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La guerre et le « pic pétrolier »


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Par F. William Engdahl


danyquirion@videotron.ca
Lundi 8 Octobre 2007

La guerre et le « pic pétrolier »

Confessions d'un « ex-croyant » de la théorie du pic pétrolier

La bonne nouvelle est que les scénarios catastrophiques voulant que l’humanité soit sur le point de manquer de pétrole sont erronés. La mauvaise nouvelle est que le prix du pétrole va continuer à augmenter. Le pic pétrolier n’est pas notre problème. La politique l’est. Les grandes pétrolières veulent maintenir le prix du pétrole élevé. Dick Cheney et ses amis sont tout aussi disposés à les aider.

Sur une base personnelle, j'ai fait des recherches sur les questions pétrolières depuis les premiers chocs pétroliers des années 70. En 2003, j’étais intrigué par quelque chose qui l’on appelle la Théorie du Pic Pétrolier. Cette théorie semblait expliquer la décision de Washington autrement inexplicable de tout risquer dans une agression militaire contre l'Irak.

Les défenseurs de la théorie du pic pétrolier, dirigés par l'ancien géologue Colin Campbell de British Petrolium et le banquier du Texas Matt Simmons, soutiennent que le monde fait face à une nouvelle crise soit, la fin de l’ère du pétrole bon marché, ou au Pic Pétrolier Mondial peut-être d'ici 2012 ou peut-être même en 2007. Les réserves de pétrole étant censément à leurs dernières gouttes. Ils ont fait ressortir la forte hausse des prix de l’essence et du pétrole de même que le déclin de la production dans la Mer du Nord, en Alaska et dans d'autres gisements de pétrole, pour prouver qu’ils avaient raison.

Selon Campbell (note 1), le fait qu'aucun nouveau gisement de taille comparable à ceux de la Mer du Nord n'a été découvert depuis la découverte desdits gisements en Mer du Nord vers la fin des années 60, en est la preuve. D’après certaines informations, il serait même parvenu à convaincre l'Agence internationale de l'énergie et le gouvernement suédois. Cependant, cela ne prouve pas qu’il ait raison.

Fossiles intellectuels ?

L'école du pic pétrolier appuie sa théorie sur les manuels occidentaux conventionnels de géologie, la plupart écrits par des géologues états-uniens ou britanniques, qui affirment que le pétrole est un « combustible fossile », un résidu ou un détritus biologique des restes fossilisés de dinosaures ou peut-être d’algues, signifiant par le fait même un produit dont l'approvisionnement prendra fin. L'origine biologique est centrale à la théorie du pic pétrolier qui est utilisée pour expliquer pourquoi le pétrole est découvert seulement dans certaines régions du monde où il s’est géologiquement emprisonné il y a des millions d'années. Cela signifierait par exemple que les restes de dinosaures morts ont commencé à être compressés et qu’au cours d’une période de 10 millions d'années, ils se seraient fossilisés et se seraient emprisonnés dans des réservoirs souterrains de peut-être 4000 à 6000 pieds (1 à 2 Kms) sous la surface de la terre. Dans des rares cas, ainsi le veut la théorie, des quantités énormes de matière biologique devraient avoir été emprisonnées dans des formations de rocs situées dans les hauts-fonds océaniques telles que dans le Golfe du Mexique, la Mer du Nord ou le Golfe de Guinée. La géologie devrait uniquement tenter de comprendre l’endroit où ces poches dans les couches géologiques, appelées des réservoirs, se trouvent à l’intérieur de bassins sédimentaires spécifiques.

Une théorie complètement différente sur la formation du pétrole est apparue en Russie au début des années 50 et elle demeure pratiquement inconnue en Occident. Elle affirme que la théorie conventionnelle états-unienne sur les origines biologiques est une absurdité non scientifique qui demeure improuvable. Ils indiquent que les géologues occidentaux ont prévu à plusieurs reprises la fin du pétrole au cours du siècle dernier, en attendant d’en trouver plus, encore plus.

Cette explication sur les origines du pétrole et du gaz n’existe pas uniquement dans la théorie. L'émergence de la Russie et auparavant de l'URSS en tant que plus grand producteur au monde de pétrole et de gaz naturel est basée sur l'application de la théorie dans la pratique. Cela a des conséquences géopolitiques de grandes envergures.

La nécessité est mère de l'invention

Dans les années 50, sous le voile du « rideau de fer », l'Union Soviétique faisait face à l’isolement de l’Occident. La guerre froide battait son plein. La Russie avait peu de pétrole pour faire tourner son économie. Trouver suffisamment de pétrole sur son propre territoire était une priorité de sécurité nationale émanant des hautes autorités.
Les scientifiques de l'Institut de physique de la terre de l'Académie russe des sciences de même que ceux de l'Institut des sciences géologiques de l'Académie ukrainienne des sciences ont commencé à mener une enquête fondamentale vers la fin des années 40 : D'où provient le pétrole ?

En 1956, le professeur Vladimir Porfir’yev a présenté leurs conclusions : « Le pétrole brut et le gaz naturel n'ont aucun relation intrinsèque avec la matière biologique près de la surface de la terre. Ce sont des matériaux primitifs qui ont jailli des profondeurs abyssales. » Les géologues soviétiques venaient de tourner la géologie orthodoxe occidentale sens dessus dessous. Ils ont nommé leur théorie sur les origines du pétrole, la théorie « abiotique » c’est-à-dire non biologique, pour la différencier de la théorie occidentale sur les origines biologiques.

