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Economie et pouvoir financier

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d'égalités des profits


Par Romain Angeles

Ce texte est une présentation générale (en trois parties) de ce qu’on pourrait qualifier de nouveau système économique pour l’humanité. Le 20ème siècle nous a montré par des exemples trop souvent violents et désastreux la fragilité de notre système économique actuel. Nous sommes entrés dans le 21ème siècle dans la peur d’une grave crise économique mondiale, et nous voilà en 2008 sur le bord d’un effondrement du système monétaire et financier mondial. Les soi-disant experts en économie ressemblent plus à des prêtres ou des sorciers modernes qu’à des véritables scientifiques. Ils savent que leur système est maintenu par la foi aveugle de ceux qui y participent. Leur méthode n’est en donc pas une de vérité, mais plutôt de mensonges et d’illusions : nous faire croire que tout va bien, jusqu’à la dernière seconde, pour maintenir les profits de quelques individus dépourvus de tout sentiment d’appartenance à l’espèce humaine. On veut presque nous faire croire que c’est naturel que des milliers, voire des millions de gens meurent à cause de certains cycles économiques mystérieux. Mais quelle est la véritable cause des crises économiques? L’incapacité soudaine des vaches de produire du lait? Une grève indéterminée de la part des poules? La mort de toutes les plantes et les arbres de la Terre?

http://lamonade.wordpress.com



Platon et la théorie économique : classe commerçante

J’ai récemment étudié pour des circonstances reliées à mon travail, les théories économiques élémentaires. J’avais déjà entendu parlé très vaguement de la théorie de l’offre et la demande, mais ne l’avais jamais entièrement comprise. C’est en lisant le manuel économique que j’avais que je me mis à comprendre de quoi il s’agissait vraiment.

On nous montre la courbe d’offre croissante et la courbe de demande décroissante. En gros, plus le produit peut se vendre cher, plus les producteurs en feront, et plus le produit peut se vendre à prix abordable, plus les consommateurs en achèteront. Mais dés le début cela m’a parut tellement simpliste, réductionniste et même limitant. Je ne pouvais croire que toute l’économie du monde réponde uniquement à cette affirmation si limitée, restreinte et subjective. Je me suis demandé : qui est derrière cette théorie? Pour moi le rôle d’une économie est d’assurer la justice sociale, et rien dans cette théorie de l’offre et la demande n’est relié à cet aspect. Je voulais comprendre, et c’est pendant une courte discussion sur le sujet que je me suis rappelé un passage de la République de Platon. Dans ce passage, Socrate cherche à dévoiler les fondements de l’existence d’une cité et de son activité :

« — Mais voyons : dans la cité elle-même, comment se feront-ils profiter les uns les autres de ce que chacun produit ? C’était bien pour cela que nous avions fondé une cité, en créant leur association.
— Il est bien évident, dit-il, que c’est en vendant et en achetant.
— Alors il nous naîtra de cela une agora et une monnaie reconnue, comme symbole de l’échange.
— Oui, exactement.
— Alors le cultivateur, ou encore l’un des artisans, qui a apporté sur la place publique une partie de ce qu’il produit, s’il n’y vient pas au même moment que ceux qui ont besoin d’échanger contre ce qu’il fournit, restera-t-il assis sur l’agora, laissant en sommeil son activité d’homme au service du public ?
— Nullement, dit-il : il y a des hommes qui, voyant cela, se fixent à eux-mêmes cette charge ; dans les cités correctement administrées ce sont en général les hommes aux corps les plus faibles, impropres à toute autre fonction. Car il faut qu’ils restent sur place, autour de l’agora, pour d’une part échanger contre de l’argent avec ceux qui ont besoin de vendre, d’autre part faire l’échange inverse, à nouveau contre de l’argent, avec tous ceux qui ont besoin d’acheter.
— Voilà donc, dis-je, le besoin qui fait naître des commerçants dans notre cité. N’appelons-nous pas « commerçants » ceux qui, se chargeant de la vente et de l’achat, s’installent sur la place publique, et ceux qui errent de ville en ville des « marchands » ?
— Si, exactement. »

La loi de l’offre et la demande : une vision commerçante de l’économie

Platon mentionne donc la classe des commerçants, ces individus souffrant d’une certain déficience physique qui servaient d’intermédiaire entre les marchands (ceux qui transportaient les produits de ville en ville) et les « consommateurs ». C’est en me rappelant ce passage que je compris que les théories économiques d’offre et de demande avaient été spécifiquement développées par cette classe commerçante, dans sa manifestation plus moderne.

