Sciences et croyances

La croyance au mythe du temple de Salomon face à la science


L'archéologie est une « science » et dire que l’existence de Salomon et de son temple il y a plus de 3000 ans à Jérusalem relève de la pure mythologie est une « croyance ». Sur Alter Info, on retrouve des affirmations extrêmement légères sur ce point de la part de rédacteurs qui, pourtant, nous présentent des articles très enrichissants mais manquant de fiabilité sur certains aspects historiques non approfondies de leurs parts. Cet excellent article : « Le culte du Veau d’Or et la Mondialisation » en est un exemple flagrant (vous trouverez l’article dans Alter Info en suivant ce lien : http://www.alterinfo.net/Le-culte-du-Veau-d-Or-et-la-Mondialisation_a15407.html ).
Bien qu’il soit très instructif sur la situation économique mondiale dépendante des Etats-Unis et que son approche historique des évènements que nous sommes en train de vivre soit analysée sous un angle nouveau, dans son introduction, cet article souffre de vérités scientifiques. De plus, quelques commentaires faisant suite à cet article viennent aussi appuyer cette « croyance » non fondée d’un point de vue scientifique.
Il fallait donc rétablir les faits à la lumière de l’archéologie qui, je le rappelle, est une science.
Les archéologues de métier sont donc des scientifiques au sens propre du terme.


stefsuralter@free.fr
Vendredi 25 Janvier 2008

La croyance au mythe du temple de Salomon face à la science
En guise d’introduction, voici une “très” petite perle rare :

Mise au jour d’un Veau d’Or

« On a pu lire dans une des revue Times éditée en 1990 cet article intitulé : “Une figurine qui corrobore le récit de Moïse et des Israélites idolâtres”. Jusqu'à maintenant, aucune statue religieuse de veau antérieure à l'exode des Israélites n'avait été découverte dans les ruines cananéennes. Mais en juin 1990, dans les ruines de l'antique ville portuaire d'Askélon (Israël), une équipe d'archéologues a mis au jour un veau de 12,5 centimètres de long fait de bronze, de cuivre, et peut-être de plomb et d'argent. Le bronze semble avoir été poli pour briller comme de l'or. Selon Lawrence Stager, le responsable de l'équipe, cette figurine remonterait à 1550 avant notre ère et serait donc antérieure à la conquête de Canaan par les Israélites. Le professeur Stager incline à penser que le veau était peut-être utilisé dans le culte du dieu païen El ou de son fils Baal et qu'il a pu être un prototype des veaux d'or mentionnés dans la Bible. »

Vu la dimension du Veau d’Or retrouvé, il est facile de contredire l’article « Le culte du Veau d’Or et la Mondialisation » qui affirme qu’Aaron, le frère de Moïse « avait réussi le tour de force particulièrement remarquable au vu des conditions matérielles dans lesquelles se déroulait la scène, de construire un moule en forme de bœuf et d'y verser l'or fondu. »
En effet, concevoir un moule de 12, 5 centimètres de long n’est pas si exceptionnel qu’on veut nous le faire croire…

Preuves directement liées au temple de Salomon :

Découverte d'un reçu du Temple
Ce qui “ semble être un reçu établi à l'occasion d'un don de trois sicles d'argent au Temple de Yahweh ” est “ récemment apparu sur le marché des antiquités ”, annonce la Biblical Archaeology Review. “ Il s'agit de la plus ancienne mention extrabiblique du Temple de Salomon jamais découverte. [Les mots] BYT YHWH, ‘ la maison du Seigneur ' [Yahweh], [...] n'avaient été retrouvés complets que dans une seule inscription extrabiblique ” et, en raison de l'obscurité du contexte, sa signification est controversée. Le nouveau tesson inscrit, qui mesure 10,9 centimètres sur 8,6 et porte cinq lignes (13 mots au total), se lit sans difficulté. Daté du IXe siècle avant notre ère, il est antérieur d'au moins un siècle à l'autre inscription et a été authentifié par des spécialistes.

Un autre détail
En 1 Rois 7:45, 46, nous lisons que c'est dans “ le District du Jourdain [...] entre Soukkoth et Tsarthân ” que Hiram coula les ustensiles de cuivre pour le temple de Salomon. Or, selon “The International Standard Bible Encyclopedia, vol. 4, 1988, par G. Bromiley, page 648”, au cours de fouilles entreprises sur le site de l'antique Soukkoth, les archéologues ont découvert les vestiges d'une fonderie.

