MONDE

La 'menace nucléaire' Iranienne est un mensogne


Dans la même rubrique:
< >

Mercredi 30 Novembre 2016 - 11:41 La guerre à la vérité de l'Ouest



Vendredi 2 Octobre 2009

La 'menace nucléaire' Iranienne est un mensogne
En 2001, le journal Observer a publié une série de rapports clamant une « connexion irakienne » avec Al-Qaeda, allant jusqu’à décrire la base Irakienne où la formation des terroristes a lieu et un site où l'anthrax est fabriqué pour servir d’arme de destruction massive. Tout ceci était faux.
Alimenté par les services secrets Américains et des exilés irakiens, ces fabrications dans les médias Anglais et Américains ont aidé George Bush et Tony Blair à lancer une invasion illégale qui a causé, selon l'étude la plus récente, 1,3 millions de morts.  
 
 La même chose est en train de se produire avec l'Iran : les mêmes « révélations » syncopales du gouvernement et des médias, la même marque de fabrique de crise auto générée. « Epreuves de force avec l'Iran sur sa centrale nucléaire secrète », déclare The Guardian du 26 Septembre.
«L’épreuve de force » est le thème. Midi passé. L’horloge tourne. Le Bien contre le Mal. Ajoutez à cela un nouveau Président Américain, mou, qui « paie les factures des années Bush ». Un écho immédiat est la couverture du Guardian du 22 Mai 2007 : « Le plan secret de l'Iran pour attaquer cet été les forces Américaine en Irak ». Basé sur les déclarations non fondées du Pentagone, l'auteur Simon Tisdall a présenté comme fait, un « plan » Iranien pour faire la guerre, et vaincre, les forces Américaine en Irak avant le mois de Septembre de cette année - une mensonge avéré pour lequel il n'y a eu aucune rétraction.  
 
 Le jargon officiel pour ce genre de propagande est « psy-ops », terme militaire pour désigner les opérations psychologiques. Au Pentagone et à la Maison Blanche, c'est devenu un composant critique de la campagne diplomatique et militaire pour bloquer, isoler et affaiblir l'Iran, d’exagérer sa « menace nucléaire », expression maintenant utilisée en permanence par Barack Obama et Gordon Brown, et reprise comme des perroquets par la BBC et d'autres diffuseurs en tant qu’information objective. Alors que cette expression est totalement injustifiée.  
 
 La menace est à sens unique  
 
 Le 16 Septembre, Newsweek a révélé que les principales agences de renseignements Américaines, avaient rapporté à la Maison Blanche que le statut « nucléaire » de l'Iran n'avait pas changé depuis l'évaluation du National Intelligence Estimate de Novembre 2007, qui a conclu avec un niveau de « confiance élevée » que l'Iran avait stoppé en 2003 le programme dont on l’accuse. Ce que l'Agence Internationale de l'Energie Atomique a confirmé à maintes et maintes reprises.
 
 La propagande actuelle vient de l'annonce d'Obama que les Etats Unis ferment des sites de missiles à la frontière de la Russie. Ceci sert à couvrir le fait que le nombre de sites de missiles Américains, augmente en réalité en Europe et les missiles « retirés » sont redéployés sur les navires de guerre Américains. Le but de la manœuvre est d’amadouer la Russie pour qu’elle rejoigne, ou du moins ne s’oppose pas, à la campagne Américaine contre l'Iran. « Le Président Bush avait raison, » a déclaré Obama, « que le programme de missile balistique de l'Iran constitue une menace significative [contre l’Europe et les Etats Unis]. » Que l'Iran conçoive une attaque suicide contre les Etats Unis est absurde. La menace, plus que jamais, est à sens unique, du côté des superpuissances du monde pratiquement cachée aux frontières Iraniennes.  
 
