Propagande médiatique, politique, idéologique

La désinformation d’Israël et l’agression de la bande de Gaza


L’agression de la bande de Gaza, nous a donné l’occasion de (re)découvrir comment Israël manipule et désinforme l’opinion publique internationale. Sa ligne de défense s’est basée sur le « droit à la légitime défense » contre un Hamas provocateur et agresseur. Nous montrerons à travers ces lignes qu’il n’en est évidemment rien et que l’agression était minutieusement préparée et préméditée depuis fort longtemps.


ryanstora@gmail.com
Jeudi 2 Avril 2009

Le Hamas a-t-il réellement rompu la trêve ?

La désinformation d’Israël et l’agression de la bande de Gaza

L’agression de la bande de Gaza, nous a donné l’occasion de (re)découvrir comment Israël manipule et désinforme l’opinion publique internationale. Sa ligne de défense s’est basée sur le « droit à la légitime défense » contre un Hamas provocateur et agresseur. Nous montrerons à travers ces lignes qu’il n’en est évidemment rien et que l’agression était minutieusement préparée et préméditée depuis fort longtemps.
Lors de l’invasion de la bande de Gaza, le monde a été confronté à une sauvagerie d’un autre âge. Elle s’est abattue sur les populations démunies, sous forme de bombardements incessants. Ils faisaient suite à un état de siège digne de pratiques moyenâgeuses appelé par euphémisme blocus, imposé depuis l’élection du Hamas en 2006 et destiné à affamer une population palestinienne. Les images insoutenables provenant des territoires occupés ont énormément gêné les israéliens. Pour ce faire, leur défense s’est focalisée sur un élément essentiel et récurrent : c’est le Hamas qui a rompu la trêve. Nous tenterons de montrer à travers ces lignes si ces assertions sont avérées.
Lorsque le gouvernement Olmert a annoncé le début de la guerre actuelle contre Gaza, le 27 Décembre, il a déclaré qu’il "a été contraint" d'agir parce que le Hamas avait rompu, le cessez-le-feu en vigueur du Juin 19 au 18 Décembre. Il rajoute que le Hamas était "responsable" des violations de la trêve à Gaza et averti qu'en cas d'escalade "Israël sera amené à riposter", selon le responsable parlant sous couvert d'anonymat (1)
Cette version est aussitôt reprise et diffusée par les dirigeants européens pro-israéliens. La Maison Blanche par la bouche de Condoleezza Rice s’aligne sur Tel-Aviv : "Les Etats-Unis condamnent fermement les attaques répétées à la roquette et au mortier contre Israël et tiennent le Hamas pour responsable de la violation du cessez-le-feu et du regain de violences à Gaza".
Le communiqué précise que le cessez-le-feu de six mois, qui a expiré le 19 décembre et dont le Hamas a annoncé qu'il ne le renouvellerait pas, "doit être immédiatement rétabli et entièrement respecté".
Les canadiens leur emboitent le pas. Leur actuel gouvernement conservateur est un fervent défenseur d’Israël. « Le fardeau de la responsabilité incombe au Hamas de
La réaction des gouvernements occidentaux est unanime, une condamnation ferme de toute forme de résistance du Hamas à l’occupation israélienne, dont les bombardements sont qualifiés par l’Elysée de provocations irresponsables,