Imaginez un instant que vous êtes un commerçant. Vous êtes physiquement infirme et faible, c’est le seul travail que vous pouvez effectuer. Vous mettez donc votre ruse à ce travail, cherchant à maximiser vos profits, et peut-être compenser votre complexe physique par une mégalomanie de pouvoir et de richesses. Cette théorie d’offre et demande est faite sur mesure pour vous ! Vous allez voir les producteurs ou les marchands et vous leur demandez : si je te demande tel montant de ce produit, à combien me vendras-tu l’unité ? Plus le producteur vois que vous en voulez, plus il montera son prix d’unité, voyant que son produit est désiré. Vous remplissez ainsi votre graphique après votre sondage: http://lamonade.files.wordpress.com/2008/08/offre-01.jpg

Vous allez ensuite voir les consommateurs pour terminer la deuxième partie de votre sondage. Vous leur demander : si le prix unitaire du produit est de tant, combien êtes-vous prêt à acheter ? Plus le prix unitaire est bas, plus les gens sont prêts à l’acheter. Vous arrivez donc avec un autre graphique : http://lamonade.files.wordpress.com/2008/08/demande-02.jpg

C’est là que vous voyez votre fameux prix d’équilibre : http://lamonade.files.wordpress.com/2008/08/prix-dequilibre-01.jpg

Quelle magie ! Quelle profondeur scientifique, quelle subtilité intellectuelle ! Cette théorie ne parle pas un instant du bien commun, de la justice sociale, de la prospérité collective ou de quelconque valeur! C’est une théorie simpliste qu’on essaye de nous faire avaler comme si elle était aussi universelle que la gravité! Non, l’économie ne se résume pas à un hasard d’offre et de demande.

C’est en comprenant ça que je vis que ce système économique actuel a été créé et est actuellement contrôlée par la classe commerçante dont Platon parlait déjà il y a plus de 2300 ans. Il s’agit de tous ces spéculateurs mondiaux, ces joueurs de casino, ces financiers parasites de toutes sortes qui ont réussi à se hisser en haut de l’échelle économique mondial. C’est un système nullement basé sur la productivité ou la justice. Au contraire, il s’agit d’une véritable dictature de la classe commerçante. C’est par cette volonté de profit massif et grandissant que cette classe rapace et parasite est à l’origine des crises économiques et des guerres géopolitiques.

La dictature commerçante

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d'égalités des profits
Je ne dis pas que les commerçants et les agences de marketing sont inutiles dans une société, bien au contraire, je pense qu’ils sont nécessaires. Seulement je crois qu’ils exercent une véritable dictature en ce moment, au détriment de l’écrasante majorité de la population mondiale qui ne fait pas partie de leur clique de spéculateurs et de joueurs de casino, mais qui s’intéresse à produire des choses concrètes et utiles, et à vivre bien. L’argent, le pouvoir économique, et la prospérité doivent simplement être distribués de manière juste et équitable, de sorte à permettre à chacun de nous de s’épanouir comme bon il nous semblera.

Le diagramme ci-dessus est une schématisation des mécanismes de la dictature économique des commerçants.

On remarque les étapes suivantes de l’activité économique :
• transformation des ressources naturelles en produits dérivés ;
• transferts successifs des produits jusqu’aux consommateurs (un, deux ou plusieurs commerçants se transitent le produit jusqu’à ce qu’il arrive aux détaillants puis aux consommateurs).

À chaque étape de transfert des produits, les personnes impliquées s’assurent de générer un profit, revendant plus cher qu’ils n’ont payé. Les commerçants, après un calcul rapide de leurs coûts, cherchent à maximiser leur prix de vente par diverses techniques et stratagèmes. Plus les commerçants deviennent importants et riches dans ces étapes de l’activité économique, moins de produits sont créés, moins les produits sont de qualité, et des virtuels monopoles s’ensuivent, seule manière de maintenir un niveau de productivité et de consommation adéquat.