S'ils avaient raison, les réserves de pétrole sur terre seraient limitées seulement par la quantité de constituants d'hydrocarbure présents dans les entrailles de la Terre au moment de sa formation. La disponibilité du pétrole dépendrait uniquement de la technologie pour forer des puits ultra profonds et pour explorer dans les régions intérieures de la terre. Ils ont également réalisé que d’anciens gisements pourraient être restaurés et pourraient continuer à produire à la manière de gisements qui se remplissent à nouveau par eux-mêmes. Ils affirment que le pétrole se forme dans les profondeurs de la terre, dans des conditions de très haute température et sous de très hautes pressions comparables à celles requises pour la formation des diamants. « Le pétrole est un matériel primitif d'origine abyssale qui est acheminé sous haute pression par l'intermédiaire d’éruptions « à froid » dans la croûte terrestre, » a déclaré Porfir'yev. Son équipe a écarté l'idée que le pétrole est un résidu biologique des restes fossiles végétal et animal et la considère comme un canular conçu pour perpétuer le mythe de l'approvisionnement limité.

Défier la géologie conventionnelle

L'approche scientifique russe et ukrainienne radicalement différente des origines du pétrole a permis à l'URSS de faire d’immenses découvertes de gaz et de pétrole dans des régions précédemment jugées peu propices à la présence de pétrole selon les théories d’exploration géologiques occidentales. La nouvelle théorie sur le pétrole a été utilisée au début des années 90, bien après la dissolution de l'URSS, pour forer du pétrole et du gaz dans une région tenue pendant plus de quarante-cinq ans pour être un bassin géologiquement stérile, le bassin Dnieper-Donets, situé entre la Russie et l'Ukraine.

Suivant leur théorie abiotique (non fossile) des origines abyssales du pétrole, les géophysiciens et les chimistes pétroliers russes et ukrainiens ont commencé par une analyse détaillée du passé tectonique et de la structure géologique du sous-sol cristallin du bassin de Dnieper-Donets. Après des analyses tectoniques et des analyses de la structure profonde du secteur, ils ont fait des investigations géophysiques et géochimiques.

Un total de soixante et un puits a été foré, dont trente sept étaient commercialement productifs, représentant ainsi un taux extrêmement impressionnant de succès d'exploration de près de 60%. La taille du champ découvert est comparable au North Slope en Alaska. En revanche, le forage sauvage des États-Unis a été considéré un succès avec un taux de réussite de 10%. Neuf des dix puits sont pour ainsi dire « des trous secs. »

L’expertise géophysique russe permettant de trouver du pétrole et du gaz a été hermétiquement enveloppée dans le traditionnel voile soviétique de la sécurité d'état pendant l'ère de guerre froide et elle est demeurée en grande partie inconnue des géophysiciens occidentaux qui ont continué à enseigner les origines fossiles et par conséquent, les sévères limites physiques du pétrole. Lentement elle commence à naître auprès de quelques stratèges à l’intérieur et autour du Pentagone bien après la guerre contre l'Irak de 2003, à l’effet que les géophysiciens russes pourraient être « quelque chose » d'une importance stratégique majeure.

Si la Russie avait le savoir-faire scientifique et que les milieux géologiques occidentaux ne le possédaient pas, la Russie aurait alors en mains un atout stratégique aux conséquences géopolitiques majeures. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que Washington veuille ériger un « mur d'acier » comportant un réseau de bases militaires et de boucliers antimissile autour de la Russie, afin de couper ses liens portuaires et ses oléoducs destinés à alimenter l’Europe de l'ouest, la Chine et le reste de l'Eurasie. Le pire cauchemar de Halford Mackinder, c’est-à-dire le développement d’une coopération suite à la convergence des intérêts mutuels des principaux états d'Eurasie, soutenus par la nécessité et le besoin en pétrole pour maintenir la croissance économique, se réaliserait. Ironiquement, c'était ce [motif] flagrant pour les États-Unis de s’emparer de la vaste richesse de pétrole de l'Irak et éventuellement de l'Iran, qui catalyse cette coopération plus étroite entre les ennemis eurasiens traditionnels, la Chine et la Russie, et qui catalyse une plus grande prise de conscience de la part de l’Europe de l'Ouest que leurs options s’amenuisent.

Marion King Hubbert, le King de la théorie du pic pétrolier

La théorie du pic pétrolier prend ses assises sur un document publié en 1956 par feu Marion King Hubbert, un géologue du Texas travaillant pour la société Shell. Il a affirmé que la production des puits de pétrole est semblable à la courbe d’une cloche et une fois que le « pic » est atteint le déclin inévitable suit. Il a prévu que la production de pétrole aux États-Unis atteindrait son pic en 1970. En homme modeste, il a nommé la courbe de production qu'il a inventée, la courbe de Hubbert, et son pic, le Pic de Hubbert. Lorsque le rendement de l’extraction de pétrole aux États-Unis a commencé à diminuer autour de 1970, Hubbert a gagné une certaine renommée.

Le seul problème est que le pic ne dépendait pas de l'épuisement de la ressource dans les gisements de pétrole des États-Unis. Il y a eu un « pic » parce que Shell, Mobil, Texaco et les autres associés de Saudi Aramco ont inondé le marché des États-Unis avec des importations du Moyen-Orient très bon marché, exonérées de tarifs douaniers, à des prix si bas que plusieurs producteurs en sol US, de la Californie et du Texas, ne pouvaient plus concurrencer et ils ont été forcés de fermer leurs puits.

