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La course vers le fond de l'économie US


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Si Contino
Dimanche 6 Mai 2007

L'image symbolise la mondialisation, c'est-à-dire la course aux Réductions de services publics, au Travail bon marché, et aux Bas standards


Si Contino, 3 mai 2007


​​​​Puisque tant de remarquables experts des affaires semblent rendus perplexes par le dernier ennui économique des USA, précisément l'effondrement des marchés hypothécaires, j'ai pensé qu'il fallait essayer d'édifier vos lecteurs, autant que j'en suis capable, quant à ses vraies nature et causes.


​​​​Pour commencer on doit se rappeler que toutes les statistiques tenues sur notre économie sont fausses. Elles sont forcées, compilées explicitement pour une régurgitation inopinée, de telle façon qu'elles n'étalent jamais rien de moins que le plein emploi, la croissance salariale et une géniale et fortuite absence d'inflation.


​​​​Avec ça comme institution, ce qui se passe en fait dans cette économie est la globalisation des capitaux et de la richesse. C'est-à-dire, parce que la valeur du travail étasunien chute si à pic, (à cause de l'utilisation du travail bon marché des étrangers dans le monde), la valeur des actifs détenus par eux chute en corrélation directe avec la baisse de leurs salaires. Je pense.


​​​​Voici pourquoi :


​​​​Un travailleur jadis employé dans un secteur économique perdu (la fabrication par exemple) gagnait entre 50.000 et 60.000 dollars l'an. Ce travail est transféré à l'extérieur. À présent cet employé prend un boulot payé 20.000 à 25.000 dollars par an. Les réductions d'impôts, les marchandises étrangères bon marché, et les jobs mal payés créés par le président Bush et la globalisation ne vont pas tous restaurer l'ancien niveau de vie de ce travailleur.


​​​​Actuellement, quelqu'un essayant de verser une provision sur une charge de remboursement basée sur son ancien salaire « non-globalisé, » et sur son niveau d'aisance antérieur, ne peut absolument pas le faire. Le fait est, maintenant que les USA ont été globalisés, ce travailleur -- comme tous ceux au même niveau économique -- n'a plus les moyens du patrimoine qu'il a acheté et tente de garder.


​​​​Exactement comme les salaires de leur secteur économique sont dégonflés, la valeur de leurs patrimoine doit être dégonflée. Cela doit se produire de sorte que les nouveaux membres d'un groupe socio-économique, ceux justement qui arrivent dans la main d'œuvre globale des USA, puissent avoir les moyens d'y prendre part ; y compris ceux qui vivent et travaillent ici clandestinement.


​​​​Ce que nous voyons maintenant n'est que le début d'une réévaluation globale ; une harmonisation vers le bas des moyens de subsistance du travailleur étasunien avec celui des autres travailleurs du monde. Par ailleurs, cette situation des affaires ne va pas s'achever bientôt ; pas avant que la valeur décroissante (des salaires et des actifs) des classes ouvrières US rejoigne la valeur croissante (des salaires et des actifs) du travail de leur concurrence à l'échelle mondiale.


​​​​En cela repose la difficulté. La majeure partie du reste du monde travaille pour rien, ou presque rien, et ne détient aucun actif. La vérité doit être dite, le seul pays dont l'économie entière a prospéré en raison de la globalisation est la Chine communiste ; là où le capitalisme de libre marché n'existe pas (officiellement) et où chaque besoin social est (soi-disant) donné par le gouvernement.


​​​​Comme Ross Perot l'a si bien exprimé pendant sa discussion avec le vice-président Gore en 1993, nous sommes dans : « une course de fond ».


​​​​L'aggravation de cette crise est due au fait que, alors que les salaires et les actifs de ceux forcés de se concurrencer globalement se dégonflent, les coûts des marchandises et des services qu'ils doivent acheter pour subsister gonflent. Les sources premières de cette inflation étant la déréglementation et le désir du président Bush à imprimer de l'argent ; surtout pour payer la globalisation de l'Irak.


​​​​Quant à la véritable santé de l'économie globale des USA, la dépense internationale est hors contrôle ; L'Irak seul coûte aux contribuables étasuniens plus de 412 milliards de dollars ! Pourtant les oligarques de Washington n'ont aucun scrupule.


​​​​D'un bout à l'autre de l'affaire les étasuniens ont connu le déclin le plus rapide de leur niveau la vie depuis la grande dépression, tandis que les USA deviennent une nation débitrice. Les faillites, les saisies de maisons, et la dette personnelle sont toutes à la fois en hausse, comme l'est notre déficit commercial ; pendant que simultanément, les salaires réels et la valeur des propriétés plongent.


​​​​Les fanatiques du globalisme proclament toujours avec assurance leur manifeste : « Le libre échange favorisera un œcuménisme mondial et nous procurera la prospérité économique. » De tout temps les deux plus grandes exportations des USA restent ses emplois et son abondance.


​​​​Avec les prévisions mensongères qui ont amené le mondialisme à la première place, (mis en application sans le véritable consentement des citoyens), et avec le déclin de la puissance économique des USA, voici la vraie question : Quel genre de pays sont destinés devenir les USA au vingt et unième siècle ?


​​​​Peut-être que la réponse peut être trouvée uniquement dans le passé. Peut-être chez Charles Dickens dans son roman, Le conte de deux cités.



http://civillibertarian.blogspot.com/

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Mardi 8 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par Gustav le 09/05/2007 14:26 | Alerter
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Bonjour!!

La situation économique des US, indépendemment de l'évolution du niveau de vie intra-muros, est liée à l'appréciation du dollard à l'étranger. Cette appréciation, comme toutes les banques centrales fonctionnent en coordination, est dépendante du bon vouloir des banquiers. Eux seuls sont capable de faire passer des vessies pour des lanternes grâce à leur pouvoir monétaire. S'il doit donc y avoir une crise profonde du dollard et donc de l'économie US dans sa globalité et une désafection des pays étrangers pour cette devise, il me semble que ce sera le seul fait du bon vouloir des grands banquiers. Eux-seuls décideront quand l'éconnomie mondiale doit s'effondrer, comme lors de la crise de 1929. Les banquiers ont le pouvoir de maintenir n'importe quelle économie sous perfusion et pratiquer l'euthanasie comme bon leur semble.
C'est pourquoi je ne voterai que le jour où je verrai dans un programme de présidentiable la réappropriation de la création monétaire par l'état. Sinon, il est totalement inutile de voter ...
Et la destructionde la monnaie aprés avoir servi dans une transaction devrait être obligatoire. C'est LA condition pour qu'une économie soit plus humaniste.

Gustav

2.Posté par perrin le 12/05/2007 13:22 | Alerter
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j'approuve totalement les deux remarques de Gustav sur l'exigence de reprise par les états de la création monétaire supprimant ainsi l'énorme charge de la dette due au payement des intérêts (stupidité absolue) et l'obligation de destruction de toute monnaie apres utilisation, deux fondamentaux des chantres du sociétalisme depuis plusieurs années (HTTP://www.societal.org/bulletin/mai2007.html)

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