Economie et pouvoir financier

La loi Rothschild, cause de l’endettement de la France



Mardi 19 Octobre 2010

La loi Rothschild, cause de l’endettement de la France
Extraits d’une biographie de Georges Pompidou :
Georges Pompidou fit parti du cercle restreint des proches du général de Gaulle, et cette proximité lui valut d’être nommé chef de son cabinet d’avril 1948 à 1953.
En 1953, il entra à la banque Rothschild, où il occupa rapidement les fonctions de directeur général et d’administrateur de nombreuses sociétés. Ce fut pour lui l’occasion de participer à la vie économique du pays, d’accroître le champs de ses compétences et d’établir un éventail plus large de relations.
Il rédigea néanmoins, durant cette période d’intense activité, trois présentations de classiques illustrés sur Racine, Taine et Malraux.
Le général de Gaulle élu à la présidence, Georges Pompidou retourna pendant quelques temps vers le monde de l’entreprise en réintégrant la banque Rothschild.
Membre du conseil constitutionnel en 1959, il profita également de cette période pour rédiger une anthologie de la poésie française.
Georges Pompidou s’installa à l’Élysée le 15 juin 1969. Son mandat fut écourté par son décès le 2 avril 1974 à Paris.
3 janvier 1973, réforme de la Banque de France
Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.
Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.
Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.
L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là. Voici en effet un graphique représentant l’évolution de la dette, avec et sans intérêt. La courbe rouge représente bien sûr la dette constatée, calculée avec les intérêts.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.
La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros (*), déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts.
1327 - 1306 = 21 Milliards d’Euros ! : Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.
Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.
C’est pourquoi, cette loi, je propose de l’appeler désormais la loi Rothschild.
NOTE (*) : La dette à la fin 1979 était en réalité de 82,8 milliards d’Euros, soit 21% du PIB ; mais en tenant compte de l’inflation, cela fait aujourd’hui 239 milliards d’Euros.

http://mai68.org/spip/spip.php?article1245 http://mai68.org/spip/spip.php?article1245



Mardi 19 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par loulou le 19/10/2010 10:04 | Alerter
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Est ce quelqu'un pourrait m'expliquer quel intérêt a la France a ne pas battre monnaie ? J'ai demande dans mon entourage et mis a part l'inflation, on a rien pu me dire de mieux. Je ne vois pas non plus pourquoi si on laisse ce pouvoir régalien aux banques privées, l'inflation diminuera.
Comme vous pouvez vous en doutez, je ne suis pas expert en économie. Si une âme charitable pouvait éclairer ma lanterne


2.Posté par nebuleuse le 19/10/2010 10:47 | Alerter
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http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=21392

Quels noms se cachent derrière les grandes banques c'est la petite recherche nous propose de faire Michael Chang. Les institutions bancaires sont un écran qui occulte les visages et l'identité de ceux qui en tirent les ficelles. Savoir suivre le fil conducteur et comprendre qui détient le tout, c'est cela qui importe. Celui qui connait cela connait son ennemi et ne perd pas son temps avec les diversions et les pièges qu'il a préparé pour vous. L'argent c'est le nerf de la guerre, donc qui possède le pouvoir de battre monnaie possède le pouvoir absolu...
Notre esprit doit focaliser sur ce point et seulement alors une fois acquise la connaissance la lumière jaillit et éclaire tous les pans de la grande histoire.

3.Posté par Djelo le 19/10/2010 12:38 | Alerter
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Cher Loulou, l'interet est nul pour les gens...il est par contre majeur pour les banques qui touchent des interets sur tout l'argent emis par leurs soins.
Du meme coup ils dirigent la politique du pays.

Ils ont mis 2 siecles a faire ca aux US et ont reussi en 1913 avec la FED et les banques n'ont jamais cesse de se battre pour reproduire ce modele partout.

En gros, nous sommes tous esclaves des banques.

Voila l'interet.

4.Posté par kephil le 19/10/2010 14:24 | Alerter
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Sauf erreur de ma part et de manière très simple:
1) la monnaie représente une reconnaissance de dette en échange d'un bien ou d'un service, celle-ci imprimée sur du papier (billet, pièce, ) ou inscrite dans des registres (octets, ) peut être utilisée par celui qui la reçoit pour acquérir un autre bien ou service. Cette reconnaissance de dette circule donc d'une main à une autre. L'état étant à l'origine garant de celle-ci.
2) pour développer l'activité économique et le bien être d'un état une banque nationale battait monnaie, c'est à dire produisait des reconnaissances de dette (n'ayant encore aucune valeur intrinsèque) de la part de l'état, permettant à ce dernier de réaliser sont développement sensé produire une plus value pour la nation. le remboursement à la banque nationale de la reconnaissance de dette étant possible grâce à cette plus value. Sans intérêts bien sûr car il ne s'agirait pas de payer le prêt d'argent fabriqué artificiellement.
3) Une banque privée réalise quasiment la même chose excepté qu'elle demande des intérêts en plus. Elle réalise des profit énormes. Non seulement elle crée des reconnaissance de dette qui lui sont remboursées et en outre elle reçois des intérêts sur la valeur du montant qu'elle a prêté et qu'elle ne possédait en réalité qu'à 10% de la valeur prêtée!!!!! et tout celà pour le bien de quelques actionnaires qui ne manqueront pas de se pavaner devant les moutons imbéciles (citoyens) qui n'ont de toute façon rien compris.

Corrigez-moi si je me trompe, sachant qu'il s'agit ici d'une explication simpliste

5.Posté par P'tit Georges le 19/10/2010 15:01 | Alerter
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Quelque chose entendu souvent sur une radio activiste américaine, mais je suis incompétent pour en vérifier la validité :

Tout nouvelle émission de monnaie, (toute nouvelle somme mise en circulation) est un emprunt, qu'il faudra rembourser avec intérêts, ce qui est mathématiquement impossible, car il faut ainsi rembourser plus d'argent que ce qui est en circulation. Ce système, mis en place en 1913 aux US avec la création en catimini de la FED (et en 1973 en France) est un système pour réduire en esclavage les populations aux profit des banques centrales (cartels de banques privées), les populations ne travaillant que pour rembourser avec leurs impôts la dette de l'Etat, en plus de leurs dettes personnelles...

La dette de l'Etat étant donc impossible à rembourser, il faut donc à nouveau emprunter (demander à la banque centrale privée d'émettre toujours plus de monnaie qu'il faudra là aussi rembourser avec les intérêts...) pour payer les intérêts de la dette, et c'est le cercle vicieux... Un cercle vicieux hyper-inflationniste.

Ce qui ce passe avec la diabolisation du monde musulman et les menaces de guerre avec l'Iran serait en fait un conflit de modèles bancaires, le monde musulman n'utilisant pas ce modèle d'intérêt cumulé.

Analyse correcte ?

6.Posté par DJAMELITO le 20/10/2010 18:21 | Alerter
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Effectivement la Dette colossale est due à la Loi Giscard-Pompidou de 1973. J’espère qu’ils seront jugés…

Merci pour le graphique que je vais prendre pour mettre dans cette page :

7.Posté par la truffe belliqueuse le 21/10/2010 09:21 | Alerter
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on peut lire aussi avec plaisir le document suivant qui semble être à l'origine de cette discussion.LIESI nr 199 en date du 31 janvier 2010 des ED. Delacroix
http://www.megaupload.com/?d=W2MIR0XN


8.Posté par Alcide le 21/10/2010 10:14 | Alerter
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Quand commencera-t-on à mettre en cause la légitimité de la dette ?
Il faut exiger l'abrogation immédiate des lois Pompidou Giscard des 3 janvier et 4 août 1973 qui ont interdit à la Banque de France de faire des avances au Trésor, sans intérêt , dispositions reprises par l'article l'article 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne.
Ces lois sont anticonstitutionnelles car émises au seul profit d'une ultra minorité et donc contraire de fait à l'esprit de la constitution et de l'indispensable recherche de l 'intérêt du bien public ,par l'abandon de la souveraineté nationale, par l'obligation qui est faite à l'état d'emprunter auprès d'une société privée.
Dans l'esprit , cette loi est identique à la signature d'une capitulation, nous payons un tribut comme un pays vaincu.
Cette dette publique est une escroquerie monumentale. Par complaisance à quelques familles bancaires internationales , l'État emprunte à des banques privées. Ces banques privées créent l'argent hors de l'air par une simple écriture comptable et nous , nous remboursons par notre travail en payant des impôts obligatoires. C'est une nouvelle forme de servitude. Il est incroyable qu'aucun homme politique, de gauche comme de droite comme des verts , n'ait le courage de s'attaquer à cette rente ,à demander depuis les rangs de l'assemblée ou du Sénat l'abrogation de ces lois fondamentalement anticonstitutionnelles.
Sauf à penser que toute la clique est complice des banquiers ou payée pour le faire.
Il faut s'en souvenir lors d'un scrutin et refuser son vote à tous les politiques qui sont complices ou n'ont pas lutté contre cette arnaque.

Cette dette est intimement liée aux mécanismes de création monétaire que des gouvernements soit corrompus soit stupides ont abandonné entre des mains privées.
Par ce biais, par une imposition toujours croissante depuis 1973 notre pouvoir d'achat a considérablement chuté pour pouvoir rembourser une dette créée de toutes pièces !
C'est un peu comme le renflouement exclusivement des banques au mépris de tout capitalisme libéral qui voudrait laisser mourir les établissements en faillite , c'est une captation de richesse au profit d'une oligarchie restreinte.
On peut noter que toute cette création monétaire n'est possible que depuis l'abandon d'une monnaie adossé à l'or . Et comme le disait le général De Gaulle :
«Nous tenons pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir d’autre critère qu’un étalon autre que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. »
car :
« Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)
"Donnez moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois"
Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)
"Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé..
Si vous voulez devenir les esclaves des banquiers, et payer de surcroit le coût de votre esclavage, laissez les banques créer de la monnaie".
Lord Josiah Stemp Directeur de la Banque d’Angleterre, 1937
"Le papier monnaie aura toujours pour effet de ruiner le commerce, d'opprimer les honnêtes gens et d'ouvrir la porte à toutes les fraudes et injustices".
Georges Washington
"Il serait plus approprié d'appeler le Fascisme Corporatisme parce qu'il s'agit d'une fusion entre l'État et la puissance des grandes sociétés"
Benito Mussolini
"L'or dans les mains du public est un ennemi de l'État"
Adolf Hitler

Toutes les explications ici :
http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2
http://www.fauxmonnayeurs.org/
Les propositions de Maurice Allais , prix Nobel d'économie pour lutter contre les fraudes des banques :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm#_Toc166694660

9.Posté par Bultez le 21/10/2010 16:29 | Alerter
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Peut-être ça n'apprend rien à personne mais il me semble quand même que le Traité de Lisbonne y est pour quelque chose dans le fait que les Etats ne peuvent plus créer de monnaie. voici un article bien clair :

http://www.lespacearcenciel.com/le-traite-europeen-simplifie-et-la-creation-monetaire.html

10.Posté par baratribord le 22/10/2010 22:12 | Alerter
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@loulou
Ce que ne dis pas l'article c'est que VGE est également lié à cette loi. Il était ministre à l'époque. C'est simplement du conflit d'intérêt. Le fis à VGE a une très bonne place chez Rotschild.
http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/04/10/Chronique-de-la-pensee-multiple#c3965

VGE a supprimé sa réponse du blog mais prévoyant je l'ai sauvegardé :

Réponse de VGE
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France
La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique.
La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950


11.Posté par Ruoma le 25/10/2010 11:48 | Alerter
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Article et commentaires très intéressants, merci pour les liens !
Je suis moi aussi, un ignorant en matière d'économie et je m'étonne tout de même sur un certain nombre de points :
- Comment se fait-il que le problème posé par cette dette qui s'accroît depuis presque 4 décennies ne soit d'actualité pour ainsi dire qu'en fin d'année 2010 !?
- Comment est-ce possible que personne n'ait réagit depuis tout ce temps ? Ni aucun média pour lancer une alerte, ni aucun des gouvernements ou ministres de l'économie aussi bien de gauche que de droite pour tenter de corriger cette situation : en prenant des mesures d'économie ou, à plus forte raison, en revenant sur cette disposition de la loi ?