On peut voir que la classe commerçante essaie de s’interposer entre les producteurs et les consommateurs. En étant l’intermédiaire obligatoire entre ces deux entités de la chaîne économique et en influençant les habitudes d’achat de la population à travers le marketing et le monde du divertissement, les commerçants s’assurent des profits faramineux, tout en ne produisant aucune richesse dans le processus économique. Ils agissent comme de véritables parasites du système économique. Leur prospérité est directement liée à la régression du pouvoir des producteurs et des consommateurs, jusqu’à ce que cela crée une crise économique généralisée. Leur ascension économique dépend donc directement de la chute économique des autres « joueurs » (producteurs, détaillants et consommateurs). Ils sont à ce titre pire que des parasites : ils sont des véritables virus parce qu’ils tuent leur hôte.

Une solution simple et efficace : la loi d’égalités des profits

La fin de la dictature commerçante (1ère partie): La loi d'égalités des profits
En réfléchissant à ce virus social et économique et en voulant trouver une alternative, je suis arrivé à une nouvelle manière de réglementer le processus économique. Il s’agit, en gros, de réglementer les profits des différentes étapes de la chaîne économique. La loi que je propose est la suivante :

« Les profits engendrés par une entité de la chaîne économique
ne peut pas excéder les profits d’une entité précédente. »

J’ai résumé ma proposition dans le diagramme ci-dessus.

Si je n’ai pas mis de commerçants dans le diagramme, c’est simplement pour montrer la nécessité de minimiser leur rôle autant que possible dans le processus économique, et il ne s’agit pas d’en empêcher l’existence.

L’idée générale de la loi d’égalités des profits est de protéger et encourager la productivité en y assurant les profits les plus élevés. Aussi, chaque producteur voudra développer son produit au maximum pour éviter des procédés de transformation ultérieures et ainsi vendre le produit « le plus fini » possible pour s’assurer le plus grand profit. De plus, cela encouragera les entrepreneurs à véritablement innover et inventer continuellement des nouveaux produits, de sorte à pouvoir obtenir un rôle durable dans les différentes étapes de la chaîne économique.

Ce paragraphe parlera rapidement de l’aspect mathématique de l’application de cette loi. J’invite donc ceux que ça n’intéresse pas à passer directement au prochain paragraphe. Évidemment, on sait que lorsqu’un nouveau produit est créé, c’est souvent par la combinaison de plusieurs matériaux et matières premières. L’entreprise devra donc calculer son profit en calculant la masse ou la quantité de chaque matériau acheté dans le produit final, donner une pondération à chacun de ces matériaux, et calculer son profit autorisé en conséquence. Par exemple, imaginons une entreprise qui fabrique des tables en bois : elle devra acheter du bois, des clous et de la colle (limitons notre liste à ces trois choses pour la simplicité de l’exemple). Disons que le profit sur le bois est fixé à 3$ par kg, pour les clous à 0,01$ par clou et à 2$ par litre de colle. Supposons que pour la construction d’une chaise, le fabricant a besoin de 10kg de bois, 10 clous et 0,05 litres de colle. Cela lui autorise donc un profit cumulatif de : (3 x 5) + (0,01 x 10) + (0,05 x 2) = 15,2$ par chaise vendue. Il pourra vendre sa chaise à 30$, mais dans ce cas, il devra utiliser la différence de 30 – 15,2 = 14,8$ pour couvrir tous les frais reliés à la fabrication de la chaise : achat des matériaux, main d’œuvre, machines, locaux, etc.

Cette réglementation aura un impact direct sur la détermination des prix des matières premières parce que sont elles qui sont à la source du processus économique et qui plafonnent ainsi les profits subséquents. Ensuite, un deuxième impact sera notoire au niveau de la rémunération des employés. Je vous invite à lire bientôt les deux prochains articles qui détailleront ces deux impacts.