Une nouvelle preuve vient de tomber en 2008 !

« Découverte d'un sceau de l'époque du premier Temple (le 17 janvier 2008)
Un sceau portant le nom d'une famille dont les membres étaient employés comme serviteurs du premier Temple a été découvert lors de fouilles archéologiques dans la Ville de David à Jérusalem mercredi 16 janvier.
Le sceau en pierre, vieux de 2 500 ans, sur lequel est gravé le nom "Temech" a été trouvé plus tôt dans la semaine parmi des débris stratifiés, a annoncé l'archéologue Eilat Mazar qui dirige les fouilles.
Selon le livre de Néhémie, la famille Temech servait dans le premier Temple avant d'être envoyée à Babylone à la suite de sa destruction par les Babyloniens en 586 av JC.
La famille a fait partie de celles qui sont revenues à Jérusalem par la suite, d'après la Torah.
"Le sceau de Temech nous donne une connection directe entre l'archéologie et les sources bibliques. Il prouve l'existence de cette famille mentionnée dans la Bible. On ne peut qu'être stupéfié par la crédibilité de la Bible", commente Mazar. La découverte sera publiée par Mazar à la 8è conférence d'Herzliya dimanche. »

Pour vérification de la fiabilité de cet article, veuillez cliquer sur ce lien :
http://www.fr.jpost.com/bin/en.jsp?enDispWho=Nouvelles%5El17154&enPage=ArticlePage&enDisplay=view&enDispWhat=object&enVersion=0&enZone=Nouvelles&

La Bible dit que le père de Salomon était le roi David.
Commençons donc par fournir les preuves archéologiques en rapport avec la mention du nom de “David” associé à sa royauté, puis ensuite, arrêtons nous sur les découvertes ayant un rapport avec la ville même de Jérusalem de l'époque - il convient de préciser que s'il est prouvé que le roi David a bien existé, la royauté de son fils, Salomon, ne ferait aucun doute...

Le jeune berger devenu musicien, poète, soldat, prophète et roi, occupe une place de premier plan dans la Bible. Son nom y apparaît 1 138 fois et on y trouve en 25 endroits l'expression “ Maison de David ”, qui désigne la plupart du temps sa dynastie (1 Samuel 20:16).
Une importante découverte sur le site archéologique de Tel Dan, dans le nord de la Galilée, semble bien confirmer l'historicité de David et de sa dynastie.
Au cours de l'été 1993, une équipe d'archéologues dirigée par le professeur Avraham Biran effectuait des fouilles non loin de la porte extérieure de Dan, une ancienne cité biblique. Une place pavée fut mise au jour et l'on dégagea sans difficulté une pierre noire de basalte qui affleurait. Puis quelqu'un tourna la pierre vers la lumière du jour et des lettres apparurent. “
Avraham Biran et son collègue, le professeur Joseph Naveh, de l'université de Jérusalem, ont rédigé sans tarder une étude scientifique sur l'inscription. La Revue d'archéologie biblique (angl.) a publié dans son numéro de mars/avril 1994 un article inspiré de cette étude, dans lequel on lisait : “ Ce n'est pas tous les jours qu'une découverte archéologique fait les gros titres du New York Times (sans parler de la revue Time). C'est pourtant l'accueil qu'a reçu cet été une découverte faite sur le site de Tel Dan, un beau tertre situé en Galilée du Nord, au pied du Mont Hermon, près de l'une des sources du Jourdain.
“ Avraham Biran et son équipe d'archéologues ont trouvé là une inscription, datée du IXe siècle avant notre ère, qui contient les expressions ‘ Maison de David ' et ‘ roi d'Israël '. C'est la première fois que l'on trouve le nom de David dans une inscription ancienne non biblique, ce qui rend d'autant plus remarquable le fait que l'inscription ne mentionne pas simplement un ‘ David ', mais la ‘ Maison de David ', c'est-à-dire la dynastie du grand roi israélite.
“ ‘ Roi d'Israël ' est une expression fréquente dans la Bible, particulièrement dans le livre des Rois. Mais en dehors de la Bible, ceci semble être la plus ancienne mention d'Israël dans une écriture sémitique. Si cette inscription démontre quelque chose, c'est que, contrairement à ce qu'affirment certains spécialistes très critiques à l'égard de la Bible, Israël et Juda étaient à l'époque d'importants royaumes. ”
Pour dater le fragment, les chercheurs se sont appuyés sur la forme des lettres, le contenu de l'inscription et l'analyse des poteries trouvées à côté de la pierre. Ces trois méthodes donnent des résultats convergents et indiquent le IXe siècle avant notre ère (David a vécu au siècle précédent). Les spécialistes pensent que l'inscription faisait partie d'un monument de victoire érigé à Dan par un Araméen ennemi du ‘ roi d'Israël ' et du ‘ [roi de la] Maison de David '. Les Araméens, dont le territoire se trouvait à l'est d'Israël, adoraient Hadad, un dieu du tonnerre dont le culte était très répandu.
Au cours de l'été 1994, deux autres fragments de la stèle furent découverts. Le professeur Biran raconte : “ Dans ces deux fragments, on trouve le nom du dieu araméen Hadad et la mention d'une bataille entre Israélites et Araméens. ”
Le fragment principal mis au jour en 1993 contenait 13 lignes partiellement lisibles écrites dans l'ancien alphabet hébreu. À l'époque, les mots d'un texte étaient séparés par des points. Cependant, ‘ Maison de David ' est écrit, non pas en deux mots, mais en un seul, c'est-à-dire “ bytdwd ” et non “ byt ” (maison), un point, “ dwd ” (David). Ce “ bytdwd ” en un seul mot a soulevé bien des questions.
Le linguiste Anson Rainey a fait le commentaire suivant : “ Dans leur explication, Joseph Naveh et Avraham Biran ne sont pas entrés dans les détails. Peut-être ont-ils estimé superflu de préciser au lecteur que dans une telle construction le point qui sépare les deux composants est souvent omis, particulièrement si le composé est un nom propre bien établi dans la langue. Au milieu du IXe siècle, c'était certainement le cas pour ‘ Maison de David ', qui désignait une entité à la fois géographique et politique. ”