Le succès du Vietnam

Tandis que les multinationales pétrolières états-uniennes étaient occupées à contrôler les grands champs facilement accessibles de l'Arabie Saoudite, du Koweït, de l'Iran et des autres secteurs de pétrole bon marché et abondants au cours des années 60, les Russes s’occupaient à tester leur théorie abiotique (non fossile). Ils ont commencé à forer dans une région de la Sibérie considérée stérile. À cet endroit, ils ont développé onze gisements majeurs de pétrole et un champ géant basés sur leurs évaluations géologiques abyssales et « abiotiques ». Ils ont foré dans la roche cristalline du sous-sol et ils ont découvert de l'or noir à une échelle comparable à la North Slope en l'Alaska.

Ils ont par la suite été au Vietnam dans les années 80 et ils ont offert de financer les coûts de forage pour démontrer que leur nouvelle théorie géologique fonctionnait. Le gisement de pétrole du Tigre Blanc au Vietnam foré en mer par la société russe Petrosov dans la roche de basalte à environ 17 000 pieds de profondeur (quelque 5 kilomètres sous terre) permet l’extraction de 6 000 barils de pétrole par jour pour alimenter l'économie affamée d’énergie du Vietnam. En URSS, les experts géologues russes abiotiques ont perfectionné leurs connaissances et l'URSS en est devenue le plus grand producteur de pétrole au monde vers le milieu des années 80. Peu en Occident ont compris pourquoi ou ont pris la peine de se le demander.

Le Dr J.F. Kenney est l'un des rares géophysiciens occidentaux a avoir enseigné et a avoir travaillé en Russie, étudiant sous Vladilen Krayushkin, celui-la même qui a développé l’énorme bassin de Dnieper-Donets. Kenney m'a dit dans une récente entrevue que « d’avoir produit la quantité de pétrole que le seul champ de Ghawar (en Arabie Saoudite) a produite jusqu’à aujourd’hui, aurait nécessité un cube de détritus fossilisé de dinosaures, en supposant une efficience de transformation à 100%, mesurant 19 miles de profondeur, de largeur et en hauteur. (Soit environ 30 Kms en hauteur en largeur et en profondeur) » En bref, une absurdité.

Les géologues occidentaux ne se donnent pas la peine de présenter la preuve scientifique des origines fossiles. Ils l'affirment simplement comme une sainte vérité. Les Russes ont produit des volumes de documents scientifiques, la plupart en russe. Les journaux occidentaux dominants n'ont aucun intérêt à publier une telle vision révolutionnaire. Des carrières et des professions universitaires entières sont après tous en jeu.

Fermer la porte

L'arrestation en 2003 du russe Mikhail Khodorkovsky, de la société pétrolière Yukos Oil, a eu lieu juste avant qu'il ne puisse vendre une part majeure de Yukos Oil à ExxonMobil à la suite d’un entretien privé que Khodorkovsky a eu avec Dick Cheney. En obtenant cette participation dans Yukos Oil, Exxon aurait eu le contrôle du plus grand ensemble de ressources au monde de géologues et d’ingénieurs qualifiés dans les techniques abiotiques de forage en profondeur.

Depuis 2003, le nombre de scientifiques russes qui partageaient leurs connaissances a nettement diminué. Des offres au début des années 90 pour partager leurs connaissances avec les États-Unis et d'autres géophysiciens du pétrole ont été froidement rejetées selon des géophysiciens états-uniens impliqués.

Alors pourquoi une guerre à haut risque pour contrôler l’Irak? Depuis maintenant un siècle que les grandes sociétés pétrolières US et leurs alliées des pays occidentaux contrôlent le pétrole mondial par l'intermédiaire du contrôle de l'Arabie Saoudite, du Koweït et du Nigeria. Aujourd'hui, en voyant les gisements géants de pétrole se tarir, les sociétés perçoivent les gisements de pétrole contrôlés par les gouvernements de l'Irak et de l'Iran comme la plus grande réserve de pétrole bon marché et facile [à forer] qui subsistent encore à ce jour. Avec la demande énorme en pétrole de la Chine et maintenant de l'Inde, il devient un impératif géopolitique pour les États-Unis de prendre directement le contrôle militaire de ces réserves au Moyen-Orient le plus rapidement possible. Le vice-président Dick Cheney est arrivé à son poste actuel via Halliburton Corporation, la plus grande société au monde de services géophysique dans le domaine pétrolier. La seule menace potentielle à ce contrôle du pétrole par les États-Unis s'avère justement se trouver à l'intérieur de la Russie et avec les géantes sociétés russes maintenant contrôlées par l’État. Hum!

Selon Kenney, les géophysiciens russes ont utilisé les théories du brillant scientifique allemand Alfred Wegener au moins 30 ans avant que les géologues occidentaux aient « découvert » Wegener dans les années 60. En 1915, Wegener a publié la théorie novatrice, « La genèse des Continents et des Océans », qui suggère qu’il y a plus de 200 millions d’années, il existait un super-continent unique « La Pangée » et qu’il a été séparé dans la forme actuelle des continents par ce qu'il a appelé « La dérive des continents. »

Jusqu'aux années 60, les présumés scientifiques des États-Unis tels que le Dr Frank Press, alors conseiller en science de la Maison Blanche, faisait référence à Wegener comme étant un « fou. » Des géologues à la fin des années 60 ont été forcés de ravaler leurs propos alors que Wegener offrait la seule explication qui leur a permis de découvrir les vastes ressources pétrolières de la Mer du Nord. Peut-être que dans quelques décennies, les géologues occidentaux repenseront leur mythologie sur les origines fossiles et réaliseront ce que les Russes connaissent depuis les années 50. Entre-temps, Moscou possède un atout énergétique majeur.