Jeudi 07 Août 2008
romain.angeles@gmail.com


Commentaires articles

1. Posté par CHP le 07/08/2008 13:26
Juste ciel, mon dieu, doux jésus, notre père qui êtes aux cieux voyez ce délit péccamineux, cette grave atteinte à la liberté d'entreprendre et de propriété ( même les révolutionnaires n'avaient pas osé, sauf BABOEUF qui d'ailleurs y laissa sa tête ) horresco reférens : un bolchevik ! ! !

Oh mânes de THIERS, ROCKFELLER, ROTTSCHILD sauvez-nous !

( un rêveur ? )

2. Posté par François Deschamps le 07/08/2008 15:00
Pourquoi vouloir toujours une économie basée sur la notion de profit, du moins sur celle de profit individuel? L'argent est avant tout une forme d'énergie qui peut être condensée sous forme de pièces de monnaie ou demeurer plus virtuelle sous forme informatique. Dans une économie basée sur le don et l'altruisme, on peut très bien s'en passer. Ce que l'on donne un jour nous revient sous une autre forme un jour suivant.

La valeur de l'argent gagnerait à être basée sur les ressources énergétiques matérielles et humaines. En d'autres termes, on devrait établir la correspondance : argent = énergie, sachant que par ailleurs matière et énergie sont équivalentes (on peut produire de la matière ou des objets en dépensant de l'énergie ou encore en fournissant du travail, comme on peut produire de l'énergie ou du travail à partir de machines ou de systèmes mécaniques ou musculaires).

On devrait remplacer toutes les banques, y compris centrales, par un fond monétaire mondial unique dont les réserves seraient équivalentes à l'ensemble des ressources matérielles, énergétiques et humaines de la planète. Ce fond ou centre unique servirait de point unique d'échange et fournirait l'argent sans intérêts (0% de taux d'intérêt) à tout demandeur en fonction du travail ou du service qu'il envisage de fournir pour le rembourser. Il serait également disponible en quantité raisonnable à toute personne n'ayant pratiquement pas de capacités productives ou créatrices pour pouvoir rembourser l'équivalent de ce dont elle a légitimement besoin pour s'alimenter, se vêtir, se chauffer… et vivre. Toute personne ne présentant pas de limitations majeures est capable de produire davantage que pour son seul besoin. Le surplus servirait à alimenter le fond commun et serait utilisé notamment pour les personnes présentant des limitations ou handicaps plus ou moins sévères.

Un fond commun alimenté par la capacité productive humaine globale et les ressources planétaires serait presque virtuellement illimité ou au moins serait largement suffisant pour toute création de projet même de vaste échelle. Un tel système ne demande pas des travailleurs que l'on rémunère pour leur travail, mais offre à tout travailleur et tout créateur la possibilité de rembourser la société par son travail, ses services et sa créativité. L'argent est reçu en début de projet et ne vient plus comme récompense au travail effectué à la fin de celui-ci. Il est évident qu'il demande une certaine responsabilité individuelle et sociale et que le sens d'une telle responsabilité peut par ailleurs s'éduquer.

Une société utilisant la correspondance argent-énergie-matière et reposant sur un tel système que celui proposé ici est fortement éloignée des concepts de profit individuel, de rentabilité, de croissance… et se rapproche bien davantage de ceux de respect mutuel et environnemental.


3. Posté par joszik le 07/08/2008 16:33
Quelque soit la solution que vous puissiez offrir, si elle ne tient pas compte des relations sociologique et des corrections à y apporter vous allez tout droit dans le mur.
des solutions à gauche et à droite il y en a eu, le lobbyisme n'est pas une donnée des systèmes économiques et pourtant c'est le facteur déstabilisant principal de tous ces solutions économiques, libérales ou sociales, d'autres facteurs humains viendront aussi pourrir toutes les solutions que vous allez pouvoir proposez : le désir d'être meilleur qu'un autre, de posséder plus qu'un autre, d'avoir ce qu'il y a de PLUS beau, de ne pas être identifier dans une catégorie sociale, d'avoir accès à un traitement du à sa classe sociale, que sa religion est supérieure aux autres religions, que son pays que sa nation que son club de foot que son fils ou sa fille sont supérieurs aux autres et qu'il faut favoriser leur développement quitte à léser les autres. Tu devrais te pencher plus sur des solutions spycho-sociales que des solutions économiques qui vont, si le premier problème est résolu, de toutes façons couler de source!

