Politique Nationale/Internationale

La fin des illusions: Les démocrates américains ne donnent aucune raison d’espérer la paix



Vendredi 31 Août 2007

La fin des illusions: Les démocrates américains ne donnent aucune raison d’espérer la paix
Le 1er août, dans le Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington, Barack Obama répétait une fois de plus qu’il voulait mener la vraie guerre contre les soi-disant terroristes islamiques. Il s’avère ainsi que cette prétendue alternative démocratique à l’administration militante actuelle n’en est pas une.

Lorsque le parti démocratique a gagné les élections au Congrès avec le but bien précisé de mettre fin à la guerre en Irak, non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe l’espoir modeste a germé qu’un changement politique vers la paix pourrait être réalisé. La campagne électorale avait tenu compte d’une tendance largement répandue au sein du peuple, c’est-à-dire d’une lassitude de la guerre, mais pas de la volonté de paix. Les slogans des politiciens à la recherche de l’approbation cherchaient surtout à se distancer de la politique en Irak menée par le gouvernement Bush, partout considérée comme une catastrophe. Le résultat a été une majorité confortable pour les démocrates au Congrès.

Mais avant que l’encre sur les bulletins de vote n’ait séché, Nancy Pelosi, la «House Democratic Leader» a clairement précisé qu’un retrait des troupes de l’Irak était hors de question. Déjà le 24 mai 2005, elle avait expliqué dans un discours remarqué dans certains cercles bien connus devant l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), son point de vue par rapport à la répartition du bien et du mal dans le monde et surtout au Proche-Orient.

Par conséquent, les crédits pour la guerre ont été accordés avec l’accord de la majorité démocratique au Congrès, et la demande de mettre fin à la guerre, non seulement en Irak, mais avant tout aussi en Afghanistan, s’est estompée de plus en plus. Par la suite, la propagande de guerre contre l’Iran trouva une large écoute.

A l’heure actuelle, la campagne électorale quant à la politique étrangère des candidats à la présidence du parti démocratique ainsi que des adversaires républicains se mène uniquement sous la devise suivante: Quel est le meilleur général pour l’Amérique future et où et comment mènera-t-il la vraie guerre importante ou mieux encore: les vraies guerres importantes? Obama promet d’attaquer le Pakistan, qui dispose d’armes nucléaires et qui a une population de 170 millions d’habitants. En même temps, il veut intervenir militairement au Soudan, en Iran et aussi en Irak pour assurer de nouveau le rôle dirigeant de l’Amérique dans le monde, que le gouvernement de Bush a gâché de manière irréfléchie en Irak. Cela a rapporté au candidat de l’opposition les compliments enthousiastes du propagandiste connu des néo-conservateurs, Robert Kagan, qui, dans son commentaire du 29 avril dans le «Washington Post» l’avait qualifié à juste titre d’«interventionniste».

Scott Ritter, le critiqueur engagé et inlassable de la guerre en Irak, a déjà averti depuis longtemps qu’on ne peut pas expliquer la lassitude de la guerre du peuple américain par le fait qu’on fasse la guerre, mais qu’on la perde. Maintenant, les candidats démocrates promettent que s’ils sont élus, ils en finiront avec cela: Ils mèneront alors la vraie guerre, l’Amérique reprendra son rôle dirigeant dans le monde et son chef sera le dirigeant du monde libre.
Comme s’il n’y avait jamais eu d’histoire et que toute une génération souffrait d’une amnésie collective: Le «Gröfaz»1 renaît, on l’acclame au palais des sports et le monde va devoir le supporter.

Vu cette situation, les peuples de la Terre doivent se concentrer sur leur propre force et – là où leurs Etats échouent, parce que leurs dirigeants rendent hommage au «Gröfaz» – la société civile doit protéger la vie: l’effort personnel, la responsabilité individuelle, l’autogestion, l’autosuffisance et l’autodétermination doivent être réappris ou – là où ils existent encore – être maintenus. Cela est primordial pour que les générations futures puissent reconstruire un monde pacifique après l’échec définitif du Moloch mondial des guerres.


1 der grösste Feldherr aller Zeiten/le plus grand général de tous les temps, nom ridiculisant Hitler

http://www.horizons-et-debats.ch


Vendredi 31 Août 2007


Commentaires

1.Posté par Mijeon le 31/08/2007 15:33 | Alerter
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Je pense qu'il s'agit avant tout de positions guerrières dû à l'approche de la campagne pour la présidentielle;mais il est vrais que les américains ne sont pas lasses de la guerre mais plutot de l'absence de victoire;si on les suit,ce sera les croisades

2.Posté par m'çammi le 31/08/2007 16:53 | Alerter
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A Ts ls Musulmans,

Un Bon RAMADHAN plein de Méditation et moins de viandes Halal à 5%...

Pour Mieux nourrir son esprit et BOYCOTTER
les tubes digestif et les Boucheries...une autre manière de l'IJTIHAD

Les citoyens Français de tout bord doivent faire très attentio, et particulièrement les musulmans.Les menaces de sarkozy contre l'Islam ne sont pas anodines, au contraire, Les hommes Libres dans les pays soit disant Libres doivent assummer leurs responsabilités, et s'opposer par tout les moyens à la clique des néo-cons "américains" à la solde des sionistes. En France le temps est donné par le shroumphe de Bush. Ils savent ce qu'ils ont à faire en prenant l'Islam comme cible, mais ils ne sauront jamais à quoi ils s'exposent, devant une tempête d ils se déclarent impuissants, et veulent pêter (excuser le terme) plus loin que leur... Au pire Bush finira comme sharon son mentore et sarkosy, au mieux avec son prof, Jules Ferry... Pauvres petits...

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