Le raisonnement me semble simpliste cependant, de dire que l'état, lorsqu'il a besoin d'argent, l'emprunte à la banque sans intérêt et la rembourse ultérieurement ou qu'il crée lui-même l'argent dont il a besoin.
Dans les deux cas, il y a problème.
D'abord parce que si l'état doit emprunter, ce doit être seulement pour des projets qui le justifient et non pas par manque de moyens, ensuite parce que créer de la monnaie ou la demander à la banque qui le ferait revient inévitablement à la dévaluer et donc à déclencher l'inflation.
Ce qui veut dire pour moi que le problème de fond n'est pas tant de devoir rembourser avec des intérêts, fut-ce à des banques privées, mais bien plutôt que l'état dépense en permanence plus que ce qu'il perçoit !
Et là, toutes les solutions : battre la monnaie, emprunter sans intérêt, emprunter sur le marché avec intérêts aboutissent au même constat : l'état est un endetté chronique qui nous ruine !
Ce qui ne retire rien à la crapulerie de ces banques privées qui vampirisent la richesse du monde...

12.Posté par UN RÉVOLTÉ le 25/10/2010 12:47 | Alerter
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@ Ruoma

L'inflation : parlons-en!

Depuis l'arrivée de l'Euro, les prix ont littéralement explosé! Certains prix de produits ont augmenté de plus de 1000% et cela depuis 2002. Pourtant, nous ne sommes plus dans le fonctionnement budgétaire des années 1950.

De plus, l'inflation n'est pas forcément un mal.

Ex : Beaucoup de personnes de la génération du baby-boom ont investis dans une maison individuelle où la montée des prix était vertigineuse, de plus de 10%! Pour autant, le prêt (qui était à taux fixe bien-sûr) restait le même mais la valeur du bien augmentait de 10% chaque année (sans parler de l'augmentation de la valeur intrinsèque du bien). Au bout du compte, le projet s'autofinançait! Aujourd'hui, l'inflation est peu élevée et les taux d'intérêts sont bas mais la valeur intrinsèque de l'immobilier s'envole. Par conséquent, l'acheteur est bien plus perdant.

13.Posté par Alcide le 25/10/2010 13:27 | Alerter
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@ Ruoma
....- Comment est-ce possible que personne n'ait réagit depuis tout ce temps ? Ni aucun média pour lancer une alerte, ni aucun des gouvernements ou ministres de l'économie aussi bien de gauche que de droite pour tenter de corriger cette situation : en prenant des mesures d'économie ou, à plus forte raison, en revenant sur cette disposition de la loi ? ...
Parce qu'ils sont COMPLICES de gauche comme de droite, depuis le tandem Pompidou Giscard en passant par Mitterrand Chirac et Sarkozy tous complices tous payés comme des putains par le cartel bancaire mondial.(vous pouvez y rajouter les verts qui ne contestent pas et qui permettent toujours l'exploitation de la dette publique qui est la rente du cartel mondial)
Vous devez comprendre que les médias télévision ou journaux sont propriété du cartel bancaire mondial et de ce fait vous ne trouverez que des émissions pour débiles et aucune information pertinente.
Il vous appartient de jeter votre télévision et de vous cultiver par vous-même.
Je me permets de vous donner à nouveau ces liens, qui étaient néanmoins dans mon post précédent, que je vous suggère de lire attentivement:

http://www.fauxmonnayeurs.org/

14.Posté par obione le 25/10/2010 18:26 | Alerter
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Cette loi correspond a une stratégie financière internationale et globale que les Rotschilds et leurs copians ont mis au point avec la couronne britannique. Ainsi la FED (banque centrale US) est elle une banque centrale privée dont la monnaie émise (dans ce cas le dollar US) appartient en propre à ses actionnaires privés et non aux citoyens US, ni à l'état US.

Et il en est de même du dollar canadien, du dollar australien, du dollar néo-zélandais, et même de la livre sterling ou encore du franc suisse !!!

Et toutes les banques centrales des pays précités sont des banques centrales totalement privées alors que la plupart des citoyens desdits pays pensent que leur banque centrale est nationale, de même que leur monnaie !

Voilà plus de deux siècles que les Rotschilds & leurs copains ont mis au point cette stratégie et ce, avec le concours de la monarchie britannique et bien sûr, aucun grand média occidental ne donnera cette information aux citoyens des pays concernés ... le sujet est tabous !!!

De fait, On manipule mieux des citoyens ignorants des réalités car dans le cas contraire les "CAVES" peut se rebiffer !!!

C'est fort de cet atout que ces banksters font s'effondrer aussi facilement les bourses comme en 1929 .... et encore très récemment .... mais les médias sont eux aussi propriété privée et sont tenus de ne pas aborder le sujet ...

15.Posté par DJAMELITO le 25/10/2010 20:10 | Alerter
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Ruoma,

Vous dîtes : « Ce qui veut dire pour moi que le problème de fond n'est pas tant de devoir rembourser avec des intérêts, fut-ce à des banques privées, mais bien plutôt que l'état dépense en permanence plus que ce qu'il perçoit ! »


Non pas dans ce cas, au jour d’aujourd’hui la France a payé comme intérêt l’équivalent de la Dette…

Ruoma, vous ne pouvez pas imaginer ce qu’on peut faire avec 1500 milliard !

16.Posté par Anita1945 le 25/10/2010 20:27 | Alerter
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Youtube : Thierry MEYSSAN - SARKOZY MAISON OFFERTE en ISRAEL.

17.Posté par vicenté le 25/10/2010 20:44 | Alerter
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merci ANITA 1945, et dire que cette annonce restera dans le tiroir,une de plus,si l'Iran avait offert une résidence a Khaled Mechaal,bonjour la propagande de ces dégénérés nazisionist !!! La France aura du mal a s'en remettre,après le passage du tsunami sioniste ....

18.Posté par Anita1945 le 25/10/2010 21:25 | Alerter
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PATRIMOINE : L'ETAT Français va vendre 1'700 biens immobiliers d'ici 2013.
Emission Soir 3 - Durée 2 Min.15 sec. - A la UNE : 9/06/2010.

PARIS (Reuters) - L'Etat Français va vendre 1.700 biens immobiliers d'ici 2013, essentiellement en régions, pour adapter son patrimoine à ses besoins et accessoirement contribuer au désendettement du pays.
Le programme présenté mercredi par le ministre du Budget, François Baroin, est une première puisque jusqu'à présent les projections de Bercy ne dépassaient pas l'année et les ventes étaient négociées isolément, parfois au grand dam de collectivités locales prises au dépourvu.
Les 1.700 biens mis en vente, dont 2 % seulement sont sur Paris, seront cédés au terme d'une procédure d'appels d'offres qui se veut transparente et où les autorités locales bénéficieront d'un droit de préemption.
Rien ne sera bradé, a promis le ministre en notant que les cessions immobilières ont déjà rapporté à l'Etat trois milliards d'euros depuis la création en 2005 du service France Domaine, piloté par le ministère du Budget.
Bon nombre de ces cessions résultent de la réorganisation de l'Etat consécutive à la réforme de la carte militaire et de la carte judiciaire, de la fusion des Impôts et du Trésor public ou encore du regroupement des anciennes directions départementales de ministères.
De plus, Bercy a calculé que les fonctionnaires en région occupaient en moyenne entre 18 et 20 mètres carrés, contre 15 à Paris, alors que la norme fixée par le gouvernement est de 12.
"Notre ambition est de disposer d'un parc immobilier plus resserré, mieux adapté aux missions de l'Etat, plus économe des deniers publics, de meilleure qualité, mieux entretenus et davantage conformes aux exigences d'écologie", a affirmé François Baroin lors d'une conférence de presse.
"L'Etat mène d'importantes réformes et la politique immobilière est un instrument de ces changements", a-t-il dit.
BAROIN NE VEUT RIEN BRADER :
Le produit des cessions sera pour l'essentiel réinvesti dans le parc immobilier de l'Etat mais contribuera aussi au désendettement de la France, dans une proportion d'environ 15% actuellement que le ministre souhaite accroître.
"Depuis 2005, l'Etat a vendu pour un peu plus de trois milliards d'euros de biens immobiliers et cela a permis une contribution nette de désendettement de 427 millions d'euros. Je souhaite qu'une part plus importante soit réaffectée au désendettement de l'Etat", a dit François Baroin.
Il a pris l'engagement de ne pas vendre de biens en-dessous de leur valeur vénale.
"La situation est très simple : si le Marché est atone, si la situation ne permet pas de valoriser ce bien, je préfère qu'on perde du temps dans une vente plutôt que de brader du Patrimoine", a-t-il expliqué.
Le Gouvernement met à disposition des citoyens et acquéreurs potentiels deux Sites internet et promet de faire des points d'étape, probablement sur une base annuelle.
Il se refuse, en revanche, à communiquer des estimations sur les montants qu'il espère récupérer d'ici 2013, expliquant que cela pourrait altérer la qualité du processus de cession.
"L'Appel d'Offres garantit la transparence et est valorisant pour l'Etat", a simplement indiqué François BAROIN.
Les 1.700 biens mis en vente sont à 28% des bureaux, à 24% des terrains, à 15% des logements et à 4,5% des casernes. Plus d'un quart (27,1%) dépendent du Ministère de la Défense mais les opérateurs de l'Etat sont aussi mis à contribution comme l'Office National des Forêts qui va mettre sur le Marché certaines de ses maisons forestières.
Les biens de l'Etat Français à l'Etranger ne sont pas actuellement concernés par le Plan.
Les deux Sites internet créés pour l'occasion permettent de visionner les Appels d'Offres en cours et le programme prévisionnel des cessions.
Véronique TISON, édité par Yves Clarisse.
Pour les consulter, cliquez sur :
http://www.budget.gouv.fr/cessions/appels-d'offres
http://www.budget.gouv.fr/cessions/prochaines-ventes

1 COMMENTAIRE : mercredi 9 juin| 2010 - g... -
En langage vrai...... Cela veut dire que les Elus vont se distribuer entre eux et leurs Amis des biens immobiliers à tarifs très préférentiels. Ils vont se faire un festin.