A l’ONU, les 15 membres du Conseil de sécurité ont souhaité "l’arrêt immédiat de toute violence" et appelé les parties au conflit " à arrêter immédiatement toutes leurs activités militaires". Sans faire mention de la fin de l’occupation israélienne, ni de la légitimité palestinienne de la résistance à cette occupation. Cette version des faits est reprise par les médias occidentaux dont ceux français qui ressassant les mêmes refrains accompagnés de jugements de valeur à propos du Hamas à défaut d’arguments percutants : "Le Hamas veut toujours frapper et tuer des civils", "le Hamas rompt toujours les cessez-le-feu", "Les dirigeants du Hamas sont des hommes de violence pure et simple, sans véritable ordre du jour politique, hormis tuer des Israéliens.. »
Le Hamas a-t-il réellement rompu la trêve ?
Qu’en est-il vraiment ? Le Hamas a-t-il réellement vraiment rompu la trêve en se montrant de nature belliqueuse ? Selon Benjamin Barthe (l’express ,2009) l'échec de la trêve négociée en juin dernier est le produit de la provocation israélienne du 5 novembre 2008. En effet, à cette date, après cinq mois de cessez-le-feu globalement respecté, les israéliens opèrent un raid sur gaza et détruisent un tunnel creusé par des militants islamistes. Six Palestiniens armés sont tués dans cette incursion, dont l’objectif stratégique n’est pas clair. « En conséquence, et comme les stratèges israéliens l'avaient sans doute prévu, sinon voulu, le Hamas reprend aussitôt ses tirs de roquettes».
Sarah Roy (London Review of Book) (2) abonde dans le même sens : « Le siège de Gaza a commencé le 5 novembre, le lendemain d’un assaut israélien contre la bande, conçu sans aucun doute afin de miner la trêve entre Israël et le Hamas établie en juin dernier. Bien que les deux côtés aient violé l’accord auparavant, cette incursion était d’une échelle différente ».
Ainsi le cessez-le-feu négocié entre le Hamas et Israël sous l’égide de l’Egypte, en vigueur à partir du 19 juin dernier, a été violé par Israël. Sur son blog « War in context :Silence has become complicity » (3), Paul Woodward se référant à un graphique publié par le ministère des affaires étrangères israélien lui- même, montre que si durant le mois de juin 2008 il y avait eu 87 attaques de roquettes, celles-ci sont tombées à 1 en juillet, 8 en août, 1 en septembre, 2 en octobre. Par contre, après le 5 novembre les hostilités reprennent ; bilan : 126 attaques du Hamas. D’autre part, et surtout Israël n’a jamais respecté l’autre volet de l’accord : l’ouverture de tous les points de passage entre Israël et Gaza. Le prof Nancy Kanwisher et ses collaborateurs, Johannes Haushofer, & Anat Biletzki ont publié, dans le Huffington Post les résultats d’une analyse consacrée au conflit Israélo-Palestinien à Gaza. Son analyse est basée sur les chiffres publiés sur le website du consulat israélien à New York. Elle a souligné que, dans les quatre mois allant de Juillet à Octobre, il s’est abattu seulement onze roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza, corroborant donc les chiffres recueillis par Woodward a une unité près (4).