F. William Engdahl est l’auteur de A Century of War: Anglo-American Oil Politics (Un siècle de guerre : la politique anglo-US du pétrole) Pluto Press Ltd.
Son prochain livre, Seeds of Destruction : The Hidden Agenda of Genetic Manipulation (Les semences de la destruction: L’agenda cachée des manipulations génétiques)
Il peut être contacté via son site web www.engdahl.oilgeopolitics.net.

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Note du traducteur
(1): Dans la communauté francophone plusieurs soutiennent, avec les mêmes arguments, la théorie du Pic Pétrolier en prétendant à la fois qu’aucun gisements de pétrole en importance n’a été découvert depuis les années 60 et que les gisements actuels sont sur le point de se tarir. Pour seul exemple, je nommerai le journaliste d’enquête français Éric Laurent.

Référence vidéo sur ce site : http://www.alterinfo.net/Eric-Laurent-La-face-cachee-du-Petrole-video

Référence écrite que votre honorable serviteur a lui-même déposé sur ce site avant de devenir à son tour un « ex-croyant » de la théorie du Pic Pétrolier : http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-du-petrole


Lundi 8 Octobre 2007


Commentaires

1.Posté par loup le 08/10/2007 02:44 | Alerter
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Message supprimé !

La fouine sioniste devra faire plus d'effort pour atteindre ses objectifs !

Les fumistes qui ne trouvent pas d'arguments, pensent sans doute intimider en diffusant des infos personnelles sur les administrateurs?

Pauvre abruti, votre info est périmée et un peu obsolète, comme vous et les vôtres.

Si vous voulez des nouvelles fraiches nous concernant, allez sur la page d'accueil et cliquez sur présentation

Pauvre naze(i), tout est officiel même l’adresse de nos bureau !

2.Posté par thierry3468 le 08/10/2007 08:43 | Alerter
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La plupart des conflits dans le monde sont liés au pétrole .Les multinationales du pétrole forment un lobby au poids énorme qui fait la pluie et le beau temps .La pénurie actuelle est organisée pour faire monter le prix du pétrole comme le reconnait certains pétroliers .Le réchauffement climatique est le bon prétexte pour faire accepter cette hausse du prix dans le dessein de sauver la planète et de faire payer aux consommateurs le développement des biocarburants.La hausse du prix du pétrole permet aussi de financer la guerre en Irak et un jour prochain en Iran....

3.Posté par Frans Leens le 08/10/2007 09:37 | Alerter
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Le Dollar est plus en danger que l'accès au pétrole

Il est possible d'accéder au pétrole sans faire la guerre. La Chine le prouve en s'iinstallant pacifiquement au Soudan et au Tchad aujourd'hui. Le prix du pétrole n'est pas un problème pour les compagnies pétrolières qui contrôlent les grands pays, USA et UK en tête, car leur bénéfices dépendent directement su prix de vente du pétrole. En fait l'Irak avait une arme de destruction massive avec un pouvoir explosif bien plus important que la plus puissante des bombes atomiques et cette arme, c'est l'abandon du Dollar comme moyen de payement de son pétrole. Saddam Hussein l'avait annoncé et il l'a appliqué en 2002. Ce fut pour le pays du Dollar un Casus belli. .La guerre annoncée contre l'Iran est du même tonneau. L'Iran ne vend plus son pétrole en Dollars. Les USA n'existent en tant que puissance mondiale que par sa valuer dans les échanges internationaux, pas dans les moyens industriels des USA qui existent de moins en moins. Le pétrole n'est pas le problème, tout au plus est-ce un moyen de provoquer des guerres dont on espère tirer avantage par ailleurs comme cela a été le cas en 1940-1941 avec l'embargo des USA sur les importations de pétrole du Japon.

4.Posté par Pétrus le 08/10/2007 14:41 | Alerter
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Un excellent article qui éclaire bien les précedantes allusions sur l'origine naturelle du pétrole.

Merci à Dany Quirion d'avoir pris la peine ne le traduire.

5.Posté par zephir le 08/10/2007 19:14 | Alerter
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surprenant, moi qui pensait qu'il n'existait rien d'autres que cette theorie du pic petrolier. me voila enrichi d'une autre approche qui semble beaucoup plus rationnelle. car en effet je me suis toujours posé cette question.depuis que l'homme a inventer la possibilité de se deplacer par l'energie mecanique, ce sont des milliard et milliard de m3 de petrole qui ont etaient consommés. d'ou proviennent ils, est ils concevables de croire que ce sont des especes biologiques englouties et transformes au fils des ans qui ont produits ca. personnellement sans etre un savant il y a un pas que je n'osais pas franchir et cet article m'a fait decouvrir que mon interrogation etait juste.
merci encore a l'auteur

6.Posté par gbush le 08/10/2007 22:24 | Alerter
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vous etes un clown , mon pauvre monsieur : jamais lu une théorie aussi absurde .
le peak oil existe et nous sommes en plein dedans.
maintenant peu-etre que vous avez vos raisons pour tenter de désinformer...

7.Posté par mister LOL le 09/10/2007 00:09 | Alerter
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on considérant les capacités des biotopes des continents combiné à l'échelle de temps ça n'a au contraire rien d'étonnant.

Les arbres par exemple sont apparus sur Terre il y a environ 300 millions d'années. Si on considère un arbre vivant 100 ans on obtient 3 millions de générations. si on superpose toutes ces générations avec une moyenne de 30 mètres (sans racine) on obtient 90.000km soit le quart de la distance terre-lune - La ligne de Kármán qui marque la frontière avec l'espace ne se situe qu'à 100km. LOL

8.Posté par Stéphane le 09/10/2007 07:06 | Alerter
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Excellent article. Il serait temps qu'on en finisse avec cette légende du pétrole créé à partir des plantes. Légende qui arrange bien les compagnies pétrolières, puisqu'elle leur permet de justifier des prix élevés.

