Géopolitique et stratégie

La guerre des microbes du Pentagone - chapitre 1


UN PROJET AU SERVICE D’UNE IDEOLOGIE

Etablie officiellement en 1997, l’influente ligue « Projet pour le Nouveau Siècle Américain » (PNAC) regroupe un nombre imposant de membres issus du gouvernement de Ronald Reagan. En 2000, ce groupe théorise dans son rapport intitulé : « Reconstruire les défenses de l’Amérique » la nécessité pour celle-ci de préserver et d’accroître sa position hégémonique afin d’instaurer la « Pax Americana ». En préambule de ce rapport, il déclare : « De nos jours, les États-Unis n’ont à l’échelle mondiale aucun rival. La grande stratégie de l’Amérique se doit de préserver et accroître cette position favorable pour une durée à venir aussi longue que possible. »


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Mercredi 17 Décembre 2008

La guerre des microbes du Pentagone - chapitre 1
Afin de parvenir à ce but, le PNAC préconise de créer une unité militaire
spatiale pour dominer l’espace, de contrôler le cyberespace considéré comme
une arme ennemie potentielle, enfin de développer des armes biologiques
capables de cibler des génotypes humains. Ainsi, les idéologues
néo-conservateurs annoncent que : « Bien qu’il puisse falloir plusieurs
décennies au processus d’adaptation pour se déployer, à terme l’art de la
guerre, dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu’il
est aujourd’hui et le combat se déroulera vraisemblablement dans de nouvelles
dimensions : dans l’espace ou le cyberespace et peut-être dans le monde des
microbes. » Et ils écrivent encore : « Les munitions elles-mêmes deviendront
de plus en plus précises, tandis que de nouvelles méthodes d’attaques -
électronique, non létale, biologique - deviendront plus facilement
disponibles. » Enfin, ils précisent leur pensée : « Et des formes évoluées
de guerres biologiques capables de cibler des génotypes déterminés pourront
faire passer la guerre biologique du règne de la terreur à celui d’un outil
politique utile. ». 
  
 Beaucoup des membres du PNAC forment, en 2001, le noyau dur de
l’administration Bush junior, laquelle exprime, dès le début de ce mandat,
une volonté de privilégier l’action unilatérale et le refus de voir la
souveraineté des Etats-Unis circonscrite par les traités multilatéraux et le
droit international. Cette stratégie de primauté a été articulée, dès
1992, dans un rapport confidentiel intitulé « Defense Policy Guidance »
écrit par Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la défense, et Lewis Libby,
conseiller aux questions de sécurité, sous la vice- présidence de Dick
Cheney. Ce texte recommandait d’« empêcher toute puissance hostile de
dominer des régions dont les ressources lui permettraient d’accéder au
statut de grande puissance », de « décourager les pays industrialisés
avancés de toute tentative visant à défier notre leadership ou à renverser
l’ordre politique et économique établi », et de « prévenir l’émergence
future de tout concurrent global. »Une doctrine un cran au dessus encore du «
containment» de l’époque de la guerre froide.
  
 Après les attentats du 11 septembre 2001, « Pearl Harbour spatial »
prophétisé par Donald Rumsfeld, la révolution militaire voulue par le PNAC,
est votée et budgétisée par le Congrès. La nouvelle armée spatiale est
créée, et, autorisé par cet événement extraordinaire, le retrait
unilatéral du traité ABM qui limite la militarisation de l’espace, permet de
relancer le programme de « Guerre des étoiles » entrepris sous Reagan ainsi
que de déployer son bouclier anti-missile. De même qu’est mis en œuvre le
contrôle du cyberespace à travers le Cyber-Command créé en 2006 et annoncé,
dès 2003, dans le document « Information Operations Roadmap ». 
  
 En 2002, sous l’impulsion de Paul Wolfowitz, cette administration adopte
«The National Security Strategy of the United States of America  » qui
présente la conception de guerre préemptive selon laquelle les Etats-Unis ne
se limiterait pas à des actes de guerre défensive mais exécuterait en premier
des actes de guerre contre tout pays prétendument sur le point de les attaquer.
C’est une accélération marquée dans l’échelle des intentions
belliqueuses des Etats-Unis. La « Doctrine Bush », unilatérale et souvent
brutale dans le discours, prône la guerre préventive, le maintien de la
suprématie militaire américaine ainsi que le développement de la coopération
internationale, des droits de l'homme et de la liberté.Elle vise, en
particulier, la refondation du monde arabo-mulsuman.   
  
 A sa suite, est émise la « Stratégie Nationale pour combattre les Armes de
Destruction Massive ». Ce plan appelle à l’utilisation en premier des ADM
par le recours à toutes les options, nucléaires, chimiques et biologiques et
il usurpe le droit du Congrès à déclarer la guerre en violation de la
constitution des Etats-Unis.
  