Les deux fournisseurs principaux de nourriture dans Gaza sont l’UNRWA et le Programme Alimentaire Mondial (PAM). L’UNRWA nourrit à elle seule approximativement 750.000 personnes à Gaza, ce qui exige l’entrée de 15 camions de nourriture quotidiennement dans cette bande. Sarah Roy montre comment la reprise des hostilités était programmée par Israël « Entre le 5 novembre et le 30 novembre, seulement 23 camions sont arrivés, autour de 6 pour cent du total nécessaire ; 12 camions dans la semaine du 30 novembre, soit 11 pour cent de ce qui est exigé. Trois jours sont passés au mois de novembre où l’UNRWA a manqué de nourriture, avec comme résultat que pendant ces 3 jours 20.000 personnes n’ont pu recevoir leur ration. Selon John Ging, le directeur de l’UNRWA dans Gaza, la plupart des personnes qui reçoivent cette aide en nourriture en sont complètement dépendantes. Le 18 décembre l’UNRWA a suspendu toute distribution de nourriture qu’elle soit urgente ou régulière à cause du blocus.
Le PAM a eu des problèmes similaires, envoyant seulement 35 des 190 camions prévus pour couvrir les besoins de Gaza jusqu’au début de février (six de plus ont été permis entre le 30 novembre et le 6 décembre). Et ce n’est pas tout : le PAM doit payer un loyer pour emmagasiner la nourriture qui n’est pas envoyée à Gaza. Ce coût s’est élevé à $215.000 pour le seul mois de novembre. Si le siège continue, le PAM devra un loyer supplémentaire de $150.000 pour l’emmagasinage du mois de décembre, de l’argent qui ne sera pas utilisé pour aider les Palestiniens mais profitera au business israélien ».
Il est donc clair que depuis le 5 novembre, Israël par ses incursions et surtout en affamant la population de Gaza qu’il a prise en otage, a tout fait pour pousser le Hamas rompre la trêve. Nous avons vu que depuis le début de novembre, en effet, l'étranglement du territoire palestinien atteint son paroxysme, et les agences des Nations unies ne parviennent plus à faire entrer leurs convois d'aide humanitaire. Ceci n’est pas une nouveauté. John Pilger dans un article récent (2009)
(5) rappelle qu’en 2001, le "Jane’s Foreign Report" (JFR), l’ouvrage de référence mondial en matière de défense, révélait que le lancement du projet israélien visant l’attaque de la Cisjordanie en 2001, nécessitait un détonateur : un attentat suicide qui "ferait de nombreuses victimes parce que le facteur vengeance est essentiel. Cela motiverait les soldats israéliens pour aller pulvériser les Palestiniens". Ce qui avait inquiété Sharon et l’auteur du projet, le général Shaul Mofaz, le chef d’état-major israélien, c’est l’accord secret qui avait été passé entre le Hamas et Arafat de renoncer aux attentats suicides. Le 23 novembre 2001, les agents secrets d’Israël assassinaient le dirigeant du Hamas Mahmud Abu Hunud et avaient ainsi leur élément déclencheur ; les attentats suicides reprenaient en représailles à cet assassinat ». Pilger précise que cette opération s’inscrit en droite ligne de l’ancien plan Dagan, toujours d’actualité. Il dit en substance « l’ignoble "Plan D" a conduit au dépeuplement meurtrier de 369 villes et villages palestiniens par la Haganah (l’armée juive") et que d’un massacre à l’autre, les endroits comme Deir Yassin, al-Dawayima, Eilaboun, Jish, Ramle and Lydda sont aujourd’hui synonymes d’"épuration ethnique" dans les archives officielles ». En clair, il vise à terroriser la population et à la faire fuir, ce qui explique en partie l’intransigeance de l’Egypte a ouvrir les frontières. Il annonçe le fameux « choc et effroi » de la politique américaine
Suite à ces provocations israéliennes, le Hamas s’est trouvé contraint à choisir entre le marteau (accepter le blocus insurmontable) et l’enclume (reprise des hostilités). Il a décidé , à son corps défendant et selon les souhaits des israéliens, le 19 décembre de ne pas renouveler le cessez-le-feu conclu pour six mois. Il souligne que cet accord n'a plus de sens dès lors qu'Israël viole une clause portant sur la levée graduelle du blocus. Le Hamas joint le geste à la parole et se trouve pris dans le piège que lui a tissé Israël; en l'espace d'une semaine, le Hamas lance 200 roquettes sur Israël. Ce dernier argue que Hamas a failli car il n’a pas procédé à la libération du soldat franco-israélien capturé Gilad Shalit (rappelons que le maire de paris, Bertrand Delanoë l’a érigé citoyen d’honneur alors que la France se désintéresse du cas de Salah Hamouri français injustement incarcéré!) et qu’il n’a pas mis fin à la contrebande via les tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte. Le Premier ministre Ehud Olmert ordonne donc à l'armée de mettre en œuvre le plan d'attaque sur lequel elle travaillait depuis le mois de juin. Barak Ravid, correspondant au journal Haaretz (12/2008) explique que l’invasion de Gaza a été précédée par une longue préparation qui consiste entre autres à une collecte de l’information, des discussions secrètes, opérations de désinformation et de manipulation (tromperie), l’ensemble de ces éléments faisant partie de l’opération "Cast Lead" ou « Plomb durci » contre le Hamas.
D’après lui, des indiscrétions auprès du ministère de la défense, laissent filtrer que Ehud Barak a autorisé l’opération six mois avant. D’ailleurs on a vu à la télé france24 des soldats israéliens faire des entrainements sur des villages de Gaza reconstitués en l’occurrence bien avec le conflit.
La compagne entreprise par Livni en début du mois de décembre concernerait donc l’élimination pure et simple du mouvement Hamas, avec l’accord tacite sinon la bénédiction des USA, du quartet, de la France pour l’UE, d’Abbas, et de tous les "modérés" complices.
Le Pr Kanwisher que nous avons évoqué plus haut, s’est proposé de revenir sur l'historique du conflit Palestine-Israël depuis le déclenchement des hostilités de la deuxième Intifada en Septembre 2000. Elle a examiné comment les périodes de trêves ont été rompues au cours de ces années, en considérant celles supérieures à un jour ou plus. Sa base de données a été prélevée de la liste des victimes et des statistiques qui ont été systématiquement conservées par les ligues des droits de l'homme israéliens comme l’organisation B'tselem
Ses conclusions sont fort édifiantes : « L’analyse montre que c'est Israël qui tue massivement après une première pause dans le conflit: 79% de toutes les trêves ont été interrompues lorsqu’Israël a tué un Palestinien, tandis que seulement 8% ont été interrompues par des attaques palestiniennes (les 13% restants ont été interrompues par les deux parties le même jour). En outre, elle constate qu’à mesure que la durée de la trêve augmente, la probabilité qu’Israël la viole est plus grande. En effet, sur les 25 périodes de trêve d’une durée d'une semaine, Israël en a unilatéralement interrompu 24, soit 96%, et il a interrompu unilatéralement 100% des 14 périodes de trêves d’une durée de 9 jours ».
L’association Btselem sur son website montre également que 4781 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes dans la Palestine occupée entre Septembre 2000 et la fin du mois de Novembre 2008 alors que 69 autres ont été tués en Israël. 727 civils israéliens ont été tués par des Palestiniens et 335 membres des forces de sécurité israéliennes, pour un total de 1062 Israéliens tués.
Par ailleurs, depuis le début de 2008 tahdi'eh (voir Helena Cobban : Israël Confirms Ceasefire), stipule que jusqu'à la fin de Novembre 2008, seul un civil israélien a été tué par des munitions en provenance probable de la bande de Gaza, qui est près du kibboutz Nir Oaz. Mais aucun des civils israéliens n’est décédé suite à ces tirs de roquettes.
Quels sont les véritables buts de la guerre ?
Dans son article sur le site de l’express (2009), Benjamin Barthe, prix Albert Londres 2008, s’interroge « Beaucoup de tactique, mais quelle est la stratégie? Près de deux semaines après le lancement de son offensive (sic !), le 27 décembre, les "buts de guerre" d'Israël, dans la bande de Gaza, restent opaques (….) L'opération "Plomb durci" a commencé avec des vagues de bombardements ininterrompues, sur le modèle de l'opération américaine "Choc et effroi", menée en prélude à l'invasion de l'Irak en 2003. Entre autres cibles, dont des bases de miliciens palestiniens, ces frappes ont pulvérisé des dizaines d'édifices publics, comme ceux de la présidence palestinienne, du Parlement, du conseil des ministres et du ministère de l'Education. Le gouvernement israélien affirme, sans fournir de preuves, que ces bâtiments étaient réquisitionnés par la branche militaire des islamistes du Hamas; ils avaient été construits dans les années 1990, grâce aux fonds de la communauté internationale, pour servir d'ossature au futur Etat palestinien….
Sur une question du la raison qui fait que la bande de Gaza est toujours le théâtre de violences, trois ans et demi après l'évacuation des colonies israéliennes, il répond
« (….) Le retrait de Gaza n'était pas destiné à faciliter l'accession des Palestiniens à l'indépendance. Au contraire même. Dès octobre 2004, dans une interview au quotidien israélien Haaretz, Dov Weisglass, chef de cabinet du Premier ministre d'alors, Ariel Sharon, avait prévenu: "Le désengagement fournit la dose de formol nécessaire pour qu'il n'y ait pas de processus politique avec les Palestiniens."
Il continue « De fait, avant même la victoire électorale du Hamas en janvier 2006, les Palestiniens de Gaza ont été privés des moyens de se gouverner. Tout en maintenant son emprise sur les points de passage, bouclés à la moindre alerte, le gouvernement israélien dénia à l'Autorité palestinienne le droit de bâtir un port, de rouvrir son aéroport ou d'aménager un couloir routier avec la Cisjordanie. Ce simple remodelage du système d'occupation empêcha toute reprise économique à Gaza et accéléra le discrédit du Fatah ».
Le but était bien d’affamer la population avec ce blocus pour la faire « retourner » contre le Hamas.
D’ailleurs l'ancien président américain Jimmy Carter ne s’y est pas trompé en critiquant la guerre israélienne menée contre la Bande de Gaza, la qualifiant de "guerre inutile" qui aurait pu être évitée.

S'exprimant dans une tribune publiée au quotidien américain Washington Post, Carter a particulièrement dénoncé l'intransigeance d'Israël à permettre l'acheminement complet de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, révélant qu'elle était économiquement étranglée:
" il était clair que la question principale était l'ouverture des points de passage vers Gaza", écrit M. Carter à propos des négociations sur la prolongation de la trêve entre Israël et le Hamas, qui a pris fin le 19 décembre (www.alterinfo.)

Lors de l'entretien, qui s'est tenu à la résidence de fonction de M. Olmert à Jérusalem, M. Abbas avait "insisté sur la trêve et la nécessité de la préserver ainsi que sur la nécessité d'assurer les besoins humanitaires et alimentaires de la bande de Gaza", selon M. Erakat.
Jean-François Legrain dans le Monde.fr(http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5795) (2009) s’exprime :
"...Pour Israël, il semblerait que la solution souhaitée serait un certain retour de l’Egypte dans la bande de Gaza, et de la Jordanie en Cisjordanie. Mais rien n’indique que l’Egypte, comme la Jordanie, soit disposée à jouer un tel rôle. De ce fait, nous nous trouvons aujourd’hui face à une absence de "mandataire" qui puisse exercer son autorité sur la bande de Gaza. Une intervention directe de la communauté internationale à travers une force militaire d’intervention reste la solution mais les positions actuelles de cette communauté la rendent difficilement envisageable. La réussite de l’envoi d’une telle force, en tout cas, dépendra de son mandat ».
Donc il apparaît que ces bombardements ne sont nullement dirigés contre le Hamas et ses roquettes, mais contre la volonté du peuple palestinien dont l’accroissement démographique est inquiétant. En utilisant « la méthode « Shock and awe », choc et effroi en français, l’objectif est de terroriser au sens vrai et fort du terme une population palestinienne qui ne veut pas courber l’échine afin qu’elle se dresse contre les résistants. L’utilisation des bombes à uranium appauvri, des bombes au phosphore et autres DIME rentre dans ce cadre. Mais elle vise également à établir un autre objectif. Faire fuir la population. Nul doute qu’un jour les frontières dans le sens bande Gaza –Egypte seront rouvertes afin de pousser la population à l’exode.
In fine, il s’agit également de procéder à un génocide version soft. Car, tuer 1000 personnes sur 1 million ne suffit pas pour réaliser un génocide. Mais, dans le présent cas, Il ne s’agit plus d’exterminer une population d’un seul tenant comme l’on fait les Etats-Unis d’Amérique avec les indiens, mais de l’exterminer à petits feux. Les bombes utilisées et qui ont inondé les territoires ont toutes des effets à long terme en provoquant des cancers ou mieux des malformations congénitales et une baisse de fertilité. Israël veut se débarrasser de la population Palestinienne comme elle l’a fait avec son président Yasser Arafat et avec Deir Yacine. En l’empoisonnant à petits feux d’une part et en la faisant fuir d’autre part.
Enfin nous conclurons par l’article de Tom Segev qui a été rédigé lors d’une précédente intervention sanglante d’Israël à Gaza (Haaretz, 29/12/08)
« Israël frappe les Palestiniens pour leur “donner une leçon”. Il s’agit là d’une conception qui accompagne l’entreprise sioniste depuis ses origines : nous sommes les représentants du progrès et des Lumières, de la rationalité et de la morale, alors que les Arabes ne sont que des foules primitives et violentes, des enfants ignorants qu’il faut éduquer et à qui il faut enseigner la sagesse, par la méthode de la carotte et du bâton, bien sûr, comme le conducteur de bestiaux le fait avec son âne.
…..Toutes les guerres d’Israël ont eu pour fondement une autre hypothèse encore : nous ne faisons que nous défendre. “Un demi million d’Israéliens sous le feu”, hurlait le titre qui barrait la une du Yediot Aharonot de dimanche. Comme si la bande de Gaza n’avait pas été soumise à un siège de longue durée qui a détruit les chances d’une génération tout entière de vivre une vie qui vaille la peine d’être vécue. (…)
Cet article nous rappelle si besoin était, que le premier combat est, et restera celui des idées. Il passe par l’appropriation et la domination des mass-médias. Leur devise « plus le mensonge est gros, plus il a de chance de passer ». Un des journaux français, détenu par un sioniste, parmi les plus radicaux délibérément anti- islamiques vient de mettre la clé sous le paillasson, dans l’anonymat général. Il s’agit de France-Soir, célèbre journal populaire, propriété d’un sioniste, qui s’est caractérisé par l’affaire des caricatures du prophète ou il a été le premier avec Charlie–hebdo à les reproduire en France. Il a été repris par des russes. Question : Combien parmi les stratèges de la communication des gouvernements progressistes en général et arabes en particulier ont pu être effleurés par l’idée de pouvoir l’acheter en d’en faire un instrument efficace pour une alter-info ?
Par Hirche riad, Ouchène Rachid , Tighersine Abdallah.


1 :http://www.linternaute.com.
2 : http://www.lrb.co.uk/v31/n01/print/roy_01_.html
3 : http://warincontext.org/2008/12/29/editorial-silence-has-become-complicity/
4 : http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Gaza-choc-et-effroi-II
5 : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7826
6 : http://www.haaretz.com/hasen/spages/1050706.html

voir également des mêmes auteurs:
www.elwatan.com/Une-cible-du-lobby-israelien,119896
www.geostrategie.com/1453/la-«-voix-»-de-la-france-a-l’etranger-une-cible-du-lobby-israelien -
www.voxnr.com/cc/etranger/EkFZyulpFuaZzhAeLW.shtml



Jeudi 2 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par VIGILANCE le 02/04/2009 22:10 | Alerter
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Nous savons bien que l'Etat d'Israël n'a pas été créé par des vrais Israélites mais par des Fils du diable, athées, matérialistes (coupés du Saint Esprit qui est en Christ) et largement financé par l'escroc planétaire Mayer Bauer (pseudonime Rothschild), etc. La Terre Promise, c'est Christ. Ils l'ont fait assassiner pour 30 deniers par la main des impies. C'est une catastrophe planétaire pour toute l'humanité.

Alors qu'aujourd'hui, ce peuple choyé du diable tue, vole, ment, sodomise, pille, diabolise, culpabilise, pervertit, etc., rien de neuf pour ceux qui connaissent l'Ecriture et les "dessous" de l'Histoire. Ce sont d'authentiques meurtriers et manipulateurs de masse, comme les ADM. Ce qui m'interroge, c'est plutôt ce Mystère d'Iniquité. Jusqu'à quand Dieu va laisser la coupe de colère se remplir pour qu'enfin, Il frappe un grand coup contre tous ces ouvriers du diable, affairés à la cupidité et à l'idolâtrie et à l'usurpation de l'HERITAGE. Ils font de la terre un Chao par pur business, comme la Shoah, qui est leur oeuvre. Canaan appartient à Christ et Christ seul. Le reste n'est que du business version Judas Iscariot "moderne". Ne vous laissez pas attendrir ou menacer par ces menteurs/tueurs, leur fin est la perdition éternelle dans des tourments inimaginables. Fuyez-les plutôt, c'est un Commandement divin.

2.Posté par doud's le 02/04/2009 23:13 | Alerter
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qt[Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage".Ce conflit perdure parceque certains veulent l’élimination physique du peuple de Palestine,à défaut de le voir partir volontairement.

3.Posté par bla blaa le 02/04/2009 23:15 | Alerter
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D'après un rapport de la CIA, Israël disparaitra dans 20 ans
D’après un rapport de la CIA, Israël disparaitra dans 20 ans

D'après un rapport de la CIA, Israël disparaitra dans 20 ans

mercredi 1er avril 2009, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 1er avril 2009).

Original en anglais sur pressTV

Source de la traduction

Une étude conduite par la Central Intelligence Agency (CIA) émet des doutes sur la survie d'Israël au-delà des 20 prochaines années. Le rapport de la CIA prévoit « un déplacement inexorable de la solution à deux États vers une solution à un Etat, la solution la plus viable basée sur les principes démocratiques de la pleine égalité qui supprimera le spectre de la menace de l'apartheid colonial, tout en permettant le retour des réfugiés de 1947/1948 et de 1967. Ce retour étant la condition préalable à une paix durable dans la région."

L'étude, qui n'est accessible qu'à un certain nombre d'individus, prévoit le retour de tous les réfugiés palestiniens dans les territoires occupés, et l'exode de deux millions d'Israëliens - qui partiront vers les États-Unis au cours des quinze prochaines années.

"Il y a plus de 500.000 Israéliens qui ont des passeports américains et plus de 300.000 viennent de Californie" a déclaré dans une interview à Press TV vendredi l'avocat international Franklin Lamb, en ajoutant que ceux qui n'ont pas de passeport américain ou occidental, ont déjà fait la demande.

"Je pense donc que, au moins pour la population en Israël, c'est écrit sur le mur ... ce qui suggère que l'histoire rejettera tôt ou tard l'entreprise coloniale », a souligné Lamb.

Il dit que la CIA, dans son rapport, fait allusion à la chute rapide et inattendue du gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud et rappelle la désintégration de l'Union soviétique au début des années 1990, ce qui suggère que la fin du rêve d'un « territoire israélien » arrivera plus tôt qu'on ne le pense.

L'étude prédit aussi le retour de plus d'un million et demi d'Israéliens en Russie et dans d'autres parties de l'Europe, et indique une baisse des naissances en Israël et une augmentation de la population palestinienne.

Lamb dit qu'étant donné la conduite d'Israël envers les Palestiniens et en particulier dans la bande de Gaza, le public américain - qui a exprimé ses protestations contre les mesures de Tel-Aviv au cours des 25 dernières années – pourrait ne plus la supporter.

Certains membres de la commission des Renseignements du Sénat américain ont été informés de ce rapport.


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