Un blog en français qui parle du pétrole abiotique et qui soulève d'autres absurdités sur la théorie conventionnelle du pétrole :

http://petrole-abiotique.blogspot.com/

9.Posté par Mike le 09/10/2007 11:57 | Alerter
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Bon article, l’origine abiotique du pétrole a de forte chance d’être exacte, et le succès des Russes semble bien confirmer cette théorie.

Pour le pic pétrolier je serais bp moins tranché que l’auteur car chiffres à l’appuis il y a un gros problème immédiat d’approvisionnements en pétrole BON MARCHE. Les dernières découvertes sont bp trop faibles pour permettre de suivre l’augmentation de la demande.

Tout l’OPEP a gonflé les stats des réserves (pour avoir plus de poids) l’Arabie saoudite voit son principale gisement se tarir (40% d’injections d’eau de mer) On a peu d’espoir de trouver à la fois une compensation des puits qui faiblissent et une réponse à la demande en progression,

Selon l’article nous trouverons du pétrole plus profondément, mais le coût ne sera pas le m^me et c’est bien de cela qu’il s’agit : la disparition du pétrole bon marché. Car il reste énormément de ressources pétrolières mais plus aux m^mes prix.

Un nouveau phénomène est apparu chez les spéculateurs et responsables de placements, ils achètent du pétrole comme valeur refuge comme on le faisait auparavant pour l’or et cela gonfle d’autant la demande. (observez cette dernière année les fluctuations boursière et le prix du brent) Ma source est un gestionnaire sur Genève.

Il y a bp a écrire sur ce sujet très vaste et chaque approche a son importance et sa part de vérités

10.Posté par Stéphane le 09/10/2007 16:53 | Alerter
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> Mike

La théorie que tu défends, c'est le plan B destiné à neutraliser la théorie du pétrole abiotique et à sauver celle du pic oil. Une espèce de deuxième ligne défensive du pic oil.

On reconnait que le pétrole puisse être abiotique, mais on annule immédiatement les faits gênants que ça implique pour la théorie du pic oil et pour les intérêts pétroliers en disant qu'en réalité ça ne change rien et qu'on va quand même manquer de pétrole bon marché dans peu de temps.

C'est tout à fait faux. La théorie du pétrole abiotique implique qu'en réalité, il y a des réserves gigantesques de pétrole. Donc, il est impossible qu'on manque de pétrole durant les quelques prochaines centaines d'années (au minimum). Et il est clair que la réalité des réserves est sciemment cachée par l'industrie pétrolière (voir l'histoire de Prudhoe Bay). Et ce, bien sur, pour que le pétrole garde des prix élevés.

Il n'y a pas de problème d'approvisionnement immédiat en pétrole. Et le gisement de l'Arabie Saoudite ne se tarit pas du tout.

Et il n'y a pas besoin de nouvelles découvertes quand il suffit d'ouvrir un peu plus le robinet des puits existants. S'il y a peu de découvertes, c'est qu'on a peu cherché. Et on a peu cherché parce qu'on n'avait pas besoin de chercher beaucoup vu qu'on avait déjà ce qu'il fallait. Trouver de nouveaux gisements aurait conduit à un effondrement des prix. Pas vraiment ce que recherche l'industrie pétrolière.

11.Posté par Tarajeat Marie-Thérèse le 09/10/2007 17:43 | Alerter
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mais le Vénézuela ?parlons un peu du Vénézuela qui selon certaines sources

et......Vénézuelliennes " très riche en pétrole au point qu'il serait en passe de devenirle premier producteur mondial si exploitation de toutes les réserves
exploitables " pas étonnant que les USA "diabolise " CHAVEZ et le mette dans
l'axe du mal "dictateur sanguinaire" comme Mahmoud Amadinejad
qui pourrait apporter des précisions au sujet du pétrole Vénézuelien ? MERCI
pour l' exellent documentaire



12.Posté par Looserman le 09/10/2007 20:27 | Alerter
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Extrait des la guerre froide du pétrole
de pierre fontaine
téléchargement gratuit

Une distribution Lenculus
Librairie Excommuniée Numérique pour les CUrieux de Lire les USuels.
http://conspiration.ca
une collection de quelques livres sur 4700...
ici : http://www.ftp.conspiration.cc/

Bonne lecture


La France pourra-t-elle exploiter le pétrole algéro-saharien comme elle l'entend ?

Ému par des articles et des discours qui ne plaidaient pas en faveur de l'amitié américaine, l'ex-ambassadeur des États-Unis à Paris, M. Dillon, publia un communiqué, le 29 décembre 1956, déclarant que les sociétés américaines ne soutenaient pas les rebelles algériens et que le gouvernement français lui en avait donné par écrit la confirmation.

Malheureusement pour la crédibilité publique de cette affirmation, M. Guy Mollet, président du Conseil, avait déclaré huit jours auparavant en pleine assemblée nationale que le chantage au pétrole existait... et, ni lui, ni le ministre des Affaires Étrangères, ne retirèrent leurs précédentes allusions directes aux ingérences américaines en Afrique du Nord. Pas plus que l'ambassadeur ne s'inscrivit en faux contre la note du Foreign Office, du 5 octobre 1955, accusant les Américains de l'Aramco d'armer des tribus arabiennes pour les lancer contre l'oasis de Buraïmi périmètre pétrolifère anglo-français dans le sud-est de la péninsule arabique. Puis, pourquoi nier que le gouvernement français possède des preuves d'interventions américaines (et soviétiques) dans les troubles nord-africains ?