4. Posté par François Deschamps le 07/08/2008 18:14
Tout part de l'éducation. Suivant le degré d'endoctrinement ou au contraire d'ouverture d'esprit et de responsabilisation que l'on peut favoriser dans ce cadre, on aboutit à des solutions bien différentes. Tout changement fondamental dans un secteur (ici l'économique) doit bien sûr s'accompagner de changements complémentaires ou allant dans la même direction, en ce qui concerne les autres secteurs. Cependant, probablement qu'aucune solution ne sera réellement viable sans une prise de conscience suffisante de la part d'un nombre conséquent et critique de personnes dans le monde.

La civilisation actuelle semble se diriger elle-même tout droit dans un mur. Sans un changement radical et fondamental de ses fondements, elle pourrait aussi bien ne pas survivre, à l'image de nombreuses autres civilisations du passé qui se sont éteintes. La différence fondamentale est qu'ici la civilisation ne s'étend pas seulement à une région du monde, mais à la planète entière.

Que veulent les êtres humains au plus profond d'eux-mêmes? Poursuivre dans la lignée de la surconsommation, de l'individualisme et de la superficialité? Ou bien découvrir leur plus haut potentiel (notamment créateur) et construire une civilisation pour tous et par tous, un monde basé par exemple sur la fraternité, la responsabilité, le partage, le respect et l'entraide? Si les peuples de la Terre réalisent la puissance qu'ils détiennent potentiellement s'ils savent découvrir et mettre en œuvre les qualités et valeurs adéquates, nous pourrions aussi bien faire de ce monde un paradis. Les moyens technologiques, scientifiques et humains existent. Ce qui manque est la vision, la conscience et la volonté unifiée.

5. Posté par tarci le 07/08/2008 22:52
L'homme restera toujours le même.
La publicité ne cherche-t-elle pas à jouer sur ce que nous appelions les 7 péchers capitaux ?
faire envie au voisin... la gourmandise...la luxure... etc...
Tous les régimes communistes dans le monde se sont transformés en de vastes endroits de corruption. Et si tout le monde a le même salaire, on voit rapidement la paresse apparaitre et finir par décourager les autres... En final c'est la famine : URSS, Chine, Vietnam Corée du Nord.... Tous durent abandonner le système économique communiste pour cette raison.
Le système capitaliste n'est pas mauvais à partir du moment où des règles existent. Dans cet esprit, il faut faire en sorte qu'il soit interdit de spéculer.... qu'un fonctionnaire ou banquier gagne plus qu'un producteur ... Les retraites par exemple : comment se fait-il que certains ont une retraite calculée sur ses 6 derniers salaires alors que d'autres sur 25 ans ? Qu'un enseignant réclame un salaire plus élevé qu'un producteur, alors que déjà il se permet 3 mois et demi de congés par an ? Un enseignant ne fait il pas que de répèter un livre de classe ? Comment peut on accepter que des cerveaux humains exceptionnels, ne soient employés que pour jouer au trader ? Quelqu'un de normalement constitué ne se sent il pas gêné de passer ses journées à gagner de l'argent de cette façon ? Aucune réelle richesse ne se crée de cette façon . Il faut remettre sur le haut de la pyramide le producteur de richesse !


6. Posté par François Deschamps le 07/08/2008 22:58
L'homme restera toujours le même.

Toujours le même? Sommes-nous encore des australopithèques ou des hommes de Cro-Magnon? La conscience d'un individu donné ne peut-elle évoluer au cours de sa vie? Son esprit ne peut-il s'élargir? Si la conscience individuelle peut s'accroître, est-ce que celle de l'Humanité dans son ensemble ne le pourrait pas?

L'inertie d'un groupe (sa résistance au changement) est proportionnelle à sa masse, à la quantité des individualités qui le constituent. Cependant, toute masse, même la plus inerte, peut changer de trajectoire ou se déformer, pourvu qu'elle reçoive suffisamment d'énergie pendant un temps suffisant.

