EUROPE

La difficile adhésion turque à l'U.E


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Jeudi 10 Avril 2008

L'U.E a adressé une lettre à la Turquie, dans laquelle, elle exige de la Turquie d'accélérer le processus de changement, en vue d'une éventuelle adhésion à l'Europe des 27. Une fois de plus, la question de l'adhésion turque revient au premier plan. L'U.E a demandé aux dirigeants turcs de prendre des mesures, pour lever certaines restrictions et les obstacles qui se dressent sur le chemin de la liberté d'expression. Parmi les mesures visées, par la Commission européenne, on peut citer la réforme de la loi syndicale, les contrats de travail, et la lutte contre la corruption financière. Ce, au moment où le gouvernement turc vient de déposer au Parlement un amendement à un article du code pénal décrié, depuis longtemps, par l'Union européenne, pour les restrictions qu'il apporte à la liberté d'expression. Le projet de loi concerne l'article 301 du code pénal. Cet article 301, qui prévoit une peine de prison pour le dénigrement de l'identité turque, est régulièrement critiqué par l'U.E, comme une atteinte à la liberté d'expression. Alors que même les nationalistes les plus confirmés, en Turquie, s'opposent à cet amendement, l'U.E va plus loin, car elle ne se limite plus aux réformes des articles de la Constitution ou du code pénal, puisque le haut représentant de l'U.E pour la politique étrangère a averti que la dissolution du Parti de la justice et du développement (AKP), par la Cour constitutionnelle, risquait d'affecter les aspirations de la Turquie à devenir membre, à part entière, de l'Union européenne. Par ailleurs, la démarche attendue par Bruxelles intervient à quelques jours de la visite du Président de la Commission européenne, José Manuel, Barroso à Ankara. José Manuel Barroso s'est montré tranchant avant cette visite. "La Turquie doit démontrer l'intérêt qu'elle porte à son adhésion à l'Union européenne.", a-t-il déclaré. Autrement dit, M. Barroso souhaite des démarches plus sérieuses d'Ankara. Or, les analystes estiment que la conjoncture actuelle, en Turquie, montre que ce pays est confronté à une des crises politiques les plus importantes de son histoire. Une haute autorité, en Turquie, a déclaré, en référence aux problèmes économiques de son pays, que le défi auquel est, actuellement, confronté l'économie turque, c'était le recours déposé devant la Cour constitutionnelle pour la dissolution du Parti gouvernemental l'AKP. Compte tenu de la complémentarité entre la stabilité politique et la sécurité économique, en Turquie, on serait tenté de dire que les conditions d'une future adhésion d'Ankara à l'U.E dépendront, certainement, de l'avenir de l'AKP.

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Jeudi 10 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par Aigle le 10/04/2008 13:20 | Alerter
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La Turquie ne sera jamais acceptée en tant que pays à identité propre ( à l'instar des autres pays ) .Il faudra aux turques de renier leur culture et leur identité basées sur les valeurs musulmanes pour ...peut etre ..avoir un strapontin ....Kohl et d'autres responsables europeens l'ont martelé à plusieurs occasions ( privées bien sur ) . Sarko , lui avec ses gros sabots , l'a devoilé au grand jour ...

2.Posté par mario le 10/04/2008 18:30 | Alerter
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c'est domage peur eux, ils avaient pourtant bien commencé les fm turcs en leur proposant atatutrk à la place de Mohammad saws ....

3.Posté par Zorro m.d.s le 11/04/2008 01:09 | Alerter
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Tant mieux, l Europe n a rien à voir avec l Islam, alors à la Turquie de se démerder avec.

4.Posté par redk le 11/04/2008 12:26 | Alerter
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zorro, 11 millions de musulmans vivent, travaille, pays leurs impôts, participe a l'économie de l'Europe et pour nombres d'entre eux européens d'autres religions converties a l'islam, et tu ose dire que rien a voir?, et quand t'es encêtres européen on colonisé des pays musulmans pour faire la fortune de l'Europe ,ça na rien a voir aussi?, et l'engagements et la morts par milliers de ses musulmans pour la libération de l'Europe, sa na rien a voir aussi?!!! comme d'hab rien ne change chez toi, toujours islamophobe a la cervelle pourris par le déni et le mensonge !!

5.Posté par Aigle le 11/04/2008 12:52 | Alerter
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Maintenant que le cretin a été demas...culé il peut s'en donner à coeur joie ..alors laissez le jouir ....le pooovre, autrement il n'y arriverait pas ..

6.Posté par Zorro m.d.s le 11/04/2008 23:23 | Alerter
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Redk non en effet cela n a rien à voir, l Europe n a d ailleurs rien à voir avec ces ignobles propagandes nommée religion, la preuve cette polémique autour des racines chrétiennes...Si tu revendiques ton" islamitude" ne t étonnes pas que d autres se mettent à revendiquer leur "christianitude" et eux sont pires que moi quand à l Islam...Tu joues avec le feu.
De quoi donner de l eau au moulin sanguinaire de Aigle qui croit démasquer dès gens des qu ils pensent autrement.

7.Posté par COLPIN Didier le 15/04/2008 07:43 | Alerter
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EUROPE ET TURQUIE

- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion …
Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

- Alors, ce pays, européen ou pas ?

- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

-Commençons par les géographiques.
La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
Evident, non…

- Frontières culturelles.
Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement…
Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire !
Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les Juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin ! (l’alphabet grec et l’alphabet latin sont « frères » comme l’est l’alphabet hébreu avec l’alphabet arabe).

- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien).
A l’ouest, évidement l’atlantique.
Au nord/est le Rhin et le Danube.
Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-)
Au sud/est le Tigre et l’Euphrate.
Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire).
Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne !
Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors.
Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche…
Relativité des concepts, disions-nous…
Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
Mais cela était il y a « deux milles ans »…

- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas…
Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

COLPIN Didier

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