 Le crime de l'Iran est son indépendance. En ayant mis dehors le tyran préféré de l’Amérique, Shah Reza Pahlavi, l’Iran demeure le seul état musulman riche en ressources, hors de contrôle des Etats Unis. Etant donné que seul Israël a un « droit d'exister » dans le Moyen-Orient, le but des Etats Unis est d'estropier la République Islamique. Ceci permettra à Israël de diviser et de dominer le Moyen-Orient au nom de Washington, renforcé par un voisinage docile. S’il y a un pays dans le monde qui a un besoin urgent de développer une « dissuasion » nucléaire, c'est bien l'Iran.  
 
 En tant qu'un des premiers signataires du Traité de Non Prolifération nucléaire, l'Iran a été un avocat crédible pour un Moyen-Orient sans nucléaire. En revanche, Israël n'a jamais accepté une inspection de l'AIEA, et son usine d'armes nucléaires de Dimona demeure un secret de pacotille.
Armé de 200 têtes nucléaires actives, Israël « déplore » les résolutions de l'ONU l'invitant à signer le TNP, tout comme il déplore le récent rapport de l'ONU l’accusant de crimes contre l'humanité à Gaza, tout comme ils détiennent le record mondial en matière de violations du droit international. Ils s’en tirent à bon compte étant donné que les grandes puissances lui accordent l'immunité.  
 
 Préparation à une guerre sans fin  
 
 La « épreuve de force » d'Obama avec l'Iran suit un autre agenda. Des des deux côtés de l'Atlantique les médias ont été chargés de préparer le peuple à une guerre sans fin. Le Général en chef Américain de l’Otan, Stanley McChrystal, a déclaré, selon NBC, que 500.000 soldats seront nécessaires en Afghanistan dans les cinq ans à venir. Le but est le contrôle « du prix stratégique » du gaz et des gisements de pétrole de la Mer Caspienne, de l'Asie centrale, du Golfe et de l'Iran - en d'autres termes, de l'Eurasie. Mais 69% du peuple britannique, 57% des Américains et quasiment tous les autres êtres humains sont opposés à la guerre. « Nous » convaincre que l'Iran est le nouveau démon ne sera pas facile. La fausse déclaration du General McChrystal que l'Iran « formerait des combattants pour certains groupes talibans » est aussi désespérée que l'écho pathétique de Brown « d'une ligne tracée dans le sable ».
 
 Durant les années Bush, selon le grand brasseur d’air Daniel Ellsberg, un coup d’état militaire a eu lieu aux USA, et le Pentagone a maintenant l’ascendant dans tous les secteurs de politique extérieure américaine. Un indicateur de son contrôle est le nombre de guerres d'agression faites simultanément et l'adoption de la doctrine de « frapper en premier » qui a abaissé le seuil sur les armes nucléaires, et qui a mis un flou dans la distinction entre les armements nucléaires et conventionnels.  
 
 Tout ceci ridiculise la rhétorique d'Obama dans les médias au sujet « d'un monde sans armes nucléaires ». En fait, Il (Obama) est l'acquisition la plus importante du Pentagone. Son consentement sur la demande du Pentagone, de reconduire le Secrétaire à la « Défense » de Bush et  soutien des fabricants d’armes, Robert Gates, est unique dans l'histoire des Etats Unis.
Il a prouvé sa valeur avec des guerres planifiées de l'Asie du Sud jusqu’aux confins de l'Afrique. Comme l'Amérique de Bush, l'Amérique d'Obama est dirigé par quelques personnes très dangereuses. Nous avons un droit à être averti. Quand est ce que ceux qui sont payés pour être les garants du droit feront-ils leur travail ?

Traduction Alter Info
 
 http://www.prisonplanet.com/iran%E2%80%99s-nuclear-threat-is-a-lie.html



Vendredi 2 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par Malo le 02/10/2009 15:46 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Au regard de la traduction de ce passage du début du 3e paragraphe avant la fin: (...) selon le grand brasseur d’air Daniel Ellsberg (...)]qt

Le "grand brasseur d'air"... On sourit, puis on lit l'article en anglais. Ah, ces traductions littérales: "whistleblower", non traduit littéralement signifie: informateur, dénonciateur.

