps, le libéralisme a misé sur la consommation pour créer des emplois et des richesses. Aujourd’hui aussi, il n’y a pas d’autres solutions devant les multinationales que d’augmenter la demande dans les pays émergents pour accroître leurs ventes. Or cette solution s’estompe devant deux obstacles qui ne sont pas des moindres.

Le premier est lié à la rareté —de plus en plus sensible— des matières premières, ce qui se traduit par une inflation des cours et une atteinte à l’environnement. Ce n’est donc pas une solution durable. Et le deuxième est en rapport avec le pouvoir d’achat des populations dans les pays émergents et à faible revenu. Plusieurs d’entre eux affichent pourtant des taux de croissance positif. Cela nous conduit à évoquer une problématique majeure qui a conduit la mondialisation à ce stade de dégradation : la compétitivité.

Les multinationales sont concernées

En effet, depuis le début de démantèlement des barrières tarifaires, les pays en développement se sont engagés dans une course pour attirer les investissements étrangers. Et les multinationales se sont mises à se frotter les mains pour produire moins cher dans « les paradis fiscaux » et les pays à faibles revenus, bénéficiant de plusieurs avantages de tout genre. Les États, en accordant des avantages fiscaux, devaient chercher des ressources budgétaires alternatives en créant de nouvelles taxes sur la consommation par exemple.

Aujourd’hui, se pose la question si ces investissements étrangers ont vraiment créé des richesses là où ils sont implantés ou pas. Il n’y a pas de statistiques détaillés à ce propos, d’autant plus qu’il n’est pas prudent de généraliser. Mais disons que plusieurs multinationales ont réussi à créer des dynamiques économiques dans leurs environnements immédiats et plusieurs autres ont juste exploité une main-d’œuvre bon marché comme des sangsues. Ce sont généralement les entreprises qui délocalisent pour le moindre motif. C’est une anomalie.

Il y a eu libéralisation du commerce et des flux de capitaux « mais il n’y a pas eu libéralisation de la main-d’œuvre », constate Josef Stieglitz, prix Nobel de l’économie, lors d’un séminaire sur la « mondialisation et la croissance inclusive », tenu en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Les deux institutions s’arrêtent à ce niveau d’analyse et confient aux États membres de trouver comment. Elles recommandent une croissance plus inclusive, donc avec une meilleure répartition des fruits de la croissance, sans rentrer dans les détails.

A aucun moment, personne n’a évoqué par exemple l’impératif de mettre en œuvre les règles du commerce équitable, ni de rendre la norme sociale indispensable dans le commerce mondial. Les multinationales n’accepteraient pas. La Chine n’acceptera pas. Pourtant, lorsque le processus de mondialisation a commencé, les économistes ont projeté que le nouveau contexte allait être plus favorable aux pays en développement et le monde serait meilleur. Or il s’avère aujourd’hui que ce n’est pas le cas. Les plus riches se sont enrichis davantage et les plus pauvres se sont compliqués la vie, quoique la Banque mondiale ne fasse état de 400 millions d’âmes ayant sorti de la pauvreté (en Chine). Mais en contre-partie, dans plusieurs pays, le pouvoir d’achat s’est dégradé, et plusieurs millions de personnes ont replongé dans l’extrême pauvreté.

En Tunisie, par exemple, la politique économique du régime déchu a été amenée, faute de bonne gouvernance, de brader le pays pour attirer les touristes et les investisseurs, ce qui a contribué à la dégradation du pouvoir d’achat et la propagation de la pauvreté sur environ un quart de la population selon les chiffres corrigés après la révolution. Le pays qui a beaucoup investi dans les ressources humaines s’est retrouvé aujourd’hui en difficulté politique et sociale et le marché s’est beaucoup éloigné de la réalité des prix. Le monde meilleur qui a été promis par Ben Ali n’est pas aujourd’hui si meilleur que cela ne l’était dans les aspirations des Tunisiens, du moins une majorité.

