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La conférence de presse commune Obama-Erdogan à Washington


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Mercredi 9 Décembre 2009

La conférence de presse commune Obama-Erdogan à Washington
A Washington, le Président américain, Barack Obama, et le Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan, ont fait état de l'engagement réciproque de leurs pays dans la lutte contre le terrorisme.  Il semble, cependant, que les deux dirigeants aient des points de vue différents en ce qui concerne la définition du terrorisme et l'efficacité des moyens de lutte contre les organisations terroristes.



Au cours d'une conférence de presse commune, à Washington, Erdogan a insisté sur l'importance qu'accorde Ankara à la lutte contre les terroristes du PKK, tandis que Barack Obama mettait l'accent sur le danger du réseau Al-Qaïda. En ce qui concerne le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le Premier ministre turc a rappelé l'accord du 5 novembre 2007 entre les Etats-Unis et la Turquie, pour lutter, conjointement, contre les éléments du PKK, en tant qu'ennemis communs des Etats-Unis, de la Turquie et de l'Irak.



Il a reproché, ensuite, à la Maison Blanche de ne pas avoir réalisé ses promesses, dans ce domaine. Simultanément à la visite du Premier ministre Erdogan, à Washington, la presse turque a fait état de la mort de plusieurs effectifs des forces de l'ordre turques, lors d'affrontements avec les terroristes du PKK, dans le sud-est du pays.



A Ankara, les Etats-Unis sont, surtout, critiqués, pour ne pas exercer leur influence sur le gouvernement local du Kurdistan irakien, afin d'empêcher les activités des éléments du PKK qui se servent du nord de l'Irak pour organiser leurs opérations sur le territoire de la Turquie. Des observateurs mettent la réponse négative d'Ankara à la demande de la Maison Blanche d'envoyer des soldats, en Afghanistan, sur le compte du mécontentement de la Turquie en ce qui concerne l'attitude de Washington par rapport au PKK.



Outre la question du terrorisme, le Premier ministre turc veut s'entretenir avec les autorités américaines de la possibilité de l'approbation d'une résolution par le Congrès américain, concernant le génocide des Arméniens, en 1915, d'une part, et le conflit de Chypre, de l'autre. Selon les analystes, si Erdogan réussit à obtenir les garanties nécessaires à propos de ces dossiers importants pour la Turquie, sa visite aux Etats-Unis sera considérée comme un tournant important dans les relations entre Washington et Ankara.

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Mercredi 9 Décembre 2009


Commentaires

1.Posté par TheTruth le 09/12/2009 16:20 | Alerter
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Erdogan est moins pire que bien des leaders mondiaux sur le point de vue de l'éthique, mais son amour du pouvoir et sa fierté de côtoyer les soi-disant grands de ce monde le rendent parfois ridicule et indigne de d'être considéré comme un hypothétique leader alternatif (comme Ahmadinejad par exemple).

Il a tendance à vouloir jouer sur les 2 tableaux, s'il continue il sera perdant sur les 2 tableaux et son peuple avec lui.

2.Posté par Roca le 09/12/2009 19:10 | Alerter
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il ne joue pas sur les deux tableau il defend les interets de son pays, ce qui est tout a fait normale et legitime, le probleme c'est qu'il le fait au mauvais endroit, il devrait aller plaider sa cause a Tel Aviv, la ou resident les vrais dirigeants des USA et du monde

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