19.Posté par aladin le 26/10/2010 17:46 | Alerter
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c est simple a comprendre pourtant ! il suffit de lire le document que l on recoit au moment de la déclaration de l Impôt sur le revenu, la fiche d informations sur le budget de l état (recettes et dépenses).
il me semble qu on rembourse plus de 40 milliards d intéret !!! oui, je ne compte pas l remboursement du capital de la dette de 35 milliards environ (ce qui fait au total 80 milliards) ! 40 milliards qui part pour des intérêts qu on aurait pu éviter sans cette fameuse loi de haute trahison de la part de nos dirigeants !!! le problème des retraites ne serait qu un mythe sans ces intérêts... c est le plus grand casse du siècle lol

20.Posté par Anita1945 le 26/10/2010 19:26 | Alerter
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@ 19. aladin le 26/10/2010 :
- ** Avoir fait réintégrer la FRANCE dans l'O.T.A.N. : c'est une Armée Américaine pour entreprendre des Guerres - ça a un coût ANNUEL, de surcroît !
Une cinquantaine de Morts Français en AFGHANISTAN parmi nos Militaires en 2 ans 1/2 et
- (600 Morts au total "Militaires Nationalités confondues" rien que pour l'année 2010 et il y a encore deux mois pour finir l'année).
J'ai lu que les Militaires de l'Occupation ne se retireront point de l'AFGHANISTAN avant DIX années. Trop de richesses encore inexploitées dans le sous-sol AFGHAN : lithium, émeraudes, opium, et plein d'autres métaux divers....

- ** TRIPLER LA DETTE PUBLIQUE de la FRANCE en deux ans 1/2 de Pouvoirs ! C'est affiché partout ! Les Français voulaient des Réformes : il est le PACHA en Réformes !
Il prône un NOUVEL ORDRE MONDIAL (Nous étions réellement mieux AUPARAVANT) !
S'il n'y a pas de troisième Guerre Mondiale "AVANT MAI 2012" qui nous tombe dessus, l'on pourra s'estimer HEUREUX !
J'ai lu : Qu'en cas de Guerre, pas de nouvelles Elections Présidentielles, l'ancien Président reste au Pouvoir !
Gros Plan : ISRAEL - IRAN puis O.T.A.N. à la rescousse d'ISRAEL - la FRANCE sera impliquée dans la possible, voire probable : GUERRE qui se prépare, car elle est dans l'O.T.A.N.
au final, avec l'IRAN : les RUSSES opteront...
(un Ministre RUSSE a déjà parlé... qu'eux ne s'allieront jamais à l'AMERIQUE), (des optiques contradictoires entre ces deux Nations) ;
et à l'arrière du côté des RUSSES : 1 MILLIARD 400 Millions de CHINOIS, Régime Communiste.
- Plein de choses à connaître - mais tout se joue déjà aujourd'hui, à notre insu !
Au CANADA, il y a des articles journellement pour ouvrir les yeux sur le Monde actuel : mondialisation.ca
(ca = CANADA).

21.Posté par 1789 le 31/10/2010 14:44 | Alerter
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Dites à VGE ce que vous pensez de sa... TRAHISON.
Il tient un blog politique, les opinions exprimées sont quasi unanimes.
http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE

Il est grand temps que cette arnaque prenne fin ! Europe ou non nous devons nous débarrasser de cette supercherie manifeste. Il n'y aucune justification à maintenir ce système qui avilit et appauvrit les citoyens. Le débat doit absolument être ouvert à ce sujet durant la prochaine campagne présidentielle. L'UMPS va se retrouver coincé, impossible de nier ce braquage 'légal', son maintien durant des décennies, impossible d'affirmer que c'est 'pour le bien du peuple'. La démonstration est faite et pas besoin d'être un expert en économie. Sans cette trahison la dette de la France (et de nombreux autres pays... Maastricht 1992 etc...) serait inexistante ou presque. Pourtant personne ne manifeste à ce propos quand ça coûte à la France près de 200 millions € par jour ! Et ce depuis des lustres... Le problème des retraites - entre autres - serait résolu en deux temps trois mouvements.

Le débat sur cette réforme ou sur l'article 104 du T. de Maastricht (art. 123 T. Lisbonne) doit absolument avoir lieu dans les 'grands médias'. Le peuple doit majoritairement savoir comment il s'est fait en***** pendant tout ce temps.

En ce moment dans un autre registre (quoi que) 'Le Siècle' est à l'honneur. Les masques tombent peu à peu. Bientôt certains découvriront (ou feront semblant) le Bilderberg, ...

22.Posté par Anita1945 le 04/11/2010 20:07 | Alerter
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21. Posté par 1789 le 31/10/2010 - 14:44
Dîtes à VGE ce que vous pensez de sa... TRAHISON.
Il tient un blog politique, les opinions exprimées sont quasi-unanimes.
-------------------------------------------
Tout est fait pour créer le Nouvel Ordre Mondial - Mondialisme - l'AMERIQUE gouvernera l'EUROPE. L'EUROPE sera vassale de l'AMERIQUE. Capitale du N.O.M. : JERUSALEM.
AVANT une troisième Guerre Mondiale, ils n'arriveront pas à instituer cet égide ILLUMINATI / BILDERBERG ! - (J'ai lu cela).
V.G.E. je ne crois pas qu'il tienne grand rôle là-dedans !
Il faut être "Président" pour partager le Secret des DIEUX !

23.Posté par Anita1945 le 04/11/2010 20:48 | Alerter
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Dailymotion : Jacques ATTALI veut pour Capitale du NOUVEL ORDRE MONDIAL : JERUSALEM.

24.Posté par 1789 le 04/11/2010 21:13 | Alerter
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@ Anita1945

VGE a été "Président" (donc il a eu accès à "certaines informations"), fait partie du Bohemian Club et doit encore avoir pas mal de liens avec la famille Rothschild notamment. Son fils Nicolas est (ou a été) président de la banque du même nom (ça crée des liens;) VGE a succédé à Pompidou (après avoir été son "ministre des finances") qui était lui-même ancien directeur général de la banque Rothschild... tiens tiens.

Alors ce n'est pas parce-que VGE a plus ou moins quitté la scène politico-médiatique qu'il se tourne les pouces en coulisses. Derrière le vernis de l'académicien c'est un filou et un traître. La réforme de la BDF (et toutes ses conséquences) c'est lui ! Le Traité Européen (remixé) - son 'petit bébé' - ou autrement dit le T. de Lisbonne (avec le fameux article 123)... c'est lui ! Tu parles cet article il va pas l'oublier.

Malgré le désaccord des rares pays ayant eu l'opportunité de "donner leur avis", de répondre au "sondage" (et ça déjà c'est un comble dans une entité dont les protagonistes politiques font l'apologie de la "démocratie"), ce traité est quand même entré en application. Par extension VGE est donc responsable du destin de centaines de millions d'Européens.

Rien que pour la réforme de la BDF, rien que ça, VGE devrait être jugé pour haute trahison à la nation, au peuple souverain qui lui a fait confiance au suffrage universel. C'est une trahison qui a perduré sur des générations et des générations... et ça continue.

Ce sujet sur la dette est une PRIORITE !!! J'espère que les Mélenchon, Dupont-Aignan, Marine Le Pen (Soral, Cheminade et j'en oublie) vont s'en donner à coeur joie lors des "débats" radio/tv. Yves Calvi et ses acolytes "spécialistes" nous raconteront qu'il n'en ont jamais entendu parler...

Des modifications de traités (ou des ajouts) ont déjà eu lieu dans le passé. Europe ou non c'est possible, ce n'est pas interdit. Alors le fait de mettre un terme à cette arnaque n'est pas une utopie. A la quasi-unanimité je pense que les citoyens choisiraient sans hésiter l'option "revenir au droit régalien de battre monnaie", sans passer par des intermédiaires privés. Mais les citoyens auront-ils seulement leur mot à dire ? Nous verrons si les "rebelles" politiques (disons les plus médiatisés) en feront l'un de leurs chevaux de bataille d'ici mai 2012.

25.Posté par Saber le 04/11/2010 21:47 | Alerter
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LE PEUPLE DE FRANCE SOUS L'EMPRISE DE SATAN.

26.Posté par Anita1945 le 04/11/2010 22:15 | Alerter
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@ 1789 "REVOLUTION" !
Il y avait un Référendum populaire sur le TRAITE DE MAASTRICHT à l'époque - on avait réceptionné des Livrets explicatifs.
Un Collègue qui avait une Licence en Droit et dont l'épouse avait un Cabinet Avocate : a précisé que même sa femme ne s'en sortait pas avec ce Traité de MAASTRICHT !
Plein de clauses qu'on pouvait plus loin, contourner - rien de NET !
Actuellement un Traité de LISBONNE : le Parlement SEUL a ratifié selon les désirs de l'actuel Président ! (sans Référendum du Peuple qui aurait dit NON à ce Traité) !
Chacun agit selon ses propres intérêts mais ne voit pas, et plus, les intérêts Nationaux !
Bientôt plus de Nations mais une Mondialisation ! Un Nouvel Ordre Mondial en cours !
-----------------------------------------
GISCARD, je l'aimais bien et je l'aime bien, encore aujourd'hui.
Je vous préciserais seulement : Au lieu d'accabler les gens : si l'un fait une connerie, le prochain, le suivant : n'a qu'à rectifier le tir et ne pas lui emboîter les faux-pas !
MITTERRAND avait remporté contre GISCARD à l'époque !
MITTERRAND deux ou trois Mandats de sept ans ?
On ne se rappelle plus sans contrôles sur WIKIPEDIA. Le temps EPHEMERE s'étiole à une vitesse vertigineuse.

27.Posté par 1789 le 04/11/2010 22:56 | Alerter
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@ Anita1945

Que vous aimiez encore VGE c'est votre droit, tous les goûts sont dans la Nature. Lui préfère l'écusson rouge au peuple, c'est son droit également, mais est-ce légitime je vous pose la question.

Que ce soit VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, la donne est la même. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Ils se passent le flambeau faisant miroiter des "différences". Il n'y a pas de différences, malgré les apparences. Qui s'intéresse un minimum aux "coulisses" s'aperçoit que les ordres viennent de plus haut. Ils appliquent les "programmes" comme de bons toutous (sauf rares exceptions => Chirac/guerre au Moyen Orient par exemple).

Personne (ni même au sein du Parlement durant des décennies) n'a osé remettre les pendules à l'heure (ou simplement évoquer le sujet) s'agissant de cette fameuse et perpétuelle "reconnaissance de dettes" aux créanciers privés. Ils préfèrent le pouvoir et l'argent à l'intégrité et la déontologie. Donc je n'apprécie pas plus VGE que les autres. Ce sont des "soldats", des "pions", des "agents" de lobbies en tous genres, dont le plus puissant, celui de l'empire économico-financier privé.

28.Posté par Anita1945 le 04/11/2010 23:23 | Alerter
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Dailymotion : Thierry MEYSSAN à propos de la crise financière.
Il vit au LIBAN en ce moment.