 PROGRAMMES MILITAIRES BACTERIOLOGIQUES
  
 Tout comme le traité ABM (anti-missiles balistiques), la Convention sur les
Armes Biologiques (CAB) est ratifiée en 1972 par plus de cent nations dont les
Etats-Unis. Ce traité interdit la mise au point, la fabrication et le stockage
des armes bactériologiques et exige également leur destruction ou leur
conversion à des fins pacifiques. Depuis la seconde guerre mondiale, les
Etats-Unis développent un programme de guerre biologique offensif mais, sous
Nixon, on estime que les armes biologiques sont militairement contre-productives
en ce sens qu’elles peuvent engendrer un effet « retour de bâton » sur les
forces armées et les populations. De plus, les USA disposent d’un arsenal
nucléaire massif estimé plus efficient que les armes biologiques perçues
comme la « bombe atomique du pauvre ». Ainsi la CAB empêche le développement
peu coûteux de ces armes de destruction massive (ADM) par les pays du
Tiers-Monde et garantit aux USA la supériorité militaire de leur force de
frappe nucléaire grâce au Traité de 1968 sur la non-prolifération des armes
nucléaires. Nixon respecte apparemment la CAB mais dans les entrailles du
Pentagone, l’ancienne unité du programme bio-chimique n’est pas dissoute.
Et après leur arrivée au pouvoir en 1981, les reaganiens du Pentagone engagent
des financements massifs dans des programmes biologiques militaires sous des
prétextes de défense, exploitant une faille de la CAB qui n’interdit pas les
recherches « à des fins prophylactiques, de protection ou autres fins
pacifiques ». En effet, la Convention autorise le développement, la production
et peut-être même le stockage d’agents biologiques pathogènes en quantités
limitées si ces derniers sont liés à la production de moyens de défense tels
que les vaccins, les thérapies ou des vêtements de protection spéciaux. De
même, la recherche est admise de facto, puisque la Convention n’y fait pas
référence. De plus, la CAB a été rédigée avant que l’ingénierie
génétique ne soit parvenue au rang de science de la vie, elle n’a donc pas
pris en compte cette connaissance qui permet de mettre au point un outil à
double tranchant car pouvant déboucher sur une utilisation défensive ou
offensive.
  
 Avec leur « Programme de Recherche en Défense Biologique », les
néo-conservateurs signent des contrats avec des universités réputées sur
tout le territoire des Etats-Unis, en totale infraction de l’article I de la
CAB. En 1985, en réponse à une inquiétude légitime concernant le dévoiement
des sciences de la vie par le Pentagone, le Congrès demande au « Conseil pour
une Génétique Responsable » (CGR) de faire une proposition législative. Le
CGR ignore alors que les reaganiens ont déjà autorisé, par l’intermédiaire
de Donald Rumsfeld, à l’époque représentant des USA au Moyen-Orient, des
expéditions d’agents biologiques (virus du Nil et Anthrax) à Sadam Hussein,
cela en infraction avec l’article III de la CAB, espérant que celui-ci les
militarise et les emploie contre l’Iran. Cette administration s’oppose au
projet de loi du CGR. Arrivé au pouvoir, Bush senior remplace les reaganiens
par des experts plus proches de la politique de Nixon et la nouvelle équipe
permet le vote de la loi préconisée par le CGR en lui demandant, cependant, de
la présenter au Congrès comme une mesure permettant de faire face au
bio-terrorisme venu du Tiers-Monde susceptible de menacer les Etat-Unis. C’est
la loi « Anti-Terrorisme sur les Armes Biologiques de 1989 » et elle remédie
à toute lacune du texte de la CAB qui est respecté jusqu’à l’arrivée de
l’équipe de Clinton. Celle-ci réactive à son tour le financement des
recherches illégales du Pentagone malgré leur extensive activité de la
décennie précédente. 
  
 A leur retour aux affaires, les reaganiens recyclés avec Bush junior,
refusant de voir leurs propres sites inspectés, rejettent le protocole de
vérification et de contrôle la CAB, alors en négociation au niveau
international. Le New York Times révèle une semaine avant les attentats du 11
septembre 2001, une des raisons essentielles de cette décision :
l’administration souhaite dissimuler certains programmes de guerre biologique.
Selon l’enquête du journal new-yorkais, trois projets semblaient
particulièrement troublants : le test d’une installation expérimentale
utilisant des organismes généralement inoffensifs, mais dotés de
caractéristiques proches des agents pathogènes servant d’armes biologiques;
le test d’une bombe bactériologique, dont certaines composantes n’étaient
pas au point; un plan d’ingénierie génétique sur une souche résistante
d’anthrax. Ils écrivent « Les États-Unis ont lancé un programme secret de
recherches sur les armes biologiques qui selon les dires de certains
fonctionnaires expérimente les limites du traité mondial interdisant ces
armes. […] Au début de cette année, l’administration a dit que le
Pentagone avait des plans pour créer génétiquement une variante
potentiellement plus puissante de la bactérie qui cause la maladie du
charbon.» 
  
 Le Centre pour la Loi et la Santé Publique (CLSP) qui a été formé un mois
avant les élections de 2000, se réunit, en octobre 2001, dans le but
d’établir une législation pour réagir à la menace bio-terroriste du
moment. Le 23 novembre, il émet un document appelé « Actes des Pouvoirs des
Modèles d’Urgence Santé » (APMUS), une loi que le Département de la Santé
et des Services Humanitaires suggère voir décrétée par les 50 états afin de
contrôler les futures urgences en santé publique, telle que le bio-terrorisme.
Une version révisée est émise le 21 décembre, contenant une définition plus
précise de l’urgence en santé publique qui caractérise le bio-terrorisme et
les agents biologiques et comprend des clauses pour les états qui veulent
utiliser cet acte dans les cas de désastres chimiques, nucléaires ou naturels.
 
