EUROPE

La méfiance de l'Iran envers l'Europe


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IRIB
Mardi 7 Octobre 2008

Le non respect, par les Etats européens, de leurs ‎engagements vis-à-vis de l'Iran, a soulevé la méfiance du peuple ‎et du gouvernement iranien. Le représentant permanent de la ‎RII, auprès de l'AIEA, Ali Asqar Soltaniyeh, a annoncé, lors ‎d'une interview avec la chaîne de télévision Al-Alam, que ‎compte tenu de ses expériences passées, l'Iran ne faisait plus ‎confiance aux pays européens, en ce qui concerne ‎l'approvisionnement en combustible nucléaire. Il a, aussi, réitéré ‎que la demande des Occidentaux à l'Iran de suspendre son ‎enrichissement d'uranium était dépourvue de toute base légale et ‎que l'Iran était donc obligé de s'appuyer sur sa propre ‎technologie intérieure. A ce propos, le Porte-parole de la ‎diplomatie iranienne, Hassan Qashqavi, a annoncé, lui aussi, ‎lors de sa conférence hebdomadaire, à Téhéran, que l'Iran était ‎déterminé à poursuivre ses activités d'enrichissement d'uranium, ‎afin de produire le combustible nucléaire nécessaire à ses ‎centrales nucléaires. Ce qui constitue, d'ailleurs, le droit légitime ‎de l'Iran, d'après toutes les règles internationales, confirmées, ‎par le TNP et l'AIEA, droit auquel l'Iran ne renoncera jamais. ‎Dans le même temps, le Chef de la diplomatie française, ‎Bernard Kouchner, a fait état, hier soir, de la réunion des 5+1 ‎prévue, pour le 26 novembre, à Charm-el-Cheikh, en Egypte. Il ‎n'a pas oublié de répéter les allégations occidentales qui parlent ‎des tentatives de l'Iran de se procurer l'arme nucléaire, qualifiant ‎d'inquiétants les programmes nucléaires iraniens qui se font sous ‎la supervision constante des inspecteurs de l'AIEA. De telles ‎déclarations irresponsables montrent, clairement, que les Etats ‎occidentaux se sont, de nouveau, lancés dans une nouvelle ‎guerre des nerfs, afin de faire pression sur Téhéran. Bien que les ‎Etats-Unis, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne aient, ‎auparavant, soutenu l'idée de l'usage de l'énergie nucléaire par ‎l'Iran, ils ont, cependant, annulé, après la victoire de la ‎Révolution islamique, tous leurs accords de coopération avec ‎l'Iran, dans le domaine nucléaire. Par exemple, les Allemands ‎ont refusé d'achever la construction de la centrale nucléaire de ‎Bouchehr, malgré les millions de marks qu'ils avaient reçus de ‎l'Iran, et ont annulé, unilatéralement, ledit accord de ‎coopération. Quant aux Français, ils ont annulé, à eux seuls, ‎l'accord portant sur la livraison du combustible nucléaire à ‎l'Iran, refusant même de lui livrer le combustible, déjà, acheté. ‎En effet, les Etats européens se sont, constamment, dérobés, ‎depuis 2001, à leurs engagements envers l'Iran, en dépit des ‎négociations qui se sont déroulées entre l'Iran et l'U.E et du ‎respect par l'Iran de ses engagements et de sa suspension ‎volontaire de son enrichissement d'uranium, pour faire preuve ‎de sa bonne foi. Pour duper l'opinion publique mondiale, les ‎Européens ont proposé un paquet controversé d'offres ‎économiques incitatives à l'Iran, sans respecter, pour autant, le ‎moindre de leurs engagements envers ce même paquet, préférant ‎s'aligner sur les politiques américaines, afin de priver l'Iran de ‎ses droits légitimes nucléaires. C'est, d'ailleurs, avec un tel ‎objectif que les Six se réunissent, pour, soi disant, examiner ‎l'affaire nucléaire iranienne. Mais qu'ils sachent bien que l'Iran ‎n'a plus confiance en eux et en leurs promesses.


Mardi 7 Octobre 2008


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