Une dizaine d'organes français publièrent sous une forme particulière à chacun cette information que nous extrayons de Dimanche-Matin (de Paris, car il y en a un autre à Alger) : « ... La compagnie américaine Aramco a versé un demi-milliard de francs aux fellagha en échange certifié du monopole des pétroles en Algérie et au Sahara. Dans les papiers des chefs rebelles arrêtés, on n'a pas seulement découvert les contrats de l'Aramco — véritable pacte d'assassinat — on a découvert aussi l'activité officielle du Département d'Etat qui envisage une république algérienne anti-française... »

Aucun de la dizaine de journaux français qui publièrent cette information ne furent poursuivis, ni même démentis par les autorités françaises. Pour la bonne raison que c'était le secret de polichinelle. L'hebdomadaire Carrefour et quelques rares autres ajoutèrent que des personnalités américaines étaient intervenues auprès de M. Vincent Auriol, ancien président de la République, afin qu'il agisse pour empêcher la publication de ces documents. Une fois de plus, pas une des personnalités mises en cause n'infirmèrent l'information.

Après M. Fouques-Duparc, maire d'Oran, qui tint une conférence en Algérie en relatant les faits ci-dessus, M. Raymond Dronne, député de la Sarthe, écrivit (1er janvier 1957) :

« ...Pour les pétroliers qui ne sont pas seulement influents auprès des roitelets arabes, Nasser est une véritable providence et l'aventure de Suez une affaire lucrative.

Les pétroliers américains n'intriguent pas seulement dans le Moyen-Orient, ils intriguent partout où la terre laisse échapper une odeur de pétrole.

Ils ont poussé à l'éviction la France du Fezzan parce que les prospections géologiques ont décelé dans des territoires désertiques d'immenses possibilités.

Ils intriguent contre la France en Afrique du Nord parce que le Sahara renferme, lui aussi, du pétrole. Ils étaient entrés en contact avec Ben Bella, chef de la rébellion algérienne, qui avait à l'avance partagée l'Algérie entre six concessions américaines. Une compagnie au moins, avait poussé la confiance en l'avenir jusqu'à avancer des sommes importantes à Ben Bella... » (1)

Telle est la réponse publique d'un parlementaire français au démenti de l'ambassadeur Dillon. Et tout le monde s'est tu.

Regrettons seulement que M. Dronne n'ait pas tenu le même langage en séance publique à l'Assemblée Nationale...

Mais nous avons encore mieux. Il s'agit d'un document américain, une dépêche United Press, de Washington, en date du 5 février 1957 :

« "Entendu par les commissions sénatoriales des affaires étrangères et des forces armées au sujet de la « doctrine Eisenhower »", M. Hamilton Fish, ancien député républicain à la Chambre des Représentants, a recommandé l'ouverture d'une enquête sur l'activité de l'Aramco (American-Arabian Oil C°) dans le Moyen-Orient et les autres pays arabes.

Il semble malheureusement, a déclaré M. Hamilton Fish, que cette compagnie « mine le prestige des États-Unis et détériore les relations avec les nations amies au mépris des lois « existantes. »

L'ancien député américain a notamment fait allusion à la découverte par les autorités françaises, lors de l'arrestation de Ben Bella et de quatre autres leaders du F.L.N., de documents prouvant que l'Aramco (qui regroupe la Standard Oil et la Texas Company), a lourdement contribué à l'exacerbation du soulèvement arabe en Algérie.

La déclaration de M. Hamilton Fish a été on ne peut plus énergique:

On sait maintenant que les Français ont découvert un vaste gisement de pétrole à 650 km. au sud d'Alger, dans le désert du Sahara. Il semble que l'Aramco ait cru qu'elle traiterait plus avantageusement avec les Arabes qu'avec la France...

Imaginez l'indignation, la colère et l'amertume des autorités françaises lorsqu'elles découvrirent la preuve que l'argent de la Standard Oil servait à animer la guerre civile et la révolte contre la France au prix du massacre de civils français et de membres de ses forces armées.

Ces documents ont été montrés à l'ambassadeur Dillon, à Paris, qui, naturellement (2) fut stupéfait et muet de surprise; « on ajoute qu'il s'envola immédiatement à Washington pour y faire un rapport.

« Je vous soumets cette information de bonne foi en comprenant que vous avez le pouvoir de citer des témoins et de collecter tous les faits concernant cette stupéfiante, dangereuse et extraordinaire diplomatie du pétrole et du dollar (3).

« JE SUIS CERTAIN QU'AUCUN INDIVIDU NE POURRA BRISER LE RIDEAU DE FER DÉ SECRET DU DÉPARTEMENT D'ÉTAT, PAS PLUS QUE LA CONSPIRATION DU SILENCE DÉS COMPAGNIES PÉTROLIÈRES, MAIS VOS COMMISSIONS SÉNATORIALES ONT LE POUVOIR DE LE FAIRE. »

Le peuple américain a aussi le droit de connaître les faits et d'être protégé contre l'envoi de ses fils dans le Moyen-Orient pour livrer les combats de la Standard Oil et des « grandes compagnies pétrolières américaines. Je ne sacrifierais pas la vie d'un seul soldat américain pour tout de pétrole d'Arabie. Je travaille moi-même dans le pétrole et crois que « c'est un métier honnête, mais je ne voudrais pas que mon fils ou d'autres enfants américains soient envoyés combattre et mourir pour l'Aramco ou tout autre monopole pétrolier.