29.Posté par juju le 04/11/2010 23:49 | Alerter
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Ce qui est monstrueux c'est qu'aucun média dominant ne parle de ce fameux article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 qui oblige l'Etat d'emprunter au banques privée et on en voit le résultat catastrophique aujourd'hui puisque la France est complètement étrangler par cette dette COLOSSAL , c'est bien pour cela que le pouvoir veut nous imposer la réforme sur les retraites et d'autres réfomrmes nous attendent pour justement règler cette dette aux vampires de la finance qui spéculent sur notre dos!!!

A quand le réveil??!

30.Posté par Anita1945 le 05/11/2010 00:26 | Alerter
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COMMENT le « Président de l'UNION EUROPEENNE » VAN ROMPUY va permettre la Mise sous Tutelle des Pays de la ZONE EURO.
3 Novembre 2010 - Mecanopolis.
Le Président du Conseil, Herman Van ROMPUY, a présenté comme prévu le Rapport de sa « task-force » sur la Gouvernance Economique en fin de semaine dernière, pour
lequel les Vingt-Sept ont donné leur Feu Vert ;

**Feu Vert donné également à une REVISION du TRAITE de LISBONNE**
que réclamait le document afin de lever « l’Interdiction » de soutenir financièrement un Pays de l’Union.
Lire la SUITE de l'intéressant article sur :


31.Posté par gjingis le 05/11/2010 02:50 | Alerter
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@anita 45
c est ceque je redoutte aussi .vous avez raison et c esr clair maintenant car le bout du tunel commence a apparaitre.
je suis sur que vos analyses sont fondées sur des faits reels et basés sur une theorie logique
j ai une coviction que Sarko restera president ,il est sur de lui d ailleurs,a mon avis bien entendu
Sarco est trops malin génétiquement .il est rusé au point .ou il a du se conditionné
pour enammer ces reformes
et de ne pas subir non plus de poursuite en casde force majeure
mais comme vous le dites en cas de guerre ,il restera au boulo autant qu il veut
et ce qui va se passer
il y aura quelques chose, ca c est certe comme evennement qui tournera plus tard en autre chose de desastre car pas de recul au neveau de ses engagements .
autre chose peut etre le guerre intensifié soit a sahel soit ailleurs
c est ce que je pressentis
lui il lache pas ,maitenant vous avez un presidant a la mode orientale pour ne pas dire un khalifa a la francaise

32.Posté par abeilles le 05/11/2010 06:18 | Alerter
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Depuis très longtemps ils ont ficelé la France si André Bergeron a écrit qu'il aimait bien De Gaulle et sa politique ,( mais la C I A lui versait de l'argent il veut nous faire avaler la pilule en disant ,non ils ne m'imposaient RIEN ,tous les Syndicats ,les Présidents ont été élu par des contrôles étrangers ,Si Chirac nous a reconnu responsable de la Déportation des Juifs ,ils demande réparation ,en plus à la S N C F ,sinon Chirac n'aurait pas fait un 2ième mandat ,c'est du pipo les élections ,pourquoi le Nain a supprimé les référendums
trop difficile a tricher ,Pourquoi les PAUVRES C S Votent encore et toujours pour ceux qui ont voté OUI à la place de notre NON ?ça en dit long sur l'engourdissement des Français ce qui ce passe en Amérique avec Obama est le même système pour faire croire que cela va être compliqué pour Obama ,nous allons digérer la potion du PAUVRE OBAMA leur programme est inscrit ,vous n'acceptez pas de refuser un voyage d'agrément ,pas un seul sacrifice ,ils le savent ,tant pis si plus de la moitié de vos semblables restent sur le bord de la route

33.Posté par Alcide le 05/11/2010 13:54 | Alerter
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- PROGRAMME de LIBERATION -

(du CARTEl des BANQUES)

Déclarer ouvertement publiquement notre programme de libération nationale car il s'agit bien d'une libération.
- Répudiation de la dette publique
- Création de notre monnaie nationale le Franc par exemple.
- Interdiction des réserves fractionnaires qui provoquera immédiatement la faillite de toutes les banques , aux frais des actionnaires.
Nous devons rendre immédiatement illégales les réserves fractionnaires bancaires , qui sont équivalentes à un droit régalien donné à des banques privées. (Vérifier tout cela s'il vous plaît et vous verrez que les banques prêtent l'argent qu'elles n'ont pas !!! Les banques prêtent jusqu'à 30 fois leur capital. Exemple le capital d'une banque est de 10 milliards qu'elle détient en caisse, et cette banque va prêter 300 milliards et encaissent ainsi des intérêts sur de l'argent qu'elle a inventé ! Tout ceci et vérifiable , c'est une escroquerie autorisé par les pouvoirs publics uniquement pour les banques.
Confer : les propositions de Maurice Allais
..." La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire.
- Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme.
- La réforme du mécanisme de crédit doit ainsi rendre impossibles à la fois la création de monnaie ex nihilo et l’emprunt à court terme pour financer des prêts à plus long terme, en ne permettant que des prêts à des échéances plus rapprochées que celle correspondant aux fonds empruntés"...
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm#_Toc166694660
Cette interdiction immédiate aurait pour effet de prononcer un jubilé sur tout les emprunts actuels des ménages français soit l'annulation de tous les remboursements pour tous les ménages.
En réalité ,les ménages sont toujours tenus à la hauteur de la proportion des fonds propres de la banque ce qui correspondrait grosso modo à un rabat de 95% de leurs mensualités.
Cette proposition rétablirait l'équité en supprimant un passe-droit excessif donné aux banques par nos gouvernements corrompus et emporterait certainement une large adhésion publique.
Comment refuser un programme qui propose le démantèlement des banques, du système bancaire parce qu'il est intrinsèquement frauduleux et qui donc déclare que tous les prêts octroyés par les banques étant de nature frauduleuse ne sont plus à rembourser ?
Pourquoi payer avec l'argent de notre travail l'argent que les banques ont inventé avec un simple clic d'ordinateurs ?
C'est de la folie.
Ce n'est pas une proposition populiste mais une proposition de justice et d'équité.
Si en démantelant nos ennemis nous rendons service à la population pourquoi pas ?
-Création de banques nationales sans usure (interdiction de l'intérêt)
les prêts ne sont distribués que pour les investissements, habitation, électroménager, voitures uniquement pour ce qui est fabriqué en France.
- Mise en examen de tous ceux qui ont participé à la forfaiture et au maintien des lois du 3 janvier 1973, transposé en l'article 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne au niveau européen.
- Mise à pied immédiate sans retraite sans droit de tous les hauts fonctionnaires gouvernementaux .
En effet, un normalien, un X , un énarque au service du libre échangisme ÉCONOMIQUE, de la ruine du peuple français par le chômage et la délocalisation, de la vente des biens de la république était infiniment plus nocif que n'importe quel individu même avec un niveau d'éducation moindre MAIS au service du bien public.
Ce qui compte ce n'est pas le niveau d'études mais l'objectif à atteindre et en l'occurence les élites actuelles, au pouvoir, font preuve d'un acharnement à nous détruire.
- Résolution (c'est-à-dire annulation des ventes qui ont été faites aux amis du pouvoir ) de toutes les ventes de biens publics qui sont faits actuellement pour payer les intérêts de la dette illégale. Encore c'est une arnaque les banquiers récupèrent ainsi les châteaux de la république gratuitement !
- Interdiction à tous les magistrats et en règle générale de tous responsables civils ou militaires d'appartenir à des sociétés secrètes( franc-maçonnerie) et révocations immédiate de ceux qui en font parti.
- Toutes les prestations sociales et allocations ne sont distribuées qu'aux Français.
- Sortie immédiate de l'OTAN , ce qui correspond à une économie immédiate et nous évitera les confrontations voulues par les Américains et leurs amis sionistes avec des peuples pacifiques.
- Rapatriement immédiat des troupes d'Afghanistan .
- Déclarer immédiatement une dissuasion tout azimut.

Il nous faut parler il nous faut déclarer , nos ennemis sont comme les cafards heureux dans l'ombre et le secret.
Car ,malheureusement trop peu de personnes connaissent ce véritable coup d'état de la finance car la dette publique ne profite qu'aux banques depuis 1973 !
La dette publique c'est la rente du cartel bancaire mondial cela représente 45 milliards d'euros par an une somme fabuleuse que nous payons pour RIEN , payée par nos impôts obligatoires !
http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2
Voir aussi le programme de Maurice Allais

34.Posté par Anita1945 le 05/11/2010 17:13 | Alerter
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ETAT des LIEUX de l' ETAT UNIQUE EUROPEEN : le coup d'Etat Budgétaire, début de la FIN ?
... A quand le Dépôt de Bilan ?
Aujourd’hui, il faut faire le Bilan, car on est bien loin de la croissance promise ou du cadre rêvé pour affronter les défis de la Mondialisation.
La « Stratégie de LISBONNE », axe majeur de Politique Economique et de Développement de l’Union Européenne entre 2000 et 2010, décidé au Conseil Européen de LISBONNE de mars 2000 par les quinze États Membres d’alors voulait faire de l’U.E.
« l’Economie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du Monde d’ici à 2010, capable d’une croissance Economique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’Emploi et d’une plus grande cohésion Sociale ».
Il serait bon aujourd’hui de tirer les leçon de cet échec (Crise Financière permise par la libéralisation de la circulation des Capitaux, Plan d’austérité continental, verrouillage technocratique…)
- et certainement pas à la façon de Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL !
L’Union Européenne, de plus en plus, carbure à l’illégitimité, elle enfle telle une bulle qui menace d’exploser à tout instant, n’ayant plus le fondement Démocratique nécessaire à son Développement.
P.S : Signe du sérieux de la situation, un Economiste comme Jacques SAPIR appelle désormais à la Constitution de « Comités d’Action et de Résistance » et à la mise en œuvre de l’article 16 de la Constitution
- « pour rétablir la Démocratie et par là, la Souveraineté du Peuple ». (5)
Agoravox.fr
(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/10/28/l-union-europeenne-adopte-un-plan-pour-durcir-la-discipline-budgetaire_1432707_3214.html
(2) http://www.lemonde.fr/europe/articl...
(3) http://www.comprendreetappliquersuntzu.com/2006/06/35-la-libert%C3%A9-des-chaines.html
(5) http://horizons.typepad.fr/
(4)


35.Posté par Anita1945 le 05/11/2010 17:19 | Alerter
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ETAT des LIEUX de l' ETAT UNIQUE EUROPEEN : le coup d'Etat Budgétaire, début de la FIN ?
... P.S : Signe du sérieux de la situation, un Economiste comme Jacques SAPIR appelle désormais à la Constitution de « Comités d’Action et de Résistance » et à la mise en œuvre de l’article 16 de la Constitution
- « pour rétablir la Démocratie et par là, la Souveraineté du Peuple ». (5)
Agoravox.fr
(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/10/28/l-union-europeenne-adopte-un-plan-pour-durcir-la-discipline-budgetaire_1432707_3214.html
(2) http://www.lemonde.fr/europe/articl...
(3) http://www.comprendreetappliquersuntzu.com/2006/06/35-la-libert%C3%A9-des-chaines.html
(5)

36.Posté par Anita1945 le 06/11/2010 09:28 | Alerter
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ETAT des LIEUX de l' ETAT UNIQUE EUROPEEN : le coup d'Etat Budgétaire, début de la FIN ?
Agoravox.fr
(1)

37.Posté par Anita1945 le 06/11/2010 09:31 | Alerter
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ETAT des LIEUX de l' ETAT UNIQUE EUROPEEN : le coup d'Etat Budgétaire, début de la FIN ?
Agoravox.fr
(2)


38.Posté par BRENNER le 06/11/2010 13:49 | Alerter
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Oeil de lynx avait déjà levé ce lièvre voilà quelques mois et maintenant il est repris en chœur par de plus en plus de citoyens.
C'est super ! Enfin le citoyens se dérouillent, ils commencent à se redresser et à redresser leurs manches pour la bagarre contre les voyous banquiers et politiciens ripoux.
Quant à Sarko, il ne restera pas au pouvoir malgré ce qu'en dit gjjngis car il a beau être aussi main qu'il veut, il ne tient qu'au peuple français de lui botter les fesses. Les élections sont faites pour cela. Alors, Sarko a beau être aussi malin et vicieux qu'il veut c'est le peuple qui aura le dernier mot. Il suffit d'informer et d'éclairer les citoyens maso qui auraient encore envie de voter pour ce sale gamin de m.....pour leur couper toute envie de recommencer .