Le problème qui s’ensuit c’est que ce processus est irréversible. La mondialisation est aujourd’hui un fait accompli avec lequel il faut composer. Les multinationales qui sont déjà parmi nous ne vont pas quitter facilement une richesse humaine qualifiée bon marché (Smig inférieur à 140 euros).

Et évidemment on ne va pas procéder à une hausse rapide des salaires (cela va se traduire par une inflation injustifiée), mais si ces multinationales partageaient leurs bénéfices avec leurs employés comme on le faisait auparavant dans le domaine agricole (on continue de le faire jusqu’à présent dans la cueillette des olives à raison de 50% / 50%), cela leur ferait plus de motivation pour produire davantage d’une part.

Cela ralentirait sans doute la croissance de ces multinationales mais, d’autre part, cela créerait de nouveaux gisements de croissance, permettrait d’augmenter la demande dans les zones les plus défavorisées du monde (où sont implantées ces entreprises) et générer de nouvelles ressources budgétaires pour les États. N’est-ce pas mieux que les crédits ?

La Presse de Tunisie


Samedi 8 Octobre 2011


Commentaires

1.Posté par ange le 09/10/2011 09:14 | Alerter
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"la difficulté des multinationales à trouver des marchés pour vendre leurs produits". ô combien , vous avez raison . Il y a la crise et nous voyons cependant les magasins remplis de marchandises . en réalité, c'est un crunch qui nous guette . Définition du crunch , lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Resserrement_du_cr%C3%A9dit
Cependant, ce crunch là ne se limite pas au resserrement des crédits car il pourrait être un crunch global qui touche tous les agrégats économiques .Maintenant, laissons nos "génies" de la science économique et autres experts reprendre en coeur ce concept qu'on lit là sur le site alterinfo.

2.Posté par ange le 09/10/2011 09:18 | Alerter
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"mais si ces multinationales partageaient leurs bénéfices avec leurs employés comme on le faisait auparavant dans le domaine agricole ". Il ne faut pas rêver . Et même dans une émission de télévision française , on nous montre comment des patrons de PME ne paient pas la prime organisée par N.Sarkozy . Par exemple, un patron qui a fait un bénéfice net de 600 000 euros se vante de refuser mille euros à 15 salariés . Comment voulez-vous lutter contre cet esprit là qui représente bien les tendances actuelles, hélas !

3.Posté par drider le 09/10/2011 12:43 | Alerter
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on peut dire que c'est en partie grace a un niveau de capitlisation faible par rapport a la GB et aux USA
que la france est l' allemagne s' entirent a bon compte . Un niveau de capitalisation tres elevé comme aux USA
et en GB veut dire que l' economie reelle, phisyque est déconnecté de son support financier necessaire .
Tout comme on a pu le constater avec le dollar US et la livre anglaise . En clair , l' industrie financiere devient un electron libre qui navigue au gres des speculations boursieres et de l' emballement des machines electroniques qui donnent finalement un resultat des calculs completement fou . Il n' y a pas longtemps , on a renfloué les banques , mais au final ,l' argent a ete partagé entre les principaux groupes financiers au lieu d' etre investi .Maintenant on demande d' augmenter la capitalisation boursiere , on nous prends vraiment pour des bargots , entre le renflouement des banques et la capitalisation boursiere il n' y a pas de difference ,avec cet argent on achetrera beaucoup plus d' actions qui a leur tour vont produire des dividendes qui seront ensuite distribuées aux actionnaire !!!! Oui dans la foulée ,l' economie connaitra ou enregistrera quelques investissements , mais la crise restera là car cette mesure ne vise qu' a maintenir les positions sociales de classes du pouvoir politique.

4.Posté par Saber le 12/10/2011 12:05 | Alerter
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Les bandits manchot (effet de levier) du L. B. O. qui sont responsable.