Traduit correctement, le sens de la phrase change radicalement, Ellsberg passant de "brasseur d'air" à celui de "révélateur".

2.Posté par TheTruth le 02/10/2009 16:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@Malo
tu as tout à fait raison merci pour ta remarque, il n'est pas toujours facile de traduire les expression propres a un pays.... on progresse tous les jours :)

3.Posté par sharaf le 02/10/2009 21:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Aaah ! ces Saaages... toujours courtois et humbles !!
-Dieu vous garde pour nous tous ,merci à vous
et un grand Salut !!!

4.Posté par VIRGILE le 02/10/2009 21:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

En résumé, il s'agit bien de crimes de guerre et de crime contre l'humanité, réitéré par les "mêmes familles" depuis le 18e siècle. !

"En 1951, le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise le pétrole. Il est alors éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains, l'opération Ajax. Après sa chute, Mohammad Reza Shah Pahlavi met en place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l’appui américain. (source Wikipedia).

Les rotschildo-rockefellériens n'ont toujours pas digéré l'indépendance et la nationalisation du pétrole iranien. Comme pour les ADM/Al Qaïda de Saddam, faut bien que les spin doctor de la mort cherche de quoi se remplir la gamelle. (je reprécise que Ben Laden est juif par sa mère et qu'il fut formé et financé par la Cia/Mossad contre le soit disant "Rouge", la bonne blague !).


Comme pour le "Vietnam", il est temps que la Chine entre pragmatiquement en scène et "nettoie", voire "karchérise" toute cette chienlit talmudo-sioniste-maçonnique dit arbitrairement Illuminati, voulant anéantir toute forme de souveraineté pour instauré ce satanique NWO.

C'est Dimona qu'il faut pulvériser car ils ne signeront jamais de TNP pas plus qu'ils ne reconnaîtront leurs actives collaborations à la Shoah, aux guerres mondiales et révolutionnaires.

Sous sa Grâce, ce que j'admire, c'est l'infinie patience de L'Eternel ! Puis nous voyons sa Main fracassante quand Il s'énerve de temps en temps. Pour l'heure, Il nous montre tous les aspects de cette chienlit "lumineuse". Après les divers massacres-génocides, crimes de guerre récents (RDC, Liban, Gaza, Irak...), soyons sûr que l'Afghanistan/Pakistan et prochainement l'Iran, sont les nouveaux Vietnam et tombeaux de ces Saxons talmudisés (de souches germaniques et Kazars Turco-Mongols, pour les amnésiques !).

C'est presque dommage que ce soit un descendant d'esclave, émancipé, qui préside cette "noire Maison Blanche" ! Remercions tout de même le hongrois-saxons américanisé George Soros qui a financé Obama et bien d'autres comme les pantins Mikheil Saakachvili, etc.

Les Perses, depuis les périodes Elamites, Mèdes jusqu'à ce jour, en passant par les Cyrus et autres Séleucides, Sassanides, Saffarides, Houlagides,......., Mohammad Reza Pahlavi, et l'actuel souverain Mahmoud Ahmadinejad, en ont vu d'autres !!! 5000 ans de civilisation, c'est pas rien tout de même !
Les USA, quel âge au fait ?









5.Posté par kiko le 02/10/2009 22:39 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

CE N'EST QU'UN COPIE-COLLE VERSION IRAK QU'ILS ESSAIENT DE NOUS BOURRER LE CRANE AVEC, LE MONDE N'EST PAS DUPE DE CROIRE LEURS MENSONGES CES CRIMINELS, DÉSORMAIS IL FAUT COMPTE SUR LES PEUPLES,NON PAS SUR LEURS DIRIGEANTS- MARIONNETTES POUR ÉQUILIBRER LA BALANCE OU RENVERSE LA TENDANCE.