39.Posté par Anita1945 le 07/11/2010 21:16 | Alerter
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Dominique de VILLEPIN : « Nicolas SARKOZY est UN des problèmes de la FRANCE ».
FRANCE - L’ex-Premier Ministre : Dominique de VILLEPIN a estimé Dimanche que le Président Nicolas SARKOZY était Aujourd’hui,
- "UN des problèmes de la FRANCE"
et qu’il était temps :
- "que la parenthèse POLITIQUE que nous vivons depuis 2007 soit refermée".
© KEYSTONE-Archives.

Tribune de Genève - AFP - 7.11.2010 - 18:37
- "Je dis que Nicolas SARKOZY est Aujourd’hui UN des problèmes de la FRANCE et parmi les principaux problèmes qu’il faut régler et qu’il est temps que la parenthèse POLITIQUE que nous vivons depuis 2007 soit refermée", a ainsi lancé M. D. de VILLEPIN au Grand Rendez-vous EUROPE1/ Le Parisien.
"Une parenthèse :
- parce-que les Résultats ne sont pas là,
- parce-que notre Pays est amoindri,
- parce-que nous sommes divisés,
- parce-que nos Principes sont affectés", a-t-il expliqué.
- "Moi, je veux me battre pour apporter des Solutions.
- Nous avons besoin de remettre ce Pays à l’endroit. Or, nous sommes à l’envers.
- Nous n’avons pas de vision, de là où nous devons aller et, nous prenons l’eau", a estimé le Président du PARTI REPUBLIQUE SOLIDAIRE.
- "Est-ce-qu'on peut se contenter d’Analyses SIMPLISTES dans ce contexte-là ?
- Il y a des Responsabilités.
- Il faut les définir pour être capable de tourner une Page,
- Il faut que CHACUN porte ses Responsabilités", a-t-il conclu.
-----------------------------------
M. Brice HORTEFEUX (à B.F.M. TV) a rétorqué : ...
- que M. de VILLEPIN a tendance à se transformer en BLOC d'AIGREUR.

40.Posté par abeilles le 08/11/2010 06:44 | Alerter
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Anita1945
Monsieur De Villepin ,est pour le Nouvel Ordre Mondial ,c'est tout simplement une tactique ,il faut qu'il remplace Monsieur De Villiers ramasser des voix du Front National ,pour que son Ami Sarkosy ,ou lui? soit à la tête du N O M
Ils sont tous Gauche ,Extrême Gauche, la Droite,Communiste N-O-M Marine Le Pen ils la montrent beaucoup ,plus que Bruno Gollnichs ,que je préfère par son sérieux ,ses compétences , le ralliement de beaucoup d'autres ,mais aussitôt qu'elle aura battue Gollnichs ils vont lui tomber dessus ,la ils espère une cassure au FN
Mais il ne faut pas se leurrer ,vous aurez un Président NOM ,vous vous êtes laisser enrober de mensonges ,de diktats sans aucune réaction ,
les peuples d'aujourd'hui survivent avec des crédits ,donc ils obéissent à leur Maîtres ,
les Socialistes, Communistes ,ne voulaient plus de patrons Français ,ils ont fait une chasse impitoyable ,aujourd'hui ils ont les Multinationales des Sociétés gérées par les Milliardaires Bildeberg et leur valet Obama Sarkosy ,Merkel ext ext ,ceux qui n'acceptaient pas sont MORTS
Je suis triste de voir mon Pays dans cet état de délabrement ,surtout pour tous ces jeunes ,ces Hommes qui sont Morts pour des êtres égoïstes ,éphémères ,ne pensant même pas à leur descendance,leur conviction politique à remplacé DIEU

41.Posté par z le 20/03/2011 03:04 | Alerter
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L’article veut dire que l’Etat (l’administration dans le cas français) doit être responsable de des actes et de ne pas gaspillé les deniers publique ou de recourir au surendettement (inflation dans ce cas) afin de passer par la voie facile. Malheureusement cela ne l’a pas empêché.

Sottise de tout le pays uni toi ! Seulement vous relisez-vous parfois pour constater les imbécilités que vous balancez ? Vous qui données des leçons, vous êtes en faillite virtuelle et dans une décennie réelle, vous donnes des lésons, vous qui bouffez le triple de ce que vous produisez et tout ça lègue à vos gosses, vous qui n’ose guère lever les yeux devant votre boss, vous, dont la moitié du pays vit sur le dos de l’autre moitié, vous donnez des leçons !

Savez- vous ce qui se passe quand on n’a plus aucune chance de s’en sortir ? On sort de l’euro, on commence à taxer tout est n’importe quoi pour tenir la situation quelque temps, puis on lance la planche à billets et à la fin l’inflation arrive à quelques milliers de pourcents. Puis les créanciers se vois flouées et on vous envoie un financier, qui paye une révolution, les masse en liesse prenne la bastille, puis il obtient une médaille de la révolution avec quelque milliard de bénéfice de l’opération. On vous met un « bord » monétaire, puis on vous élie un grand démocrate à la Jospin, au moins aussi imbécile qu’incompétent, il commence à jouer l’austérité, mais comme par hasard plus personne n’en veut de la révolution.

Et puis un jour vous découvriez que la ligne suivie par votre gouvernement depuis des décennies a été rédigée dans quelques ambassades à Paris et représente la copie parfaite de la politique américaine dans la région, où a été modelée afin de la faire passer (Mitterrand ; URSS).

C’est tout et vous, vous êtes comme l’armé de Kadhafi, une armée d’opérette.

42.Posté par Bandula mary le 19/04/2012 01:51 | Alerter
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Réponse de VGE
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France
La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique.
La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950.

1. Le samedi 26 juillet 2008, 12:44 par A-J Holbecq
Merci pour votre réponse, mais je ne suis évidemment pas du tout d'accord avec vos arguments. Il a bien fallu de l'émsion monétaire (par le "crédit" des banques privées (augmentation de M1 sur une pente de 10% annuelle, sans inflation), pour que les prêteurs puissent prêter à l'Etat français. La grosse différence avec un prêt direct de la Banque Centrale aux collectivités, est simplement que dans ce dernier cas les intérêts seraient revenus à la Banque Centrale (et donc, in fine, à la collectivité).
J'ai calculé (mon dernier livre " La dette pubique, une affaire rentable") qu'entre 1980 et 2006, c'est plus de 1100 milliards d'euros (valeur 2006) d'INTERETS que nous avons payés aux déjà plus riches...
Je trouve que votre décision de 1973 a été une trahison - voulue ou non - envers les français... pas tous, il est vrai.

2. Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J Holbecq
Monsieur le Président,
Reprenons en détail votre réponse
Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus en écrivant « vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. »
Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je n’ai pas pensé qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas – nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique.. . mais c’est aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un autre d’émission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par la croissance.
Vous écrivez également : « : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, «
J’ai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et besoins d’investissements) par une augmentation de la fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on s’adresse au privé et la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par l’Etat des intérêts, s’il avait été au bénéfice de la Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, c’est plus de 1100 milliards d’euros en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui avaient été restitués.
Vous me répondez d’autre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. »
Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à l’origine.
On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement d’intérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles d’émission, par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en conservant le financement du fonctionnement de l’Etat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les recettes fiscales.
Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu d’être négatifs.
Quand à l’inflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l'indice général des prix à la consommation » de l’INSEE que :
- l’inflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9
- l’inflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /
Je remarque également qu’à partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusqu’en 1984 … oh, je sais, la «première crise pétrolière… » … Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950 » soit la bonne.
Avec mes salutatons distinguées

3. Le samedi 2 août 2008, 16:11 par Jean-Marc
@A-J Holbecq:
Un seul mot: continuez.
Le système monétaire actuel est une arnaque totale. C'est une chambre à air trouée avec laquelle plus on pompe plus il faut pomper vite. C'est une grande éponge qui sert à faire remonter les richesses du bas vers le haut. On arrive actuellement à la limite de fonctionnement.
L'ignorance des populations permet à cette arnaque légale de continuer d'exister. Nous payons aux banques privées et grace à la complicité des politiques, une licence d'utilisation du système, des royalties, sous forme d'intérêts

43.Posté par Antoine le 25/04/2012 17:55 | Alerter
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http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/la-loi-de-1973-et-la-legende-urbaine_1686805_3232.html

44.Posté par Partag le 26/08/2012 05:55 | Alerter
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Idées fausses et faux débats à propos de la monnaie

Réflexion à partir de la « loi de 1973 »
Alain Beitone 24 mars 2012

Introduction :

En 1988, dans leur bilan critique du débat sur la « courbe de Laffer », Bruno Théret et Didier Uri (1) utilisaient la distinction entre les discours « exotériques » (ceux du grand public, des politiques et des médias) au sein duquel la fameuse courbe a eu un grand succès et les discours ésotériques (la littérature scientifique) qui permettent de montrer la très faible pertinence empirique et théorique de la thèse de Laffer.
On rencontre aujourd’hui le même problème (amplifié par internet) à propos de la « loi de 1973 ».
On ne peut qu’être frappé par le fait qu’aucun des grands manuels ou ouvrages de référence sur la monnaie (Plihon, Patat, Goux, De Mourgues, Ottavj, Bordes, Jacoud, Aglietta, Allegret et Courbis,Coupey-Soubeyran, Delaplace, etc.) ne fait la moindre référence à un bouleversement majeur qui serait intervenu en 1973 et qui marquerait une rupture décisive dans l’histoire monétaire et l’histoire du financement public. On ne trouve pas non plus de publication scientifique (recherche dans Google Scholar, dans Persée, dans Cairn) qui traiterait de cette question sous cet angle. Par contraste, il y aune immense production exotérique, sur internet avec des sites consacrés à la question, des vidéos, des forums, des interventions multiples du divers militants « anti loi de 1973 » sur des forums parfois sérieux (A. Holbecq est inscrit comme « économiste » sur le Cercle des Echos où il côtoie donc H. Sterdyniak, J. Stiglitz, etc.). Certaines vidéos (« L’argent dette de Paul Grignon, des conférences d’Etienne Chouard, des interventions de N. Dupont-Aignan, Marine Le Pen ou A. Soral) ont été vues des milliers de fois et sont diffusées par divers canaux. Par exemple la vidéo « La dette expliquée en quelques minutes » a eu un énorme succès, s’est retrouvée sur des sites militants progressistes, a été utilisée comme point de départ de réunions publiques sur la dette organisées par des mouvements de la gauche radicale, etc. Au point que, dans certains milieux militants, la culpabilité de la « loi de1973 » appartient au domaine des évidences.
Faut-il se réjouir de cette participation d’un public très large au débat sur les questions monétaires ?
Pas sur de telles bases. Certes, les économistes n’ont pas le monopole des débats sur la monnaie, pas plus que les physiciens n’ont le monopole des débats sur le nucléaire. En dernière instance, les questions politiques doivent être tranchées par les citoyens. Mais encore faut-il que les citoyens soient éclairés par une information de qualité et par une présentation claire des enjeux. Or, en l’occurrence, c’est un rouleau compresseur de contre-vérités, d’approximations et de confusions qui conduit à présenter comme évidentes des « solutions » dont la portée politique se révèle des plus suspectes.


I.

Ce qu’est la loi de 1973 et ce qu’elle n’est pas

La « loi de 1973 » reste d’actualité. Dans son « non débat » avec Jean-Luc Mélenchon (23 février2012), c’est le seul « argument » avancé par Marine Le Pen. Dans le numéro de mars d’Alternatives économique, un lecteur reproche à la rédaction de ne pas avoir fait « une seule allusion à la loi Giscard du 3 janvier 1973 » dans le numéro hors-série consacré à la dette (2).

Essayons de faire rapidement le point sur cette fameuse loi.

a) Abroger une loi déjà abrogée ?

D’innombrables textes et déclarations (et même plusieurs pétitions) exigent l’abrogation de la loi de1973…qui a été abrogée en 1993. Certes, ajoutent les mieux informés, la loi a été abrogée mais remplacée par le Traité de Maastricht. Ce dernier, selon Nicolas Dupont-Aignan, aurait « sacralisé » la loi de 1973. Cet « argument » appelle deux objections. D’une part, si c’est le Traité de Maastricht qui est en question, pourquoi continuer à dénoncer la loi de 1973 ? D’autre part, il y a une différence majeure entre ces deux textes : la loi de 1973 maintenait un financement direct du Trésor par la Banque de France, ce qui disparait dans le Traité de Maastricht. Raison de plus, donc, pour dénoncer le Traité de Maastricht plutôt que la loi de 1973. Pourquoi cette fixation sur cette loi ? Je ne vois pour ma part qu’une explication : cette loi est aussi appelée loi « Pompidou-Rothschild » ou plus simplement « Loi Rothschild». Et cette référence permet d’alimenter l’idée (parfois explicite sur certains sites) selon laquelle Pompidou et Giscard sont des traitres à la Patrie qui ont vendu le droit de « battre monnaie » aux banques privées.

b) La loi de 1973 attribue-t-elle aux banques privées le droit de créer la monnaie ?

Outre qu’à l’époque les principales banques de dépôt étaient publiques, il est bien évident que le pouvoir de création monétaire des banques de second rang est bien antérieur à la loi de 1973.

c) Est-ce à partir de 1973 que l’Etat commence à emprunter sur les marchés ?

La réponse est évidemment négative ! L’émission de bons du Trésor, vendus par les percepteurs aux paysans et commerçants prospères n’a rien de récent. Au XIXe siècle les chambres de commerce reprochent à la « haute banque » d’opérer sur les « rentes » d’Etat au lieu de financer les petites entreprises et elles revendiquent l’ouverture de nouveaux comptoirs de la Banque de France pour permettre aux entreprises d’accéder au crédit. On se souvient aussi de l’emprunt Pinay.
Edwin Le Héron le rappelle aussi : « L'État a depuis plusieurs siècles (c'était déjà vrai sous Louis XIV et même avant) toujours payé des intérêts sur la dette qu'il émettait, tout simplement parce que sinon personne ne lui prêterait » (3).

d) La loi de 1973 marque-t-elle une rupture dans les rapports entre la Banque de France et l’Etat ?

Pas du tout. L’acte d’accusation porte généralement sur l’article 25 de la loi (4) qui indique : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres Effets à l’escompte de la Banque de France ». Cela aurait conduit à soumettre l’Etat aux marchés financiers. Le seul ennui pour cet « argumentaire », c’est que cet article ne change rien à la situation qui existait depuis…1936. L’article 13 de la loi du 24 juillet 1936 (texte signé par L. Blum et V. Auriol) précise en effet : « Tous les Effets de la dette flottante émis par le Trésor public et venant à échéance dans un délai de trois mois au maximum sont admis sans limitation au réescompte de l’Institut d’Émission, sauf au profit du Trésor public ». Ce qui veut donc dire que, dès cette époque, le Trésor ne pouvait pas être le présentateur de ses propres effets à l’escompte. De plus, les contempteurs de la loi de 1973 mettent en avant le fait que si la loi autorise les avances de la Banque de France, ces avances doivent être approuvées par le Parlement
(5).
L’article 19 de la loi précise en effet : « Les conditions dans lesquelles l’État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des Conventions passées entre le Ministre de l’Économie et des Finances et le Gouverneur, autorisé par délibération du Conseil général. Ces Conventions doivent être approuvées par le Parlement ». Mais, là encore, il n’y a rien de nouveau. L’article 135 du décret du 31 décembre 1936 indique le montant total des avances consenties par la Banque de France à l’Etat et la date des conventions et Traités (votés par le parlement) qui ont autorisé ces avances. Au demeurant, le 17 septembre 1973, en application de la loi votée en janvier de la même année, une convention approuvée par le Parlement fixe le plafond des avances que la Banque peut accorder au Trésor à 20,5 milliards de francs (dont la moitié à titre gratuit) (6).
Par conséquent, lorsque le site « Alterinfo » publie un texte dans lequel on trouve le texte suivant, il s’agit soit d’un grave déficit d’information, soit d’un mensonge délibéré : « 3 janvier 1973, réforme de la Banque de France. Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au Trésor : « Le
Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la Banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt » (7).

e) Mais alors, quels changements la loi de 1973 apporte-t-elle ?

Pas grand-chose ! En fait la loi découle de la loi de 1945 qui prévoyait la rédaction d’un nouveau statut…mais cette disposition n’avait jamais été appliquée. A l’ouverture du débat sur la loi au Sénat (saisi en première lecture) c’est un sénateur communiste qui reproche à Giscard d’Estaing le caractère tardif de ce texte ! La nouvelle loi a d’abord une fonction de codification : « La loi du janvier 1973 et ses 42 articles abrogeait 22 lois décrets ordonnances (de 1802 à 1967). Et le décret du 30 janvier (18 articles) effaçait 32 décrets ou ordonnances antérieurs (de juin 1834 à juin 1972). L’adaptation des statuts était à la fois la reconnaissance des évolutions monétaires accomplies, une procédure de rationalisation et un toilettage juridique » (8).

Le grand spécialiste des questions monétaires et bancaires qu’était Jean Bouvier, ne signale d’ailleurs même pas l’article 25, il met l’accent sur la continuité en ce qui concerne les opérations de la Banque de France : « Le titre III concerne les opérations de la Banque définies en douze articles seulement, au lieu une cinquantaine dans les anciens statuts, afin de laisser la gestion toute la souplesse nécessaire Les opérations sont présentées sous trois rubriques : concours de la Banque à l’Etat, opérations sur or et devises étrangères et « autres opérations ». La disposition de la Constitution de la Cinquième République 1958 est confirmée par les statuts de janvier 1973 selon laquelle est « soumis au contrôle du Parlement le recours au mécanisme exceptionnel de création monétaire que constituent les avances
à l’Etat. Les deux autres catégories d’opérations, dont on devine le contenu, entérinent les nouvelles pratiques de la Banque depuis juin 1938 (l’open-market) et surtout depuis 1945 » (9).

L’initiative de la loi a été prise par Olivier Wormser (un gaulliste historique) soucieux d’inscrire dans les textes l’indépendance de la Banque. La lutte feutrée mais très vive entre Giscard et Wormser porte sur cette question : Wormser soupçonne Giscard de vouloir renforcer le contrôle de l’Etat (10) sur la Banque et il cherche, dans la continuité de ses prédécesseurs, à conforter cette indépendance. Pour conclure sur ce point, Jean Bouvier cite le secrétaire général de la Banque de France qui écrit dans le Bulletin trimestriel en mai 1973 : « L’indépendance de la Banque de France n’a subi aucune atteinte en dépit des craintes qui se sont fait jour sur ce point et dont la presse économique et financière s’est fait à plusieurs reprises l’écho pendant les premiers mois de 1972 » (11).

En résumé : la loi de 1973, abrogée depuis 1993, peut difficilement expliquer la crise de la dette de 2008. Loi votée en France, elle peut difficilement expliquer la hausse de la dette aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Japon.
En France même, la loi ne change rien d’essentiel. Avant comme après, le Trésor ne peut pas présenter directement ses bons du Trésor à l’escompte. Mais la Banque de France escompte ou achète à l’open market les bons du Trésor détenus par les banques de second rang. Avant comme après, le Trésor peut obtenir des avances de la Banque dans le cadre d’un plafond fixé par une convention votée par le parlement. Il faut insister sur ce point car un argument sans cesse répété est que, depuis 1973, l’Etat ne peut plus financer ses activités par le recours à la Banque de France. Or, lors de la relance Chirac-Fourcade de 1975 (qui représentait 2,8% du PIB), plus de la moitié des dépenses (1,5 points de PIB) ont été financées par une avance de la Banque de France au Trésor. Preuve, s’il en fallait une de plus, que la « loi de 1973 » ne fait obstacle à un financement monétaire des dépenses publiques.
La loi de 1973 n’est donc pas cet « acte fondateur et destructeur » dénoncé par certains. Mais au fond, quel intérêt y a-t-il à dénoncer cette erreur historique et factuelle. L’important, disent certains, c’est qu’il y a bien eu financiarisation de l’économie et que c’est la source de nos problèmes. Je considère pour ma part qu’une analyse erronée ne peut pas servir de fondement à des choix politiques judicieux. Plus grave encore, les analyses erronées, lorsqu’elles se diffusent et répandent des représentations mystificatrices, sont de nature à produire des effets politiques délétères. Les citoyens et les militants sont en effet conduits à se tromper sur les enjeux et les politiques à mettre en œuvre.


II.

