Néolibéralisme et conséquences

La dégringolade dans le Marxisme des États-Unis date de bien avant Obama



Lundi 8 Juin 2009

La dégringolade dans le Marxisme des États-Unis date de bien avant Obama

Pravda, 6 juin 2009


      Pravda.Ru a publié dernièrement un article, Capitalisme étasunien va de pair avec jérémiade [en français], qui décrit la situation économique actuelle aux États-Unis. Cet article a suscité un très vif débat dans les sources médiatiques occidentales. Nous avons reçu beaucoup de courriels de nos lecteurs, voici les plus intéressants d'entre eux.


Wayne VanDerwood : « J'ai lu l'article d'aujourd'hui, sur les États-Unis en train de perdre leur liberté. Cet article m’a mis très en colère. Surtout venant de Pravda.ru. Je suis surtout furieux parce qu'il n'y a pas une seule contrevérité dans l'article entier. L'idée même d'imprimer la vérité. C’est arrivé au monde quand un journal russe donne un cours magistral sur la liberté des Étasuniens, et a totalement raison. »


Joey McLiney : « Jamais je n’aurais pensé pouvoir être pleinement d'accord avec Pravda.ru. Aussi affligeant que ce soit, vous avez raison sur tout ce que vous avez écrit dans cet article. Comme vous l'avez souligné avec précision, ce fut entamé bien avant Obama. Ça n'a cependant pas débuté avec la présidence Bush, ni même Reagan. C’est même antérieur à la Révolution Russe.


      En fait, la chute des États-Unis a été amorcée avec la Guerre Civile. Naturellement, tout ça s'intègre parfaitement avec l'une de vos observations très vraies, concernant l’éducation de qualité inférieure. À CHAQUE enfant est enseigné le culte d’Abraham Lincoln, parce qu'il a soi-disant libéré les esclaves. Malheureusement, ce qui est trop peu enseigné, c’est ce qu’a dit Lincoln lors de son premier Discours d’investiture :

      Je n'ai pas pour objectif, directement ou indirectement, d'interférer avec l'institution de l'esclavage dans les États où il existe. Je ne pense pas avoir le droit légitime de le faire, et je n'ai aucune envie de le faire.


      En fait, la destruction de cette horrible institution n'était rien de plus qu'un bienfait accessoire de la Guerre Civile.


      En réalité, la Guerre Civile concernait le droit des individus et des États SOUVERAINS à être en désaccord avec l’Union, et en fait, à la quitter. Cette liberté d’alternance représentait (représente ?) un contrôle suprême sur le gouvernement fédéral des États-Unis. [La Guerre de Sécession concernait le droit des États à quitter l’Union, comme son nom l’indique, ndt]


      Malheureusement, l'amendement non écrit à la Constitution de Lincoln (la guerre civile), ne permet plus en aucun cas aux États de faire échec au gouvernement fédéral. C'est cette abrogation du droit des États individuels qui nous mène à la catastrophe que nous affrontons aujourd'hui.


      Ce serait très intéressant si Poutine nous donnait une bien utile leçon d'histoire. Il pourrait faire remarquer assez honnêtement que la Russie s’occupe de son État géorgien, EXACTEMENT comme les États-Unis traitaient avec leurs propres républiques séparatistes il y a plus de 100 ans. »



Corban Wichtendahl : « Je suis né et j’ai grandi aux États-Unis, et je suis très fier de ce que nous avons accompli. Aujourd'hui, j'ai lu « Capitalisme étasunien va de pair avec jérémiade » de Stanislav Mishin, et je dois l'avouer, il a raison à 100 pour cent. J'ai ressenti beaucoup de frustration de l’action du gouvernement au cours des 150 derniers jours. Le Président George W. Bush a fait du mal au pays en étendant le pouvoir gouvernemental, mais il a au moins maintenu le pays en sécurité après le 11/9. L’administration actuelle aime bien rendre Bush responsable de tous les malheurs qui sont en train de pleuvoir, sauf sur le Président. Obama a fait plus de mal aux États-Unis en 150 jours que Bush en a fait en 8 ans. Je considère 4 ans de plus d'Obama comme l'horreur absolue. Hélas, je vais travailler à l'école à l'université, qui est à peu près aussi libérale qu’elle peut le devenir aux États-Unis.