6.Posté par Taleb le 03/10/2009 11:31 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le tactique de sionisme est de répéter un mensonge dans les médias jusqu’à qu’il perce. Car aujourd’hui la vraie guerre est surtout médiatique.

7.Posté par Alcide le 03/10/2009 12:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Les ignobles attentats contre les tours jumelles, contre leur propre peuple, les grotesques explications de possession d'armes de destruction massive, d'anthrax etc. etc. justifiant à leurs yeux une abominable agression.
Cela ne passe plus.
Le ressort est cassé, ces gens-là doivent être considérés comme des vulgaires assassins, leurs complices, la fameuse " élite" financière comme des voyous déviants.
Cela suffit, il devient insultant pour nous, de croire que l'on va gober tout cela et nous entraîner dans une guerre que l'on ne désire pas.
S'il persiste, notre Nicolas Nabochodonosor et ses comparses risquent d'être traduit en justice pour haute trahison, pour avoir livré la France, son armée à des intérêts étrangers, pour avoir favorisé l'avènement d'un nouveau fascisme.
Il est bon de leur rappeler que le combat ne fait que commencer, que l'issue en est incertaine et qu'ils risquent de se retrouver sur le banc des accusés...

8.Posté par joszik le 04/10/2009 13:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

À l'origine, le terme « inquisition » (du latin inquisitio, « enquête ») désigne une technique judiciaire. (Ref: AIEA)
L’Inquisition était une juridiction spécialisée (un tribunal), créée par l'Église catholique romaine et relevant du droit canonique, chargée d'émettre un jugement sur le caractère orthodoxe ou non (par rapport au dogme religieux) des cas qui lui étaient soumis.

Les princes( USA, CANADA, AUSTRALIE, LONDRES), sont donc intéressés par sa répression à plusieurs titres, et l'autorité civile, pour préserver l'ordre public, se met à lutter contre des hérésies et sanctionner des hérétiques de manière potentiellement autonome : la décrétale Ad abolendam (1184) de Lucius III fait de la répression de l'hérésie un élément constitutif du pouvoir de l'Empereur, en l'espèce Frédéric Barberousse.(GEORGE BUSH)
Cette confusion entre domaine spirituel et temporel (qui paraît évidente de nos jours), est le principal facteur à l'origine de l'inquisition, qui naît dans une société où cette distinction n'existe pas.
Cette implication des autorités laïques entre en conflit avec l'autorité de l'Église : des tribunaux royaux ou impériaux se prononcent sur des problèmes de doctrine. Ce conflit de juridiction est tranché par l’arrangement de Vérone (1148): « les hérétiques doivent être jugés par l'Église avant d'être remis au bras séculier ». Inversement, l'Église oblige les autorités « laïques » (dont la légitimité se fonde sur un modèle de société chrétienne) à rechercher les hérétiques, sous peine d'excommunication ou de déposition.
Dès le début, l'Inquisition est donc fondée sur le principe de la collaboration et du partage des tâches entre l'Église et les autorités laïques, chacun intervenant dans son domaine et suivant sa responsabilité propre.