5.Posté par comprendre avant d'agir le 28/11/2011 15:33 | Alerter
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http://www.pourquoilabourse.com/actualites-boursieres-en-videos.html
l'actualité boursière en vidéo

6.Posté par comprendre avant d''agir le 28/11/2011 15:37 | Alerter
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actualité boursière en vidéo pardon

le site est en construction pour le moment mais cette partie vidéos live est disponible.
bonnes visites

7.Posté par comprendre avant d''''agir le 28/11/2011 15:39 | Alerter
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chaque jours des news sur la bourse en vidéo
bonnes visites

8.Posté par Columbo le 28/11/2011 16:51 | Alerter
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L'aristocratie, en tant que force politique, est morte, nous n'avons pas à nous en préoccuper ; en tant que propriétaire de biens fonciers elle nous est nuisible, parce que ses ressources lui assurent l'indépendance et lui donnent la possibilité de retenir entre ses mains cette propriété foncière que nous devons faire passer tout entière aux mains de notre peuple. A ce dernier, nous commençons déjà à enseigner l'agriculture, pour laquelle il n'avait eu jusqu'ici aucune aptitude, toutes ses capacités ayant été utilisées par nous pour le commerce ou la commission, c'est-à-dire la spéculation et toutes les occupations devant servir à ruiner les goyim pour en faire des esclaves. Lorsque, avec le concours des établissements de crédit foncier, toutes les terres des nobles et des paysans passeront entre nos mains, ils devront alors travailler pour être nourris par nous, parce que personne ne leur vendra leurs produits agricoles, comme cela eut lieu au temps de Salomon. Nous les nourrirons et les garderons pour le travail, comme des animaux et des bêtes de somme. Quand nous régnerons, le droit qu'a tout homme d'acheter et de vendre ne sera pas accordé aux goyim. Pour y arriver le meilleur moyen est de déposséder l'aristocratie de ses terres ; on pourra ensuite en faire autant avec les paysans. Le procédé le plus efficace à employer pour la réussite de ce plan est d'augmenter les taxes et les impôts fonciers, autrement dit d'être créanciers de la terre. De telles sujétions maintiendront les goyim propriétaires fonciers dans un état d'asservissement indéniable. Les aristocrates, ne sachant se contenter de peu, seront bientôt ruinés et se départiront de leurs terres que nous achèterons aux enchères, sinon personnellement pour l'instant, du moins par l'intermédiaire d'hommes de paille.
II faut qu'en même temps nous protégions activement le commerce et l'industrie; surtout la spéculation dont le rôle est de servir de contrepoids à l'industrie. Sans la spéculation, l'industrie accroîtrait les capitaux privés, ce qui pourrait avoir comme effet d'améliorer le sort des agriculteurs en affranchissant les terres hypothéquées de leurs dettes envers les établissements de crédit foncier. Il nous faut, au contraire, que l'industrie arrive à drainer toutes les richesses agricoles et fasse passer en nos mains, par la spéculation, toute la fortune 'mondiale, en rejetant tous les goyim dans les rangs des prolétaires. C'est alors qu'ils s'inclineront devant nous, rien que pour obtenir le droit d'exister.
Afin de ruiner l'industrie des goyim, aidant en cela l’oeuvre de la spéculation, nous introduirons dans les usages des goûts de luxe effrénés, d'un luxe absorbant tout.
Nous élèverons les salaires, ce qui cependant ne laissera aucun profit aux ouvriers, parce que nous élèverons simultanément le prix

9.Posté par Saber le 28/11/2011 17:53 | Alerter
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"Nous contrôlons aussi les offres de marché"
"Nous surévaluons les marchés publiques"
"Nous détruisons nos concurrents goys "
"Nous plaçons nos sayam pour nous renseigner"
"Nous faisons couler des entreprises pour les racheter pour l'euro symbolique"
"Nous achetons les petites boites pour en faire nos multinationales"

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