Faux et mystifications ou, comment faire en sorte que les vrais enjeux ne soient pas posés ?

a) Un confusionnisme politique

En parcourant le nombre considérable de blogs et de vidéos sur le sujet, on ne peut qu’être frappé par le fait que des textes, des chiffres, des citations se retrouvent indifféremment sur des sites aux orientations politiques les plus diverses. C’est ainsi qu’Etienne Chouard donne des conférences dans le cadre d’ATTAC et des Amis du Monde diplomatique et que ses vidéos sont présentes et vigoureusement approuvées sur des sites comme « Français de souche » ou « Egalité et réconciliation ». De même, A.J. Holbecq est présenté sur wikipédia comme militant altermondialiste, Jean Gadrey lui offre une tribune sur le site d’Alternatives économiques, mais Holbecq se présente lui-même comme disciple de Allais, Fisher et Friedman. Comme référence altermondialiste et antilibérale, il y a sans doute mieux. La tentation du « ni droite, ni gauche » est parfois explicite. Par exemple, dans une conférence donnée le 27 juillet 2011, Etienne Chouard déclare : « J’ai derrière moi un prix Nobel d’économie Maurice Allais, mais il est de droite, c’est pour ça que les gens de gauche ne reprennent pas ses idées ». Dans cette même conférence, il déclare que les députés auraient pu empêcher l’augmentation de la dette depuis 1973 en augmentant les impôts ou en baissant les dépenses. Or ils ne l’ont pas fait. Ce n’est pas par manque de courage politique, mais de façon délibérée, pour mettre l’Etat dans les mains de la finance : « les députés ont laissé filer la dette depuis 1973 parce que cela correspond aux intérêts de ceux qui fiancent les élections des élus de droite et de gauche ». Il ajoute : « c’est la même logique de destruction des nations que celle qui est menée par l’Union Européenne » (12).

Cette référence à la nation conduit à un discours très présent sur la blogosphère anti-loi de 1973 : pour rendre à la nation sa souveraineté monétaire, il faut rassembler « les patriotes, tous les patriotes » (N. Dupont-Aignan). Bref, le clivage central ce ne serait pas celui qui oppose les dominants et les dominés, mais celui qui oppose les défenseurs et les adversaires de la nation. La monnaie constituant une composante essentielle et emblématique de la souveraineté, l’idée est donc de rassembler, contre la finance apatride, les défenseurs de la nation.

b) Un confusionnisme théorique

Quelle que soit leur orientation théorique, les discours relatifs à la loi de 1973, à la crise financière, à la dette publique, etc. se retrouvent dans une critique de la théorie économique dominante, de la spéculation, de la tyrannie des marchés, etc. Mais ce qui est curieux, c’est que ceux qui se focalisent sur la question de la loi de 1973 lui opposent des références….libérales. Par exemple, un certain nombre d’entre eux soulignent la proximité entre la décision Nixon du 15 août 1971 (13) et la loi de 1973. Le point commun qu’ils y voient c’est la fin d’une monnaie fondée sur l’or (lequel est dans leur esprit le seul susceptible de donner une « vraie » valeur à la monnaie. Ils semblent ignorer que le plus célèbre défenseur de l’étalon-or tout au long du XXe siècle est Jacques Rueff, un économiste très libéral. Ils semblent ignorer les critiques de Keynes à l’étalon-or et la dénonciation de la « relique barbare ». D’autres membres de ce courant font activement campagne pour la « monnaie 100% » en invoquant à la fois Fisher et Allais qui sont aussi deux économistes libéraux. Dans les deux cas, alors qu’ils se croient « critiques » et « hétérodoxes », ils défendent en fait une conception exogène de la monnaie et, à défaut d’une monnaie qui serait « naturellement » neutre, une politique de neutralisation de la monnaie. Cette prise de position en faveur de la « monnaie 100% » renvoie on le sait aux conceptions de Ricardo et de la Currency School qui ont inspiré l’Acte de Peel de 1814. Que ce texte soit pour Polanyi une étape majeure du passage à une économie dominée sans partage parle marché, ces « économistes citoyens » semblent l’ignorer aussi. De même qu’ils ignorent que la monnaie 100% est étroitement liée à la conception de l’épargne préalable. C’est ce que souligne Sylvie Diatkine : dans le système de monnaie 100% de Fisher : « Le crédit n’est pas lié à la monnaie que les banques créent mais à l’épargne » (14) et elle ajoute « On retrouve donc la tradition classique puisque les investissements et les prêts bancaires ne sont possibles qu’à partir d’une épargne préalable déposée chez elles ».

Autre exemple de discours pseudo-critique, le film d’animation « Comprendre la dette publique (en quelques minutes) », explique la création de la monnaie avec l’image d’un robinet coulant dans une baignoire et l’inflation comme le débordement de la baignoire.
On est là, sous couvert de critique antilibérale, dans le quantitativisme le plus trivial.

c) Un confusionnisme historique

La focalisation sur la loi de 1973, outre qu’elle repose sur une méconnaissance du contenu de ce texte, conduit à faire l’impasse sur les évolutions historiques du système financier et donc sur les enjeux de ces évolutions.
Ce qu’il importe de comprendre, c’est la façon dont s’est manifestée la victoire progressive de ceux que Keith Dixon a appelé « les évangélistes du marché ». Dans le domaine qui nous occupe, cette victoire se traduit par l’idée que le marché est mieux à même de procéder à l’allocation des ressources financières. Pour éviter de sombrer dans la caricature, il faut d’abord dire que cette idée n’est pas dénuée de fondement. Le marché a d’indiscutables qualités comme procédure d’allocation et d’incitation. Mais, pour reprendre une formule de Christophe Ramaux, le « hod up intellectuel »des libéraux a consisté à placer les décideurs devant l’alternative suivante : ou bien l’archaïsme de la règlementation, ou bien l’efficience du marché. Le moins que l’on puisse dire c’est que les choses sont légèrement plus compliquées. En France, une étape décisive est franchie (avec difficulté d’ailleurs) à partir du rapport Marjolin, Sadrin, Wormser de 1969.
Laisser fixer le taux de l’argent parle marché monétaire et limiter l’intervention de la banque centrale à la régulation de ce taux est un choix lourd de conséquence. Il peut certes être justifié ou contester. Mais force est de constater que l’Allemagne, dont on nous vente par ailleurs les mérites depuis fort longtemps, a conservé un système de refinancement à taux fixe jusqu’au passage à l’euro (15).
Autre étape importante, si on veut analyser l’évolution du système financier français, est le livre blanc sur le financement de l’économie qui conduit au vote de la loi bancaire de 1984. Celle-ci conduit (entre autre) à la fin de la distinction entre banque d’affaires et banques de dépôts. Autre épisode majeur (en 1985-1986) qui achève la réalisation des objectifs du rapport Marjolin, Sadrin, Wormser en ouvrant le marché monétaire aux agents non bancaires. Toutes ces évolutions doivent être mises en relation avec les évolutions internationales (Big Bang financier de Londres en 1986) et avec la volonté de l’Etat de financer la dette sur un marché plus profond et plus liquide. Bref, faire de la « loi de 1973 » l’alpha et l’oméga de la mutation financière est extrêmement réducteur.

d) L’illusion de la conception instrumentale de la monnaie et l’incompréhension de la création monétaire

Tous ces discours prétendument critiques sur les questions monétaires, reposent en fait sur une conception instrumentale et substantialiste de la monnaie. La monnaie est une « chose » qui appartenait jadis à l’Etat et dont les banquiers se sont emparés pour faire du profit. Il s’agirait donc de rendre cette « chose » à l’Etat. La conception instrumentaliste est très perceptible lorsque E. Chouard propose de résoudre le problème de la pénurie de logements par une création massive de monnaie qui permettrait de faire disparaître sans délai la question des mal-logés. L’aspect substantialiste se révèle à travers la référence à l’or. Ce qui n’a pas été compris, c’est que la monnaie est un rapport social. Dans un langage inspiré de Marx, la monnaie permet la validation sociale des travaux privés. Dans le même sens on peut adopter la définition de M. Aglietta pour qui « La monnaie est un rapport global entre les centres de décision économique et la collectivité qu’ils forment, grâce auquel les échanges entre ces agents acquièrent une cohérence » (16).
Le même auteur développe cette idée en insistant sur le lien entre monnaie et économie marchande : « Concevoir la monnaie comme le médiateur de la socialisation des sujets économiques, c'est affirmer que l'analyse de la monnaie et celle de l'économie marchande sont un seul et même problème. On est aux antipodes des théories naturalistes de l'économie qui ne voient dans la monnaie qu'un intermédiaire technique commode des échanges, ou même une marchandise particulière » (17).
M. Aglietta et A. Orléan formulent la même analyse : « Dans l’ordre économique, la monnaie est l’instrument de conversion de l’individuel en collectif et du privé en social » (18).

Une telle approche de la monnaie suppose que l’on articule d’une part le caractère décentralisé du fonctionnement de l’économie marchande et le caractère privé (individuel) des choix qui sont opérés et, d’autre part, la nécessaire socialisation/centralisation sans laquelle les décisions privées ne peuvent pas être cohérentes. Face à cette tension, les analyses économiques libérales proposent deux solutions antagoniques :

- La solution de la centralisation : concentrer entre les mains de l’Etat le pouvoir de création monétaire (Rueff, Allais, Friedman, Fisher).
- La solution de la décentralisation : le Free Banking et les monnaies privées concurrentes (Hayek).
La tâche d’une véritable pensée critique c’est de penser la tension entre les deux exigences de centralisation et de décentralisation et de proposer une construction institutionnelle capable de contribuer à la coordination des actions individuelles autonomes. En invoquant tantôt la monnaie100%, tantôt les monnaies alternatives (19), on passe donc à côté de l’enjeu.

C’est la perspective que trace F. Lordon en se référant à Aglietta et Orléan : « La grande leçon de La violence de la monnaie, c’était qu’en matière monétaire les modèles polaires purs sont dangereux et qu’il n’y a pas d’autre voie que celle du compromis institutionnalisé entre les principes antagonistes du fractionnement et de la centralisation, de l’Etat instance de la volonté souveraine et de l’Etat abuseur monétaire potentiel, etc. » (20).

e) L’illusion du crédit gratuit

Beaucoup de discours sur la loi de 1973 renvoient à un problème plus large : celui de la compréhension de la nature du taux d’intérêt. Il y a implicitement un raisonnement du type suivant : « puisque la monnaie est créée ex nihilo, et donc puisqu’elle ne coûte rien, elle devrait être prêtée gratuitement ». Il importe donc de préciser ce qu’est un taux d’intérêt.

1/ Il ne faut pas confondre monnaie et épargne : lorsqu’un organisme financier collecte de l’épargne il la rémunère (l’intérêt), lorsqu’il prête cette épargne il perçoit une rémunération (un autre intérêt supérieur au précédent) afin de dégager une marge pour l’organisme financier. Les épargnants accepteraient difficilement une rémunération nulle. Le taux d’intérêt rémunère dans ce cas le fait qu’un individu (l’épargnant) renonce provisoirement à disposer de son épargne (dans une perspective keynésienne on dira qu’il renonce à la liquidité de son avoir).
L’organisme financier qui réalise cette opération supporte des coûts (même si la monnaie est crée ex nihilo), les services qu’il offre (gestion des paiements, octroi des crédits, etc.) doivent donc être rémunérés pour, au minimum couvrir les coûts.