ASPECTS ADMINISTRATIFS
L'organisation que met en place l'inquisiteur pour réaliser sa mission de jugement — donc un tribunal — est l'Inquisition, au sens administratif du terme. Le tribunal inquisitoire possédait le plus souvent un siège fixe (où étaient notamment conservées les archives très fournies(OCDE]), mais pas nécessairement : des inquisiteurs ont été itinérants. Les inquisiteurs étaient assistés d'un personnel nombreux : clercs, tels les notaires, greffiers, geôliers, etc.
L'accusé( IRAN) a généralement le droit à un défenseur(LES PAYS ARABES), mais ce droit était le plus souvent théorique dans le cas de l'Inquisition, faute de volontaire. Les avocats d'hérétiques risquaient d'être eux-mêmes accusés de complaisance avec l'hérésie. Pour la même raison, les accusés traduits devant un tribunal d'Inquisition ne bénéficiaient généralement pas de la présence de témoins à décharge.
La procédure inquisitoriale accorde une grande importance à l'aveu de l'accusé. En effet, juridiction religieuse, l'inquisition se préoccupe du rachat des âmes donc souhaite obtenir le repentir des accusés. Toute une procédure est alors mise en place pour obtenir leur témoignage.
LE RELAPS (Ref: Saddam Hussein) est le terme par lequel l'autorité religieuse désigne un adepte retombé dans ce qu'elle considère comme une hérésie après qu'il y ait solennellement renoncé.(Ref: Armes de destruction massives))
Jacques de Molay, dernier maître de l'Ordre du Temple, fut exécuté comme relaps après être revenu sur les aveux qu'il avait consentis sous la torture. Et Jeanne d'Arc fut exécutée comme relaps pour avoir, malgré sa promesse, porté des vêtements d'homme, bien que ses vêtements féminins lui eussent été retirés.
La procédure inquisitoire confère au juge(ONU) l'initiative de la poursuite. Dans cette nouvelle forme de procédure, le juge peut lancer d'office une procédure sur la base de la fama publica (la « notoriété »). Soit il trouve des accusateurs précis par le biais d'une enquête, générale ou individuelle, soit il se charge lui-même d'administrer la preuve( cColin Powell). L'ensemble de la procédure fait une large place à l'acte écrit, au témoignage et à l'aveu.

L'HERESIE
l'hérétique est comme un lépreux qu'il faut éloigner du corps sain des fidèles par l'excommunication, puis par l'exil ou la confiscation des biens.
Après la création de l'Inquisition, la définition de l'hérésie (pour laquelle elle deviendra progressivement le seul tribunal compétent) sera constamment élargie. Par opportunisme, on fait entrer dans le champ de l'hérésie des éléments de plus en plus divers : l'apostasie de juifs et musulmans convertis, ou encore la sorcellerie, laquelle leur est assignée formellement en 1261 par Jean XXII.(Ref: Pakistan)
Pour aider les clercs à procéder aux interrogatoires, des manuels de l'inquisiteur sont rédigés dont les plus célèbres sont le Manuel de l'inquisiteur de Bernard Gui(Mohamed El Baradei), le manuel d'Eymerich(thony Blair), et le manuel de Torquemada(José María Aznar Lópe). On y indique la procédure, les questions à poser, les pressions morales et les pressions physiques que l'on peut y faire subir. L'inquisiteur doit extraire la vérité éventuellement « par la ruse et la sagacité ». Parmi les pressions physiques, on peut citer la réclusion qui, selon Bernard Gui, « ouvre l'esprit », ainsi que la privation de nourriture et la torture. Mais une des particularités de l'instruction inquisitoriale est le secret : l'accusé et ses proches ne connaissent aucun des chefs d'inculpation et la défense se fait donc à l'aveugle.
Mais l'Inquisition condamne aussi à des peines économiques et sociales. La confiscation des biens lui permet de bénéficier de subsides lui permettant de fonctionner. L'Inquisition espagnole condamne aussi à l'ostracisme par le biais du port du sanbenito ou par l'exposition de celui-ci avec le nom du condamné dans les églises. La peine de l'inhabileté conduisait aussi à la ruine et la misère celui qui en était frappé .
En revanche, les hérétiques qui ne s'étaient pas présentés dans les délais de grâce, ou ceux qui étaient retombés dans l'hérésie, encouraient la prison à vie. La prison connaissait deux modes possibles : le « mur large », comparable à une résidence surveillée, et le « mur étroit », réclusion solitaire. Le mur étroit pouvait être aggravé en carcer strictissimus, le condamné mis au cachot (communément appelé un in pace) étant attaché par des chaînes, et privé de tout contact.
Le relaps, ou l'obstiné qui refusait d'avouer son crime (qui devait par ailleurs avoir été démontré), était abandonné à l'autorité séculière, et la peine de son crime était souvent l'incarcération ou le bûcher. En toute rigueur, la peine la plus sévère que prononçait l'Église était l'excommunication. Les condamnations à mort étaient prononcées en fonction de la loi civile et exécutées par les autorités séculières. Il faut dire, cependant, qu'il n'y avait pas de séparation nette entre les domaines civils et religieux : les autorités civiles étaient elles-mêmes tenues d'apporter leur concours sous peine d'excommunication
l y a deux sortes de questions : la question ordinaire et la question extraordinaire à l'eau et aux brodequins. Dans d'autres parlements, il s'en donnait de plusieurs sortes, comme les mèches allumées entre les doigts, des poids aux pieds élevés en l'air, par les bras derrière le dos, etc. Concernant la question dite à l'eau, la plus ou moins grande quantité de liquide qu'on faisait avaler à l'accusé faisait la différence de la question ordinaire à l'extraordinaire. Quand on avait lu à l'accusé la sentence qui le condamnait à subir la question, on le faisait asseoir sur une espèce de tabouret de pierre ; on lui attachait les poignets à deux anneaux de fer, distants l'un de l'autre, derrière son dos ; puis les deux pieds à deux autres anneaux qui tenaient à un autre mur devant lui ; on tendait toutes les cordes avec force ; et lorsque son corps commençait à ne plus pouvoir s'étendre, on lui passait un tréteau sous les reins, ensuite on tendait