  
 L’APMUS exige que chaque individu soit vacciné, un refus constituant un
crime entraînant la quarantaine, et que chaque individu subisse un traitement
médical spécifique, un refus constituant un crime entraînant la quarantaine.
Il peut saisir toute propriété, incluant un immeuble, de la nourriture, des
médicaments, de la gazoline ou des vêtements qu’un officier juge
nécessaires pour contrôler l’urgence ainsi que 
 saisir et détruire toute propriété susceptible d’être dangereuse, il
n’y aura ni compensation ni recours. 
 Il peut affecter un citoyen ou une entreprise au service de l’état, peut
imposer le rationnement, le contrôle des prix, le contrôle des quotas et du
transport. Enfin, cette loi peut suspendre n’importe quelle loi d’état,
règle ou réglementation que l’on croira interférer à la maintenance de
l’état d’urgence.
  
 L’APMUS est actuellement évaluée par sept états. Cette loi
n'espère-t-elle qu’un prétexte pour se voir décrétée et par la suite
appliquée ? Que prévoient donc les autorités en proposant une telle loi ? A
quel événement majeur se préparent-elles ? 
  
 Le nouveau « Programme de Défense Biologique et Chimique » (PDBC)) publié
en mai 2004, qui succède au « Programme de Recherche en Défense Biologique »
de Reagan, donne à plus de 300 instituts et 12000 personnes l’accès aux
agents pathogènes appropriés à la guerre biologique. Le nombre des bourses du
National Institut Health affectées à la recherche sur les maladies
infectieuses est quant à lui multiplié par 15. Le PDBC sera par la suite
appuyé par la « Déclaration Programmatique Finale d’Impact Environnemental
» (DPFIE) du Pentagone. A la lecture du DPFIE /PDBC, il est évident que le
Pentagone se prépare à mener une guerre biologique conformément aux
directives de stratégie nationale de Bush Jr de 2002. Ainsi un paragraphe de
cette déclaration stipule que la mission du PDBC est étendue à la défense
des capacités militaires à réagir face à la menace lors de missions de
sécurité nationale et de missions de combat. 
  
   
 
  
 Laboratoire P4, Fort Detrick, Maryland
  
 Selon un rapport du Washington Post d’août 2005, le Pentagone a développé
ses premiers plans pour des opérations visant à imposer la loi martiale dans
le pays tout entier, en violation d’une décision du Congrès interdisant
l’utilisation des militaires pour le maintien de l’ordre sur le territoire
national (loi Commitus Posse). Les plans sont de grande envergure : les
scénarios envisagés vont « de la basse intensité » avec des missions
modestes de contrôle des foules, à « intensité élevée » avec la gestion
totale de désastres à grande échelle après des attentats tels que
l’émission d’un agent biologique. 
  
 En 2007, le rapport annuel du Pentagone atteste qu’il prépare des essais
d’armes chimiques et biologiques à ciel ouvert en violation des Conventions
internationales, révèle le professeur Francis A. Boyle expert au Conseil pour
une Génétique Responsable et rédacteur de la loi de mise en application de la
CAB, qui fut signée par le président George H. Bush Sr. Le Pentagone nie que
le président George W. Bush ait émis une directive lui permettant de reprendre
les essais de guerre chimique et biologique (GCB) en plein air, essais qui
avaient été interrompus par le président Richard Nixon en 1969. Pourtant, les
préparatifs annoncés par le Pentagone semblent indiquer qu’il est prêt à
le faire. Le rapport annuel du Pentagone appelle apparemment à « des essais
complets [de GCB] sur le terrain » pour ce qui touche à la mise au point et à
l’exploitation de ces agents, et pas seulement de simulations. Le passage
suivant est explicite : « Plus de 30 ans ont passé depuis l’interdiction aux
États-Unis des tests en plein air d’agents chimiques vivants, et depuis que
le dernier test de ce type a été réalisé, une grande partie de
l’infrastructure nécessaire pour les essais sur le terrain, comme les
détecteurs chimiques, n’existe plus ou est sérieusement périmée. Les
augmentations actuellement prévues du budget de l’infrastructure "Essai et
Évaluation" vont grandement améliorer aussi bien la mise au point que
l’exploitation des essais sur le terrain, avec une meilleure représentation
des menaces simulées et la définition de la réaction du système ». 
  
 Les essais en plein air déplacent la recherche sur les agents létaux hors
des laboratoires afin d’étudier leur efficacité, y compris leurs modes de
dispersion aérienne, et pour juger de leur capacité à infecter et à tuer
lors des essais sur le terrain. Bien qu’une loi fédérale permette au
président d’autoriser les essais en plein air d’agents de GCB, Boyle
déclare que cela ne résout pas le problème du respect du droit international
car une telle autorisation violerait la Convention Internationale sur les Armes
Chimiques et la Convention sur les Armes Biologiques ainsi que les textes
législatifs sur la mise en application de ces conventions au niveau national,
et ces violations seraient légalement des crimes. Boyle affirme que la mise au
point de l’anthrax en vue d’une éventuelle offensive de buts est mise en
évidence par les efforts du gouvernement pour essayer de stocker massivement
des vaccins contre la maladie du charbon et des antibiotiques, pour 25 millions
d’États-uniens au moins, afin de protéger la population civile dans le cas
où il y aurait un "retour de manivelle" à l’utilisation de l’anthrax
dans le cadre d’une guerre biologique menée à l’étranger par le
Pentagone. Il prévient que celui-ci est tout à fait prêt à lancer la guerre
biologique par le biais de l’anthrax. Tous les équipements ont été acquis
et toute la formation menée et la plupart des membres de forces armées US
prêtes à combattre ont reçu des équipements de protection et des vaccins qui
les protégeraient prétendument de cet agent. 
  