Un autre témoignage archéologique en rapport avec le nom de David
Après cette découverte, le professeur André Lemaire, un spécialiste de la stèle de Mésha, a signalé que cette dernière contenait aussi l'expression “ Maison de David ”. Cette stèle découverte en 1868 a beaucoup de points communs avec celle de Tel Dan (la stèle de Mésha est exposée au Musée du Louvre, à Paris). Elles datent toutes les deux du IXe siècle avant notre ère, sont faites dans le même matériau, ont à peu près la même taille et utilisent presque la même écriture sémitique.
Au sujet de la reconstitution d'une ligne endommagée de la stèle de Mésha, André Lemaire a écrit : “ Près de deux ans avant la découverte du fragment de Tel Dan, je suis arrivé à la conclusion que la stèle de Mésha contenait l'expression ‘ Maison de David '. (...) La raison pour laquelle la présence de cette expression n'a pas été remarquée tient peut-être au fait que personne n'a encore donné d'édition princeps de la stèle de Mésha. C'est cette édition que je prépare actuellement, 125 ans après la découverte de la stèle. ”
Manifestement, les découvertes archéologiques le confirment : le roi et sa dynastie, la “ Maison de David ”, appartiennent bien à la réalité historique et non au mythe.


Beaucoup pensent qu'à l'époque du roi Salomon, Jérusalem était tout au plus un petit village au milieu d'un pays de bergers et de bédouins et qu’il était impossible qu’il y ait un temple aussi imposant en ce lieu comme la Bible le décrit.
Que révèle l'archéologie de la Jérusalem des temps bibliques couvrant toute la durée d'existence du temple de Salomon, c'est à dire de 1026 avant Christ jusqu'à sa destruction, survenue en 607 avant Christ (les dates indiquées ici ont la chronologie biblique pour fondement) ?

La Jérusalem du roi David, père de Salomon

L'endroit que la Bible appelle le mont Sion, site de l'antique Cité de David, semble assez insignifiant dans la métropole qu'est la Jérusalem moderne. Les fouilles menées dans la Cité de David par le défunt professeur Yigal Shiloh de 1978 à 1985 ont mis au jour une construction en degrés faite de pierres, ou mur de soutènement, sur le côté est de la colline.
Le professeur Shiloh affirmait que ce devait être les restes d'une immense infrastructure de murs en terrasse sur lesquels les Yebousites (les habitants de la ville avant sa conquête par David) avaient construit une citadelle. Selon lui, la construction qu'il avait découverte en haut de ces murs en terrasse faisait partie de la nouvelle forteresse que David avait fait construire sur le site de la citadelle yebousite. En 2 Samuel 5:9, nous lisons : “ David s'établit dans la forteresse et on l'appela alors la Cité de David ; puis David bâtit tout autour, depuis le Remblai vers l'intérieur. ”
Près de cette construction se trouvent les entrées des systèmes d'alimentation en eau de la ville, dont plusieurs parties semblent remonter à l'époque de David. Certaines déclarations bibliques au sujet du tunnel d'eau de Jérusalem ont suscité des questions. Par exemple, David dit à ses hommes que “ quiconque frappe les Yebousites, que celui-là - par le moyen du tunnel d'eau - prenne contact ” avec l'ennemi (2 Samuel 5:8). "Celui-là" dont il est ici question dans ce verset est Yoab, le général de David.
Que signifie exactement l'expression “ tunnel d'eau ” ?
D'autres questions ont été soulevées en rapport avec le célèbre tunnel de Siloam, construit probablement par les ouvriers du roi Hizqiya au VIIIe siècle avant notre ère et dont il est fait mention en 2 Rois 20:20 et en 2 Chroniques 32:30. Comment les deux équipes de travailleurs, creusant chacune à un bout du tunnel, sont-elles parvenues à se rencontrer ? Pourquoi ont-elles choisi de suivre un tracé sinueux, allongeant ainsi considérablement la longueur du tunnel, au lieu de creuser tout droit ? Comment ont-elles eu suffisamment d'air pour respirer, d'autant plus qu'elles utilisaient certainement des lampes à huile ?
La Biblical Archaeology Review a avancé quelques hypothèses à travers ces explications de Dan Gill, un expert-géologue qui a participé aux fouilles : “ Il y a, sous la Cité de David, un système naturel karstique assez étendu. Le karst est un terme géologique qui décrit un réseau irrégulier de cavités, de grottes et de galeries creusées par la circulation et l'infiltration de l'eau à travers les formations rocheuses souterraines. [...] Notre étude géologique des systèmes hydrauliques situés sous la Cité de David indique qu'ils doivent leur existence à l'intervention habile de l'homme qui a élargi des galeries et des puits ayant subi une érosion naturelle (karstique) et les a intégrés aux systèmes hydrauliques en fonction. ”
Cela pourrait expliquer comment le tunnel de Siloam a été creusé. Il a pu suivre le tracé sinueux d'une galerie naturelle se trouvant sous la colline. Peut-être les équipes travaillant à chaque extrémité ont-elles creusé un tunnel provisoire en modifiant les grottes existantes. Puis elles ont excavé un tunnel en pente afin que l'eau provenant de la source de Guihôn se répande dans la piscine de Siloam, qui se situait sans doute à l'intérieur des murs de la ville. C'était un véritable exploit technique de la part de ces ouvriers car, malgré ses 533 mètres de long, le tunnel n'accuse que 32 centimètres de dénivellation.

Vestiges du temps du roi Hizqiya (de la dynastie de David)

Le roi Hizqiya vivait à l'époque où la nation assyrienne balayait tout sur son chemin. En la sixième année de son règne, les Assyriens conquirent Samarie, la capitale du royaume des dix tribus. Huit ans plus tard (en 732 avant notre ère), les Assyriens étaient de retour et menaçaient le territoire de Juda avec Jérusalem. La stratégie de défense de Hizqiya est décrite en 2 Chroniques 32:1-8. Avons-nous des témoignages concrets de cette période ?
En 1969, le professeur Nahman Avigad a découvert des vestiges de cette époque.
Des fouilles ont mis au jour un morceau d'une muraille imposante, dont la première partie mesure 40 mètres de long, 7 mètres de large et, selon des estimations, 8 mètres de haut. La muraille reposait en partie sur un soubassement et en partie sur des maisons de construction récente. Qui l'avait édifiée ? Et quand ? Une revue archéologique rapporte que “ deux passages de la Bible ont aidé M. Avigad à définir l'âge de la muraille et la raison de son existence ”. On lit dans ces versets : “ De plus, il prit courage et rebâtit toute la muraille démolie et éleva sur elle des tours, et, à l'extérieur, une autre muraille. ” (2 Chroniques 32:5). “ Vous abattrez aussi les maisons pour rendre inaccessible la muraille. ” (Isaïe 22:10). Aujourd'hui, les visiteurs peuvent voir une partie de ce qui est appelé la Muraille Large dans le quartier juif de la vieille ville.
Plusieurs fouilles ont également révélé qu'à cette époque Jérusalem était beaucoup plus étendue qu'on ne l'avait cru jusque-là : c'était probablement dû à l'afflux de réfugiés venus du royaume du Nord, après leur défaite face aux Assyriens. Le professeur Shiloh a estimé que la ville yebousite couvrait une superficie d'environ 6 hectares. Sous le règne de Salomon, elle s'étendait sur près de 16 hectares. Trois cents ans plus tard, sous le roi Hizqiya, la zone fortifiée de la ville atteignait quelque 60 hectares.