Question par l'eau
encore les cordes jusqu'à ce que le corps fût bien en extension.

Le questionnaire, homme destiné par sa charge à cette triste besogne, tenait d'une main une corne de bœuf creuse, de l'autre il versait de l'eau dans la corne et en faisait avaler au criminel quatre pintes pour la question ordinaire et huit pintes pour l'extraordinaire. Un chirurgien tenait le pouls du patient et faisait arrêter pour un instant, suivant qu'il le sentait faiblir. Pendant ces intervalles, on interrogeait le patient pour obtenir de lui des révélations.

Les brodequins
La question dite des brodequins se donnait plus rarement que la question par l'eau, parce qu'elle pouvait estropier le patient. On ne donnait guère cette question qu'aux accusés de grands crimes et dont la condamnation paraissait inévitable : on cherchait, au moyen de la torture des brodequins, à en obtenir des éclaircissements ou des aveux. Voici comment on procédait :

On faisait asseoir le patient, on lui attachait les bras, on lui faisait tenir les jambes à plomb, puis on lui plaçait le long des deux côtés de chaque jambe deux planches, une en dedans et une en dehors ; on les serrait contre les jambes ; on les liait sous le genou et au-dessus de la cheville du pied ; ensuite, ayant placé les jambes près l'une de l'autre, on les liait toutes deux ensemble avec des cordes pareilles placées aux mêmes endroits ; puis on frappait des coins de bois dans les deux planches placées en dedans entre les genoux, et par en bas entre les deux pieds : ces coins serraient les planches de chaque jambe, de façon à faire craquer les os. La question ordinaire était de quatre coins, l'extraordinaire de huit. On condamnait certains criminels à être pendus et brûlés ; on les pendait d'abord, puis on les descendait de la potence pour être placés sur un bûcher et brûlés.