7. Posté par azel le 07/08/2008 23:25
"Aussi, chaque producteur voudra développer son produit au maximum pour éviter des procédés de transformation ultérieures et ainsi vendre le produit « le plus fini » possible pour s'assurer le plus grand profit. De plus, cela encouragera les entrepreneurs à véritablement innover et inventer continuellement des nouveaux produits, de sorte à pouvoir obtenir un rôle durable dans les différentes étapes de la chaîne économique."

l' algerie applique déja cette politique économique comme vous pouvez le lire dans cet article du site
( http://www.lemaghrebdz.com/ )


"Longtemps bloquée, faute d'investissement, la pétrochimie suscite désormais l'intérêt des plus grandes frimes nationales et internationales. C'est ainsi que le premier groupe privé algérien, en l'occurrence Cevital, a décidé de se frayer un chemin parmi les plus grands à l'image du géant Total ou de la firme chinoise CNPC, pour participer à la relance de la pétrochimie nationale. Cevital compte, en effet, investir, d'ici la fin de l'année en cours, pas moins d'un milliard de dollars dans deux projets dans la région d'Oran. Le premier projet, d'une valeur de 800 millions de dollars, porte sur la construction d'une usine pétrochimique pour la production notamment du polypropylène. L'usine devrait être implantée à Bethioua, près d'Oran, dans une zone industrielle dédiée aux activités pétrolières et gazières. Le second projet que Cevital compte lancer cette année dans l'ouest du pays, concerne la réalisation d'une usine de production de carbonate de soude, d'une capacité de 600 000 tonnes par an, dont 80% seront destinés à l'exportation. L'usine sera implantée à Mostaganem et sera alimentée par trois mines de sel, celle d'Arbal, de Aïn Noussy I et Aïn Noussy II, acquises récemment par Cevital. D'un investissement de 150 millions de dollars, l'usine fabriquera du carbonate de soude qui constitue la matière première pour la fabrication du verre, du chlore et de la soude caustique. Ces deux projets figurent, faut-il le préciser, parmi les projets qui sont prévus pour la deuxième ville du pays, Oran et dans tout l'Ouest. Le P-DG du groupe Issad Rebrab, en a fait allusion lors des journées d'études sur l'investissement qui a eu lieu les 22 et 23 avril dernier à Oran. Rebrab parlera de son projet le plus avancé, et qui est l'usine de préfabriqués pour bâtiment. Cette dernière, implantée au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur, entrera en production avant la fin de l'année. Elle devrait permettre au groupe de participer à la construction de logements prévus dans le programme présidentiel de 1 million de logements d'ici à 2010. Trois autres usines sont projetées pour cette année à Sétif, Constantine et Hassi-Messaoud. "Chaque usine va créer de 550 à 750 emplois directs et des milliers d'emplois indirects. Elles vont permettre la construction d'infrastructures collectives comme les lycées, les hôpitaux, les universités, etc. On va encore développer des infrastructures commerciales, les grands pôles… Nous allons ainsi participer au développement des wilayas car le problème qui se pose souvent est celui de la réalisation car nous n'avons pas les outils adéquats" disait alors Rebrab. Mais l'un de ses projets les plus importants de la région de l'Ouest demeure la réalisation de plusieurs usines de transformation agroalimentaires lesquelles à terme, devraient permettre de réguler la production agricole. Le patron de Cevital envisage également d'implanter un grand pôle à Oran, qui s'étalera sur 20 ha, et qui permettra d'engendrer plus de 15 000 emplois directs. Ce projet semble, depuis des années, freiné par l'indisponibilité d'une assiette foncière. Un problème auquel semble faire face, non seulement Rebrab, mais de nombreux investisseurs, notamment étrangers. Il est, par ailleurs, utile de noter que de 1999 à 2006, le groupe a réalisé 100 milliards de DA de bénéfice, 41% ont été réinvestis, et 1% a été distribué comme dividende aux actionnaires.
Adnane Cherih "

