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La « grève de masse » prend pied en Europe


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Mercredi 14 Octobre 2009

La « grève de masse » prend pied en Europe
Le ferment de « grève de masse » qui a surgi cet été aux Etats-Unis, se répand aujourd’hui en Europe. Au-delà des apparences, il est sans commune mesure avec les mouvements sociaux habituels et dépasse les structures syndicales et politique établies. C’est un soulèvement spontané aux contours imprévisibles et soudains, et qui ne demande qu’à être nourri par des idées nouvelles répondant à une intuition nouvelle de changement. Plusieurs grandes actions de contestation ont marqué ces deux dernières semaines, indiquant un mouvement de masse potentiel dans les trois principaux pays du continent européen : l’Allemagne, l’Italie et la France.

La manifestation la plus impressionnante a eu lieu à Leipzig le 9 octobre, où plus de 100 000 personnes sont descendues dans la rue pour commémorer les manifestations du lundi qui avaient mené à la chute du mur de Berlin, en 1989. Le 9 octobre 2009, plus de 70 000 manifestants avaient défilé à Leipzig, en dépit de l’interdiction officielle, et avait renversé la rapport de force en défaveur du régime policier est-allemand. Leur slogan « C’est nous le peuple » vaut plus que jamais aujourd’hui. 20 militants du parti frère de S&P, le Büso, ont su répondre aux inspirations des manifestants, dont la plupart ont vécu la révolution pacifique de 1989. C’est par des applaudissements et des éclats de rire qu’a été accueillie leur banderole : « La Mondialisation dans sa course, ne pourra être arrêtée ni par l’âne, ni par le boeuf », parodie de la célèbre phrase du dirigeant est-allemand Erich Honecker : « Le socialisme dans sa course... », prononcée le 7 octobre 1989, soit 10 jours avant son éviction.

Par ailleurs, le 28 septembre, une manifestation d’ouvriers des chantiers navals a eu lieu à Emden, au nord-ouest de l’Allemagne, pour protester contre la décision du groupe Thyssen-Krupp de vendre le chantier Nordseewerke au producteur d’éoliennes SIAG.. Cette action a été rejointe par un convoi de tracteurs d’une cinquantaine d’agriculteurs de la région. Une telle alliance fermiers-ouvriers est une grande première dans l’histoire récente de l’Allemagne.

En Italie, le 9 octobre, une grève générale de métallos menée par le syndicat de gauche CGIL-FIOM a vu descendre dans la rue 250 000 ouvriers, selon le syndicat. Les manifestations ont eu lieu dans cinq grandes villes : Milan (100 000), Florence (60 000), Naples (50 000), Rome (30 000) et Palerme (10 000). Le nombre de travailleurs ayant suivi la grève sans manifester est encore inconnu ; la CGIL-FIOM fait état de taux de participation de plus de 50 % dans certaines usines Fiat, alors que la direction donne un maximum de 20 %.

La veille, en France, des centaines d’agriculteurs en colère ont obligé le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire à quitter le Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, sous les cris de « paysans en colère » et « dehors ! ». Ce sommet compte 1000 stands d’éleveurs et 75 000 visiteurs. La rencontre entre Le Maire et les dirigeants de syndicats s’était passée sans incident majeur, mais c’est lorsqu’il a voulu faire le tour des stands que des centaines d’agriculteurs se sont rués sur lui, lui jetant une pluie d’œufs et de steacks hachés et le forçant à filer rapidement, malgré la présence des CRS. L’incident avait été organisé par la Fédération nationale bovine, dont le président avait averti : « Une conférence sur les salaires devra être tenue, et si nous ne sommes pas entendus, il faudra vous attendre à d’autres manifestations de ce type. »

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org



Mercredi 14 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par pistache le 16/10/2009 13:12 | Alerter
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en fin ça bouge !la cocotte minute va exploser , juste retour des choses face à ces dirigeants qui veulent mener les peuples à l'abatoir, ces dirigeants qui vivent trop grassement sur notre dos ,qui veulent tout , le beurre , l'argent du beurre et le sourire du citoyen ! sans nous , sans notre travail , ils ne sont rien, idem pour les banquiers , que chacun du plus pauvre au moin riche retirire son fric et c'est la dégringolade assurée !ne nous laisons pas faire par les "puissants" , ils ne veulent que notre perte car ils nous craignent , ils ont peur et ils ont raison d'avoir peur !

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