Voilà un Américain avec lequel nous sommes prêts à nous entendre ! Encore qu'il ait attendu bien tard pour s'émouvoir (4).

M. Hamilton Fish ne se fait pas trop d'illusions sur « la commission d'enquête » qu'il réclame. Toutes les démocraties se ressemblent lorsqu'il s'agit d'atteindre les complicités parlementaires. Nous ne croyons donc pas que l'intervention de M. Fish aboutisse à des conclusions officielles dans un pays à « impératif » pétrolier certain. Tout au plus, dans la crainte d'un scandale international, le Département d'Etat consentit-il à un revirement de sa politique à l'O.N.U. pendant la discussion de la question algérienne et à accepter la visite du président du conseil français à Washington. C'est déjà un résultat. A chacun son tour de s'essayer dans les exercices de chant. C'est la loi de la jungle... et le triomphe de l'immoralité mondiale base de l'instabilité de la paix.

Maintenant nous savons pour quelles raisons exactes nous nous battîmes en Tunisie et au Maroc et pour quelles autres raisons une simple révolte de quelques centaines d'hommes à la Toussaint 1954 devint une véritable guerre en Algérie (5).

Nous sommes désolés de dire que nous ne donnons pas encore les pétroliers américains perdants... M. Hamilton Fish évoqua « le rideau de fer secret » de Washington. Si ce n'est l'Aramco ou la Standard Oil ce sera leur sœur. Que peut-on espérer contre une seule de ces sociétés à bilan extraordinaire, puisque pour 1956, le chiffre d'affaires de la Standard Oil of New Jersey est de 7.281.883.000 dollars, soit au cours du dollar (450 à New York en avril 1957) : 3.276 milliards 840 millions de francs en chiffres ronds. Le bénéfice net (et officiel) s'élève à 808535.000 dollars, soit : 363 milliards 840 millions de fr. (Ce chiffre d'affaires est le deuxième des États-Unis, le premier étant celui de la Gerberai Motors et la Standard Oil of New Jersey n'est qu'une des cinquante principales sociétés pétrolières américaines.)

A partir d'une certaine hauteur des Himalaya de dollars, on peut se permettre toutes les affirmations, y compris celle que a la guerre du pétrole est un mythe » (sic) que le « Plan Eisenhower » ne vise qu'à la protection des bananes et des oranges du Moyen-Orient et que le déplacement de la 6e escadre n'avait qu'un but touristique pour les troupes américaines.

(1) L'Africain (1er janvier 1957).

(2) Nous ne sommes pas certains que l'ambassadeur ait été « stupéfait »; depuis 1951, nous n'avons cessé de dénoncer publiquement le fait.

(3) Ces qualificatifs indiquent que le public américain est, comme le public français, tenu dans l'ignorance des dessous politiques et diplomatiques du pétrole.

(4) Pendant la discussion au Sénat américain de la doctrine Eisenhower pour le Moyen-Orient :

« Il faut noter, parmi les celtiques les plus vigoureuses de l'opposition, l'intervention du sénateur démocrate Neely, de la Virginie-Occidentale. Déposant devant la commission judiciaire du Sénat, il accusa M. Coleman, président de la commission d'urgence du pétrole (M.E.E.C.), d'être à la fois un représentant du gouvernement et celui des grandes compagnies pétrolières, d'abord comme un des directeurs de l'Aramco, aujourd'hui comme vice-président de la Standard Oil of New Jersey. Il accusa aussi le secrétaire du Trésor, M. Humphrey, d'avoir gardé les actions qu'il possède dans la Standard Oil. En fait, les liens entre le « big business » et la direction des affaires publiques ont toujours été parfaitement admis ici, et la protestation de M. Neely fera long feu.

« Le journaliste Drew Pearson en profite pour rappeler que le cabinet d'avocat de M. Foster Dulles (tout comme celui de M. Dean Acheson) représente les intérêts de la Standard Oil of New Jersey ; que M. Hertel, sous-secrétaire d'Etat, est lié à la Standard par sa femme ; que son prédécesseur, M. Herbert Hoover Jr, était directeur de l'Union Oil, liée à la Gulf Oil. M. Pearson souligne encore que les Rockefeller, qui contribuèrent pour plus de 160.000 dollars à la propagande républicaine, sont les principaux actionnaires de la Standard Oil ; que les Mellon, également généreux pour le parti républicain, possèdent la Gulf Oil ; bref, que la plupart des « pétroliers » ont soutenu la campagne du président Eisenhower. Le journaliste dit encore qu'au dîner officiel donné par M. Eisenhower au roi Séoud furent invités tous les grands patrons de l'Aramco, de la Texaco, de la Standard, de la Socony Vacuum... » — (Le Monde, 7 mars 1957).

(5) cf. Dossier secret de l'Afrique du Nord (chapitre : complots en France).

Information du 17 février 1957, d'Alger : Maître Boumendjel fait l'objet d'une mesure d'internement, il était un des responsables de l'organisation des rebelles algériens. « Me Boumendjel, naguère avocat et occupant depuis un certain temps un poste important dans une compagnie pétrolière, filiale algérienne d'une compagnie étrangère, est l'objet d'une mesure administrative d'internement....

Quand M. Boumendjel se suicida étant prisonnier, cette mort provoqua beaucoup de bruit. Tout le monde passa sous silence que I'avocat en disponibilité régulière, important chef du réseau régional du F.L.N. algérien, appartenait à l'administration de la Shell d'Alger.