2/ Lorsque la somme prêtée résulte d’une création de monnaie, la banque qui crée la monnaie prend un risque (on parle de « pari bancaire »), le taux d’intérêt est dans ce cas la rémunération de cette prise de risque. On parle du risque de crédit et le taux d’intérêt prend en compte ce risque (un placement plus risqué s’accompagne d’un taux d’intérêt plus élevé).

Le taux n’est donc rien d’autre qu’un prix, comme le prix des tomates ou le taux de change. Bien sûr, nous savons que les marchés ne sont pas efficients et que la prétention des économistes libéraux selon laquelle les marchés fixent le « vrai » prix est très contestable. Il est donc légitime que les autorités publiques interviennent sur la fixation de ce prix (comme sur la fixation de nombreux autres prix). Il en va ainsi des prêts à taux bonifiés qui permettent d’orienter les investissements sur des activités socialement utiles. Mais il serait erroné de laisser croire que les financements peuvent être gratuits, cela conduirait vraisemblablement à des choix sociaux sous optimaux (mauvais allocation des moyens de production). Par exemple, si l’on veut organiser une transition écologique de l’économie, il faudra des investissements très importants, il faudra donc rémunérer les épargnants qui accepteront de financer ces investissements, le taux d’intérêt permettra aussi d’effectuer des choix entre divers investissements possibles.

Comme tout prix, le taux d’intérêt a une fonction d’incitation et d’information.
A défaut de prix, le risque de dérapage de la part de l’Etat n’est pas négligeable : « si l'État n'avait aucune contrainte de rendement puisque l'argent serait gratuit pour lui, il pourrait s'habituer à faire beaucoup de déficits sans faire attention à la rentabilité réelle de ses dépenses ce qui entraînerait une forte création monétaire (hausse de la demande) sans que l'offre ne suive obligatoirement » (21).

Il faut noter à ce propos que tous les calculs fantaisistes de A.J. Holbecq (22), repris dans de nombreuses publications, qui tendent à montrer que la dette publique s’explique en totalité par le paiement des intérêts de la dette, reposent sur l’hypothèse d’un taux d’intérêt nul qui sert de situation de référence (c’est le crédit gratuite qui serait la norme et le paiement d’intérêts une situation scandaleuse) (23).

f) L’illusion du tout Etat

Comme nous l’avons vu, la critique de la « loi de 1973 » débouche généralement sur la volonté de rendre à l’Etat la totalité du pouvoir de création monétaire. Cette proposition repose implicitement sur l’idée que l’Etat fera nécessairement un bon usage des moyens qui lui seraient ainsi attribués. Or l’histoire des banques nationalisées, comme l’actualité des institutions financières qui restent sous le contrôle de l’Etat (24), montrent bien que l’Etat n’est pas nécessairement et spontanément au service du bien commun.
C’est pourquoi, tout en présentant toutes les bonnes raisons qui pourraient conduire à mettre en œuvre des nationalisations sanctions contre les institutions financières, Frédéric Lordon exprime ses doutes à l’égard de la mise en place éventuelle d’un financement étatisé : « il est permis de redouter que le pôle étatique unifié du crédit cède plus souvent qu’à son tour à la tentation de substituer aux critères de la sélectivité économique qui régissent normalement les octrois de crédit, des critères de sélectivité politique avec les risques de surendettement et de mauvaises créances qui vont avec, et plus encore à la tentation d’apporter des solutions monétaires à des conflits qui n’ont pas réussi à être réglés politiquement » (25).

S’il faut mobiliser la « main gauche de l’Etat » (Pierre Bourdieu) il faut aussi mettre en place des contre-pouvoirs, garantir le pluralisme et le contrôle démocratique, favoriser la décentralisation (lien entre financement et développement des territoires) etc. Plus généralement sans doute, il faut trouver un équilibre entre la centralisation étatique, la libre initiative des agents (logique marchande voire capitaliste) et la logique collective et communautaire (qui pourrait correspondre à un crédit mutualiste et coopératif retrouvant ses racines démocratiques et émancipatrices.

Plus concrètement, sur la base du constat des dérives du capitalisme financiarisé, trois évolutions semblent nécessaires :

- Un renforcement significatif de la réglementation des activités financières,
- Le développement d’un pôle financier public cohabitant avec d’autres types d’activités financières et mis au service d’un volontarisme public en ce qui concerne les grandes orientations du développement économique,
- Le développement de structures financières diverses contrôlées par la société civile (associations, syndicats, entreprises) associée aux collectivités territoriales. Pour utiliser un autre vocabulaire, il faut à la fois réduire la place de la logique capitaliste et la place de la logique marchande, alors même que ces deux types de logique ont vu leur impact sur la société se développer considérablement (et en particulier dans le secteur financier) depuis les années 1980.

Une telle perspective est évidemment complexe et semée d’embuche, il est plus rassurant de croire qu’il suffirait d’abroger la loi de 1973 ou de sortir de l’euro pour résoudre par miracle tous les problèmes.






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(1) B. Théret et D. Uri, La courbe de Laffer dix ans après : un essai de bilan critique, Revue économique, Année 1988, Volume 39, Numéro 4,pp. 753-808.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reco_0035-2764_1988_num_39_4_409096

(2) Autre exemple récent, Le site de la FNAC annonce la réédition en avril 2012 du livre d’A.J. Holbecq « Argent, dettes et banques ». Ce livre fait l’objet d’un « coup de cœur » d’un vendeur de la FNAC qui écrit : « une révélation : l'Etat (c'est-à-dire nous tous) a perdu le droit de battre monnaie, la monnaie est devenu un outil qui sert d'abord des intérêts privés. Pour résumer ce brillant essai : la dette a commencée le jour ou l'Etat a cédé son droit de permettre à la Banque de France de financer le trésor public, en 1973 ».
http://livre.fnac.com/a4062924/Andre-Jacques-Holbecq-Argent-dettes-et-banques

(3) E. Le Héron, Questions/réponses sur les emprunts d’Etat, 29 janvier 2012.

(4) Tous les textes législatifs et réglementaires relatifs à la Banque de France figurent sur le site de la Banque :
http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/histoire/textes/statuts-lois.pdf .

C’est à partir de ce site que les textes sont cités ci-après.

(5) On voit mal en quoi, aux yeux de partisans de la démocratie, l’accord du Parlement peut faire l’objet de critiques.

(6) V. Duchaussoy, La Banque de France et l’Etat, enjeux de pouvoir, L’Harmattan, 2001, p. 33. Il s’agit d’un mastère d’histoire économique soutenue à l’Université de Rouen sous la direction d’Olivier Feiertag.

(7) http://www.alterinfo.net/La-loi-Rothschild-cause-de-l-endettement-de-la-France_a50918.html

(8) Jean Bouvier, Les relations entre l’Etat et la Banque de France depuis les années 1950, Revue XXe siècle, Année 1987, Volume 13, n° 13, p. 30.

(9) Jean Bouvier, Les relations entre l’Etat et la Banque de France depuis les années 1950, Revue XXe siècle, Année 1987, Volume 13, n° 13, p. 32 .
C’est aussi la conclusion d’Alain Plessis : « Au total, la loi et le décret de janvier 1973 [n’ont] apporté par rapport au régime antérieur aucune atteinte à l’indépendance de la Banque de France ». Handbook on the History of Europeans Banks, Edward Elgar Publishing, 1994 pp. 207-208.

(10) Jean Bouvier (dont on connait les sympathies marxistes) le fait remarquer sur le mode humoristique : L’hebdomadaire français « Valeurs actuelles » situé fort droite critiquait le ministre, l’accusant de vouloir mettre l’institut d’émission « dans le carcan » et jugeait que « le libéralisme giscardien ne produit que des fruits dirigistes ». op. cit, p. 30

(11) Jean Bouvier, op.cit., p. 32

(12) http://www.dailymotion.com/video/xk6d48_etienne-chouard-loi-pompidou-1973_webcam

(13) En général désignée de façon erronée comme « la fin de l’étalon-or »

(14) S. Diatkine, « La monnaie à l’abri des prêts : le plan de I. Fisher (1935) à l’origine des propositions de « Narrow Banking », Communication aux 20èmes Journées Internationales d’Économie Monétaire et Bancaire, Birmingham, 5-6 juin 2003. http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/diatkine_birmingham.pdf

(15) Pour le coup c’est le « libéralisme » français qui s’est imposé à une logique allemande administrative !

(16) M. Aglietta : La fin des devises clés, La découverte, Coll. Agalma, 1986 (p. 17).

(17) M. Aglietta, L’ambivalence de l’argent, Revue française d'économie. Volume 3, n° 3, 1988. (p. 98).

(18) M. Aglietta et A. Orléan (dirs) : La monnaie souveraine, Odile Jacob, 1998 (p. 20).

(19) Voir sur ce point la réponse publiée par E. Le Héron à la question d’un internaute sur le site des Economistes Atterrés :
http://atterres.org/article/question-sur-le-monopole-de-la-monnaie

(20) Frédéric Lordon, Pour un système socialisé du crédit, 15 janvier 2009, Blog du Monde diplomatique.
http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit

(21) E. Le Héron, Questions/réponses sur les emprunts d’Etat, 29 janvier 2012.

(22) Voir notamment la critique de J.M. Harribey : Crise : Que la neige tombe !
http://alternativeseconomiques.fr/blogs/harribey/2012/02/06/crise-que-la-neige-tombe/

(23) Cette critique de l’illusion du crédit gratuit n’est pas exclusive du fait que, dans certaines conditions, il pourrait être judicieux que l’Institut d’émission fournisse à taux nul ou très faibles des moyens de financement à l’Etat (c’est d’ailleurs ce que prévoyait la loi de 1973). Mais en fait, dans les discours sur le crédit gratuit, il y a bien autre chose. Beaucoup de gens semblent partager la croyance selon laquelle on pourrait, par simple jeu d’écriture, créer de la valeur. Il faut ici revenir à Marx : c’est la force de travail qui crée de la valeur. Le capital argent est de la valeur en procès. On peu compléter Marx à partir des analyses de Keynes, de Myrdal et de Kalecki : la création de monnaie est une ante-validation. Elle est l’opération qui permet de donner son impulsion au circuit monétaire de production. Mais dans cette conception de la monnaie endogène, ce qui est décisif, c’est la qualité des créances monétisées, c’est-à-dire le fait que ces créances correspondent à une valeur produite effectivement par la mise en œuvre de la force de travail. Faire fonctionner la « planche à billets », comme on l’écrit beaucoup par les temps qui courent (et à tort selon moi) sans création de valeur parle processus productif, ne permettra en aucune façon d’améliore la couverture des besoins sociaux.

(24) Voir le limogeage récent du directeur de la Caisse des dépôts et consignation ou les conditions de nomination du PDG du groupe BPCE.

(25) Frédéric Lordon, Pour un système socialisé du crédit, 15 janvier 2009, Blog du Monde diplomatique.

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algerie-focus.com | 01/10/2014 | 4323 vues
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