Les cimetières à l'époque du temple de Salomon

Des cimetières appartenant à la période du premier temple, c'est-à-dire avant la destruction de Jérusalem par les Babyloniens en 607 avant notre ère (date déterminée en s'appuyant sur la chronologie biblique), ont été une autre source de renseignements. Des découvertes spectaculaires ont été faites lorsque, en 1979 et en 1980, un groupe de grottes mortuaires a été mis au jour sur les flancs de la vallée de Hinnom. “ Dans toute l'histoire de la recherche archéologique à Jérusalem, c'était l'un des très rares entrepôts du premier temple à être découvert avec tout son contenu : il s'y trouvait plus d'un millier d'objets ”, déclare l'archéologue Gabriel Barkay. Et de poursuivre : “ Le rêve le plus cher de tout archéologue travaillant en Israël, et particulièrement à Jérusalem, est de découvrir des écrits. ” Deux petits rouleaux d'argent ont été trouvés. Que contenaient-ils ?
M. Barkay explique : “ Lorsque j'ai déroulé la bande en argent et l'ai placée sous la loupe, j'ai pu remarquer que la surface - très mince et fragile - était couverte de caractères délicatement gravés à l'aide d'un instrument pointu. [...] Le nom divin, qui apparaît clairement sur l'inscription, est composé de quatre caractères hébraïques, Yod Hé Waw Hé, de forme ancienne. ” Ce qui donne : YHWH.
Dans une publication plus récente, l'auteur ajoute : “ À notre grande surprise, les deux plaques d'argent comprenaient des formules de bénédiction presque identiques à celles que prononçaient les prêtres dans la Bible. ” (Nombres 6:24-26). Pour la première fois, on avait trouvé le nom de Dieu originel tel qu'il est écrit dans la Bible sur une inscription découverte à Jérusalem.
De quelle manière les biblistes ont-ils daté ces rouleaux d'argent ? Principalement grâce au contexte archéologique dans lequel ils ont été trouvés. Le dépôt contenait plus de 300 poteries que la datation a fait remonter aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. Comparé à d'autres inscriptions datées, le texte renvoyait à la même période. Les rouleaux sont exposés au musée d'Israël, à Jérusalem.

La destruction de Jérusalem en 607 avant notre ère

La Bible parle de la destruction de Jérusalem en 607 avant notre ère (date déterminée en s'appuyant sur la chronologie biblique) en 2 Rois chapitre 25, en 2 Chroniques chapitre 36 et en Jérémie chapitre 39 ; on y lit que l'armée de Neboukadnetsar (fils de Nabopolassar) a mis le feu à la ville. Des fouilles récentes ont-elles confirmé ce récit historique ? Selon le professeur Yigal Shiloh, “ le témoignage précis de l'archéologie complète le témoignage biblique [de la destruction babylonienne] [...] : la destruction totale des diverses structures et un incendie qui a consumé les boiseries des maisons ”. Il fait cet autre commentaire : “ Des traces de cette destruction ont été trouvées dans chaque fouille effectuée à Jérusalem. ”
Les touristes peuvent visiter les vestiges de cette destruction, qui a eu lieu il y a plus de 2 500 ans. La Tour d'Israël, la Pièce brûlée et la Maison des médaillons sont des sites archéologiques célèbres qui sont préservés et ouverts au public. Les archéologues Jane Cahill et David Tarler résument ainsi les faits dans le livre La Jérusalem antique révélée (angl.) : “ La destruction massive de Jérusalem par les Babyloniens est manifeste non seulement par les épaisses couches de vestiges carbonisés mis au jour dans des structures telles que la Pièce brûlée et la Maison des médaillons, mais aussi par l'amas de décombres provenant de bâtiments effondrés qui couvrent le versant est. Les descriptions que la Bible donne de la dévastation de la ville [...] viennent appuyer les preuves archéologiques. ”

Ainsi, les fouilles archéologiques effectuées ces 35 dernières années ont confirmé de bien des manières le récit biblique concernant la réalité de la ville de Jérusalem du temps du roi David et de son fils, Salomon, ainsi que la preuve de l'existence du temple construit par ce dernier jusqu'à sa destruction par les Babyloniens 419 ans plus tard.


Le temps du mythe biblique affirmé alors que les preuves démontrent le contraire est révolu...


Pour ceux qui ont apprécié cet article, vous pouvez aussi trouver des commentaires du même genre, toujours dans Alterinfo sur :
http://www.alterinfo.net/HARMAGUEDON-UNE-GUERRE-a-FINIR_a9141.html
(lire les commentaires n° 10 et 11 bien que le n° 5 soit très important mais d'un autre genre...)

$tef


Jeudi 10 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par kousko le 14/08/2008 13:09 | Alerter
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Ce n'est que du delire.Il ya 3000 ans avant votre jesus.Scientifiquement ça ne tient pas la route.En plus j'aimerai avoir un aperçu sur les puissances de l'époque dans la region.Je reconnait que les plus grands conteurs des fables de l'humanité sont les rabins juif .chapeau!

2.Posté par minguinhirigue le 14/08/2008 15:20 | Alerter
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Malheureusement, la science et l'histoire moderne sont en constante évolution. Allez dire avant Faraday et Maxwell qu'il était possible de bouger les objets sans les toucher et e produire cette chose qu'on ne voit que très rarement qui fait briller les ampoules ?

Aujourd'hui, l'histoire évolue aussi, même si les pontes de la discipline ne sont pas près à le reconnaitre, plusieurs découvertes de sites archéologiques et leurs datations radiologiques, géologiques (pyramides englouties à la fin de la dernière ère glacière) ou astrologiques (retrouver des configurations stéllaires correspondant aux inscriptions des temples) datent l'apparition de civilisations majeures plus de 10000 ans avant notre ère.

La plus grande polémique à ce sujet est sur les pyramides égyptiennes, car les égyptologues ont établies de nombreuses théories relativement cohérentes, avant l'arrivée de ces nouvelles datations.
_____________________________________________________________________________

PDF sur le continent Mu : http://www.scribd.com/doc/445438/mu-continent-perdu
Une vidéo proche du sujet : http://www.dailymotion.com/relevance/search/archeologie/video/x5ejmi_une-pyramide-soumarine-de-12000-ans_tech

Une vidéo générale de planète très complète sur l'ensemble des données critiquées : http://www.dailymotion.com/Sumermind/video/x4wyml_le-mythe-du-deluge-1-5_tech

D'autres en Europe : http://www.dailymotion.com/playlist/xh8i3_Ufo29_archeologie-et-anciennes-civilisati/video/x5ncvl_pyramides-bosnie_tech

Peut être préférez-vous la théorie créationniste ? Regardez alors ce document : http://www.dailymotion.com/playlist/xhvtb_majibox_archeologie/video/x4q8ax_theorie-de-levolution-selon-les-ame_tech
Sachant l'importance qu'avait encore la théorie créationniste au début du sciècle, je me demande comment on aurait pu accepter de placer l'homme très loin dans l'histoire (+ de 10000 ans avant notre ère).

3.Posté par minguinhirigue le 14/08/2008 15:27 | Alerter
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Je ne dis pas que les propos de l'article sont forcément justes, mais juste qu'il n'est pas scientifique justement de dénigrer d'office des faits sous prétexte qu'ils aient eu lieu 3000 ans avant JC. Certains sites humains ont été daté au carbone 14 jusque 300 000 avant notre ère, ceux là sont discutable, mais 3000 ans !? Faut arrêter de croire que vos profs de primaire détiennent un savoir inaltérable. Il est tous les jours à réactualisé ce savoir.

4.Posté par $tef le 07/09/2008 11:28 | Alerter
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J'oubliais ces preuves archéologiques supplémentaires venant magistralement enfoncer le clou de l'article principal ci-dessus :
Cliquer sur ici

$tef

5.Posté par jipi22 le 24/11/2008 20:28 | Alerter
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Je m'interresse au temple des templiers qu'ils batissaire sur le temple de salomon.

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