13.Posté par Mijeon Amaury le 10/10/2007 23:26 | Alerter
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Le pétrole est une arme géostratégique de lutte du pouvoir;il n'y a pas de pénurie mais le bon marché s'épuisent;la théorie abiotique est une réalité;celle des dinosores incarne la stupidité des occidentaux;pour l irak les usa sont débordé et l iran:aïe!!

14.Posté par Mike le 11/10/2007 11:16 | Alerter
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Merci LOOSERMAN pour ce passage des plus instructif.....

Pour STEPHANE... petit passage ds un info économique

Selon le géologue britannique Colin Campbell, ancien consultant chez Mobil, BP, Shell, Exxon… 46 % des ressources pétrolières déclarées par les principaux pays de l'OPEP sont "douteuses" voire "fausses".

En Russie par exemple, deuxième pays producteur de pétrole – il faudrait diviser par deux les chiffres officiels publiés par les autorités – ce qui ramènerait le montant des réserves à 30 milliards de barils, soit une seule année de consommation mondiale !

Tu devrais lire le bouquin dont la couverture est présentée avec l'article auteur ERIC LAURENT

Il n'y a pas de complot pour sauver la théorie du pic oil... il ne faut pas voir de conspiration partout... La manoeuvre actuelle est de promouvoir le réchauffement tout CO2 afin de nous faire financer les nouvelles technologies d’énergies « propre » C’est une manière d’occulter la fin du pétrole bon marché et de créer une nouvelle bulle d’actifs indispensable à la pérennité du système capitaliste qui est en pleine déconfiture.

Si on comprend que rien que les données sur les stocks sont déjà des infos très sensibles, qu’elles sont politisées, ou comme en Russie secret d’état, on comprend aussi qu’il est utopique de s’en remettre aux infos officielles.

On ne peut que s’appuyer sur d’autres sources. Celles-ci nous confirment que les stocks ont été fortement augmentés (parfois doublé) que l’Arabie saoudite n’a plus fait d’audit indépendant depuis 30 ans, que plus aucune grande découverte n’a été faite depuis 20 ans, que les compagnies on donc fortement diminué leur budget d’exploration et préfèrent racheter de pt compagnies, que des gisements annoncent leur baisse de production (mer du nord), que les compagnies investissent dans l’éolien et le solaire, que les guerres et tensions politiques sont partout où il y a du pétrole et du gaz (voir Darfour, Moyen O, Caspienne, Venezuela, diabolisation de Poutine… etc.… ).

Par contre on parle peu du fait que , bp de pays ont toujours accès facilement au charbon qui reste très bon marché, et dont il reste d’énormes réserves.

15.Posté par Looserman le 11/10/2007 23:41 | Alerter
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Le carburant Makhonine entre autre, permet de transformer le charbon en un combustible capable de brûler dans les moteurs à explosion.

Depuis 1930 que cela existe, mais devinez ...


16.Posté par Torrent le 09/04/2008 09:49 | Alerter
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Théorie séduisante et Zephir par exemple se pose la question de la quantité consommée selon lui pour justifier l'origine abiotique du pétrole.

Seulement cela ne tient pas la route car le charbon lui aussi existe en quantités plus abondantes que le pétrole et peut donc permettre une production d'energie énorme mais la personne ne conteste que la houille est le résultat de forêts du Carbonifère enfouies et fossilisées, personne ne parle d'une origine abiotique de la houille.

Je pense que cette info relève plus du hoax pour tenter d'eloigner le spectre de la penurie, maintenant il est possible que les géologues Russes aient effectivement des longueurs d'avance dans la detection d'anciens bassins sedimentaires non considerés comme tels par la geologie occidentale, le reste n'est qu'extrapolation hasardeuse, la confusion etant induite par le fait que les residus organiques à l'origine du pétrole ont besoin d'etre chauffés en descendant en profondeur ce qui provoque le cracking des molécules longues , ensuite le pétrole liquide entame sa migration vers des zones plus proches de la surface, l'origine abiotique n'est donc qu'apparente.

17.Posté par orion le 07/10/2008 10:27 | Alerter
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les calculs de la vitesse de la lumière sont tout simplement loufoques. On peut faire des calculs pendant des heures avec tout et n'importe quoi et on arrivera à dire que la vitesse de déplacement des limaces de mers ou celle des amibes était écrite dans la bible...ou dans le nombre moyen de feuilles dans un chêne.
Chacun peut exprimer ses convictions et croyances mais affirmer ses opinions comme la vérité intrinsèque du monde est le début du sectarisme....

18.Posté par youcef le 23/10/2008 17:18 | Alerter
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Bonjour ,
Un très bon article qui éclaire des choses sur la politique énergétique mondial .
Je remercie(Dany Quirion,alter info...)tous ceux qui on contribuer a le publier,traduire,...etc .

19.Posté par gogli le 17/02/2009 22:00 | Alerter
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Torrent se trompe, on remet aussi en doute l'origine biologique de la houille pour des raison simple, qui sont le fait, que l'on trouve aucun fossile où presque dans les mines de charbons. Normalement il y 'aurait dû y 'avoir fossilisation d'animaux, insectes, emprisonnés dans l'ambre par exemple ou fossile de plantes.
Les arbres aurait dû se fossiliser eux aussi et ainsi conserver leur forme pétrifiée dans le sol. Hors il n'en est rien, les rares fossiles que l'on trouve sont près de la surface.
En faite il serait plausible d'imaginer que la houille serait en faite du pétrole qui se serait solidifié. Ceci voudrait dire que les rares fossiles de surface seraient des animaux qui se ont englué dans ce dernier au temps où il était à l'état liquide

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