 Associated Press indique de son côté que l’armée états-unienne est en
train de remplacer son Institut militaire des maladies infectieuses situé à
Fort Dettrick par un nouveau laboratoire qui serait composé d’un campus de
bio-défense exploité par plusieurs agences. L’armée a déclaré à AP que
le laboratoire est destiné à poursuivre des recherches uniquement à des fins
défensives contre les menaces biologiques. Le fait que des scientifiques du
gouvernement ont créé de nouvelles souches d’agents pathogènes pour
lesquels il n’existe pas de remède connu contredit fortement l’argument
selon lequel la recherche états-unienne est menée à des fins défensives.
Richard Novick, professeur de microbiologie à l’université de New York,
déclare : « Je ne peux imaginer une justification plausible pour expliquer la
modification génétique de l’anthrax comme une mesure défensive. » En
effet, l’altération d’un agent pathogène consiste à modifier sa structure
de base afin que les vaccins existants s’avèrent inefficaces contre elle.
L’argument selon lequel il faut poursuivre l’ingénierie génétique sur des
agents pathogènes afin de créer un vaccin n’est pas fondé. En effet, la
nature produit en trop grand nombre des agents pathogènes modifiables, avec
trop de gènes altérables, pour qu’un seul vaccin soit efficace. Tous les
experts en défense biologique le savent. Alors, pourquoi les Etats-Unis
poursuivent-ils ce projet ?
  
 LES SCIENCES DE LA VIE DEVOYEES
  
 L’histoire de l’arme biologique a toujours coexisté avec celles des
conflits. Ainsi, les archers de l’antiquité trempaient leurs flèches dans
les entrailles des cadavres putréfiés ; des rivières, des sources et des
puits étaient empoisonnés par des poisons végétaux ou des carcasses
d’animaux en décomposition lors des campagnes guerrières ; des cadavres
infectés par la peste étaient catapultés par dessus les remparts des villes
assiégées… . Longtemps, ces tentatives sont restées anecdotiques. Le
tournant fut pris en 1763, par un officier anglais, avec l’emploi d’une
maladie spécifique, la variole, contre les indiens d’Amérique et par le
biais de couvertures contaminées. Plus près de nous, pendant la première
guerre mondiale, l’Allemagne fut accusée d’utiliser le choléra en Italie,
la peste à St Petersbourg, et, d’avoir d’infecté des milliers de mules en
Mésopotamie avec le bacille de la morve. En 1929, l’URSS ouvrit un centre de
recherche sur les armes biologiques au nord de la mer Caspienne. En 1931,
l’armée japonaise créa trois centres spécialisés en guerre biologique et
se livra au sein de l’unité 731 du général Shiro Ishii à des
expérimentations humaines sur des prisonniers. De 1940 à 1944, l’aviation
japonaise répandit la peste sur plusieurs villes de Chine en larguant des
bombes à fragmentation ou en porcelaine remplies de bacilles, en lâchant des
puces infectées, en même temps que du riz pour attirer les rongeurs.La
Grande-Bretagne expérimenta, en 1941-1942, sur l’Ile de Gruinard, des
dispositifs dedispersion de Bacillus anthracis. Cette île restera interdite
d’accès pendant plusieurs décennies.En 1952, pendant la guerre de Corée,
les Américains ont été accusés d’avoir répandu le choléra et des
insectes infectés par la peste. En avril et mai 1979, une épidémie
inhabituelle de charbon pulmonaire survint à Sverdlosk en URSS, après
l’explosion d’un bâtiment militaire.
  
 Les agents biologiques susceptibles d'être militarisés sont des agents
vivants ou non, issus du règne animal, végétal ou microbien, provoquant une
maladie chez l’homme, les plantes ou les animaux ou une détérioration des
matériaux. La définition est étendue aux substances produites par les
micro-organismes, animaux et plantes, donc aux toxines et peptides, quel que
soit leur mode de production y compris, par conséquent la biogénétique, le
génie génétique, la bio-ingéniérie et autres biotechnologies. 
  
 Les agents biologiques peuvent être classés en : agents vivants capables de
se reproduire par eux même (bactéries, champignons); en agents vivants
capables de se reproduire uniquement sur une cellule hôte (virus); en agents
non vivants incapables de se reproduire mais sécrétés par des organismes
vivants (peptides, toxines) et en agents non vivants obtenus par synthèse
chimique et de structure identique ou très proche des précédents.
  
 Dans le premier groupe susceptible de créer des infections et des épidémies
figurent les bactéries, en particulier l’agent du charbon (bacillus
anthracis), celui de la peste (yersinia pestis), celui de la tularémie
(francisella tularensis) l’agent de la brucellose, de la fièvre Q (coxiella
burneti), la coccidioidomycose. Parmi les virus, on compte celui de la variole
et des encéphalites (encéphalite à tiques, encéphalite japonaise,
encéphalite de Venezuela, fièvre de Chikungunya, d’O Nyong-Nyong, fièvre de
la Vallée du Rift et de la Vallée du Nil), de la dengue, de la fièvre jaune
et des fièvres hémorragiques dues aux arboviroses (Lassa, Marburg, Ebola),
sans oublier les agents agissant sur les plantes (mosaïque du tabac, rouille du
blé ou du riz) ou les agents agissant sur les animaux (morve des équidés).
 Parmi cette liste de maladies potentielles à usage militaire, les agents
suivants, de classe A (haute priorité,facile à produire et à
disséminer,transmissible de personne à personne,létalité importante,impact
majeur en santé publique,panique et perturbation sociale assurées)
l’anthrax, le botulisme, la peste, la variole, la tularémie et les fièvres
hémorragiques offrent seuls des utilisations crédibles. Mais le développement
de nouvelles armes, lié aux progrès des biotechnologies et de la génétique
moléculaire, peut se faire par deux grands moyens : optimisation d’agents
déjà connus pour les rendre plus agressifs ou création de nouveaux agents.
Les agents naturels évoqués précédemment peuvent être améliorés selon
plusieurs modalités : accroissement de virulence, sélection de résistance aux
antibiotiques ou dans le milieu extérieur, extension des cibles dans
l’organisme, inefficacité vis-à-vis des vaccins existants, tableau
pathologique inhabituel, introduction d’éléments génétiques exogènes,
expression d’une toxine inhabituelle et enfin par hybridation. Ont déjà
été réalisés l’association combinant la toxine hémolytique du bacille
céreus et une souche modifiée de bacillus anthracis pour vaccins; le
croisement de la variole et du virus Ebola; l’association du virus de la
grippe et de la toxine de cobra; le pox-virus modifié génétiquement; le
mariage des virus de la variole et d’une encéphalite; le cocktail
enterotoxine B staphylococcique et encéphalite équine du Vénézuela…
 Tous ces cocktails de toxiques, de germes et de toxines ont fait dire au prix
Nobel Lederberg que le danger de ces agents était supérieur à celui de la
bombe H.
  
 Une arme biologique doit avoir plusieurs composantes : un agent délétère,
un vaccin pour parer à l’effet « retour de bâton », un dispositif
d’acheminement et un mécanisme de dispersion. Ce dernier point, quand il est
exigé du laboratoire de recherches, contractant du Pentagone, est révélateur
de l’option offensive du projet. 
 Grâce à la technique de l’épissage des gènes, le biologiste développe
un nouvel agent biologique, puis le vaccin. Il aérosolise l’agent, le teste
sur des organismes vivants et enfin remet ces unités fondamentales aux
militaires qui peuvent alors les produire et les stocker en vue de leur
déploiement et usage. Une fois le virus ou la toxine militarisés, il faut un
vecteur de dissémination tel qu’une bouche d’aération de métro, un
système de ventilation d’immeuble, un avion, le réseau d’eau potable, des
produits alimentaires ou encore le circuit postal, ainsi que des conditions
favorables(température, soleil, vent, humidité) pour déclencher une
hécatombe.
 Dans les meilleures conditions possibles, un seul aéronef serait en mesure de
disperser des quantités élevées d’agents bactériologiques sur des
centaines, voire des milliers de kilomètres carrés par pulvérisation en ligne
droite contre le vent depuis la région ciblée. Se défendre contre les agents
destinés aux armes biologiques pose un problème, vu la difficulté à déceler
leur présence ou à les identifier, les exigences de la prévention (connaître
à l’avance le type d’agent, assurer la disponibilité de médicaments
efficaces et disposer de suffisamment de temps pour développer une immunité)
et le fait que des concentrations suffisamment élevées de l’agent peuvent
neutraliser même l’immunité déjà acquise. 
  
 Les recherches médicales sur les séquences ADN visent à développer des
produits pharmaceutiques capables de combattre les agents pathogènes en se
basant sur le profil génétique de ces derniers mais aussi en agissant par
rapport au code génétique d’une personne ou d’un groupe humain. En
théorie, il est possible de développer un produit bien spécifique pour chaque
individu et l’on peut imaginer qu’un traitement visant un groupe
d’individus portant les mêmes gènes puisse être produit. Comme il est
possible de créer un traitement médical fondé sur la génétique visant une
ou plusieurs personnes, il est aussi possible en inversant le processus, de
développer un agent pathogène ciblant un groupe humain spécifique. Ce n’est
pas un hasard si les militaires ainsi que les services de renseignement du monde
entier s’intéressent de près à la cartographie de l’ADN (décodage du
génome humain). 
  
 Cette idée n’est pas nouvelle. En 1937, les japonais inoculent des virus et
des bactéries à leurs prisonniers chinois, russes et américains afin d’en
observer les effets selon les ethnies. Leurs travaux ont été récupérés par
les américains après la guerre. L’état d’Israël s’est également
livré à des recherches permettant le ciblage ethnique (le but étant de
développer un agent touchant spécifiquement les arabes) et s’est basé sur
des travaux sud-africains qui cherchaient à mettre au point une arme capable de
tuer uniquement les individus à peau noire. Il ne faut pas oublier non plus le
projet Paperclip, grâce auquel les Etats-Unis se sont garantis les services des
plus brillants scientifiques nazis dès 1945, les faisant traverser
l’Atlantique pour les faire travailler aux différents projets de guerre que
l’armée américaine menait à cette époque. Cela fait donc près de 100 ans
que de nombreux gouvernements étudient le moyen de développer des armes
nouvelles en se basant sur des réactions chimiques et des séquences d’ADN. 
  
 Fin 2001, la société britannique Acambis reçoit une commande de 155
millions de doses de vaccin contre la variole de la part du Département
américain de la santé et des services humanitaires. Pourquoi donc le
gouvernement américain fait-il un stock de vaccin contre la variole alors que
cette maladie est officiellement déclarée éradiquée par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) depuis 1977 ? Et que seuls deux laboratoires sont
dépositaires de ce virus, l’un américain, l’autre russe ? Ces deux
laboratoires ont été initialement créés à des fins de guerre
bactériologique lors de la guerre froide.Si la variole a disparu, la bataille
autour du devenir des stocks de virus conservés continue d’opposer les
partisans de leur destruction à ceux de leur conservation. La décision de
destruction avait déjà été prise pour 1993. Depuis, elle a constamment été
reportée. A l’heure actuelle la décision de la destruction n’est toujours
pas prise, elle est fixée à 2011. Pour quels enjeux ?
  
 Certains laboratoires ont manifesté leur opposition en avançant la
nécessité de poursuivre les recherches sur ce virus pour la mise au point de
tests diagnostiques et ont soutenu l’idée qu’il pourrait être entre les
mains d’états peu scrupuleux, voire de groupes terroristes. En juin 2001,
trois mois avant le 11 Septembre, les Etats-Unis organisent l'opération Dark
Winter, une simulation d'attaque par la variole dans des supermarchés de trois
grandes villes américaines. C’est un exercice d’alerte organisé
parl'Institut de défense nationale, le Centre de recherches stratégiques
international, l'Institut de prévention du terrorisme. Le journal Le Monde du
26 octobre 2001 décrit ainsi l’exercice :« L'attentat ne laissait aucune
trace avant qu'une dizaine de jours plus tard les services d'urgence des
hôpitaux ne soient submergés de malades. Les personnes contaminées ayant, à
leur insu, infectées leur entourage, l'épidémie se serait répandue dans
tout le pays avant d'être détectée. En deux mois, elle aurait fait un
million de morts. Seul remède, le vaccin antivariolique. Le gouvernement
américain vient donc de décider d'une commande de 40 millions de doses de
vaccin qui s'ajouteront aux 15 millions de doses déjà stockées et envisagent
de constituer un stock de 300 millions de doses. » Pourtant la variole n’est
pas contagieuse pendant l’incubation alors il est impossible que les personnes
infectées, mais non malades, contaminent les autres, les critères retenus pour
cette stimulation sont manifestement incohérents avec le mode opératoire de la
variole. Il a même été envisagé que des terroristes auraient pu se laisser
contaminer par la variole puis se promener dans le métro et en ville pendant
huit jours afin de contaminer un maximum de personnes. C’est tout à fait
contraire aux capacités réduites de contamination de ce virus.
  
 En décembre 2002, le Pentagone révèle ses plans en cas d’épidémie de la
variole. Cette autorité militaire argue que, compte tenu du fait que la variole
est complètement éradiquée, un seul cas déclaré de cette maladie serait
considéré comme résultant d'une attaque terroriste. Le gouvernement
américain dit craindre que certaines souches aient pu être volées en Russie
et vendues au marché noir à l’Irak. L'armée pourrait être appelée à
assurer l'ordre dans les zones où une quarantaine serait imposée, pour le cas
où une épidémie de variole éclaterait aux Etats-Unis à la suite d’une
attaque bactériologique. Une campagne massive de vaccinations est préconisée,
en commençant par les personnels de santé, et jusqu'à 500.000 militaires
susceptibles de contracter la variole sur des champs de bataille. La commande du
Pentagone inclut également le Vistide, un antiviral censé réduire les effets
secondaires de la vaccination antivariolique ou traiter l’infection
déclarée. Ce médicament est produit par les laboratoires Gilead Sciences dont
le Secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, est le principal actionnaire
après en avoir été administrateur jusqu’en 2001.
  
 A la même époque, le journal The Independent rapporte que des scientifiques
britanniques ont pour idée d’exhumer les corps de victimes de l’épidémie
dite de la « grippe espagnole » qui est le virus de la pandémie la plus
mortelle de l’histoire récente. (En quelques mois seulement de l’année
1918, la pandémie fit plus de victimes que la première guerre mondiale qui se
terminait cette même année).Depuis 1997, de leur côté, deux groupes de
biologistes moléculaires et de virologistes américains, dirigés par le
docteur Jeffery Taubenberger (Institut de pathologie des forces armées,
Washington) sont sur la trace de ce virus et ont annoncé en avoir retrouvé des
fragments dans des tissus prélevés chez un américain mort de cette grippe, à
l'âge de 21 ans, en 1918, en Caroline du Sud. Ils sont parvenus à recréer en
laboratoire le virus et espèrent que ces résultats aideront à établir les
bases moléculaires de la pathogénicité virale et, ainsi, à faciliter la mise
au point de vaccins et de médicaments efficaces. Ils ont établi ainsi qu'il
s'agissait d'un virus d’origine aviaire de sous-type H1N1. Selon le docteur
Taubenberger, la pandémie de « grippe espagnole » a démarré en mars 1918 au
Kansas dans l'une de ces fermes où existait alors une grande promiscuité
entre canards, porcs et éleveurs.Cette variante de la grippe aurait donc
trouvé le moyen de passer de l’animal à l’homme par le biais d’une
mutation.Les chercheurs américains ont ensuite retrouvé la trace du même
virus en Alaska, dans les tissus pulmonaires d'une femme décédée en 1918.
Avec l'aide des techniques sophistiquées de la génétique inverse, ces
chercheurs ont pu identifier les huit gènes du virus. Ils ont également
réussi à créer ce matériel génétique "nu" qui, intégré à des cellules
rénales humaines en culture, a permis, en quarante-huit heures, de recréer un
agent pathogène que l'on croyait disparu depuis quatre-vingt-cinq ans.
   
 
  
 La fièvre espagnole
  
  
 Exhumer des corps pour obtenir un échantillon d’un virus disparu depuis
près de cent ans et prendre le risque de faire resurgir l’épidémie … à
quoi jouent donc ces apprentis sorciers ?
  
 En 2002, apparaît la pneumonie atypique, le SRAS, en Chine dans les environs
de Hong-Kong. Entre le début novembre 2002 et début juillet 2003, elle touche
presque 8500 personnes et fait 916 décès. En septembre 2003, de nouveaux cas
apparaissent à Singapour, la cause de ce rebond semble due à un mauvais
confinement du virus en laboratoire. Cette épidémie survient au moment même
où est lancée la guerre totale contre le terrorisme, et la guerre
Anglo-Américaine contre l'Irak sous prétexte que Saddam Hussein aurait
accumulé un arsenal d'armes bactériologiques. Cette épidémie émergente
complète opportunément les effets de la campagne contre le bioterrorisme. A
l’époque, l'OMS lance un plan de crise pour éradiquer l'épidémie de
pneumonie atypique. Davis Heymann, de l'OMS, déclare, à propos de la
pneumonie atypique : « Nous n'avons jamais rencontré une épidémie aussi
généralisée, à une aussi grande échelle ».Le Dr Stohr, virologue de l'OMS
en charge de la coordination internationale des laboratoires, ajoute : «
C'est la première fois qu'un réseau mondial de laboratoires échange ainsi
des informations, des échantillons, des prélèvements sanguins et des images.
Il n'y a plus de secrets, plus de jalousie, ni de compétition, face à une
telle urgence sanitaire mondiale. C'est un réseau phénoménal ! ».
  
 Entre temps, en avril 2003, un pavé dans la mare des communiqués des
autorités provient de Russie. D'après Sergei Kolesnikov, membre de
l'académie de Médecine, le virus est un cocktail de ceux de la rougeole et
des oreillons, mélange qui ne peut pas apparaître spontanément dans la
nature. « Nous ne pouvons l'obtenirqu'en laboratoire » a-t-il confié à
l'agence de presse RIA Novosti lors d'une conférence à Irkoutsk en Sibérie.
A son avis, il s'agirait d'une arme bactériologique échappée d'un
laboratoire et il existerait nécessairement un antidote tenu secret. Le Dr
Nikolai Filatov, qui dirige les services d'épidémiologie de Moscou a, de son
côté, confié au quotidien la Gazeta que la maladie a été fabriquée. De
même, l’Institut of Science in Society de Londres évoque la possibilité que
des expériences de génie génétique aient pu créer le virus de la pneumonie
atypique, même par inadvertance. Il n’a cependant pas été jusqu’à
envisager ouvertement l’hypothèse d’une création intentionnelle comme les
scientifiques russes.
  
 Dernier rebondissement, le 7 octobre 2008, le chef de la sécurité nationale
de Taïwan déclare qu'il n'était pas exclu que l'épidémie de syndrome
respiratoire aigu sévère de 2002 ait eu pour origine des recherches menées
par Pékin sur les armes biologiques.Il a cependant reconnu qu'il n'avait pu
recueillir aucune preuve à l'appui de cette thèse. Cette accusation est
portée dans un contexte de conflit larvé entre la Chine et les Etats-Unis.
  
 Que ce virus ait été relâché ou qu'il se soit échappé, sa propagation
permet d'évaluer le temps de réponse des autorités et des laboratoires face
aux armes bactériologiques. Un virus faiblement létal de fabrication humaine,
c'est l'ídéal pour étudier le mode et la vitesse de propagation d'une arme
virale.  
  
 http://www.newamericancentury.org/
 http://desordresmondiaux.site.voila.fr/ Le mythe du XXIème siècle

http://www.reopen911.info/uploads/document/fichier/pnac-reconstruire-les-defenses-de-l-amerique.pdf

 http://en.wikipedia.org/wiki/Project_for_the_New_American_Century
 http://www.monde-diplomatique.fr/2001/07/GOLUB/15358
 http://www.obsarm.org/obsnuc/traites-et-conventions/francais/abm.htm
 http://www.americanchronicle.com/articles/62296
 http://www.afcyber.af.mil/

http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm

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 http://www.whitehouse.gov/nsc/nssall.html
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Bush
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Wolfowitz
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Endiguement
  
 Guerre biologique et terrorisme- Francis A.Boyle- Editions Demi Lune
 http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/450?OpenDocument
 http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/WRIGHT/15796
 http://www.publichealthlaw.net/ModelLaws/MSEHPA.php
 http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/armesbiologiques/
 http://www.voltairenet.org/article153854.html
 http://www.irsn.org/non-proliferation/index.php?page=biologie/ciab/ciabTexte

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/08/07/AR2005080700843_pf.html

 http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/WRIGHT/15045
  
 Les armes de l’ombre - Marc Filterman- Editions Carnot
 http://www.biotech-finances.com/?page=cp&cp_id=19989&highlight=
 http://www.invs.sante.fr/publications/variole_2001/variole_2001.html
 http://www.pharmaceutiques.com/phq/rdp/art/8940
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_v%C3%A9role

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/des-virus-mortels-crees-par-genie-genetique_2670/

 http://www.terrorisminfo.mipt.org/Dark-Winter.asp
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_espagnole
 http://educate-yourself.org/cn/lenhorowitzdebunksavianfluhysteria11oct05.shtml


http://www.lelezard.com/actu/2922/la-grippe-espagnole-renait-de-ses-cendres.html

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=1059
 http://fr.wikipedia.org/wiki/SRAS

http://www.lefigaro.fr/international/2008/10/08/01003-20081008ARTFIG00043-l-epidemie-de-sras-due-a-la-guerre-biologique-.php

 http://www.news24.com/News24/World/News/0,,2-10-1462_1346560,00.html
 http://www.rense.com/general37/manmade.htm
 http://www.i-sis.org.uk/SAGE.php
 http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Arme_biologique
 http://www.ihedn.fr/portail/rapports/55_phase1comite2.pdf

http://www.interet-general.info/archives/retenez-moi.com/sciences/unite731.html
 http://www.cairn.info/revue-topique-2002-4-page-93.htm
 http://www.erta-tcrg.org/bacteriologique/bacterio2.htm
 http://www.erta-tcrg.org/bacteriologique/bacterio3.htm

http://www.bigre.ulb.ac.be/Users/jvanheld/biologie_societe/pdf_files/armes_biologiques_dias_4ppf.pdf

 http://www.unidir.ch/pdf/articles/pdf-art2616.pdf
  
 Article écrit par Flo de geopolintel


Mardi 16 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par Rag le 17/12/2008 01:33 | Alerter
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Deux autres articles vont suivre dans la saga de la Guerre des microbes du Pentagone

2.Posté par Igoun le 17/12/2008 02:45 | Alerter
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Et si le FEMA et la Maison Blanche avaient su que la digue de la baie était brisé depuis lundi 9:30 am et qu'à minuit le même jour personne encore n'était au courant?

Et si les pompiers qui avaient filmé la rupture de la digue n'ont pas eu le droit d'en parler...pendant deux ans ?

On l'a appris le mardi sur CNN lorsque la basse ville a été inondée. Pourquoi n'avoir rien dit ?

Vous verrez dans ce film, qui avait disparu du Net mais qui a refait surface, les raisons pour lesquelles "on a laisser faire..." et les camps des sinistrés de Katrina (et non les réfugiés) qui n'ont toujours pas pu rejoindre leurs résidences depuis lors.

Une autre honte de l'administration néo-con des Bush-Cheney-Rice-Rumsfeld-Powell, etc. ad nauseum.

Video

3.Posté par Igoun le 17/12/2008 02:46 | Alerter
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J'ai oublié le titre de mon post (n° 2) :

Katrina : Que s'est-il VRAIMENT passé ??

4.Posté par Fadge le 17/12/2008 02:51 | Alerter
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Article extremement interressant

C'est absolument dingue de lire tout ca.
A la reflexion, le deploiement d'une arme bacteriologique serait un excellebt argument pour justifier la "vitrification" d'une zone par attaque nucléaire.

Je ne sais pas si l'espèce humaine en a pour longtemps avec ces apprentis sorcier monstrueux, les prochaines années nous le dirons.
En tout cas, dans 10 ans tout sera différent.
Soit l'espèce se sera autodetruite, soit l'humanité changera de paradigme et connaitra son véritable essor dans la paix pour toujours. Il n'y aura pas d'alternatives
Qui vivra verra.

5.Posté par Intellecterroriste69 le 17/12/2008 10:52 | Alerter
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Y sont fous ces ricains, vous me direz avec notre joli P4 à Lyon on a aussi de quoi s'inquiéter! Tout ça pour asseoir leur toute puissance sur le monde et s'assurer une domination totale, et comme à l'accoutumée, des rats véreux qui en tirent profit pour réaliser leurs idéologies!

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!

Amicalement!

6.Posté par rag le 17/12/2008 11:30 | Alerter
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Je vous conseille la lecture de ce livre dans lequel nous avons aussi trouvé la matière pour la rédaction de cet article lien

7.Posté par -*REZ le 30/04/2009 11:46 | Alerter
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Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 102 000 pages en anglais et arabe et français pour la troisième guerre mondiale IRAN OBAMA. (0,30 secondes

AVEC OBAMA OU PRÉS LE PROCHAIN PRÉSIDENT LES PROCHAINS LUI PLUS QUE SUR
IL COMME TOUS LA 4 ANS IL CRIE TOUS AU USA FORT PAR TOUS
TOUS ET TOUTES AUSSI ........... GUERRE MONDIAL .3 .TOUS LES JOURS A CHAQUE SECONDE .....154. MILLIONS AU USA QUI LE CRIE .....ET SUR TERRE QUE ...OUI MICRO SECONDE AUSSI..
PLUS QUE SUR SUR TERRE ..............AVEC ISRAËL AUSSI..
ET EUROPE BIEN SUR ..........CONTRE QUI ,,??????????

6 776 890 927 personnes mardi 28 avril 2009 à 7 h 56 min et 18 s
(heure du pôle nord - north pole time
ET PAS PLUS CHANGER CELA COMME TOUS SUR TERRE
UN POUSSIER PAS PLUS QUE CELA ET OUI .........

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Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

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