http://www.lemaghrebdz.com/

8. Posté par azel le 07/08/2008 23:29
un autre article du même site ( http://www.lemaghrebdz.com/ ) :


"Pas de compromis entre intérêts à l'OMC



Les négociations menées ces derniers temps au sein de l'OMC ont échoué. La faute à la Chine et à l'Inde qui ont refusé de mettre en péril leurs intérêts ? Tout marchander serait-il profitable à tous les pays ? Si on prend l'Afrique par exemple, de plus en plus s'élèvent des voix pour critiquer le libre commerce, y compris avec des pays émergents qui eux également cherchent leurs intérêts et non pas ceux des pays où ils investissent. Des paysans africains sont ruinés parce que les produits agricoles importés des pays émergents ou non émergents ont poussé les prix intérieurs vers le bas. Des pays africains ont ainsi perdu leur agriculture au nom de l'ouverture des frontières.
Au moment où il est question de sauvegarder l'agriculture africaine, il y a des partenariats qui ruinent et qui n'enrichissent pas les pays africains.Il en est de même pour les industries. Quelle possibilité d'une construction de l'industrie nationale quand les frontières sont ouvertes aux importations qui bénéficient en plus de l'abaissement des barrières douanières ?Il est peut être concevable que des échanges commerciaux entre pays développés participent du développement de ces pays, il n'en sera pas de même pour des pays qui ont une agriculture et une industrie embryonnaires à protéger pour les développer. Faudrait-il alors mettre un point d'honneur à aller vers l'OMC en victime qui se sait victime et participer ainsi, avec notre capacité à être un bon client, à la relance de l'économie des pays qui sont nos fournisseurs ? Il y en a qui voient l'économie comme un dogme, alors qu'il devrait s'agir d'un moyen qui garantit nos intérêts. Comme ceux qui préconisent une convertibilité totale du dinar, alors qu'ils se sont installés à l'étranger, se mettant à l'abri de toute crise économique et financière dans notre pays, et perçoivent que leur avenir est ailleurs.
N.B."
http://www.lemaghrebdz.com/

9. Posté par Romain Angeles le 08/08/2008 16:45
Bonjour,

Merci à tous pour vos très précieux commentaires.

Un merci particulier à vous, François Deschamps, qui apportez des nouvelles suggestions qui me paraissent très justes. J'admire votre approche et votre raisonnement. Je suis arrivé à la suggestion que je propose en essayant de solutionner le problème du rôle négaitf des commerçants dans l'économie. Idéalement, je suis d'accord avec vous pour dire qu'on ne devrait même pas penser en terme de profit, je crois que c'est primitif de régler ses actions en terme de "combien d'argent ça va me rapporter?"! On devrait régler nos actions en fonction du développement et la progression de notre conscience. Mais peut-être qu'avant d'arriver là, on aura besoin d'une étape intermédiaire qui nous éloignera progressivement de cette obsession du profit et nous rapprochera de la véritable valeur économique qui se trouve dans la nature et qui nous a été donné par notre Créateur. En constatant ensuite qu'il y a assez pour tout le monde, et que l'Univers est infini, on pourra se recentrer sur notre spiritualité individuelle. Je ne propose donc pas un système final, d'autant plus que mes connaissances sont très limitées, mais j'espère simplement qu'il peut servir de voie pour arriver à un stade de paix, d'amour et de fraternité entre nous tous.

J'ai été très saisi par votre phrase "argent = énergie". C'est quelque chose que j'ai réalisé il n'y a pas si longtemps, et ça m'a fait me questionner sur les autres aspects de l'économie et leur correspondance des sciences physiques ou biologiques. Par exemple, les ambulances, les pompiers, la police pourraient-ils être considérés comme les agents du système immunitaire de l'humanité? Les routes représentent-elles les vaisseaux sanguins? L'internet, la radio, la télévision le système nerveux? Si on est capable de réunir tous les éléments qui composent l'humanité en tant qu'espèce macrocosmique, et qu'on utilise nos connaissances actuelles dans les sciences physiques, chimiques et biologiques, pourrait-on arriver à créer une nouvelle science qui étudierait l'humanité comme un organisme géant à la même manière qu'on étudie des bactéries à l'échelle microscopique? Finis les débats politiques idéologiques inutiles, et place à la vérité!!

Je souhaite vraiment pouvoir échanger avec vous plus longuement sur ces sujets, si cela vous convient. Je vous laisse donc mon adresse email en espérant que c'est une volonté partagée: romain.angeles@gmail.com

Cordialement,


Romain
http://lamonade.wordpress.com

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