      J'entends des gens s’acharner et se moquer de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec Obama ou de ses valeurs, puis se félicitent de leur soi-disant supériorité d'esprit. Je voudrais leur crier, « Pouvez-vous comprendre ?! C’est vraiment assez évident !, » mais les gens semblent contents de vivre dans l’hébétude. Heureusement, plus de gens semblent le comprendre, et les plus calmes commencent à oser parler. Les récentes teaparties sont un excellent exemple. J'ai l'espoir d'une révolution pacifique, et je crois qu'il y aura une révolution. Je crains cependant que ce soit une révolution violente, et/ou qu’elle pourrait arriver trop tard.


      Je suis aussi tout à fait d'accord avec la critique de l'homosexualité de Stanislav. Dans une large mesure, on ne peut cependant pas la dénoncer, car on serait étiqueté « homophobe » et sans cesse tourné en ridicule. La diatribe contre Barney Frank était géante. Je voudrais le qualifier de fouine [personne sournoise], mais ce serait cruel envers les animaux. »



Scott Moore : Eh bien ! Stanislav Mishin lui envoi un direct du droit dans le nez aujourd'hui (29/5/2008), avec sa critique cinglante de Barack Obama entraînant les États-Unis sur la voie de la ruine socialiste. Dieu merci, quelqu'un dans la presse est aujourd’hui ouvert à ce que la presse étasunienne évite.


      Je dois avouer que, lorsque j'étais enfant, dans les années Reagan, j'étais parmi ces Étasuniens qui condamnaient le gouvernement communiste en Russie. À l'époque, quelqu'un m'avait dit que les Russes seraient libres et que les États-Unis deviendraient communistes, je m’interrogeais sur sa raison. Aujourd'hui, je suis stupéfait de voir tout ça se dérouler.


      Stanislav n'est pas le premier à avancer de pareils arguments. J'ai entendu des gens d'ici, aux États-Unis, d’anciens citoyens soviétiques, avertir que nous allons dans la même direction que les Bolcheviks. De nombreux Étasuniens n'ont pas le culte du changement de l’« Obamessie, » et j'espère que nous pourrons mettre un freins à cette spirale descendante lors des futures élections (à condition que nous ayons toujours des élections). Puisse Dieu nous venir en aide à tous.


      Je terminerai par cette citation d'un socialiste étasunien : « Le peuple américain n’adoptera jamais sciemment le Socialisme. Mais, au nom du « Libéralisme, » il acceptera chaque bribe du programme socialiste, jusqu'à ce qu’un jour l'Amérique devienne une nation socialiste, sans comprendre comment c’est arrivé. » Norman Thomas, candidat à la présidence du Parti Socialiste des États-Unis en 1940, 1944 et 1948.



Original : english.pravda.ru/opinion/feedback/05-06-2009/107727-Americans_frustration-0
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



Lundi 8 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par VIRGILE le 08/06/2009 22:02 | Alerter
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Respectueusement, il semble qu'il y ait encore des naïfs qui n'ont pas lu "La Controverse de Sion" de Douglas REED. Pauvres Saxons-Américains !!! (pauvre monde !).

http://www.controversyofzion.info/Controversy_Book_French/Controversybook_fr/index.htm

Bien qu'il date, ce n'est pas trop tard car il donne toutes les clés des actuelles impostures et drames "russo-germano-saxons/US ! Et pour enfoncer le clou :
http://www.alterinfo.net/Les-Rothschild-et-l-apparente-opposition-entre-capitalisme,-nazisme-et-communisme_a7659.html

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