CROISADE : La vision traditionnelle identifie l'époque des croisades à la période 1095-1291, du concile de Clermont à la prise de Saint-Jean-d'Acre, et se limite aux expéditions qui ont eu la Terre Sainte pour objectif et l'Orient pour théâtre d'opérations.
La première croisade débute en 1095 et contre toute attente et toute prévision, elle se marque par une forte participation populaire, c’est-à-dire constituée de milliers de pèlerins piétons. Elle est aussi l'occasion pour le pape d'occuper la noblesse dans sa lutte de pouvoir avec elle. Elle aboutit à la fondation d'États latins (ou francs) en Orient. La défense de ces États est à l'origine de l'organisation des sept autres croisades principales ; de 1095 à 1291 (date de la perte des dernières positions latines en Orient), de nombreux groupes de soldats et de pèlerins ont participé à l'aventure des croisades.
Dès le ive siècle, l'Église exprime, par l'intermédiaire de Saint Augustin, une théorie de la guerre juste. Au ixe siècle, les papes s'efforcent de créer les "milices du Christ" pour protéger Rome menacée par la seconde vague d'invasions. Le pape Jean VIII accorde même l'absolution à ceux qui mourraient en défendant les chrétiens contre les Sarrasins en Italie. À partir de la fin du xe siècle, l'Église s'efforce de christianiser les mœurs guerrières de chevaliers en leur proposant entre autres de combattre les Sarrasins aux frontières de la chrétienté, en Espagne. En 1063, le pape déclare juste, la guerre contre ceux « qui persécutent les chrétiens et les chassent de leurs villes ». Il affirme que ce n'est pas un pêché de verser le sang des infidèles. De plus, participer à une guerre utile à l'Église est considéré comme une indulgence plénière au même titre que l'aumône ou un pèlerinage9. Même si le succès n'est pas au rendez-vous, l'Église a pris l'habitude d'encourager les guerres contre les musulmans et d'attirer dans ce combat les chevaliers français.
De nombreux prédicateurs populaires relaient l'appel de la croisade. Le plus connu est Pierre l'Ermite. Beaucoup attendant l'Apocalypse et partent sans espoir de retour avant la date officielle fixée par le pape. Pierre l'Ermite commence sa prédication dans le Berry, puis l’Orléanais, la Champagne, la Lorraine et la Rhénanie, emmenant dans son sillage quinze mille pèlerins, encadrés par des nobles et des chevaliers dont Gautier Sans-Avoir. Arrivé à Cologne le 12 avril 1096, il continue de prêcher auprès des populations allemandes, tandis que Gautier Sans-Avoir conduit les pèlerins en direction de Constantinople.
Des bandes parties de Rhénanie s'acharnent au départ sur les communautés juives des villes rhénanes, les massacrant et cherchant à les convertir de force. Le refus du baptême est, pour le peuple, considéré comme une insulte à Dieu pouvant attirer sa colère sur les hommes. Présents depuis des siècles, les Juifs deviennent soudain des étrangers et des assassins du Christ qu'il convient de punir avant de délivrer les lieux saints. Peut-être douze mille Juifs ont-ils péri en 109626. Parfois des évêques protègent la communauté de la ville. Le pape condamne ces violences, souvent l'œuvre de la lie de la société, mais les auteurs des massacres ne sont jamais inquiétés, à l'exception d'un agitateur tué par l'évêque de la ville en personne. Il ne semble pas que Pierre l’Ermite ait appelé à persécuter les Juifs, mais il use de des terreurs créées par les massacres commis dans d’autres régions pour obtenir des communautés juives des régions qu’il traverse le ravitaillement et le financement des croisés.
Ayant persuadé un certain nombre d’Allemands à partir, il quitte Cologne à la tête d’environ douze mille croisés le 19 avril 1096 et traverse le Saint-Empire et la Hongrie en suivant le Danube. Sur le chemin, les troupes dirigées par Pierre l'ermite se livrent au pillage à Belgrade et dans le faubourg de Constantinople, incapables de s'acheter par leur propres moyens leur nourriture. Les groupes partis du Nord de la France et de Rhénanie en avril 1096, arrivent sans trop de difficultés à Constantinople quelques mois plus tard. Mais la plupart des groupes ne sont jamais arrivés à Constantinople, anéantis ou dispersés par les troupes hongroises.

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires