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La guerre contre la terreur intérieure : Fin de l'Histoire juive [par Gilad Atzmon]


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Jeudi 19 Mars 2009

Horloge israélienne
Horloge israélienne
La question que je vais aborder aujourd’hui est probablement la chose importante que j’aie jamais eu à dire au sujet de la brutalité israélienne et de l’identité juive contemporaine. Je suppose que j’aurais pu organiser mes idées en un ouvrage exhaustif ou sous la forme d’une analyse universitaire. Mais finalement, je vais faire tout-à-fait le contraire : je vais être aussi succinct et simple que possible…





















Au cours des semaines écoulées, nous avons été les témoins d’une campagne génocidaire israélienne à l’encontre de la population civile palestinienne, dans la bande de Gaza. Nous avions déjà été les témoins d’une des armées les plus puissantes au monde écrasant des femmes, des vieillards et des enfants. Nous avons vu, cette fois-ci, un ouragan d’armes non-conventionnelles éclatant au-dessus d’écoles, d’hôpitaux et de camps de réfugiés. Nous avions déjà vu et entendu parler de crimes de guerre. Mais, cette fois-ci, la transgression israélienne a été catégoriquement différente : elle a bénéficié du soutien de la quasi-totalité de la population juive d’Israël.

La campagne militaire de « Tsahal » à Gaza a bénéficié, en effet, du soutien de 94 % de la population israélienne. 94 % des Israéliens, apparemment, ont approuvé les raids aériens contre des civils. La population israélienne a suivi le carnage sur ses écrans de télévision ; elle a entendu les cris, elle a vu les hôpitaux et les camps de réfugiés en flammes et, pourtant, elle n’a pas été véritablement secouée par tout ce qu’elle a vu. Les Israéliens n’ont pas fait grand-chose pour arrêter leurs dirigeants impitoyables « démocratiquement élus ». En lieu et place, certains d’entre eux ont attrapé leur chaise longue, et ils sont allés s’installer sur les collines dominant la bande de Gaza, afin de suivre, de leurs propres yeux (photo ci-dessus) leur armée en train de transformer Gaza en un colisée hébraïque des temps modernes, débordant de sang. Et aujourd’hui même, alors que la campagne militaire semble terminée et que l’étendue du carnage perpétré à Gaza a été révélée, les Israéliens ne font montre d’aucun signe de remords. Comme si cela ne suffisait encore pas, tout au long de la guerre, les juifs du monde entier ont manifesté leur soutien à leur « Etat réservé aux seuls juifs ».

Un tel soutien populaire à des crimes de guerre caractérisés est absolument sans précédent. Les Etats terroristes tuent, certes, mais ils en conçoivent un minimum de honte. L’URSS de Staline l’a fait, dans quelques goulags au fin fond de la Sibérie, l’Allemagne nazie a exécuté ses victimes dans des forêts profondes et derrière des barrières de fil de fer barbelé. Dans l’Etat juif, foin de ces gants surannés : les Israéliens, ça vous massacre des femmes sans défense, des enfants et des vieux en plein jour, en utilisant des armes non-conventionnelles ciblant des écoles, des hôpitaux et des camps de réfugiés…

Le niveau atteint par cette barbarie collective hurle son attente d’explication. La tâche qui nous attend peut être définie, sans hésitation, comme la quête d’une prise de conscience de la brutalité collective israélienne. Comment a-t-il pu se faire qu’une société (la société israélienne, en l’occurrence) ait pu ainsi s’arranger pour perdre prise sur tout sentiment de compassion et de pitié ?


La Terreur intérieure

Plus que par quoi que ce soit d’autre, les Israéliens et les communautés juives, qui les soutiennent, sont terrorisés par la brutalité qu’ils trouvent au fond d’eux-mêmes. Plus les Israéliens sont brutaux, plus ils ont peur d’eux-mêmes. Cela s’explique, c’est simple : plus vous infligez de souffrance à autrui, plus vous êtes angoissés par la capacité mortifère potentielle que vous générez autour de vous. En gros, l’Israélien projette sur les Palestiniens, les Arabes, les musulmans et les Iraniens l’agressivité qu’il trouve en lui-même. Etant donné qu’il a été démontré, de la manière qu’on sait, que la brutalité israélienne n’a strictement aucune limite et que rien ne peut lui être comparé, en matière de brutalité, l’angoisse des Israéliens n’a d’égale que leur brutalité.

Apparemment, les Israéliens ont peur de constater que les malfrats, c’est eux. Ils sont engagés dans une bataille à mort contre la terreur qui les habite. Mais l’Israélien n’est pas le seul dans ce cas. Le juif de la diaspora qui manifeste son soutien à un pays qui balance du phosphore blanc sur des civils se retrouve coincé exactement dans le même piège destructeur. Etant le partisan exalté d’un crime gigantesque, il est horrifié par l’idée que la cruauté qu’il constate en lui-même puisse, éventuellement, se manifester un jour chez d’autres (chez des non-juifs). Le juif diasporique qui soutient Israël est dévasté par la possibilité imaginaire qu’une intention brutale, similaire à la sienne propre, puisse un jour s’en prendre à lui. Toute la peur juive de l’antisémitisme se résume à cette préoccupation-là. Fondamentalement, la hantise juive de l’antisémitisme est la projection de la brutalité collective tribale sionocentrique à l’encontre de l’Autre.


Il n’y a pas de conflit israélo-palestinien

Nous assistons, là, à la formation évidente d’un cercle vicieux, dans lequel l’Israélien et ses séides sont en train de se muter en une boule de feu insulaire vindicative, qu’alimente une certaine forme d’agressivité interne de nature explosive. Tout cela est fort révélateur. Les Palestiniens étant dans l’incapacité de répliquer militairement à l’agression et à la capacité destructrice israéliennes, nous sommes fondés à arguer du fait qu’il n’y a pas de conflit israélo-palestinien. Tout ce qu’il y a, c’est une psychose israélienne, dans laquelle l’Israélien est fracassé par l’anxiété que lève en lui le reflet de sa propre brutalité. Etant considérés comme les Nazis des temps modernes, les Israéliens sont, du même coup, condamnés à voir un Nazi en n’importe qui. De même, il n’y a strictement aucune montée d’antisémitisme. Le juif sioniste diasporique, simplement, est dévasté par la possibilité que quelqu’un, quelque part, soit aussi corrompu éthiquement et aussi impitoyable que lui-même a démontré qu’il l’est. En bref, la politique israélienne et le lobbying sioniste doivent être vus comme rien moins qu’une paranoïa collective sionocentrique, à la veille de virer à la psychose totale.

Existe-t-il un moyen de racheter le sioniste de son expédition sanglante ? Est-il possible de modifier le cours de l’histoire, de sauver les Israéliens et leurs partisans de la dépravation totale ? La meilleure façon, probablement, de poser cette question, c’est de demander s’il y a une façon de sauver les Israéliens et les sionistes d’eux-mêmes ? Comme vous l’aurez sans doute deviné, je ne suis pas particulièrement intéressé par le sauvetage des Israéliens ou des sionistes. Toutefois, je comprends bien que le fait sauver les sionistes de leur transgression serait susceptible d’apporter une perspective de paix à la Palestine, à l’Irak et, probablement, à nous tous. Ceux qui ne comprennent pas pourquoi doivent savoir qu’Israël n’est que la pointe émergée de l’iceberg. A la fin des fins, l’Amérique, la Grande-Bretagne et l’Occident sont actuellement en proie à des formes similaires d’une même "politique de la peur", qui est la conséquence directe de l’idéologie et des pratiques mortellement interventionnistes des néoconservateurs.


Le psy de Nazareth

Il y a, de cela, bien des années, nous dit-on, il y avait un Israélite qui vivait au milieu de ses frères, dans le pays de Canaan. Comme les Israéliens d’aujourd’hui, il était cerné par la haine, la vengeance et la peur. A un certain moment, il avait décidé de faire quelque chose, d’amener du changement à cette situation ; il avait pris conscience du fait qu’il n’y avait pas d’autre manière de combattre la brutalité que de rechercher la grâce. « Tourne l’autre joue… », telle fut sa suggestion, fort simple. Ayant réussi à identifier la psychose de l’Israélite comme « une guerre de l’Israélite contre sa terreur intérieure », Jésus comprit que la seule façon de contrer la violence, c’est de se regarder dans un miroir, afin de rechercher la Bonté que nous avons en nous.

Il est tout à fait évident que c’est cette leçon administrée par Jésus qui a pavé la voie à la formation de l’éthique universelle occidentale. Les idéologies politiques modernes on tiré les leçons de la vision chrétienne. La recherche normative, par Marx, de l’égalité, peut être vue comme une réécriture laïque de la notion christique de fraternité. Et pourtant, aucune idéologie politique n’est parvenue à intégrer la notion extrêmement profonde que Jésus avait de la grâce. Rechercher la paix, c’est, avant toute chose, rechercher quelqu’un, en soi-même. Alors que les Israéliens et leurs clones néocons aspireront toujours à réaliser la paix au moyen de la dissuasion, la véritable paix ne peut être atteinte qu’au moyen de la recherche de l’harmonie en soi-même.

Comme le suggérerait un psychanalyste lacanien, aimer ton voisin, c’est, en réalité, t’aimer toi-même en aimant ton voisin. L’Israélien est dans la posture diamétralement opposée. Etant donné que les Israéliens s’arrangent toujours pour démontrer, une fois après l’autre, guerre après guerre, qu’en réalité, ils s’aiment eux-mêmes en haïssant leurs voisins, bref : qu’ils ne s’aiment eux-mêmes qu’en haïssant, de manière générale. Ils haïssent pratiquement tout : le voisin, les Arabes, Chavez, les Allemands, l’Islam, les goyim, le cochon, le Pape, le Palestinien, l’Eglise, Jésus, le Hamas, les calamars et l’Iran. Tu dis un truc, au hasard : ils le haïssent ! Force est bien d’admettre que le fait de haïr à ce point doit être quelque chose d’épuisant, à moins que cela ne leur procure du plaisir ? Et, de fait, le « principe de plaisir » israélien pourrait être articulé comme suit : ce principe conduit en permanence l’Israélien à rechercher son plaisir dans la haine qu’il ressent envers un autrui qu’il est en train de faire souffrir.

A ce stade, il convient de mentionner que la « Guerre contre la Terreur intérieure » n’est pas réellement une invention juive. Quiconque, que ce soit des pays, des peuples ou des individus, peut en devenir la proie. Les conséquences du massacre nucléaire barbare américain à Hiroshima et à Nagasaki ont fait du peuple américain une collectivité terrorisée. Cette anxiété collective est connue sous le nom de « guerre froide ». L’Amérique n’est pas encore sortie de la peur qu’il puisse y avoir quelqu’un, quelque part, qui puisse être aussi impitoyable qu’elle a prouvé qu’elle peut l’être. Cela a conduit à la création de masses horrifiées, aisément manipulables par une élite hautement motivée. C’est ce type de politique, exactement, que l’on appelle la « politique de la peur ».

Et pourtant, au sein du discours occidental, un mécanisme correctif existe. Contrairement à l’Etat juif, qui est en train d’être radicalisé par sa paranoïa auto-entretenue, en Occident, le mal est, peu ou prou, contré, et parfois contenu. Le crime est dénoncé et l’espoir de paix est, d’une certaine manière, réinstauré, jusqu’à plus ample informé. Non que je retienne mon souffle, dans l’attente d’un quelconque changement qu’apporterait le président Obama, car une chose est tout à fait évidente : si Obama a été élu, ça n’est certainement pas pour qu’il apporte un changement quelconque. Obama est un symbole de notre tentative sincère de donner un coup d’arrêt au mal. Dans l’Etat juif, non seulement cela ne se produit pas : cela ne pourra jamais arriver. La différence entre Israël et l’Occident saute aux yeux. En Occident, l’héritage chrétien nous donne la possibilité de formuler un espoir, fondé dans une croyance en une bonté universelle.

Toutefois, nous sommes menacés en permanence d’être exposés au mal ; mais nous avons tendance à croire que la bonté, en fin de compte, s’imposera. En face, dans le discours hébraïque, la Bonté est la propriété exclusive des élus. Les Israéliens ne voient nulle bonté, ni nulle gentillesse en leurs voisins ; ils ne voient en eux que des sauvages et une entité menaçante pour leur vie même. Pour les Israéliens, la gentillesse est leur propriété, c’est à eux, et, incidemment, ils sont, aussi, innocents, et des victimes. Dans le discours universel occidental, la bonté n’appartient à aucun peuple ni à aucune nation en particulier : elle appartient à tous et à personne, en même temps. Dans l’héritage universel occidental, la Bonté se trouve en chacun d’entre nous. Elle n’appartient ni à un parti politique, ni à une idéologie. La notion transcendante de grâce et d’un Bon Dieu est là, en chacun de nous – elle est, en permanence, à portée de notre main.


Quelle sorte de Père est-ce là ?

« Alors, le Seigneur, ton Dieu, te conduira sur la terre dont il avait promis à tes ancêtres Abraham, Isaac et Jacob qu’il te la donnerait - une terre avec des grandes villes magnifiques que tu n’as pas construites, des maisons emplies de joyaux que tu n’as pas accumulés, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées – et tu mangeras à satiété ». [Deutéronome 6:10-11]

« Quand le Seigneur, ton Dieu, te conduira sur la terre où tu entreras afin de la posséder en chassant devant toi des peuples innombrables… alors, tu devras les détruire jusqu’au dernier. Ne conclus aucun pacte avec eux, et ne fais preuve d’aucune pitié envers eux. » [Deutéronome 7:1-2]

Ici, nous devons nous efforcer de comprendre la cause première de l’absence sévère de compassion dans le discours israélien et au sein des lobbies qui le soutiennent. Je pense qu’une élaboration sur la relation troublée entre les juifs et leurs différents dieux peut apporter un peu de lumière à cette problématique. Il est parfaitement évident que la liste s’allongeant sans cesse des « Dieux », des « Idoles » et des « figures paternelles » juifs est quelque peu problématique, tout au moins, dès lors qu’il est question de morale et de gentillesse. C’est la relation même entre « le fils » et le « père a-moral » qui doit être explorée.

La philosophe Ariella Atzmon (dont il se trouve que je suis le fils) qualifie la complexité du commencement vicié de « syndrome de Fagin ». Le personnage Fagin, imaginé par Charles Dickens, est un « kidsman », un exploiteur d’enfants - un adulte qui recrute des enfants et leur apprend à devenir des pickpockets et des voleurs, et qui procure le logis et la nourriture à ces enfants, en échange du butin de leurs larcins. Bien que ces enfants ne puissent être que reconnaissants envers leur maître, ils ne peuvent aussi que le mépriser pour avoir fait d’eux des voleurs et des pickpockets. Les gamins prennent conscience du fait que les biens que possède Fagin ont tous été volés, et que sa gentillesse est loin d’être sincèrement honnête ou pure. Tôt ou tard, les gamins se retourneront contre leur maître, Fagin, dans une tentative de se libérer du piège immoral où il les a fait tomber.

Vu sous l’angle de la relation filiale, le dieu biblique juif, Jehova, ne diffère en rien de ce que nous pouvons observer dans le cadre du syndrome de Fagin. Le père d’Israël, en effet, conduit son peuple à travers le désert vers la terre promise, afin que celui-ci puisse en voler et piller les autochtones. Mais ce n’est pas exactement, là, ce qu’on attendrait d’un père moral, ou d’un « roi Dieu » ? Par conséquent, autant les fils d’Israël aiment Jehova, autant ils ne peuvent qu’être légèrement soupçonneux à son endroit, au chapitre de la tendresse. Aussi ne devons-nous pas être surpris par le constat que, tout au long de l’histoire juive, les juifs qui se sont retournés contre leur père céleste sont légion.

Toutefois, si l’on a à l’esprit la perception laïque fort répandue selon laquelle les Dieux, de fait, sont inventés par les hommes, on peut se demander ce qui conduit à l’invention d’un « Dieu a-moral » tel que celui-là ? Qu’est-ce qui peut bien faire que des gens respectent les règles édictées par un Dieu de cet acabit ? Il serait intéressant aussi de découvrir quelle sorte de Dieux alternatifs les juifs avaient adoptés, ou carrément inventés, durant les périodes où ils avaient mis Jehova de côté.

Depuis leur émancipation, nombreux ont été les juifs à se dissocier de la structure tribale traditionnelle, ainsi que du judaïsme rabbinique. Beaucoup se sont fondus dans les réalités ambiantes, laissant tomber leur choisitude et devenant des êtres humains ordinaires. Beaucoup d’autres juifs mirent un point d’honneur à laisser tomber Dieu, mais tout en continuant à entretenir leur affiliation, marquée au coin de l’appartenance raciale. Ceux-ci décidèrent de fonder leur appartenance tribale sur des terrains ethnique, racial, politique, culturel et idéologique, et non plus sur le précepte judaïque. Bien qu’ils eussent laissé tomber Jehova avec perte et fracas, ils s’attachèrent à adopter une vision séculariste, qui ne tarda pas à se muer en un précepte monolithique ne différant en rien d’une religion. Tout au long du XXème siècle, les deux idéologies politiques ayant le statut d’une religion à avoir eu le plus de succès auprès des masses juives furent le marxisme et le sionisme.

Le marxisme peut être défini come une idéologie laïque, universelle et éthique. Toutefois, durant le processus de sa transformation en précepte tribal juif, le marxisme a réussi le tour de force de perdre jusqu’à la dernière trace de son humanisme ou de son universalisme. Comme on le sait, l’idéologie et la pratique sionistes furent, à leurs débuts, largement dominées par des juifs de gauche, qui se considéraient comme les authentiques successeurs et adeptes de Marx. Ils croyaient sincèrement que le fait de célébrer leur renaissance nationale juive aux dépens des Palestiniens était une mission socialiste légitime.

Et très significativement, leurs ennemis, les partisans antisionistes du Bund du Travail juif est-européen, ne croyaient pas vraiment au pillage institutionnalisé des Palestiniens. Non, eux, ils étaient convaincus que le fait de voler les riches européens était une grande mitzvah universelle, sur le chemin de la justice sociale…

Voici, ci-après, quelques lignes de leur hymne :

"Nous jurons que notre haine sera éternelle
Contre ceux qui volent et assassinent les pauvres :
Le Tsar, les maîtres, les capitalos.
Notre vengeance sera expéditive et impitoyable !
Faisons-en le serment, tous, ensemble : « A la vie, à la mort !
"…

Sans nous égarer dans des considérations afférentes à la morale ou à l’affiliation politique, il est parfaitement évident que l’hymne marxiste juif est saturé, du début jusqu’à la fin, de « haine » et de « vengeance ». Autant les juifs furent des exaltés de Marx, du marxisme, du bolchevisme et de l’égalité, autant la fin de l’histoire est connue. Les juifs ont laissé tomber Marx, en masse, depuis fort longtemps. Ils ont, en quelque sorte, laissé la révolution à quelques Goyim éclairés, tels qu’Hugo Chavez et Evo Morales, ces leaders qui ont authentiquement intégré la véritable signification de l’équité et de la morale universelles.

Même si, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, le marxisme avait trouvé nombre d’adeptes chez les juifs européens, après l’Holocauste, c’est le sionisme qui est devenu, progressivement, l’expression de la juiverie mondiale. A l’instar de Fagin, les idoles et les dieux sionistes – Herzl, Ben Gourion, Nordau, Weizmann – promirent à leurs adeptes un nouveau départ a-moral. Le vol des Palestiniens fut leur moyen de s’acheminer vers une justice historique qui se faisait attendre. De l’Ancien Testament, le sionisme fit un registre cadastral. Mais, là encore, comme dans le cas de Jehova, le Dieu Sio transforma le juif en voleur, en lui promettant les biens d’autrui. C’est cela qui explique, en soi, le ressentiment des Israéliens envers le sionisme et l’idéologie sioniste. Les Israéliens préfèrent se voir comme les résidents naturels du territoire (dit israélien, ndt), plutôt que comme des pionniers d’un projet colonial antimoral propre à la diaspora juive. Le juif israélien entretient sa prise de position politique au moyen d’une forme grave d’abandon moral. Cela explique sans doute le fait qu’autant les Israéliens adorent leurs guerres, autant le fait de les faire les révulse. Ils ne sont pas prêts à mourir pour une grande idéologie abstraite, telle que la « nation juive » ou le « sionisme ». A une écrasante majorité, ils préfèrent nettement déverser du phosphore blanc et des bombes à fragmentation sur des civils, du plus loin possible.

Toutefois, tout au long de l’histoire relativement brève du nationalisme juif contemporain, le Dieu Sio est devenu ami avec quelques autres Dieux, ainsi qu’avec des idoles cachères. Dès 1917, Lord Balfour promettait aux juifs qu’ils créeraient leur foyer national en Palestine. Vous l’aurez deviné : comme dans le cas de Jehova, Lord Balfour a fait des juifs des pillards et des voleurs, en leur faisant cette promesse outrageusement amorale. Il promit aux juifs la terre de quelqu’un d’autre : pouvait-il, fondamentalement, y avoir pire début ? Bien entendu, il n’a pas fallu bien longtemps pour que les juifs se retournent contre l’Empire britannique. En 1947, rebelote : les Nations Unies firent exactement la même erreur insensée, qui donna naissance à l’ « Etat réservé aux seuls juifs », de nouveau sur le dos des Palestiniens. Elles légitimèrent le vol de la Palestine, « au nom des nations » (!). Comme dans le cas de Jehova, qui avait fini par être mis sur la touche, il ne fallu pas longtemps aux juifs pour se retourner contre lesdites Nations Unies.

« Peu importe ce que les Goyim disent, seul compte ce que font les juifs ! » avait éructé le Premier ministre israélien David Ben Gourion.

Récemment, les Israéliens ont trouvé le moyen de mettre sur la touche jusqu’à leurs amis les plus complaisants, à la Maison-Blanche. A la veille des dernières élections présidentielles américaines, des généraux israéliens avaient été filmés en train de dénoncer le Président Bush, qui aurait « porté atteinte aux intérêts israéliens en étant favorable à Israël de manière outrancière » (dixit le général de brigade à la retraite Shlomo Brom). Les généraux israéliens blâmaient Bush, essentiellement, pour n’avoir pas empêché Israël de détruire ses voisins. La morale de cette histoire est parfaitement claire : les sionistes et les Israéliens finissent, inexorablement, par se retourner contre leurs Dieux, leurs idoles, leurs pères et tous ceux qui tentent de les aider. Tel est le sens du syndrome de Fagin, dans le contexte politique israélien : ils finiront toujours, tôt ou tard, par se rebeller contre leurs « pères ».

A mes yeux, de tous les systèmes juifs de croyance, le plus intéressant est la Religion Holocaustique, que le philosophe israélien Yeshayahu Leibowitz a qualifiée, à juste titre, de « nouvelle religion juive ». Son aspect le plus intéressant, c’est son Dieu, qui n’est autre que « le Juif ». L’adepte juif ce de précepte dogmatique récemment formé croit au « Juif », l’homme qui s’est sauvé lui-même. Celui qui a « survécu » à l’épisode « de génocide suprême ». Les adeptes de cette religion croient en « le Juif », cette victime souffrante et « innocente », qui est retournée dans sa « terre promise » et célèbre désormais son narratif à succès de résurrection. Jusqu’à un certain point, à l’intérieur du discours religieux holocaustique, le juif croit en « le Juif », exprimé en tant que son pouvoir et ses qualités éternelles. Dans ce cadre religieux tout récent, la Mecque est Tel-Aviv et le Saint Sépulcre est le Musée de l’Holocauste Yad Vashem.

Cette nouvelle religion a de nombreux sanctuaires (des Musées), répartis dans le monde entier. Elle a aussi de nombreux prêtres, qui répandent le message partout et punissent les éléments récalcitrants. D’un point de vue juif, la religion holocaustique est l’expression totalement transparente du narcissisme. C’est là où le passé et l’avenir se fondent, dans un présent faisant sens, c’est le moment où l’histoire est traduite en praxis. Que ce soit consciemment ou non, quiconque s’identifie politiquement et idéologiquement (plutôt que religieusement) en tant que juif est, sur le plan pratique, en train de succomber à la religion holocaustique et devient, de facto, un adepte de sa figure tutélaire paternelle : « le Juif ». Et pourtant, on pourrait se demander : « Et la tendresse, bordel ? » Y a-t-il une once de bonté, dans cette « figure paternelle » flambante neuve ? Y a-t-il une quelconque grâce, dans ce narratif de victimitude innocente célébrée quotidiennement sur le dos du peuple palestinien ?

S’il est une fin, dans l’histoire, c’est bien la fin ultime de l’Histoire juive qu’incarne la religion de l’Holocauste. A la lumière de la religion holocaustique, le « Père » et le « Fils » sont enfin réunis. Dans le cas d’Israël et du sionisme, en tout cas, ils fusionnent dans un amalgame d’idéologie et de réalité génocidaires.

A la lumière de la religion holocaustique et de son éthos de survivance épique, l’Etat juif se considère légitimé à déverser du phosphore blanc enflammé sur des femmes et sur des enfants qu’ils ont mis en cage dans une prison à ciel ouvert d’où nul ne saurait s’évader. Très regrettablement, les crimes commis par l’Etat juif le sont au nom du peuple juif et au nom de leur histoire trouble, jalonnée de persécutions ; la religion holocaustique donne vie à ce qui semble être l’ultime forme possible de brutale incarnation insulaire.

Tout au long de leur histoire, les juifs ont envoyé chier nombre de Dieux : ils ont laissé tomber Jehova, ils ont jeté Marx aux orties, certains d’entre eux n’ont jamais mordu à l’hameçon du sionisme. Mais, à la lumière de la religion holocaustique, tout en ayant à l’esprit les scènes d’horreur de Gaza, de Jénine et du Liban, le juif devra peut-être maintenir la tradition et laisser tomber [son nouveau Dieu, j’ai nommé] « le Juif ». Il devra accepter le fait que le nouvel idéal paternel du moment a été formé à sa propre image. Plus préoccupant est le fait, accablant, que le nouveau père, c’est désormais prouvé, est en soi une invitation au meurtre.

Apparemment, le nouveau père est le pire Dieu maléfique de toute la série.

Je me demande combien il y aura de juifs assez courageux pour ignorer leur figure paternelle ésotérique toute neuve ? Seront-ils assez courageux pour rejoindre le reste de l’humanité, en adoptant un discours éthique universel ?

Quant à la question de savoir si le juif laissera tomber « Le Juif », seul le temps le dira.

Je précise simplement (pour dissiper de derniers doutes) qu’en ce qui me concerne, je me suis débarrassé de mon « Juif intérieur » depuis belle lurette, et que je m’en porte, ma foi, fort bien…

on PalestineThinkTank.com, 18 mars 2009
http://palestinethinktank.com/2009/03/18/gilad-atzmon-â-war-on-terror-within-the-end-of-jewish-history/
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
http://ism-france.org/

Gilad Atzmon – War On Terror Within: The End of Jewish History




Gilad Atzmon – War On Terror Within: The End of Jewish History

The issue I am going to discuss today is probably the most important thing I’ve ever had to say about Israeli brutality and contemporary Jewish identity. I assume that I could have shaped my thought into a wide-ranging book or an analytical academic text but instead, I will do the very opposite, I will make it as short and as simple as possible.

 

In the weeks that have just passed we had been witness to an Israeli genocidal campaign against the Palestinian civilian population in Gaza. We had been witnessing one of the strongest armies in the world squashing women, elderly people and children. We saw blizzards of unconventional weapons bursting over schools, hospitals and refugee camps. We had seen and heard about war crimes committed before, but this time, the Israeli transgression was categorically different. It was supported by the total absolute majority of the Israeli Jewish population.  The IDF military campaign in Gaza enjoyed the support of 94% of the Israeli population. 94% of the Israelis apparently approved of the air raids against civilians. The Israeli people saw the carnage on their TV screens, they heard the voices, they saw hospitals and refugee camps in flames and yet, they weren’t really moved by it all. They didn’t do much to stop their “democratically elected” ruthless leaders. Instead, some of them grabbed a seat and settled on the hills overlooking the Gaza Strip to watch their army turning Gaza into modern Hebraic coliseum of blood. Even now when the campaign seems to be over and the scale of the carnage in Gaza has been revealed, the Israelis fail to show any signs of remorse. As if this is not enough, all throughout the war, Jews around the world rallied in support of their  “Jews-only state”. Such a popular support of outright war crimes is unheard of. Terrorist states do kill, yet they are slightly shy about it all.  Stalin’s USSR did it in some remote Gulags, Nazi Germany executed its victims in deep forests and behind barbed wire. In the Jewish state, the Israelis slaughter defenceless women, children and the old in broad daylight, using unconventional weapons targeting schools, hospitals and refugee camps.

 

This level of group barbarism cries for an explanation. The task ahead can be easily defined as the quest for a realisation of Israeli collective brutality. How is it that a society has managed to lose its grip of any sense of compassion and mercy? 

 

The Terror Within

 

More than anything else, the Israelis and their supportive Jewish communities are terrorised by the brutality they find in themselves. The more ruthless the Israelis are, the more frightened they become. The logic is simple. The more suffering one inflicts on the other, the more anxious one becomes of the possible potential deadly capacity around. In broad terms, the Israeli projects on the Palestinian, Arab, Muslim and Iranian the aggression which he finds in himself. Considering the fact that Israeli brutality is now proved to be with no limit and with no comparison, their anxiety is as at least as great.

 

Seemingly, the Israelis are fearful of themselves being the henchmen. They are engaged in a deadly battle with the terror within.  But the Israeli is not alone. The Diaspora Jew who rallies in support support of a state that pours white phosphorous on civilians is caught in the exact same devastating trap. Being an enthusiastic backer of an overwhelming crime, he is horrified by the thought that the cruelty he happens to find in himself may manifest itself in others. The Diaspora Jew who supports Israel is devastated by the imaginary possibility that a brutal intent, similar to his own, may one day turn against him. This very concern is what the fear of anti-Semitism is all about. It is basically the projection of the collective Zio-centric tribal ruthlessness onto others.

 

There is no Israeli - Palestinian Conflict

 

What we see here is a clear formation of a vicious cycle in which the Israeli and his supporters are becoming an insular fireball of vengeance that is fuelled by some explosive internal aggression. The meaning of it all is pretty revealing.  Since Palestinians cannot militarily confront Israeli aggression and destructive capacity, we are entitled to argue that there is no Israeli-Palestinian conflict. All there is, is Israeli psychosis in which the Israeli is being shattered with anxiety by the reflection of his own ruthlessness. Being regarded as the Nazis of our time, the Israeli is thus doomed to seeing a Nazi in everyone.  Similarly, there is no rise in anti-Semitism either. The Diaspora Zionist Jew is simply devastated by the possibility that someone out there is as ethically corrupted and merciless as he himself proved to be. In short, Israeli politics and Zionist lobbying should be seen as no less than a lethal Zio-centric collective paranoia on the verge of total psychosis.

 

Is there a way to redeem the Zionist of his bloody expedition? Is there a way to change the course of history, to save the Israelis and their supporters from total depravity? Probably the best way to pose this question is to ask whether there is a way to save the Israeli and the Zionist from themselves. As one may gather, I am not exactly interested in saving Israelis or Zionists, however, I do grasp that redeeming Zionists of their transgression may bring a prospect of peace to Palestine, Iraq and probably the rest of us. For those who fail to see it, Israel is just the tip of the iceberg. At the end of the day, America, Britain and the West are now subject to some similar forms of "politics of fear" that are the direct outcome of Neocon deadly interventionist ideology and practices.

 

The Shrink from Nazareth

 

Many years ago, so we are told, there was an Israelite who lived amongst his brethren in the land of Canaan.  Like the contemporary Israelis, he was surrounded by hate, vengeance and fear.  At a certain stage he had decided to intervene and to bring a change about, he realised that there was no other way to fight ruthlessness than to search for grace. “Turn your other cheek” was his simple suggestion. Identifying the Israelite’s psychosis as “a war against terror within”, Jesus grasped that the only way to counter violence is to look in the mirror while searching for Goodness within.

 

It is rather apparent that Jesus’ lesson paved the way to the formation of western universal ethics. Modern political ideologies drew their lesson from the Christian prospect. Marx’s normative search for equality can be seen as a secular rewriting of Jesus’ notion of brotherhood. And yet, not a single political ideology has managed to integrate the deepest notion of Jesus’ grace. To seek peace is primarily to search for one within. While Israelis and their Neocon twins would aim at achieving peace by means of deterrence, true peace is achieved by the search for harmony within. As a Lacanian scholar may suggest, to love your neighbour is actually to love yourself loving your neighbour. The case of the Israeli is the complete opposite. As they manage to prove time after time, they are really loving themselves hating their neighbours or in short, they simply love themselves hating in general. They hate almost everything: the neighbour, the Arab, Chavez, the German, Islam, the Goy, Pork, the Pope, the Palestinian, the Church, Jesus, Hamas, calamari and Iran.  You name it, they hate it.  One may have to admit that hating so much must be a very consuming project unless it gives pleasure. And indeed the Israeli  “pleasure principle” could be articulated as follows: it continuously drives the Israeli to seek pleasure in hate while inflicting pain upon others.

 

It must be mentioned at this point that the ˜War Against Terror within” is not exactly a Jewish invention. Everyone, whether it is nations, peoples or individuals, are a potential subject to it. The consequences of American nuclear murderous slaughter in Hiroshima and Nagasaki made the American people into a terrorised collective. This collective anxiety is known as the “cold war”. America is yet to redeem itself of the fear that there maybe someone out there as merciless as America proved to be.  To a certain extent, operation Shock and Awe had a very similar effect on Britain and America.  It led to the creation of horrified masses easily manipulated by highly motivated elite.  This exact type of politics is called “politics of fear”.

 

And yet, within the western discourse a correction mechanism is in place. Unlike the Jewish state that is getting radicalised by its own self feeding paranoia, in the West, evil is somehow confronted and contained eventually. The murderer is denounced and hope for peace is somehow reinstated till further notice. Not that I hold my breath for President Obama bringing any change, one thing is rather clear, Obama was voted in to bring a change. Obama is a symbol of our genuine attempt to curtail evil. In the Jewish state, not only it doesn’t happen, it can never happen. The difference between Israel and the West is rather obvious. In the West, Christian heritage is providing us with a possibility of a wish grounded on belief in universal goodness. Though, we are under the constant danger of exposure to evil, we tend to believe that goodness will eventually prevail. On the other hand, in Hebraic tribal discourse, Goodness is the property of the chosen. The Israelis do not see goodness or kindness in their neighbors, they see them as savage and as a life-threatening entity. For the Israelis, kindness is their very own property, accidentally they are also innocent and victims.   Within the western universal discourse, goodness doesn’t belong to one people or a single nation, it belongs to all and to none at the same time.  Within the western universal heritage, Goodness is found in each of us. It doesn’t belong to a political party or an ideology. The elevating notion of grace and a Good God is there in each of us, it is always very close to home.  

 

What Kind Of Father Is That?

 

“Then when the Lord your God brings you to the land he promised your ancestors Abraham, Isaac, and Jacob to give you –“ a land with large, fine cities you did not build, houses filled with choice things you did not accumulate, hewn out cisterns you did not dig, and vineyards and olive groves you did not plant – and you eat your fill.” (Deuteronomy:  6: 10 -11).

 

"When the Lord your God brings you into the land you are entering to possess and drives out before you many nations…then you must destroy them totally. Make no treaty with them and show them no mercy.”  (Deuteronomy 7:1-2)

  

At this point we may try to attempt and to grasp the root cause behind the severe lack of compassion within the Israeli discourse and its supportive lobbies.  I believe that an elaboration on the troubled relationships between the Jews and their different Gods may throw some light on the topic.  It is rather obvious that the ever growing list of Jewish “Gods”, “Idols” and “Father-figures” is slightly problematic at least as far as ethics and kindness are concerned. The very relationship between “the son” and the “non-ethical father” must be explored. The philosopher Ariella Atzmon (who happens to be my mother) defines the complexity of the false beginning as the “Fagin Syndrome”. Charles Dickens’ Fagin is a “kidsman”, an adult who recruits children and trains them as pickpockets and thieves, exchanging food and shelter for goods the children steal. Though the kids must be grateful towards their master, they must also despise him for turning them into thieves and pickpockets. The kids realise that Fagin’s goods are all stolen and his kindness is far from being genuinely honest or pure.  Sooner or later the kids will turn against their master Fagin in an attempt to liberate themselves of the immoral catch.  

 

From a father-son perspective, the Biblical Jewish God Jehovah is no different from what we might see in the Fagin syndrome.  The father of Israel leads his chosen people through the desert to the promised land so they can rob and plunder its indigenous habitants. This is not exactly what one may expect of an ethical father or a “kind God”. Consequently, as much as the sons of Israel love Jehovah, they must also be slightly suspicious of him for turning them into robbers and murderers. They might even be apprehensive regarding his kindness. Thus, it shouldn’t take us by a surprise that throughout Jewish history more than just a few Jews had turned against their heavenly father.

 

However, bearing in mind the common secularist perception that Gods are actually invented by people, one may wonder, what leads to the invention of such an “unethical God”? What makes people follow the rules of such a God? It would be also interesting to find out what kind of alternative Gods Jews happened to pick or invent once Jehovah has been shunned. 

 

Since emancipation, more than just a few Jews had been disassociating themselves from the traditional tribal setting and rabbinical Judaism. Many intermingled with their surrounding realities, dropped their chosen entitlement and turned into ordinary human beings. Many other Jews insisted upon dropping God yet maintaining their racially orientated tribal affiliation.  They decided to base their tribal belonging on ethnic, racial, political, cultural and ideological grounds rather than the Judaic precept. Though they noticeably dropped Jehovah they insisted upon adopting a secularist view that was soon shaped into a monolithic religious-like precept. All throughout the 20th century, the two religious-like political ideologies that had been found to be most appealing by the Jewish masses were Marxism and Zionism.

 

Marxism can be easily portrayed as a secular universal ethical ideology. However, within the process of transformation into a Jewish tribal precept, Marxism has managed to lose any traces of humanism or universalism. As we know, early Zionist ideology and practice was largely dominated by Jewish leftists who regarded themselves as true followers of Marx. They genuinely believed that celebrating their Jewish national revival at the expense of Palestinians was a legitimate socialist endeavour. 

 

Interestingly enough, their opponents, the anti-Zionist Bund of the East European Jewish Labour, didn’t really believe in the institutional robbery of the Palestinians, instead, they believed that taking from rich European is a great universal mitzvah on the path towards social justice.

 

The following are a few lines from The Bund’s anthem

 

We swear our stalwart hate persists,

Of those who rob and kill the poor:

The Tsar, the masters, capitalists.

Our vengeance will be swift and sure.

So swear together to live or die! 

 

Without engaging in questions having to do with ethics or political affiliation, it is rather obvious that the Jewish Marxist anthem is overwhelmingly saturated with “hate” and “vengeance”. As much as Jews were enthusiastic about Marx, Marxism, Bolshevism and equality, the end of the story is known. Jews en masse dropped Marx a long time ago. They somehow left the revolution to some enlightened Goyim such as Hugo Chavez and Evo Morales.   Leaders who truly internalised in the real meaning of universal equality and ethics.

 

Though in the late 19th century and the early 20th century, Marxism found many followers amongst European Jews, following the Holocaust, Zionism has gradually become the voice of world Jewry. Like Fagin, the Zionist Gods and Idols: Herzl, Ben Gurion, Nordau, Weizmann, promised their followers a new unethical beginning.   Robbing the Palestinians was their path towards a long overdue historical justice.  Zionism transformed the Old Testament from a spiritual text into a land registry.  But again as in the case of Jehovah, the Zio God transformed the Jew into a thief, it promised him someone else’s property. This in itself may explain the Israeli resentment towards Zionism and Zionist ideology. Israelis prefer to see themselves as the natural dwellers of the land rather than pioneers in a non-ethical Jewish Diaspora colonial project. The Israeli Jew furnishes his political stand by means of severe ethical escapism. This may explain the fact that as much as the Israelis love their wars, they really hate to fight them. They are not willing to die for a big abstract remote ideology such as the “Jewish nation” or “Zionism”. They overwhelmingly prefer to drop white phosphorous and cluster bombs from afar.

 

However, along the relatively short history of modern Jewish nationalism the Zio God made friends with some other Gods and kosher idols.  Back in 1917 Lord Balfour promised the Jews that they would erect their national home in Palestine. Needless to say, as in the case of Jehovah, Lord Balfour made the Jews into plunderers and robbers, he came up with an outright non-ethical promise. He promised the Jews someone else’s land.  This was basically a false beginning. Evidently, it didn’t take long before the Jews turned against the British Empire. In 1947 the UN made exactly the same foolish mistake, it gave birth to the “Jews-only State” again at the expense of the Palestinians. It legitimised the robbery of Palestine in the name of the nations. Like in the case of shunned Jehovah, it didn’t take long before the Jews turned against the UN. “It doesn’t matter what the Goyim say, all that matters is what the Jews do”, said Israeli PM David Ben Gurion. Recently Israelis had managed to even shun their best subservient friends in the White House. On the eve of the last American presidential election Israeli Generals had been filmed denouncing President Bush for “damaging Israeli interests for being overwhelmingly supportive” (Ret. Brig General Shlomo Brom). The Israeli Generals basically blamed Bush for not stopping Israel from destroying its neighbours.  The moral is rather clear, the Zionists and the Israelis will inevitably turn against their Gods, Idols, fathers and others who try to help them. This is the real meaning of the Fagin syndrome within the Israeli political context. They will always have to turn against their fathers.   

 

I believe that the most interesting Jewish belief system of them all is the Holocaust Religion, which the Israeli Philosopher Yeshayahu Leibowitz rightly defined as the “new Jewish religion”. The most interesting aspect of the Holocaust religion is its God-figure, namely “the Jew”.  The Jewish follower of that newly formed dogmatic precept believes in “the Jew”, the one who redeemed oneself. The one who “survived” the “ultimate genocidal” event. The followers believe in “the Jew”, the “innocent” victim sufferer who returned to his “promised land” and now celebrates his successful revival narrative.  To a certain extent, within the Holocaust religious discourse, the Jew believes in “the Jew”, expressed as his/her powers and his/her eternal qualities. Within the newly formed religious framework, Mecca is Tel Aviv and the Holy Shrine is the Yad Vashem Holocaust Museum. The newly formed religion has many shrines (Museums) scattered around the world and it has many priests who spread the message around and punish its opposing elements. From a Jewish perspective, the Holocaust religion is a fully transparent expression of self love. It is where past and future merge into a meaningful present, it is when history is translated into praxis.  Whether consciously or unconsciously, every person who identifies politically and ideologically (rather than religiously) as a Jew is, practically speaking, succumbing to the Holocaust religion and a follower of its father-figure “the Jew”. And yet, one may wonder, what about Kindness, is there any goodness in this newly formed  ‘father-figure’? Is there any grace in this narrative of innocent victimhood that is celebrated daily at the expense of the Palestinian people? 

 

If there is an end to history, the Holocaust religion embodies the very end of Jewish history. In the light of the Holocaust religion the “Father” and the “Son” unite at last.  At least in the case of Israel and Zionism they bond into an amalgam of genocidal ideology and reality. In the light of the Holocaust religion and its epic survival ethos the Jewish State considers itself legitimated in dropping white phosphorus on women and children who they have caged in an inescapable open-air prison. Sadly enough, the crimes committed by the Jewish State are done on behalf of the Jewish people and in the name of their troubled history of persecution. The Holocaust religion brings to life what seems to be the ultimate possible form of insular brutal incarnation.

 

Historically Jews have shunned many Gods, they dropped Jehovah, they dumped Marx, some have never followed Zionism. But in the light of the Holocaust religion, while bearing in mind the scenes from Gaza, Jenin and Lebanon, the Jew may have to continue in the tradition and drop  “the Jew”.  He will have to accept that his newly formed father-figure was formed in his own shape. More concerning is the devastating fact that the new father is proved to be a call to kill.  Seemingly, the new father is the ultimate evil God of them all.

 

I wonder how many Jews will be courageous enough to shun their esoteric newly formed father-figure. Will they be courageous enough to join the rest of humanity adopting a universal ethical discourse?  Whether the Jew drops “The Jew”, only time will tell. Just to remove any doubt, I did drop my “Jew” a long time ago and I am doing fine.

 



Vendredi 20 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par BoudjemaaA le 19/03/2009 16:46 | Alerter
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De lui même, l'état fantôche sioniste, victime de ses excès de raison qui lui avaient fait perdre la raison, est avec son temps, en retard sur le temps universel ; il fait déjà partie du passé et il l'ignore.

2.Posté par dik le 20/03/2009 08:58 | Alerter
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Merci pour cet article d'une rare simplicité malgré la difficulté du sujet. Cet "exorcisme" est le bien-venu pour comprendre de graves évènements insaisissables.

Un proverbe marocain : Fais du bien à Satan, il te récompensera par l'enfer!

3.Posté par Quetzal Colt le 20/03/2009 16:23 | Alerter
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MAGISTRAL ! ! ! ! !
Et pis c'est tout....

4.Posté par Nicole le 21/03/2009 21:28 | Alerter
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Du Gilad Atzmon, et c'est tout sauf rien.

5.Posté par Aigle le 24/03/2009 22:12 | Alerter
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C'est tout simplement la projection de ce que subira l'Humanité dans un proche avenir de la part de ces degenerés qui ont opté pour continuer une "oeuvre" que leurs eleves de 1920 / 45 n'ont pas reussie , avec l'Assentiment des "designés" à la tete des pays occidentaux , tout aussi rongés par un Ethnocentrisme incurable croyant que le "Choc des Civilisations " leur sera favorable

6.Posté par Kim Jong Ilien le 26/03/2009 20:44 | Alerter
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Un livre génial sur le sionisme, sur la notion judaïque de race supérieure: http://ia351404.us.archive.org/1/items/LaControverseDeSion/REEDfrsion.pdf Extraits tirés de la Bible: « L’Éternel m’adressa la parole, et dit… À partir d’aujourd’hui, je répandrai la terreur et la crainte de toi parmi les peuples qui sont sous tous les cieux, qui entendront parler de toi, et trembleront, et seront dans l’angoisse à cause de toi ». Sept nations plus grandes et plus puissantes que toi » doivent être livrées aux mains des Judaïtes, et : « Tu les détruiras entièrement ; tu ne feras aucune alliance avec elles, et tu ne leur montreras aucune pitié… tu détruiras leurs autels… car tu es un peuple saint pour l’Éternel ton Dieu ; l’Éternel ton Dieu t’a choisi pour que tu sois un peuple spécial à ses yeux, entre tous les peuples qui sont sur la surface de la terre… Tu seras béni entre tous les peuples… Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel ton Dieu te livrera ; tes yeux seront sans pitié envers eux… l’Éternel ton Dieu enverra les frelons contre eux, jusqu’à ce que ceux qui restent et qui se cachent de toi, soient détruits… Et l’Éternel ton Dieu expulsera ces nations devant toi petit à petit… Mais l’Éternel ton Dieu te les livrera, et les détruira par une destruction puissante jusqu’à ce qu’il soient détruits… Et il livrera leurs rois entre tes mains, et tu détruiras leur nom de dessous les cieux ; aucun homme ne sera capable de se tenir devant toi, jusqu’à ce que tu l’aies détruit… … Va prendre possession des nations plus grandes et plus puissantes que toi… l’Éternel ton Dieu ira lui-même devant toi ; tel un feu dévorant il les détruira, et il les terrassera devant toi ; alors tu les chasseras, et les détruiras promptement, comme l’Éternel te l’a dit… Car si tu observes avec zèle tous ces commandements que je t’ordonne… alors l’Éternel chassera devant toi toutes ces nations, et tu posséderas des nations plus grandes et plus puissantes que toi-même… même les côtes de la mer occidentale seront tiennes. Aucun homme ne sera capable de se tenir devant toi : car l’Éternel ton Dieu répandra la crainte et la terreur de toi sur toute terre que tu fouleras… Quand l’Éternel ton Dieu aura exterminé les nations devant toi, où tu iras pour les posséder, que tu prendras leur place, et t’installeras sur leur terre : prends garde à ne pas tomber dans le piège en les suivant… et ne t’enquiers pas de leurs dieux.

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